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Étude exclusive — Janvier 2026

Baromètre Atypikoo 2026

Ce que révèle la première grande étude sur l'amour et la sexualité des personnes neuroatypiques

0
répondants
53% / 44%
femmes / hommes
35-54
ans majoritaires

59% hypersensibles • 41% HPI • 20% TSA • 18% TDAH

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HPI, TSA, TDAH, Hypersensibles

Des réalités différentes selon les profils

Indicateur clé TSA TDAH HPI Hypers.
Ont envisagé de renoncer à l'amour52%47%48%49%
N'ont jamais eu de relation21%8%8%8%
Différence vécue comme une souffrance29%26%20%24%
On leur reproche d'être « trop intense »42%58%54%51%
Vivent difficilement le ghosting65%63%56%63%

Ce que les datas révèlent pour chaque profil

Quatre réalités, quatre défis

TSA
21%
n'ont jamais eu de relation

Plus de la moitié ont envisagé de renoncer à l'amour. 77% peinent à décoder les signaux implicites, 51% sont gênés par le contact visuel. Dans un monde basé sur les non-dits, un handicap invisible.

TDAH
58%
« trop intenses »

89% jugent les apps inadaptées (le taux le plus élevé). Énergie, impulsivité, besoin de stimulation : ça colle mal avec les codes du dating. Le profil le plus exposé aux relations abusives (33%).

HPI
66%
« trop cérébraux »

Ils relativisent mieux le ghosting et affichent une meilleure satisfaction sexuelle. Mais leur besoin de comprendre, de décortiquer, peut créer une distance émotionnelle.

Hypersensibles
76%
gênés par le bruit

72% se font reprocher d'être « trop sensibles ». Cette réceptivité est à double tranchant : connexions profondes possibles, mais chaque rejet amplifié. Chaque silence laisse une trace durable.

Différences genrées

Femmes vs Hommes

Indicateur clé Femmes Hommes
Première relation avant 18 ans68%52%
N'ont jamais eu de relation3,4%19%
N'ont jamais eu de rendez-vous4,5%16%
Ont envisagé de renoncer à l'amour52%44%
Consentement « toujours » respecté37%63%

Côté hommes

L'isolement domine

19%n'ont jamais eu de relation
16%n'ont jamais eu de rendez-vous
70%d'insatisfaction sexuelle

Côté femmes

Une vulnérabilité accrue

38%ont vécu une relation abusive ou non consentie
37%consentement « toujours » respecté
52%ont envisagé de renoncer à l'amour

Partie 1

Les premiers
rendez-vous

Tinder, Meetic, Bumble

Le grand rejet des apps classiques

85% attribuent une note de 1 à 4/10 aux apps classiques.

Note de 1/1032,5%
Note de 10/100,1%
Ont utilisé des apps84%
Ont arrêté définitivement42%

Raisons principales d'arrêt

Interactions trop superficielles31%
Mauvaises expériences répétées17%
Difficulté à « se vendre »15%

L'enfer sensoriel des rendez-vous

Un parcours du combattant

Les stimulations sensorielles des lieux classiques constituent un obstacle majeur.

Lieux préférés pour un 1er RDV

Parc ou promenade47%
Café calme27%
Bar animé6%

Gênés lors d'un rendez-vous par...

73%

Bruit

60%

Foule

49%

Éclairage

42%

Odeurs

38%

Contact visuel

Signaux implicites

Lost in translation

« Devoir entrer dans les codes sociaux, être dans un endroit où je n'entends pas, je peux fournir l'effort pendant 1h et après je suis KO. Et le pire : devoir traduire. Quand un homme propose un dernier verre chez lui, c'est pas pour se désaltérer. »

53% ont des difficultés fréquentes à décoder les signaux d'intérêt ou de désintérêt.

Difficultés à décoder

Très souvent27%
Régulièrement26%

Le small talk : 80% détestent

« Pas mon truc mais nécessaire »36%
« Je déteste mais j'arrive à le faire »24%
« Je déteste ET ça me bloque »20%

Le poids du masque

0%

n'ont jamais révélé leur atypie
à leurs partenaires passés

38% cachent ou minimisent leur fonctionnement atypique lors d'un premier rendez-vous.

« Le plus dur est de devoir se conformer aux autres afin de ne pas être rejeté. Mais du coup je souffre doublement car je ne suis pas moi-même et je ne peux mentir. Je me retrouve avec une équation insoluble. »

Masking

Pourquoi cacher qui on est ?

Le masking est un mécanisme de survie sociale, mais il a un coût émotionnel considérable.

« Je peux fournir l'effort pendant 1h et après je suis KO. »

Pourquoi masquer ?

Par automatisme (masking habituel)53%
Éviter les explications compliquées46%
Ne pas être réduit(e) à son profil42%
Par peur du rejet38%

Partie 2

Quand ça
devient sérieux

Le syndrome du « trop »

0%

se sont fait reprocher
d'être « trop »

« Je suis souvent appréciée au début comme une fille intelligente, dynamique, curieuse, hyperactive... et après 3 mois, tous ces adjectifs deviennent une source de comparaison et mon partenaire se sent "moins..." que moi. »

Trop analytique / cérébral(e)60%
Trop sensible59%
Trop intense49%
Trop rapide dans l'attachement39%
Trop distant(e) / dans sa bulle39%

Écart genré : 69% des femmes « trop sensibles » vs 44% des hommes « trop dans leur bulle »

Ghosting

Quand le silence fait mal

92%ont déjà été victimes de ghosting
61%le vivent difficilement

« Les échanges quotidiens qui disparaissent sans explication... il y a toujours une raison. Je préfère 100 fois la vérité au mensonge ou à l'ignorance. »

Très difficilement (ruminations, impact moral)32%
Difficilement mais s'en remettent29%

Le découragement amoureux

0%

ont envisagé de
renoncer à l'amour

75% y ont au moins pensé.

Intensité du rejet ressenti

69% vivent le rejet plus intensément que la population générale

« La proportion de personnes qui peuvent m'intéresser amoureusement est très faible. Cumuler attirance intellectuelle, émotionnelle et physique est complexe et rare. »

Partie 3

Dans
l'intimité

Sexualité : le mental qui bloque

90% déclarent que leur atypie impacte leur vie sexuelle

« Faire comprendre mon besoin d'être rassurée sans passer pour une sangsue, mon besoin de contacts physiques sans passer pour une chaudasse, mon besoin de communication claire sans passer pour une pénible... »

Principaux impacts

Difficulté à « lâcher prise »57%
Besoin de communication claire38%
Sensibilité sensorielle accrue35%
Anxiété de performance28%

Anxiété de performance : H: 40% vs F: 19%

Consentement

Ce que révèlent les chiffres

27%ont vécu une relation abusive
19%ont vécu une relation traumatisante

Chez les femmes, 25% ont vécu une relation traumatisante.

Écart Femmes / Hommes

Femmes : relation abusive ou non consentie38%
Hommes : relation abusive ou non consentie10%

Focus par profil

TSA

29%

relations abusives

28%

traumatisantes

TDAH

33%

relations abusives

29%

traumatisantes

Éducation sexuelle

0%

n'ont pas reçu d'éducation
sexuelle suffisante

Pas vraiment suffisante28%
N'en ont pas reçu du tout26%
Pas du tout suffisante17%

Femmes : 73% vs Hommes : 67%

Satisfaction sexuelle

Un bilan mitigé

67%note de 1 à 5/10
Note de 1/1022%
Note de 10/104%

Comparatif Femmes / Hommes

Hommes insatisfaits (≤ 5)70%
Femmes insatisfaites (≤ 5)66%
Hommes à 1/1024%
Femmes à 1/1020%

Et maintenant ?

Ce que les neuroatypiques attendent vraiment

« Je me sens mieux avec des personnes atypiques, mais avec les neurotypiques, ça va trop vite et j'ai du mal à suivre. »

45%Plus de transparence mutuelle sur les attentes
41%Des événements de rencontre pensés pour atypiques
38%Des lieux adaptés : calmes, éclairage doux
35%Meilleure connaissance de la neurodiversité
33%Parler de son fonctionnement sans jugement
29%Des applications dédiées aux atypiques

Méthodologie

À propos de cette étude

0
répondants (18+)
52
questions
6 sem.
de recueil

Recueil : Questionnaire en ligne auto-administré, diffusé du 18/12/2025 au 31/01/2026 via la plateforme Atypikoo, la newsletter et Instagram @atypikoo.

Portée : Étude communautaire (échantillon de convenance). Non représentative de la population française, mais utile pour identifier des tendances et des points de friction.

Limites : Biais d'auto-sélection possible, données déclaratives, absence de groupe contrôle non atypique.