Comment parler de la surdouance au boulot ?

Atypikoo Forums Discussions générales Comment parler de la surdouance au boulot ?

  • Alix
    Participant
    • Sujets : 3
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    @ciredutemps

    Je suis exténuée de tous les efforts que je dois faire depuis vingt an pour comprendre les autres, deviner ce qu’ils attendent de moi, travailler encore et encore sur mon style écrit et mes fautes d’orthographes… Pour ne recevoir en retour que de l’incompréhension douloureuse et un manque de reconnaissance.
    J’ai beau avoir un diplôme d’ingénieur et un master, avoir écrit des tas de rapports de mémoires, de compte-rendus, c’est toujours une torture. Après la douzième version/correction, mes supérieurs me disent qu’ils feront des corrections de tournures de phrases pour que ce soit vraiment publiable, que je ne devrais pas être si étourdies et que me relire ne ferait pas de mal… Pour moi un rapport de 50 page représente en réalité 300pages. Quand un projet se présente, je suis insistante pour faire des réunions régulières, surtout au début, pour forcer mes supérieurs à m’expliquer très précisément ce qu’ils attendent de moi, sinon je vais réaliser un travail correspondant aux consignes qu’ils m’ont donné, mais pas à leurs attentes. J’ai l’impression de passer pour quelqu’un qui ne comprend pas grand-chose, alors que la seule chose que je comprend pas, c’est l’implicite dans une consigne vague.
    Avec un bon tuteur, j’ai à l’étonnement de tous conduit les objectifs d’une année entière de recherche en quatre mois seulement, je suis très efficace et impliquée. Je sais que bien renseignée, je suis un atout fort.
    Mais comment aborder ça avec des collègues ou supérieurs sans passer pour une folle/une handicapée, et briser ma carrière? Comment dire: Vous savez je peux être plus efficace que trois de mes collègues réunis (voire, vous-même parce qu’il y a certaines choses qui mériteraient d’être améliorées), mais il me faudra de la bienveillance, une liberté d’organisation et m’expliquer le travail attendu comme si vous donniez des consignes à un collégien, pas à pas. Et je viendrais rapidement vers vous tous les mois ou deux mois pour être sûre que je continue dans la bonne direction?
    J’ai essayé de faire sans, et j’ai fait un burn-out. Mon stage de fin d’étude s’est retrouvé gratifié de la remarque: « confond relations professionnelles et relations amicales. Pas assez discrète. Interprète mal les consignes. Incapable de travailler en silence. » Doutant de pouvoir m’intégrer dans le monde professionnel, j’ai replongé dans les études, dans un domaine qui me passionne, mais le spectre du monde professionnel repointe le bout de son nez… Je commence à rédiger des vraies publications sur mes recherches mais l’on trouve toujours à redire et ma confiance en soi que je peine à élever en prend un coup…
    Je ne souhaite pourtant qu’une chose, m’épanouir professionnellement et bosser à fond, faire profiter les autres de mes capacité!
    Des conseils?

    • Ce sujet a été modifié le il y a 3 jours et 5 heures par Alix.
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    Antoine
    Participant
    • Sujets : 2
    • Réponses : 54
    @truitesauvage

    Présentes les choses comme une différence,ne leur dis jamais que tu va plus vite qu’eux,c’est vrai,mais ils le prendrons comme une insulte et tu va les avoir sur le dos.

    J’aimerais pouvoir dire qu’on vis dans un monde ou tu n’as pas besoin de cacher ce genre de chose mais la (ma) vérité c’est que la douance est percue comme une insulte,pour les autres il est injuste que la ou ils suent a grosses gouttes tu t’en sorte avec le regard dans le vague une musique dans la tête et a peine concentrée.

    Moi j’ai un statut de travailleur handicapé,aucune rémunération pécuniaire dans mon cas mais ca me laisse libre d’imposer un environnement de travail adéquat – concrètement laisse moi bosser tranquille- cependant c’est mon TSA qui me vaut cet avantage tu ne pourras pas l’obtenir avec un WAIS.

    Ca marches a peu près je dois quand même marquer le territoire de temps a autre pour redéfinir les frontières,mais jpreferes être perçu comme sauvage que de subir la petite méchanceté mesquine du pékin moyen dont tu semble souffrir,ces choses te détruisent bien plus que ce que la société veut bien admettre.

    Sinon j’avais aussi fait une recherche pour m’expatrier dans des pays où mon profil est mieux géré en entreprise,jamais essayé mais ca peu etre une piste.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 jours et 6 heures par Antoine.
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    Elle
    Participant
    • Sujets : 1
    • Réponses : 8
    @pticaillou

    C’est amusant, je viens juste de vivre ‘la question’ posée dans ce thème en direct 🙂

    Je suis au boulot et je parle avec ma collègue d’autisme (pour des raisons professionnelles) et donc je commence à exprimer que c’est hyper intéressant de voir combien les cerveaux ont des fonctionnements très divers suivant qu’on soit neurotypique ou neuroatypique. Je commence à exprimer la différence que cela représente pour mon cerveau de penser en HP et au bout d’un moment, je la vois qui m’écoute mais semble se ‘lasser’ parce que mon explication est peut-être un peu trop enthousiaste ou tout du moins un peu trop longue … j’imagine 😉 Donc j’arrête et je repasse sur un sujet plus ‘commun’.

    Ce n’est pas évident d’en parler avec des personnes qui ne sont pas forcément ‘informées’ voire même pas forcément intéressées par le thème.

    Je ne te donnerai pas vraiment de conseil mais je pense que si ce n’est pas nécessaire, peut être que c’est mieux de dire les choses une fois puis de vivre sa vie sans attendre forcément de compréhension en face. Des occasions de discuter du sujet se mettent parfois naturellement en place, le plus important finalement c’est d’abord comment on le vit nous et comment on le ressent. Au plus on est en paix avec soi, au moins on se sent ‘oppressés’ par la pensée des autres. Je trouve.

    J’ai moi-même vécu un burn out de plus de 2 ans dont je me remets en ce moment même (pas évident) donc je compatis sincèrement à tes questionnements. J’espère que le temps apaisera un peu toute ces souffrances et t’apportera plus de plénitude.

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    Baptiste
    Participant
    • Sujets : 0
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    @calabeyau

    Hello,

    J’ai peur que mon cas d’indépendant diffère un peu trop de l’expérience du salariat (avec lequel j’ai rompu sans plus attendre, pour ne pas risquer entre autres ce que vous déplorez, Alix, un peu par instinct de survie).

    « Vous savez je peux être plus efficace que trois de mes collègues réunis (voire, vous-même »
    Je me retrouve aussi-là dedans régulièrement, c’est devenu comme une norme implicite que je tais bien entendu aux collègues, supérieurs…, mais je me bride encore beaucoup trop. En regardant en arrière et en faisant un effort d’honnêteté, j’ai gravi les échelons, en milieu indépendant, à une vitesse que je n’aurais pas crue si on me l’avait annoncée, et je ne me sens presque jamais impressionné par le talent et la pertinence de quelque collègue ou supérieur que ce soit, alors même que le manque d’assurance et le syndrome de l’imposteur m’étouffent constamment. J’ai juste l’impression qu’on est presque tous nuls et très approximatifs dans mon milieu, et que ça ne semble inquiéter personne. Je me sens seul dans ma tête et me juge pas méritant, inapte à progresser, sans parvenir à comprendre pourquoi : ne pas avoir de certitude, tout remettre en question tout le temps, semble être pour moi à la fois un moteur et un frein…

    J’ai trouvé intéressant cet article de Matthieu Lassagne, un coach pour surdoués, qui traite ici de l’assertivité en milieu professionnel : https://www.coaching-et-douance.com/multipotentialiste-hpi-leadership-assertivite-carriere-direction/

    Je ne me positionnerais pas forcément en faveur d’absolument tout ce qui y est dit, et tout n’est d’ailleurs pas en rapport direct avec votre sujet abordé, maaais peut-être que certains passages peuvent aussi vous parler vis-à-vis du travail.

    Bon courage en tout cas, je suis sûr que vous finirez par trouver des solutions qui marchent face à ce qui vous frustre.

    Réflexion en roue libre (comme toujours…) : peut-être qu’un cadre favorisant davantage l’autonomie, ou un poste autorisant un degré élevé de créativité peut nous aider à nous épanouir, selon notre caractère ?

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 jours et 4 heures par Baptiste.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 jours et 4 heures par Baptiste.
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    JULIAN
    Participant
    • Sujets : 0
    • Réponses : 7
    @julian

    Bonjour Alix,

    Je trouve que la « surdouance » est très mal connue du grand publique. Il me semble donc plus judicieux de ne pas en parler, car il y a un fort risque d’être mal compris. Mais si je dois en parler, alors je choisis plutôt des adjectifs classiques, ça rend les choses plus simples à comprendre.

    Par ailleurs, si je devais écrire mes quelques règles de « survie » en milieux pro, ça donnerait peut être quelque chose comme ça ?

    1- Au début, tjs écouter et observer attentivement. (c’est le plus dure…)

    2- Quand on est perdu, se demander : Quel est l’objectif ? Qu’est-ce qui est vraiment important ?

    3- On ne demande pas, on réfléchis et on propose.

    4- Si besoin, on manage son manager (mais gentiment).

    5- Fait à ta façon, l’important c’est atteindre l’objectif.

    6- Synthétiser pour ne garder que l’essentiel.

    7- Les fautes d’orthographes, seront toujours là. A toi de les trouver.

    8- Ne cherche pas à t’expliquer. D’expérience ce n’est pas utile.

    10- On s’impose au besoin, mais on ne se pleins pas.

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    Timothée
    Participant
    • Sujets : 0
    • Réponses : 86
    @timothee

    @ciredutemps : les difficultés que tu décris ne sont pas particulièrement en lien avec la douance. Un diagnostique par un professionnel me paraît souhaitable pour débloquer les choses, ou en tout cas comprendre l’origine de tes problèmes et pouvoir commencer à y remédier.
    Il est possible que tu utilises ton intelligence pour compenser une ou plusieurs autres particularités qui vont à l’encontre de ton insertion pro.
    Si tu vas leur dire que tu es très intelligent et que c’est pour ça que tu galères avec leurs consignes, ça va forcément te péter à la gueule et c’est « normal » : l’intelligence va avec de plus grandes capacités d’adaptation et d’interprétation (meilleure efficacité cognitive, donc meilleure analyse de ton environnement, compréhension de l’implicite, faculté à trouver des solutions…). Donc ton problème n’est pas ça, il est éventuellement en partie compensé par ton qi.

    En règle générale, je pense qu’il ne faut pas aborder ce sujet au boulot : le hpi n’est pas un handicap, il ne nécessite pas de la part de votre employeur une adaptation particulière.
    En revanche, si vous vous sentez sous-utilisé par rapport à vos compétences, si vous vous emmerdez parce que c’est trop facile et peu stimulant, je vous encourage à essayer d’évoluer vers un poste vous correspondant mieux (et ce, quelque soit votre qi), dans votre boîte ou ailleurs, pour être plus épanoui. Il faut avoir conscience que ce type de problématique n’est pas spécifique au hpi (on peut concéder qu’il est probable qu’un hpi ait un peu plus de chance de vivre ce cas de figure).

    Mais y’a pas grand chose à gagner à parler du hpi dans cette sphère : la notion est mal comprise partout, les gens peuvent se sentir rabaissés, et ça n’est pas une raison légitime pour obtenir une promotion : c’est sensé passer par une démonstration de ses compétences, si vous êtes plus intelligent que votre collègue mais que celui-ci fait plus d’efforts et a deux fois votre expérience, ça n’est pas illégitime qu’il gagne plus que vous, vous n’êtes devant qu’en potentiel et ça n’est pas ce que juge une entreprise.

    Donc si vous déroulez de ouf, mettez en avant vos compétences diverses, votre efficacité, vos résultats, pas votre qi (qui n’est pas le seul facteur de succès loin de là), et si vous galérez, c’est probablement en dépit de vos atouts, et tout le monde galère à un moment ou à un autre dans sa vie pro.

    Dans tous les cas, il n’y a pas vraiment d’avantage à parler de ça au taff et des risques potentiels de rejet.

    Enfin, c’est normal que la vie pro soit difficile, en particulier au début (normal au sens de : c’est la norme). C’est à la fois lié à soi (on début un truc dur, on prend des baffes et on apprend) et au monde de l’entreprise (qui diffère selon les entreprises, mais qui n’est pas toujours tendre ou juste, même si on peut légitimement déplorer que ça ne soit pas le cas).

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    Alix
    Participant
    • Sujets : 3
    • Réponses : 12
    @ciredutemps

    merci pour vos réponses, que j’ai toutes lu avec attention.
    Je pense que j’ai besoin de me blinder et de travailler de manière plus carrée: tout mettre par écrit et par mail, tout ce qui s’est dit à l’oral, dans les réunions, et demander un cahier des charges précis dès le début. Ne pas parler de surefficience, mais démontrer mes capacité, tant pis pour ceux que cela effraie, il me faut identifier les personnes qui seront réceptivesz à de nouvelles propositions et à me faire confiance. Pour le domaine, je pense que travailler en laboratoire, la recherche me convient le mieux en terme de liberté et d’ambiance. Ou bien professeur, ou médiatrice culturelle.
    J’avais écrit ce post un peu sur un coup de tête: j’avais réussis à décrocher un petit contrat d’un mois dans un programme de recherche pour mettre des données en base de donnée Excel. Une collègue, qui devait récupérer cette base pour en extraire des cartes, avait déjà mis en place des règles de remplissage, avec des indices de fiabilité de données… Très vit en commençant à remplir, je me suis rendu compte que les indices avaient été mal pensés et étaient inutiles, qu’un des tableau à remplir faisait doublon… bref, qu’on allait pas pouvoir tirer grand-chose comme information si je me contentais de remplir bêtement. J’ai contacté rapidement cette collègue pour en parler, elle ne m’a accordé qu’avec réticence une rapide entrevue deux semaines après (à mi-contrat donc) « parce qu’on ne peux pas se tromper en remplissant un Excel » pour lui expliquer mes problèmes et lui proposer de nouveaux indices et de supprimer un tableau. Elle m’a à moitié écouté en disant « ok ». puis est partie en vacances. à son retour je l’ai revu pour lui montrer les données, et une note expliquant de manière détaillé le raisonnement justifiant les nouveaux indices et les informations qu’ils amenaient. On l’a relu ensemble, et elle m’a reproché ses nombreuses lacunes d’un point de vue publication (nulle part on m ‘a dit que je devais produire un travail écrit, encore moins qu’il serait intégré à une publi!) Mais le tout est validé et malgré une rentrée mouvementée et des partiels, je lui rend le tout mieux argumenté et sourcé. Je me suis donnée à fond pour ce boulot. C’était une chance pour moi de montrer mes capacités et creuser mon trou dans le milieu très petit de l’archéologie. Elle renvoie un mail à la cheffe pour lui dire qu’elle « est dans l’incompréhension devant mon utilisation des indices, c’est pas ce qui avait été prévu à la base, il faudrait tout reprendre avant 4 jours sinon elle ne pourra pas faire du bon boulot car moi je ne lui aurait pas donné de bonnes données »…. Et là mon petit coeur a sauté en périlleux arrière dans les affres de la détresse… ^^
    Une baffe de débutant: laisser des traces écrite de tout pour assurer ses arrières

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    Antoine
    Participant
    • Sujets : 2
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    @truitesauvage

    Ma foi je valide,quand tu sais qu’en face ya moyen qu’on te fasse porter le chapeau en cas de déroute le fait de consigner les tenants et aboutissants est très utile pour rétablir les rôles de chacun.

    Dès que jsais que le mec avec qui je bosse est pas fiable je lui dis les trucs a l’oral et derrière j’lui balance un mail avec accusé de réception, en général c’est moyennement apprécié mais j’men fiches si ça râles je dis que c’est pour assurer la bonne coordination des opérations,pas grand chose a opposer a ca alors ils font la tête mais plies le genou quand même

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 jours et 10 heures par Antoine.
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    Caroline
    Participant
    • Sujets : 0
    • Réponses : 13
    @borealine

    Vous savez ce que vous valez, vos supérieurs chercheront comme beaucoup de gens à vous conformer à leurs idées, soit pour faire croire à une supériorité, soit par jalousie de votre compétence.

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    Olivier
    Participant
    • Sujets : 12
    • Réponses : 130
    @olivierleprof

    @ciredutemps Ton post me parle et je m’associe à beaucoup de choses qui ont été dites.

    La première chose, c’est d’éviter de parler de « douance » au boulot. Non seulement les gens ne comprendraient pas, mais il auraient l’impression que tu les rabaisse en disant ça.

    En revanche, il est utile de te renseigner sur tes caractéristiques, ton comportement au boulot, et que tu expliques ces caractéristiques.

    Même HP, on est tous différents donc je ne parle que de mes propres caractéristiques :

    Je n’hésite pas à dire que j’ai besoin de consignes claires, qu’on m’explique car sinon j’ai tendance à comprendre différemment.

    Quand j’écris un article pour une revue, mes clients savent que je livrerai toujours dans les temps, même si je n’ai pas commencé la veille (en réalité, mon cerveau a commencé à réfléchir, analyser, et j’ai besoin de ce temps là. Une fois que je commence à écrire, tout va très vite). Je leur dis donc : ne contrôle pas mon avancement pas à pas. Tu sais que le travail va arriver dans les temps et qu’il sera conforme.

    Je passe d’une activité à une autre. J’ai besoin d’un boulot où on ne me donnera pas qu’une seule tâche mais plusieurs.

    etc.

    Reste ton attitude vis à vis de tes responsables : l’une des caractéristiques classiquement présentées d’un HP est qu’il remet en cause l’autorité. Si un ordre lui semble idiot, il aura du mal à le respecter. Si une consigne est inadaptée, on aura envie de la modifier pour l’améliorer.
    MAIS …
    Ton boss reste ton boss. Il a une attente et c’est celle-là qu’il faut remplir.
    Donc même si tu fais « mieux » (en tout cas à tes yeux), tu ne réponds pas à la consigne si tu ne fais pas ce qu’on t’a demandé.
    Ca peut être frustrant, mais si mon boss me demande de construire une cabane en bois avec 2 pièces, il ne sera pas content si j’analyse le projet et que j’ajoute un espace de grenier qu’il ne m’avais pas demandé mais qui est « mieux » mais que certaines planches ne sont pas droites. Il faut donc accepter, même si c’est inefficace, de se limiter à la consigne. Ni plus, ni moins. Je me prends une réflexion si j’en fais deux fois plus au boulot mais que je rends mes notes 2 jours en retard… et quelque part c’est normal.

    Effectivement il y a plusieurs solutions
    Devenir indépendant. Tu travailles sur des contrats, des missions, et tu peux négocier le contenu de ta mission, choisir tes clients et quitter ceux qui n’aiment pas ton style de travail.
    Devenir slasheur. Tu as plusieurs activités (pourquoi pas dans une même entreprise) et le travail peu gratifiant que tu auras fait pour l’un (mais qui respectera sa consigne) sera compensé par l’autre activité, rémunérée ou non, que tu auras. Si comme beaucoup d’entre nous tu es capable d’être à fond sur un projet pendant 2-3 ans mais ensuite tu te lasses, saisis les opportunités de changer de mission régulièrement.
    Trouver un boulot ou un manager qui tiendra compte de ton besoin d’autonomie et verra ton inventivité comme un atout. Il fera « tampon » entre toi et le boss et saura présenter ton travail aux supérieurs de manière à ce qu’il réponde aux consignes.

    Voilà juste quelques idées tirées de mon expérience 🙂

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 jour et 12 heures par Olivier.
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    Danièle
    Participant
    • Sujets : 5
    • Réponses : 284
    @music28

    C’est un combat de tous les jours lorsqu’on ne rentre pas dans le moule. Il faut se faire violence pour travailler sur des idées auxquelles on n’adhère pas. Il faut « accepter » de ne pas être apprécié à sa juste valeur parce qu’on ne rentre pas dans les critères de comportement standard, même si on est compétent techniquement et que les résultats sont là. De plus, il est courant chez les HP d’avoir une mauvaise estime de soi ou une impression d’imposture. Il en résulte que même si notre travail est irréprochable, voire au-delà de ce qui est demandé, on ne l’expose pas aux autres avec enthousiasme car pour nous ça paraît tout à fait normal. Cette invisibilité entraîne une non reconnaissance à la hauteur du travail effectué et une frustration. On privilégie aussi parfois le collectif plutôt que le personnel, or certaines personnes aiment s’exposer pour récolter les lauriers et vous coupent l’herbe sous le pied, cela engendre de la frustration.
    Certains ont aussi un mode de fonctionnement par étape, c’est mon cas. Lorsqu’il y a un problème à résoudre, je ne pars jamais à fond, mais j’ai besoin de m’approprier le sujet et ne proposerai une solution que lorsque je serai sûre que c’est la plus efficace, simple et pragmatique. Là encore, on me reproche ma lenteur, préférant gratifier ceux qui ont très rapidement et avec enthousiasme proposé une solution, qui très souvent n’est d’ailleurs pas la bonne.
    Alors, quelle est la bonne solution face à toutes ces situations ? Se résigner, lâcher prise et privilégier la vie personnelle ? Expliquer qu’on ne fonctionne pas comme la plupart des gens ? Se faire violence en essayant de rentrer dans le moule ? Exploser quand on ne supporte plus ?
    J’avoue avoir expérimenté toutes ces solutions au gré des situations.
    J’ai tenté d’expliquer comment je fonctionne, sans parler de douance car c’est mal perçu, mais on veut à tout prix que je rentre dans le moule (« Essaie quand-même! Fais un effort !,J’attends de toi que tu sois comme ci, comme ça. « ).
    Après 30 ans d’expérience professionnelle, j’ai plutôt tendance à accepter la situation, lâcher prise et privilégier les activités personnelles. Facile à dire, pas toujours facile à faire, surtout en ce moment où la situation sanitaire m’empêche de faire certaines activités culturelles ou sportives ou d’avoir une vie sociale satisfaisante.

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    Thibaut
    Participant
    • Sujets : 0
    • Réponses : 5
    @tenet

    Surdoué ou pas de toute façon c’est peine perdue d’essayer même d’aborder le sujet en entreprise. Comme dit plus haut les normes rigides et le contexte concurrentiel (même inconscient) dans une société rend l’exposition de ses possibles fragilités compliquée. A moins d’être RQTH et d’avoir un diagnostic bien précis pour un handicap reconnu et marqué il vaut mieux essayer de s’adapter. Je ne prône pas détenir la vérité puisque je me suis retrouvé plusieurs fois en burn-out mais crois moi c’est pire d’être en plus catalogué comme différent. Disons qu’en parler ne t’évitera pas le burn-out et en prime on te prendra pour ce que tu n’es pas.

    La vraie solution c’est à mon sens d’apprendre à mieux se connaitre et d’anticiper les situations qui vont te demander plus de temps. Tu verras aussi que des situations seront plus faciles pour toi si tu fais cet effort. Il y a le savoir-faire et le faire -savoir, on est malheureusement dans le monde du faire-savoir et apprendre à se vendre (y compris vendre son travail) est à mon avis ta priorité si tu veux gagner en sérénité. Garde le perfectionnisme pour ta vie privée et projets perso. Rien ne t’empêche d’être perfectionniste les quelque fois où tu en auras la possibilité au travail, mais apprendre à aller plus vite sans se prendre la tête t’emmènera plus loin et plus vite.

    Je me reconnais quand même assez dans l’idée d’avoir du mal à rendre un rapport de 50 pages. Quelque chose qui m’a beaucoup aidé est de structurer un maximum mes rapports avec un plan bien pré-défini et de remplir les parties petit à petit. Ca me laisse ensuite le luxe de le remplir de façon quasi anarchique en commençant par le milieu, puis la fin, c’est très souvent que je fais l’intro en dernier. En gros ça te laisse la possibilité d’écrire au rythme de ta pensée et de passer d’une partie à l’autre rapidement. Ca t’obligera également à être synthétique dans chaque partie et sous partie puisque à chaque partie tu reviendras avec un oeil nouveau, et le gros du boulot consiste à comment articuler son sujet et le rendre intelligible pour les autres.
    Mais ça reste ma méthode, pas dit que ça convienne, au moins je te propose quelque chose.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 jour et 3 heures par Thibaut.
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    Marie Vanille
    Participant
    • Sujets : 33
    • Réponses : 163
    @marievanille

    Bonsoir,
    Personnellement je pense que si il y a un domaine dans lequel il faut taire son statut de HP c’est le domaine professionnel.
    Il vaut mieux chercher à trouver des stratégies d’adaptation pour que ce soit le plus facile à vivre possible plutôt que d’essayer de faire comprendre son atypisme à ses collègues ou ses supérieurs.

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    Romarin
    Participant
    • Sujets : 35
    • Réponses : 891
    @romarin

    Post 66490
    En espérant que ces avis vous auront un peu apaisée…
    Ne rien lâcher, dire que les mots ont un sens, et qu’ils servent à transmettre des informations .
    Et que si question, c’est qu’il y a un doute. Point. Et que le doute vient de l’editeur et non du lecteur. Deuxième point.
    C’est juste un point de vue d’expérience : + on est gentil et on cherche à faire bien et + on se fait mordre.
    Cultiver l’humour et l’esprit de répartie, cela peut aider aussi: suivre le Black Coach par exemple, mais il n’est pas unique…

    Ensuite, un petit travail sur soi pour retrouver confiance en soi?
    «Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort, qu’ils ont raison pour autant!»
    Non mais!
    Rassurez-vous, l’intolérance se retrouve tout autant chez les hp que chez les neuro typiques. Certains échanges sur le site en attestent.
    Serait-ce l’humaine 🥵nature?😉
    Prendre confiance en soi et marquer aussi son territoire de temps en temps, cela ne fait pas de mal.
    Ensuite…demander à l’interlocuteur ce qu’il veut dire précisément avec une succession de « et? », c’est incroyable ce que cela fonctionne.
    Poser aussi la question de savoir si le discrédit permet d’avancer … éviter l’usage du mot « discrédit » évidemment … et demander à l’interlocuteur ce qu’il attend de vous en vous disant ce qu’il vous dit… et proposer une autre faćon de dire.
    Par exemple: ahhh… voulez-vous dire que…? Ahhhh, c’est rigolo ce que vous dîtes car cela me fait penser à … au choix , grand-mère, grand père, Tatie ronchon, tonton ronron…
    Allez, courage, et prenez vite confiance en vous.
    Ce ne seraient JAMAIS les autres qui vous diront que c’est chouette votre boulot… surtout dans l’univers du travail.
    Un petit to chez le dentiste pour … apprendre à avoir des dents qui peuvent rayer le parquet ?🤣
    Pouvoir faire quelque chose n’est pas devoir le faire…
    Juste montrer qu’on peut, histoire de… marquer le territoire.
    Un petit tour du côté de la biologie comportementale permet de comprendre comment la programmation génétique impose certains comportements que l’éducation permet de calmer… relativement.
    Bon week-end et prenez bien soin de vous, vous en valez la peine.
    Hauts les cœurs,
    Atypikoo cordialement,
    Romarin.
    P.S: bon, c’est pas faux qu’il y a des emmerdeurs partout, atypiques, normotypiques… les gens heureux n’ont pas d’histoires et surtout n’en font pas… d’histoire. Laissez-les pour ce qu’ils sont et suivez votre …INSTINCT, intuition etc.!😊🌞🌈🍀🌷🌟🎁🎊📚🎄🤩💫

    Romarin
    Participant
    • Sujets : 35
    • Réponses : 891
    @romarin

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« Ce site est indéniablement différent des autres et pour cause, il propose aux Zèbres, Hypers sensibles, Hypers Empathiques, HPI non détectés et autres êtres en douance ou surdouance de se retrouver, d’échanger et de partager voire de se remonter le moral. »

« Atypikoo c’est un lieu de partage, d’échanges, entre personnes atypiques ou qui se sentent comme telles. Et puis, si l’alchimie se fait, on peut y trouver des amis, ou plus si affinités. Ce n’est pas un site de rencontres. C’est un site où on peut faire de vraies rencontres. »

« J’ai trouvé sur Atypikoo des personnes partageant le même mode de fonctionnement et avec plus d’expérience que moi. Cela m’a permis de mieux me comprendre, de me sentir moins seul et d’avancer plus vite. »

« Ce site m’a permise de trouver enfin une communauté avec qui échanger. J’y trouve de l’écoute, du respect, de l’entre-aide et cette bienveillance me fait du beaucoup de bien. »

« Un nouveau réseau social qui émerge, avec la volonté de réellement lier les gens entre eux, et de faire savoir aux atypiques qu’ils ne sont pas les seuls à l’être. »

 
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