Femmes à haut potentiel: un déni sociétal de l’intellect au féminin?

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  • Anne
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    @baudelairienne

    J’ouvre ce sujet grâce à la réflexion de @Kim dans ce sujet-là: https://www.atypikoo.com/forums/topic/decouvrir-son-atypisme-tardivement/ mais aussi parce que, hasard ou coïncidence, la très juste réflexion de Kim rejoint mes questions, et aussi ma colère, sur la façon dont notre genre invalide parfois nos problématiques de personnes à haut potentiel, voire peut nous exclure de toute démarche diagnostique.

    J’ai ce sentiment bien amer qu’en tant que femmes, même lorsque les faits sont là, le monde social se refuse toujours à nous accorder un quelconque potentiel intellectuel. Comme si du fait d’être femmes, on devait être biologiquement programmées à être sottes et se questionner uniquement sur sur notre couple ou notre physique (je grossis un peu le trait, certes, mais malheureusement on nous résume bien souvent à ça).

    Ca part de mes interros de mathématiques où au troisième 19/20 l’enseignant m’accuse carrément de tricher, une fille plus douée en mathématiques que les garçons de sa classe ce n’est pas « classique ». Même chose plus tard en cours de philosophie au lycée, où l’enseignant estime ma réflexion trop poussée, c’est forcément mon père qui rédige mes dissertations… Jusqu’à ces vernissages (je travaillais alors dans la médiation culturelle) où mes collègues masculins étaient invités à se joindre à des débats passionnés sur l’Art lorsqu’on me demandait essentiellement de commander les petits fours, mettre un joli tailleur et accueillir les gens…

    Bref, je ne vais pas citer toutes ces expériences de vie où clairement j’ai eu l’impression qu’on me niait toute capacité intellectuelle, on pourrait en faire un roman en 15 tomes, mais j’ai ce sentiment que lorsqu’on parle de HPI au féminin on se heurte à un problème de légitimité – ou de déni. Qui rejaillit aussi, finalement, sur la vie professionnelle où notre demande d’épanouissement intellectuel passe, au mieux, pour une bien vilaine arrogance.

    Dans l’espoir fou que cette pensée sociale évolue au cours des générations, je me suis livrée à une petite expérience avec mes élèves (15ans) lorsque j’enseignais: je leur ai demandé de choisir UN et UNE artiste, d’étudier leurs oeuvres et leurs parcours, et de faire un petit exposé sur ce qui était, à leur sens, le plus marquant sur les artistes choisis.

    Les choix d’artistes hommes étaient assez variés, artistes réalistes, cubistes, impressionnistes, artistes urbains contemporains… par contre, pour le choix d’artiste femme, ils n’en connaissaient qu’une seule: Frida Kahlo. Il y a déjà là un certain décalage.

    Sur ce qui était, pour eux, le plus marquant concernant les artistes choisis, là aussi un décalage: s’agissant des artistes masculins, on parlait de techniques, d’engagement politique pour certains, du sens des oeuvres etc. S’agissant de Frida Kahlo, elle était, dans ces petits exposés, résumée à son couple, aux infidélités de son mari et à sa stérilité. Toute la puissance expressive et la profondeur sensible de Frida gommées au profit d’une biographie à la Gala/VSD/Paris-Match en somme.

    Je me suis sentie si naïve de penser que, peut-être, les choses avaient pu évoluer, mais d’un autre côté comment blâmer ces jeunes de ne faire que reproduire les schémas et conditionnements qu’on leur impose?

    Avez-vous également, au cours de votre parcours, vécu des situations où votre intellect a été remis en cause du fait de votre genre? Et avez-vous trouvé des pistes, des moyens ou outils pour éduquer, sensibiliser, et faire un peu bouger les choses?

    Dans le domaine plus personnel, avez-vous parfois trouvé que vos capacités, votre curiosité et vos exigences intellectuelles ont nui à vos relations amicales ou amoureuses?

    Au plaisir de vous lire,

    A.

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    Anne-Lise
    Participant
    • Sujets : 3
    • Réponses : 59
    @anne-liseb

    Bonjour Anne, @baudelairienne, ravie de te retrouver ici !

    Oh, là, ça fait écho, ça bouillonne ! Ça me rappelle des choses que j’avais enfouies… La sidération de mes camarades en terminale (C, tant qu’à faire !), du fait que je sois la seule à avoir réussi cet exercice que le prof nous avait donné comme défit, mon prof de philo qui me met un 5 à un devoir maison, que je vais voir en fin de cours parce que je ne comprends pas, j’ai bossé dur et qui me répond qu’il me sanctionne pour avoir triché en le faisant faire par un adulte. Des exemples très proches des tiens, c’est très singulier…

    Professionnellement, ma première partie de carrière a été calme, j’étais aussi très prise par ma vie familiale, trois enfants en six ans, faut gérer, mais quand ils ont grandi et que j’ai pu m’y consacrer, ça a été plus compliqué. Déjà parce qu’on me renvoyait souvent le « mais t’a pas une famille ? » lorsque je revenais après le diner ou le week-end. S’investir dans son travail, c’est être une mauvaise mère. Déjà. Et puis après, certains hommes se sentent menacé, certains de tolèrent pas qu’on leur tienne tête (c’est comme ça qu’ils le pensent, moi, je en fais que débattre), sur leur terrain, celui de l’intelligence. Certains, pas tous, heureusement. Ils sont minoritaires même. Mais la société, elle, cautionne ces comportements, les acceptent sans broncher, y compris les femmes, peut-être même elles en premier, et là, je te rejoins, il reste du chemin.

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    Romarin
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    • Sujets : 54
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    @romarin

    Et combien de femmes cautionnent et travaillent à pérenniser cet situation ?
    En Afrique de l’Ouest, ce sont les grands-mères qui excisent les gamines.
    Chantres de la domination ; vecteurs du rapport dominés- dominants.
    Avec des amies comme cela, pas besoin d’ennemis.
    😉
    PS: on ne résoud pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendré.
    Albert Einstein.
    Conclusion ? Ouvrons les yeux, les oreilles et nos esprits… eux-mêmes formatés par un langage outil du rapport de domination…
    Mais si mais si c’est possible.
    Impossible n’est pas zèbre😉

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    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines et 4 jours par Romarin. Raison: Orthographe
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    éric
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    @ericsingulier

    @baudelairienne

    Bonjour anne,

    Des situations ou j’ai trouvé mon intellect à été remis en cause du fait de mon genre. Ben oui depuis toujours et encore à ton corps défendant dans l’énoncé de ton sujet :

    Ce qui sous entend que tout est une question de culture de milieu de norme de conditionnement, d’histoire de vécu et d’interprétation sous fond de malentendus.

    Donc tout petit, j’entends cette petite musique qui sous entend, atteste, confirme, prétend que l’homme est avant tout guidé par ses pulsions et qu’il est incapable de gérer la frustration et qu’il se comporte envers les femmes comme une brute, un dictateur, un tyran, violent, manipulateur qui trouve maintenant son apogée dans le fameux concept du PN, il me semble que depuis la démocratisation de ce concept il pousse des PN comme des champignons parmi la gente masculine. Je vois peu de cas énoncés de PN en mode féminin.

    Il existe donc un déni sociétal de l’intellect masculin sous forme de sensibilité et d’empathie envers autrui et d’intelligence à pouvoir dominer sa part animale qui est largement cultivée culturellement dans la société.

    Tout cela pour signifier que les préjugés sont légion, chez l’être humain et que tout société ou organisation demeure artificielle par définition et donc imparfaite, les malentendus sont la norme entre les individus et entre les sexes.

    Notre plus grand danger actuel, qui est le fruit de tout ce terreau d’incompréhension en réciprocité, engendre des nouvelles formes de combats et de justifications de guerres entre les individus sur tous les sujets et à tendance à favoriser le sectarisme et à diviser plus que de régler les malentendus en tout genre.

    Tout un chacun se sent alors légitime de revendiquer sa singularité et de vouloir l’imposer comme une norme en droit, ainsi la théorie du genre ne fait que cultiver dans l’esprit des nouvelles générations ce qu’on nomme et pratique maintenant en bio agriculture la confusion sexuelle.

    Mon intervention ne vient pas nier l’existence de la multitude de préjugés sous forme de la blonde écervelée, aux violences faites aux femmes, à la juste quête d’égalité en droit devant la société etc… et je n’ai jamais eu de conflit particulier avec les femmes, étant élevé dans une famille matriarcale ou je fus aimé et considéré et fort protégé par ma mère et grand mère maternelle, ou les hommes travaillaient au champs et ou les femmes menaient la maison et la bourse et décidaient pour les investissement et le budget, naturellement du fait que ma mère est plus intelligente et que mon père sait tout juste lire et écrire et n’a jamais voulu prendre de responsabilités au sein de la famille.

    Pour en revenir au sujet précis, c’est sur que les hommes tiennent au pouvoir économique politique et sociétal, c’est leur manière de créer et de se réaliser en quelque sorte. Et pour la petite histoire la manière disons culturelle de déconsidérer les femmes d’un point de vue rationnel et réaliste dans la vie des affaires de la pensée, vient sans doute de ce constat assez récurrent de la place que vient prendre l’affect dans l’esprit féminin du fait de sa sensibilité et de sa nature disons de mère potentielle, tandis que les hommes par culture et adaptation à la chasse au travail dur à la guerre etc à du pendant longtemps mettre en sourdine sa part affective et sensible pour pouvoir agir et privilégier l’action.

    Rien de péjoratif à constater que plus la part affective et sensible prend de l’importance dans l’esprit humain, plus la part irrationnelle peut brouiller la claire pensée et le réalisme que demande les situations d’urgence la gestion des crises et des dangers.

    De même il est vrai de constater qu’il existe une grande difficulté pour les hommes à parvenir à contrôler voir devenir maitres de la pulsion sexuelle et d’accepter la toute puissance féminine en matière de choix du partenaire. Ainsi la gestion de la frustration demeure le point central de toute évolution humaine et de la capacité à dépasser la colère la haine et la guerre ou la discrimination en tout genre.

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    Anonyme
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    @

    S’il y a un truc que j’ai appris, et dont j’ai bien du mal à me défaire, c’est bien le fait que les hommes savent toujours mieux que moi. C’est un sujet intéressant, j’aurais bien aimé en dire plus, mais là maintenant ça me semble impossible et extrêmement gênant, je repasserai peut-être ! Bises 🙂

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    Kim
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    @savonhelice

    @jj-mm En la matière, la « Nature » n’a rien à voir dans l’histoire ; même la différenciation morphologique est le fruit d’une différenciation sociale à la base. Il y a bien prédisposition, mais elle est le fruit d’une construction sociale.

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    Anonyme
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    @

    @savonhelice « même la différenciation morphologique est le fruit d’une différenciation sociale à la base »
    Tu peux expliquer, s’il te plaît ?

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    Freia
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    @freia

    Ce sujet et vos réflexions m’interpellent, et je me permets de poster ici la vidéo de Simone de Beauvoir (1975) qui ne traite pas de l’atypie mais de la condition féminine en général. Elle y aborde brièvement la genèse de ce déni sociétal (pour reprendre le titre).

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines et 4 jours par Freia.
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    Kim
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    @savonhelice

    @olie : En fait, selon la plupart des anthropologues aujourd’hui, il n’y avait pas à l’origine (mettons jusqu’à Homo Erectus en tous cas) de différence morphologique (ossature, musculature) significative entre femelles et mâles ; toute la tribu/horde participait à l’activité de chasse. C’est ensuite qu’une « spécialisation » est apparue, et que les hommes ont commencé à s’approprier les morceaux les plus « nobles » du gibier, tandis que les femmes et les enfants recevaient les abats. Du coup, le développement musculaire s’en est trouvé affecté, et c’est comme ça que la différenciation s’est développée et s’est conservée au niveau génétique (je simplifie beaucoup, il y a en vérité plus d’étapes que ça dans le processus, mais en gros voilà l’idée).

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    Anonyme
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    @

    @savonhelice Tu aurais des sources ? Parce que celles que je trouve parle de la théorie assez controversée d’une seule anthropologue. Enfin rien de bien fiable pour le coup.

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    Romarin
    Participant
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    @romarin

    Patric Jean a écrit « la loi des pères »

    Ici c’est une conférence qui fait le point sur le rapport homme-femme.
    Cela part de très loin, en terme d’études et de documentation ( 200 000 mille ans- expertise de l’ADN à l’appui)

    Ce qui est pris comme une cause est en fait une conséquence…
    Etc.
    Précision :
    « En tant qu’homme, je ne suis pas féministe, peut-être proféministe
    Une mode est récemment apparue dans la presse à propos des hommes qui se disent « féministes » et dont on présente l’engagement comme « essentiel » pour les droits des femmes. Il est temps de se demander si cette nouvelle habitude qui se veut bienveillante n’est pas finalement contre-productive. En tant qu’homme, je ne peux qu’observer que, même en dénonçant les inégalités, je reste membre d’une classe dominante qui me confère des privilèges que je ne peux pas toujours remettre en question individuellement. Ma connaissance de l’inégalité entre les sexes est donc celle d’un dominant, saupoudrée de connaissances théoriques. Comment pourrais-je croire que je mène le même combat qu’une femme qui vit cela au quotidien?
    Par
    Patric Jean »

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines et 4 jours par Romarin.
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    Kim
    Participant
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    @savonhelice

    @jj-mm : Ca, c’est une très vieille controverse 😉 Disons que dans l’argumentation « classique », on va souvent invoquer la « Nature » pour désigner une cause extérieure à l’humain, sur laquelle il n’a pas de prise. Or dans l’hypothèse présente, cet état « naturel » est induit par une construction sociale. Donc oui, ça a intégré » la « Nature » ; encore faut-il s’entendre sur ce qu’on met dans ce mot.


    @olie
    : Bon, visiblement, j’ai parlé un peu vite, l’hypothèse est plus controversée que je ne croyais. Pan sur le bec ! Ceci dit, je note que l’argumentation des détracteurs porte essentiellement sur la différence de taille, laquelle est effectivement commune à l’ensemble des primates : mais à mon sens, la taille n’est pas le seul facteur à prendre en compte.

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    Romarin
    Participant
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    @romarin

    François Poulain de la Barre, 17 eme siècle.
    En avance, oh combien! sur son temps!
    😉
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Poullain_de_La_Barre

    Si on se sent une petite paresse:
    «  Biographie Modifier

    D’abord étudiant en théologie, François Poullain de La Barre adopte la philosophie de Descartes. Il devient prêtre dans la région de Champagne avant de se convertir au protestantisme en 1688 (?). Après la révocation de l’Édit de Nantes, en 1685, il s’exile à Genève où il enseigne. Il est reçu habitant en 1688, puis bourgeois en 1716 de la République de Genève[1].

    Convaincu de l’injustice faite aux femmes et par l’inégalité de la condition féminine, il applique les principes cartésiens à la question des femmes et rédige de nombreux textes de philosophie sociale qui dénoncent les préjugés sexistes envers les femmes au xviie siècle, préjugés qui soutiennent les discriminations dont elles font alors l’objet. Ces textes font de lui l’un des champions de l’égalité sociale entre femmes et hommes et le précurseur des théories féministes.

    De l’égalité des deux sexes. Discours phisique et moral.
    En 1673, il fait paraître anonymement De l’égalité des deux sexes, discours physique et moral où l’on voit l’importance de se défaire des préjugez où il démontre que l’inégalité de traitement que subissent les femmes n’a pas de fondement naturel, mais procède d’un préjugé culturel. Il préconise que les femmes reçoivent une véritable éducation mais aussi de leur ouvrir toutes les carrières, y compris les carrières scientifiques.

    Le terme de « préjugé » est connu depuis le xvie siècle, François Poulain de La Barre est le premier à mettre en parallèle « préjugé » et « sexe »[2].

    Dans un autre ouvrage, toujours anonyme, De l’éducation des dames pour la conduite de l’esprit dans les sciences et dans les mœurs, Poullain de La Barre poursuit sa réflexion sur l’éducation des femmes, puis, quelques années plus tard, il défend avec ironie le point de vue sexiste répandu à son époque dans son ouvrage De l’excellence des hommes contre l’égalité des sexes par lequel il espère atteindre un plus grand nombre de personnes en ridiculisant les arguments patriarcaux.

    Bayle a avancé l’hypothèse que Poullain aurait réfuté sa propre thèse parce qu’il se sentait menacé, mais les arguments antiféministes poussés jusqu’à l’absurde incitent au doute en ce qui concerne la sincérité de cette « réfutation ». Aussi, la place de Poullain de La Barre dans l’histoire du féminisme varie-t-elle considérablement d’un auteur à l’autre.

    On doit à Poullain de La Barre la célèbre maxime L’esprit n’a pas de sexe. Simone de Beauvoir le cite en épigraphe au Deuxième Sexe en 1949 : « Tout ce qui a été écrit par les hommes sur les femmes doit être suspect, car ils sont à la fois juge et partie »[3]. »

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines et 4 jours par Romarin. Raison: Copié-collé développé du lien
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    Romarin
    Participant
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    @romarin

    Chez l’homo pas si sapiens que cela, les faits de Culture sont assimilés aux faits de Nature…
    Et ce mécanisme constitutif de l’inégalité est présente comme intangible car … «naturel ».
    Et ta soeur ?😉
    Il y a l’ADN; et il y a le phénomène d’adaptation à l’environnement.
    Puisque l’objectif d’une espèce est de survivre. Programme génétique.
    Mais… qui a dit que la survie est la vie?
    Sérieusement, au sein d’une population de «zèbres », si quelque chose est à retenir du champ social, c’est bien que ce n’est pas la même chose!
    Combien à témoigner du faux self?
    Donc d’une adaptabilité qui peut rendre malade?
    Alors, nature ou culture?
    Si les zèbres sont malades à cause du faux self, c’est parce que c’est dans leur nature de souffrir ?
    Mais t’as vu ça où ?
    😂😂😂

    Romarin
    Participant
    • Sujets : 54
    • Réponses : 1265
    @romarin

    Richet, le « père » du féminisme français selon Simone de Beauvoir.

    https://actu.fr/normandie/l-aigle_61214/le-fondateur-feminisme-leon-richer-est-ne-laigle-dans-lorne_26348465.html

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 61)
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