Et au travail ? Vous tenez ?

Atypikoo Forums Discussions générales Et au travail ? Vous tenez ?

  • Ce sujet contient 56 réponses, 27 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Philippe, le il y a 8 mois.
  • Philippe
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    @philippe33600

    @Monica

    C’est ça, tu as bien compris, mon burn out n’était pas lié à la charge intellectuelle mais à la charge émotionnelle de mon travail. J’adore mon travail et suis capable de faire des prouesses dès lors que je peux travailler l’esprit libre

    Les relations sociales sont très dures et le climat est délétère et comme je suis naturellement très empathique toutes les doléances, récriminations et souffrances subies ou ressenties sont arrivées dans mon bureau et je les ai épongées jusqu’à ce que j’explose. En plus on a essayé de me faire passer pour un bouc émissaire sachant que les problèmes de management ne se sont pas situé à mon niveau mais au dessus, mais bien sûr un petit chef trouvera toujours quelqu’un pour lui faire porter le chapeau… d’autant plus facile lorsque c’est un hypersensible parce que il va avaler ça et en plus culpabiliser donc il ne risque pas de se rebeller… Je me suis mis dans mon mode martyr et je suis allé jusqu’au bout.

    Comme @Margotton ou d’autres ici, je préfère déjeuner en paix seul et ensuite marcher un peu à la pause déjeuner. c’est apaisant permet de méditer un peut et surtout de faire un break dans la réception des émotions des autres.

    Le dernier burn out a été très dur, je vivais une belle histoire avec une autre hypersensible et lorsque j’ai sombré dans la dépression elle a sombré avec moi… sa dépression plus la mienne , plus ma maladie ça a été trop pour elle , elle est partie de son côté… Le choc a été suffisamment violent sur les deux pour que nous en soyons sorti les deux en pleine conscience. Le plus triste là dedans c’est que nous nous soyons perdus dans cette épreuve et que notre couple ait volé en éclat et que nous ne nous sommes plus retrouvés. Elle était très émotionnellement dépendante de moi et a souhaité vivre par elle même ce qu’elle n’avait jamais pu faire jusque là.

    Depuis avec la pleine conscience, j’ai appris le pouvoir de la méditation et des exercices de respiration, et des longues marches au calme qui permettent de contrôler un peu mieux les émotions et de réguler la tension artérielle tout aussi bien que des produits chimiques sans porter atteinte à notre corps. forcement ce genre de méthodes ne doit pas trop plaire au corps médical, parce que tout est gratuit et en nous.

    Pour moi aussi la tension n’était qu’un symptôme traduisant l’anxiété et les tensions nerveuses et douleurs dorsales aussi qui ne traduisaient que la révolte du cerveau contre la situation … c’est là qu’on voit les limites de la médecine symptomatique… on peut traiter les symptômes, tant qu’on ne traite pas les causes ça ne sert à rien…
    Il est aussi très important d’apprendre à écouter ce que nous dit notre coeur et notre corps parce que si on ne les écoute pas, tôt ou tard ils vont se rappeler à notre bon souvenir et le rééquilibrage risque d’être violent.

    Maintenant ça va beaucoup mieux, je me sens mieux, beaucoup plus sûr de moi et appaisé, mais c’est un mix de méditation, d’exercice et de l’apport de lucidité de la pleine conscience… une fois en pleine conscience on ne peut plus se mentir à soi même, on doit choisir et accepter ses choix et s’ils sont inacceptables en faire de nouveaux quitte à changer de vie

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    Anonyme
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    @

    @monica, excellent. Oui, quand le mental est fort, on tient et quand c’en est trop, c’est le corps qui prend le relais pour dire, Ehoh ! Stop !

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    Mireille
    Participant
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    @mireille

    @Margotton Merci pour ton témoignage … tu écris  » je n’arrive plus à tenir parfois. Vidée. Vide tellement j’ai donné  » … j’ai envie de te dire  » donne-moins  » – reflexion peut-être réductrice mais logique.
    Je te propose de réviser le triangle dramatique de Stephen Karpman https://fr.wikipedia.org/wiki/Triangle_dramatique et surtout le triangle des gagnants ! essaie de trouver un juste milieu – Prends conscience de ce qui se joue en toi et définie une ligne de conduite –

    Dans toutes les écritures et à toutes les époques, il n’a jamais été question de sacrifice de soi pour obtenir la rédemption , on ne peut donner que ce que l’on a – Donne-toi à toi, nourris tes besoins avant de nourrir ceux des autres.

    Une citation dit que  » l’homme n’est pas fait pour travailler, la preuve, c’est que ça le fatigue  » – Si donner, donner et donner te fatigue à ce point, et je peux le comprendre, avec le recul, je te suggère vivement de savoir déjà à qui tu donnes ? comment tu donnes ? il y a un équilibre à trouver et ça commence par te respecter toi-même.
    Tout ça sont des mots … le tout c’est que ça ne devienne pas des maux …
    (la pratique des accords Toltèques peut t’apporter une aide précieuse)
    Fais au mieux pour toi déjà avant de faire au mieux pour les autres – ça n’enlève en rien la bienveillance et l’empathie –

    Et comme le dit le proverbe, « quand un homme a faim, mieux vaut lui appendre à pêcher que de lui donner un poisson ». S’il existe des variantes (par exemple, on trouve aussi le proverbe africain « Si tu donnes un poisson à un homme il mangera un jour; si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours ») le sens de ce proverbe reste indiscutablement celui de l’autonomisation: apprendre à se nourrir plutôt que de simplement donner à manger.

    Bien à toi

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 8 mois par Mireille.
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    Philippe
    Participant
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    @philippe33600

    @Mireille a raison

    @Margotton : Avant de pouvoir donner aux autres il faut pouvoir donner à soi même. Avant d’être bien avec les autres il faut déjà être bien avec nous mêmes. Je te livre mon expérience et ce que j’en ai appris, peut-être est-ce que ça t’aidera

    Notre tendance naturelle est de nous mettre en mode martyr, c’est à dire tour donner pour les autres sans penser ni en garder pour nous même. Le résultat est que à moment donné nous finissons vidés de notre énergie, surtout si nous n’avons personne à côté pour prendre soin de nous, de nous en redonner et pour nous dire stop, parce que on peut voir venir le burn out des autres, on ne verra jamais venir le notre avant qu’il ne soit trop tard.

    Mes expériences de burn out c’est que on tient et comme on peut être solides et consciencieux parce que nous sommes des professionnels on peut aller jusqu’au bout de nous même… On se sent faiblir et fatiguer on ne sent par arriver le point de rupture et dans mon cas le point de rupture s’est produit du jour au lendemain. Pour certains ce sera ne plus pouvoir se lever, pour d’autres rentrer dans des pleurs à n’en plus finir parce que les nerfs ont lâché,ou bien pire… Pour moi le dernier burn out s’est manifesté par une crise de tétanie… tous les muscles se sont bloquée un par un ce qui était gênant et encore plus parce que je conduisais seul et sur l’autoroute et que j’ai failli me planter… Je me suis arrêté et j’ai pris quasiment une demi heure pour reprendre mon calme et je suis rentré tant bien que mal à la maison avec le dos complètement bloqué.

    Donc effectivement il faut faire un travail sur nous même et nous dire que nous avons d’abord besoin de temps et d’ énergie pour nous avant de pouvoir en consacrer aux autres.

    Nous pouvons – et devons aider – les autres, les conseiller, les écouter mais en aucun cas nous ne devons être leur béquille ou les porter sur notre dos. Nous devons leur apprendre à marcher et les accompagner, pas marcher à leur place… rien que si nous faisons ça nous perdrons bien moins d’énergie et en plus nous aiderons des gens à devenir autonomes et non plus dépendants… c’est donc du gagnant-gagnant même si celui qui est aidé au début ne le voit pas dut tout comme cela et qu’il s’accroche à vous comme à un rocher…

    Notre problème c’est d’être comme une barque, nous pouvons porter pas mal de choses mais si nous chargeons au dessus de la limite nous coulons et tous ceux qui étaient dessus couleront avec nous aussi parce qu’ils n’ont pas appris à nager par eux même. Donc nous n’aurons finalement sauvé personne et en plus nous nous serons sacrifiés pour rien, donc nous pouvons abandonner le sentiment de culpabilité qui nous pousse à essayer de sauver tout le monde.

    Et bien entendu, les gens qui ne veulent ni être sauvé, ni être aidés nous ne pouvons rien faire pour eux. Ils ont leur libre arbitre et c’est leur droit de ne pas souhaiter se sauver, nous pouvons proposer essayer de leur montrer leur situation et leur proposer notre aide, nous n’avons pas à essayer de les sauver de force.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 8 mois par Philippe.
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    roald
    Participant
    • Sujets : 22
    • Réponses : 549
    @neronlevelu

    Genre d’article qui apparaisse de plus en plus et assez demosntrateur que cela touche tout le monde https://www.linkedin.com/pulse/incoh%25C3%25A9rences-qui-ne-m%25C3%25A8nent-nulle-part-patrick-bouvard

    Francis
    Participant
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    @francis77

    @margotton ma compagne est « maîtresse » en maternelle, et passionnée comme tout enseignante de son entourage.
    J’insiste sur la composante féminine de cet entourage car je perçois à travers ses confessions qu’il leur manque ce flegme masculin pour les aider à prendre du recul.
    Je ne l’invente pas, ma compagne elle-même se prend à évoquer avec nostalgie une époque à laquelle elle avait un directeur sans doute moins engagé, mais plus soucieux du bien-être de chacun.
    Depuis un peu plus de 2 ans elles ont une directrice volontaire, compétente, un leader.
    Seule ombre au tableau, c’est un soldat.

    L’éducation nationale accumule les transformations en prenant exemple sur les modèles du secteur.
    Malheureusement, cela se traduit par de nouvelles instructions qui génèrent réunions sur réunions, travail à la maison et stress.
    Car ces professionnels passionnés (et je n’ai aucun doute que ce soit pareil dans les autres métiers/vocations) n’ont pas appris à prendre du recul.

    Tenir nécessite de leur part de lâcher du leste avec le risque de compromettre les bases de leurs élèves. Notre avenir.
    J’ai appris avec le temps et les épreuves qu’il faut avant tout se préserver pour rester en mesure d’aider les siens.
    Cela peut passer pour de l’égoïsme. C’est pourtant la meilleure façon d’aider dans la durée.

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    Francis
    Participant
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    @francis77

    @neronlevelu J’ai eu la chance de travailler avec Patrick Bouvard et je ne peux que conseiller la lecture de ses articles et de sa communauté RH Info (j’en ai aussi écrit un avec son aide).

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 8 mois par Francis. Raison: Erreur sur la mention de l'interlocuteur
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    Anonyme
    Inactif
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    @

    Merci pour vos conseils bienveillants et généreux (j’avoue, je ne lis pas les messages trop longs en revanche)
    Toutefois, tout ce que vous dîtes, c’est acté pour moi depuis bien longtemps ! J’ai une certaine distance déjà mais là ou mon empathie, mon bon sens me desservent en m’abîmant dans un monde du travail sur la tête, elle fait aussi de moi l’enseignante que je suis et que je souhaite rester. Entière, présente, impliquée. La mise à distance, j’en vois, certains sont même distanciés dès leurs débuts. Je n’ai pas choisi ce métier pour ça.
    Je parle de ce que je connais encore une fois, je ne dis pas que je suis plus à plaindre que dans d’autres secteurs.
    La perte de bon sens dans le milieu du travail dans la société actuelle, éducation nationale comprise, c’est ce qui me coûte le plus c’est clair ! On est nombreux

    En commençant ce post j’ai bien pointé que je soulève ici la part problématique de mon métier. Il y a aussi toute la part très positive, enrichissante… S’il fallait recommencer, je referais la même chose !

    J’ai avancé sur la question depuis le lancement de ce post il y a quelques semaines. J’envisage un temps partiel ;o)

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    Philippe
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    • Réponses : 119
    @philippe33600

    Le temps partiel est une bonne solution… j’y suis passé contraint et forcé pendant ma convalescence et je dois dire que avoir un peu de temps libre pour soi en semaine fait du bien.

    Pour ceux qui le peuvent le télétravail peut aussi apporter des bouffées de tranquillité ( évidemment pour l’enseignement ça ne marche pas) ça permet de travailler au calme en étant soustrait des émotions des autres dans un environnement rassurant qui est notre chez nous. ça peut aussi être une solution pour baisser son niveau de tensions et de stress.

    L’essentiel est par contre de trouver un travail qui nous intéresse et qui soit suffisamment varié pour ne pas nous lasser et pour ceux qui ont cette chance, c’est un vrai bonheur 🙂

    Virginie
    Participant
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    • Réponses : 6
    @vivi

    Le travail, long débat ou combat..En ce qui me concerne, c’est une lutte de tous les instants…Comment être accepté dans sa différence quand on est hors cadre, hors normes? Je pense que le monde du travail n’est pas encore prêt pour les HP. Depuis l’obtention de mon diplôme d’assistante sociale, j’ai toujours travaillé (une valeur très haute dans ma famille) et je suis toujours à l’emploi dans la même boite de 18 ans, un record pour moi. Défendre les opprimés, l’injustice, la recherche perpétuelle du juste équilibre social m’ont permis de tenir le coup mais à quel prix??? Il y a quelques mois, ma collègue m’a dit que j’étais « un monstre »…pas avec des ailes ni parce que je crache du feu mais parce je travaille trop, je réfléchis trop vite, trop de sens critique….Le terme fut pour moi très choquant. Je mange seule car la vie sociale avec des personnes à l’esprit étriqué, qui ne sont pas vraies ne me convient pas. Seulement 2 personnes savent que je suis un petit zèbre, les autres…pas envie de leur dire car les moqueries et autres remarques cinglantes me transformeraient vraiment en petit monstre qui crache du feu. Aussi, je recherche un autre job, espérant trouver un environnement professionnel épanouissant où je ne m’ennuie pas, où mes collègues ne sont pas atteints « d’incontinence verbale » et où mon plein potentiel peut-être exploité. Cet épisode professionnel parmi tant d’autres m’a permis d’avancer et de me remettre en question sur mes choix. C’est vrai qu’il est très difficile de trouver sa place au sein d’une entreprise. Je suis aussi heureuse de ne pas être seule à vivre ces moments difficiles car j’avais parfois la nette impression d’être seule dans la savane. Et ce sentiment de solitude était parfois lourd à porter. J’avance donc dans la recherche de mon eldorado professionnel…pourvu qu’il existe! On ne lâche rien, jamais!

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    roald
    Participant
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    @neronlevelu
    Philippe
    Participant
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    @philippe33600

    @vivi

    Travailles d’abord pour ta satisfaction. tu dois pouvoir être en paix avec tes valeurs. c’est toi qui dois regarder ton visage dans la glace chaque matin pas les autres, et tu dois être fière de celle que tu y vois 🙂
    Tant que tu ne sors pas du cadre de tes attributions ou du cadre légal, même si tu agaces, parce que tu es un monstre personne n’osera contrer un bulldozer de travail… quelque part ça doit arranger les autres parce que si tu bosses à ta pleine vitesse, les autres peuvent se reposer sur toi voire se la couler douce…

    Je déjeune aussi seul ou avec des personnes que je choisis pour m’apporter de la fraicheur ou pour une conversation stimulante. Pas envie de partager mon temps avec des gens qui râlent sur leur sort,ou qui passent une heure a parler de leur nouvelle voiture ou tondeuse à gazon…

    Ca fait très longtemps que j’ai assumé ma différence… dès l’école primaire j’étais le premier de la classe, cet être bizarre que on tient à distance dès fois que ce soit une maladie contagieuse et de toute façon on n’avait pas grand chose à se dire : nos centres d’intérêt n’avaient rien en commun et ils ne comprenaient pas ce que je disais non plus, et je ne comprenais pas pourquoi ils ne comprenaient pas… Je communiquais plus avec les adultes que avec mes semblables… enfant j’arrivais à être en phase avec les adultes et parler politique, des sujets d’adultes en général et n’était jamais à la table des enfants dans les repas de famille.

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