Dépression chez l’enfant HPI

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  • Ce sujet contient 27 réponses, 15 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Gaëtan, le il y a 1 semaine.
  • Gaëtan
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    @merclaw

    Bonjour à toutes et à tous,

    Je suis le papa d’un petit garçon de 9 ans, diagnostiqué HPI depuis 2017.
    Il est aussi dépressif au dernier stade puisqu’il nous a fait plusieurs tentatives de suicide. Il se déteste, malgré toutes les qualités qui sont les siennes.
    Il a aussi un comportement très violent envers nous. Verbalement et physiquement.
    Paradoxalement, en société, c’est un petit garçon modèle.
    Il est suivi par un pédo-psychiatre depuis 2 ans mais son état ne fait qu’empirer.
    Est-ce que quelqu’un vit ce genre de situation ? Ou a vécu ça ?
    J’aimerai avoir un retour d’expérience.
    Pour information, nous vivons dans les hauts de France.

    Bonne soirée

    mariesand
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    @mariesand

    Bonjour Gaëtan,

    situation difficile…. je n’aurai pas la prétention de te donner des conseils, car chaque enfant est unique bien sur… juste te livrer ce que j’ai vécu avec ma fille, peut-être que tu pourras y puiser quelques idées,
    Ma fille m’a annoncé qu’elle voulait mettre fin à ses jours à 11 ans (mon ex-mari venait de partir et je me suis retrouvée seule avec mes 3 enfants, dont un bébé de 3 mois, sans chômage, ni logement… je la fais courte)
    j’ai tel à un psy qui m’a demandé de l’hospitaliser en urgence, ce que j’ai fais, elle y est restée plus d’un mois, ensuite elle a repris le collège mais a enchainé sur de la phobie scolaire, elle était en dépression sévère.
    le psy à l’époque m’a conseillé de l’hospitaliser dans un centre psychiatrique, ou ils accompagnaient les enfants aussi sur un plan scolaire, elle y est restée 6 mois.
    Elle ne rentrait que 1 jour et demi le Week-end (c’était à la frontière suisse, à 2h30 de route de chez moi), parfois pas du tout, c’était en fonction de son état.
    Elle était mélangée avec tout type d’ados et de plus jeunes, personnellement au début ça ne m’a pas rassuré du tout car le contact avec d’autres jeunes en difficulté me posait la question de l’influence.
    Mais je dois reconnaitre qu’au final, cela lui a fait beaucoup de bien car elle me disait que le fait d’échanger avec les autres, de voir qu’elle n’était pas seule, de s’entraider, l’a aidé elle même.
    l’année d’après, elle est revenue à la maison, il y a eu encore quelques difficultés mais moins importantes, puis c’est rentré progressivement dans l’ordre.

    Voilà, ce n’est qu’un témoignage que je t’apporte mais également tout mon soutien, je connais…
    Courage et n’hesites pas à nous tenir au courant.
    Mariesand

    Monica
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    @monica

    Bonsoir,
    Je n’ai pas vécu cela mais parfois un regard externe peut être source d’inspiration, et il se trouve que j’ai passé du temps hier avec une amie (hp) dont l’enfant de 9 ans (eip) est en phobie scolaire, et qui a opté pour l’école à la maison. Elle me confiait que son fils était très critique (voir méchant) sur sa mère, (alors qu’elle se démène pour concilier ce nouveau rôle de prof en plus du reste) et qu’au moment de faire les évaluations il ne réussissait pas à écrire ce qu’il connaissait très bien la veille.
    De mon côté, j’avais remarqué quand j’avais été travailler avec elle, chez elle, que ce gamin, charmant, gentil, poli, sociable, bref mignon tout plein, n’a eu de cesse d’attirer l’attention , sans faire de bruits, mais avec son corps, par exemple en faisant les pieds au mur et tout un tas d’autres figures de style. J’ai fait part à mon amie que j’avais l’impression que toutes ses actions (y compris les critiques) semblaient dire « occupe toi de moi », mais que ses émotions traduisaient le message par des critiques, des blocages, de la bougeotte, des éclats, etc… et que ces émotions devaient occuper toute la place dans son cerveau et ne laissaient plus de place pour la réflexion et l’écriture.
    (Pour tout dire, j’ai personnellement expérimenté il y a peu de temps un épisode où j’étais submergée et alors incapable d’écrire un mail, même pas le titre).
    Elle m’a écrit aujourd’hui pour me dire qu’elle avait testé une autre manière et que son fils avait réussi à faire ses évaluations. Et ce qu’elle a fait c’est de commencer par, puis alterner le travail avec des émotions positives. Elle a été courir avec lui, elle a chanté avec lui, rit avec lui etc…
    J’ai aussi des petits enfants hyper sensibles, (de 1 à 9 ans) et j’ai pu remarquer ce phénomène et ce « désamorçage » par les émotions positives.
    J’espère que ça puisse vous inspirer et je vous souhaite de réussir à trouver ce qui aidera votre enfant à s’épanouir heureux,
    Et N’hésitez pas à en parler,

    LeDormeur
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    @ledormeur

    @merclaw Il y a eu un changement dans votre vie ? Déménagement ? Un autre enfant ? Divorce ?
    C’est étrange qu’il ne soit comme ça qu’en famille et pas en société.

    Gaëtan
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    @merclaw

    Merci beaucoup pour ton retour.
    Il m’a été conseillé, devant l’ampleur de la crise, par le médecin scolaire, de procéder à son hospitalisation.
    Malheureusement, l’hospitalisation n’est possible que sur prescription médicale ou urgence.
    J’avoue que, vu notre situation, l’urgence arrivera sous 15 jours… Donc pas de stress.
    Je pense le faire donc hospitaliser, mais ce n’est de gaieté de cœur.
    J’espère que ça va lui faire du bien.

    Gaëtan
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    @merclaw

    Bonsoir Le Dormeur,
    Le fait de son comportement public/privé est en rapport avec le regard qu’il porte sur lui.
    En public, il veut être aimé. Donc il se tient.
    En privé, il veut dominer, donc il se montre infect et « se lâche » sur ce qu’il pense vraiment de lui.
    C’est un vrai biais de pensée, je sais.
    Sinon, non. Aucun changement.
    Mais c’est comme ça qu’il raisonne…
    En bref, nous sommes partis vers un marathon de la psychologie. Pas certain qu’on le gagne.
    Nous ferons tout pour pourtant.

    Gaëtan
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    @merclaw

    Bonsoir Monica,

    Il est dans un rapport amour/haine avec nous.
    Fonction du moment, il peut être en demande d’activité avec nous, à outrance, puis, dans la minute, complétement nous rejeter.
    Nous essayons de faire au mieux.
    En tout cas, merci pour ton message. Ca fait du bien.

    Bonne soirée

    Monica
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    @monica

    Et ça me fait aussi penser à un truc bien connu, et j’ai lu une explication il y a peu: les enfants qui sont en nourrice, parfaitement adorables, et qui deviennent des monstres quand les parents arrivent. J’ai bien connu car ma mère était nourrice.
    L’explication était qu’ils contrôlent leurs émotions quand ils sont avec des étrangers , pour être appréciés, et quand ils voient leurs parents ils peuvent enfin tout lâcher, parce qu’ils savent qu’ils sont aimés de leurs parents , ce serait donc une preuve de confiance et de besoin de relâcher la pression…

    LeDormeur
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    @ledormeur

    J’espère très sincèrement que vous allez trouver une solution. Pour avoir connu plusieurs enfants avec des problèmes comportementaux, pour X raisons, j’ai vu que parfois il suffisait de peu de chose pour changer leur comportement.
    Il faut y croire et l’accompagner bien sûr, mais aussi ne pas hésiter à demander à plusieurs spécialistes pas forcément pédo-psychiatres.

    Anonyme
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    @

    Bonsoir,
    D’abord j’aimerais exprimer ma sympathie, c’est une situation vraiment douloureuse et difficile. Le suicide chez des enfants, ce n’est vraiment pas courant, et c’est quelque chose à ne pas prendre à la légère. Comme pour les personnes plus agées, mais particulièrement chez les enfants. Ensuite, quant aux causes, c’est certain que si il est HP, cela joue dans sa gestion des émotions, mais ce n’est peut-être pas la première cause. Peut-être aura-t-il vécu quelque chose de vraiment traumatisant sans que vous le sachiez: harcelèment scolaire ou par un proche, ou peut-être pire. Encore une fois, pour déterminer les causes, le mieux serait une prise en charge par un médecin. Ce sera son travail de découvrir ce qui ne va pas. Ne portez pas tout tous seuls, il aura besoin de vous pour l’amour que vous lui porterez. Mais pour ce qui est de plus (pardonnez moi l’expression) « technique » (causes et traitement), c’est à un professionnel de s’en charger. Et ne vous focalisez pas sur le fait qu’il soit HP, j’insiste, c’est un facteur qui joue, mais qui n’est pas l’alpha et l’oméga de sa personnalité et de ses expériences vécues. Cela peut venir en premier lieu d’ailleurs.
    Bon courage à vous, j’espère sincèrement que ça s’arrangera pour lui et vous. Prenez soin de lui, et prenez soin de vous.

    Marina
    Participant
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    @glaminette

    Bonsoir Gaétan @merclaw,

    Il m’a fallu du temps pour vous écrire, car ce que vous décrivez m’a retourné le coeur et j’avais besoin de réfléchir avant de vous répondre.

    Une phrase en particulier m’a interpellée : « Il est suivi par un pédopsychiatre depuis 2 ans mais son état ne fait qu’empirer. » Il m’est venu immédiatement à l’esprit : « Avez-vous offert la possibilité à votre fils de rencontrer un autre professionnel de l’écoute ? ». Parce que si votre fiston ne se sent pas entendu, écouté, compris, respecté par un tiers adulte censé l’aider, comment peut-il entrevoir de l’espoir, amoindrir sa colère, ne pas vouloir de nouveau attenter à ses jours ?

    Je rejoins donc en ce sens @ledormeur : je ne saurais que trop vous encourager à emmener par ailleurs votre fils auprès d’un.e psychologue clinicien.ne, voire un.e psychothérapeute. D’expérience personnelle, il y a une énorme différence dans la façon dont la souffrance est prise en charge, selon qu’il s’agisse d’un médecin -psychiatre ou d’un psychologue / psychothérapeute.

    Là où la psychiatrie française pêche selon moi, c’est qu’elle forme les médecins avant tout à identifier et nommer une pathologie, proposer une hospitalisation, une éventuelle médication. Au vu de la situation grave à laquelle vous êtes confronté, je ne remets nullement en cause la nécessité d’une intervention médicale.

    Mais pour autant, est-ce à dire que votre enfant sera aidé pour de vrai, sur le fond ? Si votre fils a vécu un traumatisme dont vous n’aviez pas eu connaissance, je crains qu’en étant uniquement pris en charge par la psychiatrie, il ne se retrouve dans un circuit où l’on ne verra chez lui que de « la pathologie », mais où on ne le verra pas lui, on ne l’entendra pas dans sa douleur. Ce serait un bien lourd fardeau à porter pour lui, en plus de ce qu’il supporte déjà aujourd’hui à son si jeune âge.

    A mon humble avis, de ce que je comprends à travers vos mots et la description de l’indicible douleur de votre fils (et la vôtre), il me semble primordial que vous trouviez pour lui un professionnel qui forme avec lui une « alliance thérapeutique ». Que votre fils trouve un tiers adulte aidant, à qui il confiera peut-être des choses qu’il n’ose confier à personne aujourd’hui.

    Quant à la dimension HPI, elle me semble essentielle à prendre en compte dans la prise en charge de votre fils : la médecine a tôt fait de voir dans un Haut-Potentiel, une personne à diagnostiquer « schizophrène » ou « bipolaire », du fait de ses atypismes et singularités de fonctionnement. J’espère sincèrement que votre fils ne passera pas par ce genre d’errance médicale et sera pris en charge. Et surtout, surtout : qu’il retrouve le goût de vivre.

    J’espère par mes mots vous avoir aidé, en complément de toutes les autres interventions ci-dessus, et j’espère n’avoir pas dit quelque chose susceptible de vous blesser.

    Bon courage, Sincèrement,

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 1 semaine par Marina.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 1 semaine par Marina.
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    Cecilia
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    @cesss

    Salut,
    Je viens d’etre Diagnostiquée HPI à 34ans et j’ai fait une profonde dépression à 15ans avec tentative de suicide.
    J’ai été très mal prise en charge à l’époque et j’en garde de lourdes séquelles affectives.
    Je n’aurais pas vraiment de conseils à te donner hormis de montrer un maximum ton amour à ton fils. Aujourd’hui, la plaie la plus fraîche que je garde c’est celle d’avoir Été délaissée par mes parents sur le plan affectif à cette époque. Ils ne savaient juste pas comment s’y Prendre à mon avis mais j’aurais tellement aimé qu’ils’me prennent juste dans leur bras.
    Alors courage à toi et à ton fils.
    Une pensée sincère
    Cécilia

    Henri
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    @henri

    @merclaw,

    Je n’ai pas de mots pour exprimer ma peine face à votre situation. Je vous souhaite beaucoup de courage dans cette longue épreuve.

    La désynchronisation des développements affectif et cognitif est une problématique psychologique malheureusement courante chez les enfants HPI. C’est peut-être une piste à explorer. Les psychologues cognitifs peuvent aider.

    Henri

    Gaëtan
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    @merclaw

    @Monica
    Bonsoir, tu as parfaitement compris le pourquoi de la différence entre son comportement in/out.
    L’aspect « social » est primordial pour lui. C’est l’espoir qui nous reste.
    Savoir qu’il arrive à se maîtriser quand même et que donc il est « ramenable » à la raison.
    Il est suivi par un médecin et une neuropsychologue de compétition.
    Il est aussi bien entouré à la maison, même si c’est parfois difficile pour nous car il nous use.
    Et parfois l’amour nous manque car la patience nous quitte.
    Encore merci pour ton soutien.

    Gaëtan
    Participant
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    @merclaw

    @maxwell
    Bonsoir et merci pour ton message.
    Nous n’avons pas trouvé de facteur traumatisant.
    Sa neuropsychologue nous dit qu’il n’y a pas de raison et que cela aurait pu arriver dans 5 ans, 10 ans, voire plus.
    Nos actions ne sont pas en cause, ce sont ses idées qui génèrent certains comportements « déviants ».
    Merci encore.

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 28)
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