Femmes à haut potentiel: un déni sociétal de l’intellect au féminin?

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  • Anonyme
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    Il y aura toujours des Zemmour et ses adeptes, j’adore les études sociologiques sur les hommes qui pensent les femmes inférieures intellectuellement, je ne veux pas les embarrasser mais c’est logique, après tout mépriser la moitié de l’humanité forcément c’est révélateur d’un sacré problème d’estime de soi 🙂
    Je me dis souvent que cela commence par le choix du père de son enfant et de l’éducation qu’on lui donne, du boulot de l’éducation nationale et bien évidemment de la santé économique et sociale du pays dans lequel on vit parcequ’il ne faut se leurrer , dans des moments aussi pourris qu’une crise économique et ou sanitaire les femmes en prennent toujours plein les dents.
    Aux Etat-Unis après mee too des acteurs se sont vus blacklistés vous savez où leurs films et séries trouvent preneurs ? Sur une chaîne française qui se dit pour les femmes, tordant n’est ce pas ? .

    Précisions : Zemmour a été condamné pour injure et provocation à la haine, il est xénophobe, raciste, misogyne et homophobe hélas il n’est pas atypique mais il se retrouve dans un post Femmes à haut potentiel: un déni sociétal de l’intellect au féminin, sur un site qui se veut pour les atypiques ? je vais gerber

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    Anne
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    @hemera-82

    Retour à la question de départ, je vais en premier lieu vous faire part de mon témoignage personnel….
    la question du genre et des capacités (d’intelligence ? ) du cerveau féminin (le cerveau serait il genré ? ?) et de la société…

    Dans mon parcours scolaire, primaire et secondaire, clairement ma sensibilité, puis ma remise en question de la norme, de l’autorité (que je pouvais juger illégitime ! ), m’ont valu que quelque soit mes notes (bonnes en l’occurrence jusqu’en 4 eme ) ont toujours été reléguées au second plan derrière les appréciations de mon comportement (souvent « trop.. sensible, curieuse, bavarde, effrontée, réveuse » et sinon « pas assez….sérieuse, attentive, conciliante….et parfois un « dommage, a pourtant des capacités…. » ! )…
    Mais un garçon « dissipé », rebelle, aux bonnes notes n’aurait-il pas eu le même traitement ? est il question de genre ou bien de normes et d’adaptation scolaire ?

    à partir de la 4eme , ça se dégrade…. j’excelle ou je chutte… nette prédisposition cependant pour les matières scientifiques…. j’obtiens ou la reconnaissance, et grande estime de mes professeurs ou l’indifférence ou le mépris, parfois l’ humiliation, clairement j’insupporte parfois (ce qu’une de mes filles aura magnifiquement reproduit en forçant le trait! le tout ou rien du corps enseignants, mais jamais l’indifférence…).. Mais certains profs me défendent « corps et âme » et crie au massacre….
    Je ne suis pas certaine que les enseignants qui défendent les enfants/jeunes atypiques aient beaucoup de poids auprès de leurs collègues, car  eux-memes alors perçus comme atypiques ou hors -normes…bref ils n’ont pas pu faire grand chose pour moi…
    mon caractère et comportement dépassant toujours largement mes notes, même à 19 (en sciences, pas en langues !! ) !au lycée, je suis clairement intéressée par autre chose que ce qui ne m’interesse pas…
    donc je m’intéresse de près aux questions sociales, et humaines , j’expérimente ;-), les manif, les garçons, l’alcool etc…

    On me dirige vers un bac B, la série scientifique est davantage pour les gars (ben oui, là je l’entend !! ) et il faut être serieuse !

    Puis je pars vers le paramédical, après avoir fait un détour par un deug de sciences eco…
    prépa kiné : « Mademoiselle, vous n’y arriverez pas, « une seule personne est arrivée à obtenir le concours avec votre cursus en 15 ans, et c’était un garçon » !!! ok, j’ai tiqué sur « garçon »…. on m’a fait une réponse scientifique 😉
    J’ai eu le concours…et en kiné, les promos étaient quand même à peu près équilibrées garçons filles (à mon avis plus 2/3 – 1/3, presque la parité quoi ! )idem à l’hôpital ou en exercice….
    La question que je me suis souvent posée, est la suivante :
    mon parcours a t’il été davantage déterminé :
    -par mon genre et les préjugés sociaux liés,
    -par mon tempérament ( aspect sensible,  relationnel, existentiel…)… 

    ai-je développé mes compétences (au sens large, y compris dans le savoir être)  en réponse à mon environnement, ou aurais-je pu aussi faire un métier dans le scientifique si cet environnement avait été plus porteur ?

    Le combo « fille et atypique », c’est mieux ou pire qu’une seule des variables ? perso, je pense mieux…

    La seconde partie de la réponse était sur le plan perso, là aussi je pourrais en dire…. plus tard peut être….. et réflexions plus théoriques, plus tard aussi peut être :-)…

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    éric
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    @ericsingulier

    @baudelairienne

    Anne, il faut admettre que les relations humaines, sont remplis de malentendus par défaut de bon entendement.

    Il me semble, que perso j’ai jamais envisagé le potentiel intellectuel d’un être humain en fonction de son genre, c’est pour cela que ton concept me semble quel que peu surréaliste, d’autant plus que j’ai constaté maintes fois sur ce site que la grande majorité des hommes signifient leur attirance sapiosexuelle envers l’autre sexe. Pour la société au sens plus large, j’ai côtoyé pas mal d’humains pour rapidement constater qu’il existait si on peu dire une parfaite égalité dans la bêtise ou la méchanceté ou la malveillance ou la perversion entre hommes et femmes en tout genre.

    Je soulevais juste le fait du danger de ce genre de concept, et c’est ainsi que j’ai cité d’autres concepts ou préjugés, pour signifier un mal actuel de nos sociétés et démocraties et qui favorisent diverses formes de sectarismes, en ricochet et qui on tendance à brouiller la claire vision et entente. Il me semble que les égalités ou autres parités étant inscrites en droit, tout demeure maintenant une question d’application et de normalisation. Il semble difficile en effet de pouvoir statuer sur une notion de niveau d’intellect lié à un genre, sans compter que le genre est lui aussi remis en question etc…

    Tout cela pour dire qu’il existe bien des individus qui ne se sentent pas reconnus à leur juste valeur, ou qui revendiquent et qui luttent pour des causes disons relativement difficile à résoudre ou à quantifier dans les faits. C’est le genre de débat casse gueule par excellence et de théorie à piège intégré, tout autant pour les potentielles ou virtuelles victimes que pour les coupables en puissance. Il existera toujours dans toute société humaine qui demeure artificielle par définition toujours des injustices des perversions des manipulations des dominants des dominés des exclus des inadaptés des souffrants des humiliés et des adaptés à minima. Tout réside dans la capacité à chacun à résister à l’oppression la manipulation la désinformation, la normalisation, la victimisation.

    En résumé mon intervention se voulait éclairante et bienveillante sur les dangers de ce genre de concept, qui comme tous les autres partent bien sur d’un fond de réalité objective et vécu, mais qui peinent à passer dans la généralisation, sans engendrer d’autres malentendus, en d’autre termes peuvent nuire à l’évolution. Donc à manier avec des pincettes ce genre de postulat. Le souci dans ton approche c’est que par ricochet elle objective l’autre sexe en opposition, à ton corps défendant du moment que tu genre l’intellectuel humain. C’est pourquoi je me suis permis de citer les différents rapports humains ou l’homme est objectivé à d’autre niveau : la pulsion sexuelle, la violence physique, la Perversion Narcissique etc….

    PS : j’aime les femmes et je n’ai aucune envie ou intérêt de réduire un être humain …

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    Anonyme
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    En deux mots, le déni sociétal de l’intellect au féminin est équivalent au déni sociétal de la sensibilité au masculin.

    D’un côté on a des hommes qui prônent cette idéologie, et de l’autre des femmes (+ des hommes), youpi, les genres sont divisés et rentrent en collision.

    Anonyme
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    @

    Le piège dans lequel chacun tombe ? pire que l’éducation : les biais cognitifs YOUPI

    Première étape : stopper la généralisation non justifiée en tout genre pour chaque genre

    Deuxième étape : Zemmour pue le thqi, et faut arrêter hpi/thqi veut pas dire gentil/honnête/intelligent
    La majorité des hpi/thqi que j’ai rencontré étaient cons comme leurs pieds et bornés. la bétise c’est humain, hpi ou pas mdr

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    Jo
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    @bluemoon

    Pour en revenir au sujet du débat, le déni Social de l’intellect (des femmes) , il est bien réel, mais pas que pour elles, pour les hommes aussi, ce qu’on ne comprend pas dérange et heureusement pour nous , l’évolution va dans le bon sens, le sens d’une reconnaissance de l’intellect et des hauts potentiels .

    J’en vie presque les jeunes actuels, il y a plus de 45 ans, quand j’ai été détecté THQI, les eules solutions étaient l’asile et les médicaments à outrance,
    « heureusement » pour moi mon père trouvait qu’une bonne raclée me ramènerait dans le droit chemin avec une absence totale de compréhension, de qui j’étais, de quoi j’étais capable …

    J’aimerais avoir pour compagne de vie une de ces femmes haut potentiel, au moins nous aurions des chances de nous comprendre .

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    Anonyme
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    @

    @romarin J’ai pas tout compris mais merci pour le partage d’anecdote, par contre j’ai dû me faire mal comprendre, je voulais dire que c’est un truc qui découle d’expériences personnelles assez tristes dans le fond, et peut-être aussi d’une éducation pas terrible mais pour moi ce n’est pas vraiment représentatif du monde et des hommes qui m’entourent aujourd’hui. Enfin bref, donc j’ai longtemps eu cette impression, toujours d’ailleurs, c’est un truc qui reste et j’aimerais m’en détacher.
    Bises

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    Marie-Antoinette
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    @marie-antoinette1789

    @olie « Après si on va dans le sens de cette théorie, ça m’intéresserait de savoir qu’est-ce qui a fait que les femmes étaient effectivement moins bien nourries que les hommes. »
    Cela ne répond pas directement à ta question, parce que ce n’est pas pour les temps les plus anciens (et à mon avis la question est anachronique car on n’a aucun témoignage de l’organisation sociale, si ce n’est qu’elle semble très égalitaire avant le Néolithique), mais c’est un fait actuel que les femmes les plus petites sont dans les pays les plus inégalitaires parce qu’elles sont mal nourries, préférence étant donnée à l’alimentation des garçons. La différence de taille a très peu à voir avec l’origine ethnique, c’est la conséquence de choix sociaux. L’article suivant parle de l’alimentation en général, mais j’ai aussi lu un article sur le fait de nourrir moins bien les filles, je ne l’ai pas encore retrouvé.

    « 1,65 m au Bangladesh, 1,83 m aux Pays-Bas… L’alimentation accentue les disparités de taille des jeunes dans le monde » article du Monde du 10 novembre 2020
    « La génétique est le premier facteur qui vient à l’esprit quand il s’agit de comparer des tailles, mais les travaux de l’Imperial College montrent qu’elle n’apporte qu’une fraction de réponse, et ne permet pas de comprendre leur évolution au fil des décennies.
    Dans certains pays, les jeunes ont ainsi connu une croissance spectaculaire en une génération. C’est le cas en Chine, où les femmes de 19 ans ont gagné 6,1 cm en près de trente ans pour atteindre 163,5 cm en 2019. La croissance est encore plus marquée chez les jeunes hommes chinois et atteint 8,1 cm pour une moyenne à 175,7 cm. « Nous avons aussi observé que la taille des populations descendantes d’immigrés a tendance à converger en quelques générations avec celle du nouveau pays, ce qui renforce l’idée que la génétique ne joue qu’un petit rôle par rapport à la nutrition ou l’environnement », poursuit Andrea Rodriguez Martinez.

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    Anonyme
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    J’ai peu joué aux échecs, 2 fois en tout, 2 fois encouragée par deux hommes différents dans un jeu de séduction,  »genre cela te dit une partie d’échecs ?, tu ne sais pas jouer ou tu as oublié les règles ? allez je t’apprends ! ». 2 fois j’ai fait échec et mat et à chaque fois le même ressenti : les hommes n’aiment pas perdre contre des femmes qu’ils veulent mettre dans leur lit. Pendant quelques temps j’ai écrit des critiques littéraires dans un magazine, mon beau-frère qui est dans l’enseignement est persuadé que j’ai plagié mes critiques, il cherche toujours qui j’ai plagié 🙂
    Beaucoup d’autres exemples de refus, colère, incompréhension, méfiance etc mais en prenant gracieusement de l’âge je me suis aperçue que l’amorce était là, dans ces expériences récentes avec des gamins à l’école ou les profs découvrent interdits qu’ils traitent différemment les garçons et les filles, vous connaissez ce doc vu sur Arte ?
    Mais bon il y a du boulot

    @bluemoon
    : la personne qui m’a le mieux aimé était tout le contraire de moi parfois c’est juste une question d’amour et d’acceptation pas de ressemblance, heureusement pour moi 🙂

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    So
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    @so-zebre

    Anne, @baudelairienne, quel sujet !
    Je ne vais pas refaire le post : mes petits camarades (au sens neutre) ont déjà tellement et bien dit !
    Mes parents, et en particulier ma génitrice, m’ont expliqué que « fallait pas pousser en études, que ça sera juste une dot pour trouver un bon mari, et devenir reproductrice ! »
    Pour des parents sortis de rien, avec des bourses, notamment une mère Bac+2 mieux payée que le père Bac+5, c’est quand même très fort de machisme !!!!!

    Après mes années fastes jusqu’en Seconde (18 de moyenne générale), pendant ma crise d’adolescence, en Première scientifique, il a été question que je double, mais mes profs proposaient littéraire, « pour une fille, c’est bien littéraire ; et puis les années d’avance servent à redoubler quand c’est nécessaire ; pour une fille, à 18 ans, ça ne se verra pas ! ». Moi, fidèle à moi-même, j’ai protesté et demandé « Bac C ». Et, oh miracle, je l’ai eu du premier coup après 2 mois de travail en mai et juin. Après, 2 facs simultanément, on « laisse ça aux garçons, eux ils sont organisés pour ». Et ben, braves gens, je les ai faites simultanément les 2 facs, et pendant 7 ans, avec tous les diplômes obtenus sans redoubler !
    Oui mais, attendez, l’objectif initial a été perdu en cours de route : bah oui ! souvenez-vous, le bon mari et les enfants !
    Pendant ce temps, je suis passée de « ouvrier » à « cadre dirigeant » sans « e ».
    Je passe les critiques de la famille.

    J’ai constaté également que le milieu professionnel n’est pas tendre.
    Quand je suis devenu Responsable de département après le départ de mon collègue homme, les réunions inter-services étaient épiques. Dans le cadre des échanges d’infos, j’ai été traitée de tous les noms, y compris de « femme de ménage », ce qui est irrespectueux pour les femmes de ménage et pour moi. Jusqu’à être convoquée dans le bureau du DG pour tenter de me faire reconnaître que j’avais provoqué l’incident avec le Directeur Commercial face à moi, alors que je demandais les mêmes infos que mon prédécesseur. Je travaillais trop vite par rapport à un homme, j’avais trop d’humanité pour mes équipes, j’étais trop ceci ou pas assez cela.
    Même Directeur, et cadre dirigeant, seule femme d’un Comité de Direction, il m’appartenait d’amener le café et aller chercher les plateaux repas. Avec toujours des petites piques, machistes, qui faisaient que « oh toi, tu ne peux pas comprendre, tu es une femme ! » J’étais plus diplômée et plus expérimentée qu’eux mais j’étais une femme !

    Aujourd’hui, j’exerce des métiers dont les noms ne sont pas féminisés, de manière quasi indépendante, et c’est très bien ainsi. Ma différence est reconnue par ma Direction, au travers d’un comportement et d’une appréciation qui ont tendance à créer des jalousies parmi mes collègues. Mais ça ne me concerne pas. Je dis dès le départ à mes élèves que je suis atypique, non dans le sens HP, mais dans ma pratique, afin que nous communiquions le mieux possible.
    J’assume ma vie de célibataire et j’ai à mes côtés une jeune fille encore plus féministe et déterminée que moi, qui rêve de métiers exercés par des hommes.
    J’assume mes neurones compétitifs et aussi de réussir certains projets sans forcément travailler ou m’investir, parce que ils servent aussi à ça.
    J’assume d’être maître de ma vie, et certains hommes m’ont qualifiée avec étonnement ou admiration parce que j’envisageais des projets uniquement gérables par des hommes selon eux : le plus surprenant a été un ingénieur d’études venu sur le chantier de ma maison, qui me demande où est le « Monsieur ». Je lui réponds qu’ « il n’y a pas de Monsieur à mes côtés ». Alors il m’explique que le projet est déjà démesuré pour un homme, donc que « pour une femme », je suis « couil-lue » !……
    De la même manière, la semaine dernière, un couvreur venu sur le chantier pour un devis m’a dit au moins cinq fois à quel point mes yeux étaient jolis. A la fin, il m’a demandé ma profession, j’ai répondu « juriste » avec une jouissance non feinte. Il y a eu un silence avant qu’il ne prenne congé. Je n’ai jamais reçu son devis !

    J’ai le sentiment que nous dérangeons, parce que nous sommes femmes, et de surcroît parce que nous sommes atypiques.
    Je suis contre la discrimination positive, mais je m’aperçois qu’elle est le seul moyen de parvenir à faire bouger les lignes dans certains domaines. Donc je m’y soumets de mauvaise grâce.
    Je suis pour l’éducation non genrée des enfants, mais de façon délicate et intuitive. Dans sa classe, ma fille est la seule à en avoir bénéficié. Et elle est une belle jeune fille, bientôt jeune femme, intelligente, accessoirement hétérosexuelle (c’est son choix, et aussi l’éducation non genrée n’est pas synonyme de changement de genre ou d’affinité), très féminine, mais sans excès, très fière de ses qualités dites de femme : la délicatesse, la douceur, la grâce ; mais également très fière de ses qualités habituellement attribuées à des hommes : la détermination, la force, la répartie, la combativité, le courage ; et enfin de son empathie extrême et de son humanité, et il semblerait HPE.
    Elle n’a pas conscience qu’elle se heurtera au déni sociétal de l’intellect au féminin. Elle pense que sa détermination suffira à lui permettre de vivre la vie qu’elle choisira.
    J’espère que ce sera possible pour elle. En tout cas, je m’interdis d’avoir un quelconque avis à son endroit comme celui de mes parents autrefois. Je serai toujours là pour la soutenir et l’aider à trouver le biais pour sa réussite et son acceptation en tant qu’humain atypique, et non en tant que femme.

    J’espère que je ne vous ai pas saoulé avec ce long post.
    N’hésitez pas à protester, je viendrai trancher dans mon texte ! 😂

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    Marie-Antoinette
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    @marie-antoinette1789

    @so-zebre « A la fin, il m’a demandé ma profession, j’ai répondu « juriste » avec une jouissance non feinte ». Moi j’aime bien « Contrôleur des impôts »(pis après je rigole et je dis naaaaaaan, c’est pas vrai ! mais que aux hommes sympas 🙂 ).

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    So
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    @so-zebre

    @marie-antoinette1789, MDR !!!
    Parfois je dis : « prof… » et 3 secondes plus tard « … de droit ! »
    Le meilleur : « Moi, oh, médiateur, pourquoi ? » Et là, le môssieur devient tout blanc !
    Ça fait son petit effet, et surtout ça me fait beaucoup beaucoup rire intérieurement !!!! 😂😂😂

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    Anne
    Participant
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    @baudelairienne

    @bluemoon merci pour ce petit témoignage, c’est important de rappeler qu’au moins aujourd’hui on nous propose autre chose que la case hôpital psy directement et la médication à outrance (qui de toute façon sur les neuroatypiques ne sert pas à grand chose…). Je n’ose même pas imaginer les difficultés rencontrées par ta génération, ces échanges intergénérationnels sont précieux 🙂

    @vanille44 ne perds même pas ton temps et ton énergie à vomir sur ce genre de trucs, ça n’en vaut pas la peine 😉 De toute façon dès qu’on questionne quelque chose dans le champ des inégalités, il y aura toujours les oppresseurs (qui refusent de se reconnaître comme tels, n’est-ce pas Zemmour et sa clique… bref) pour venir se victimiser et user de leur habile habitude de manipulation afin de convaincre qu’ils sont des victimes des oppressions qu’eux-mêmes ont semées, ou tout du moins auxquelles ils participent volontiers, consciemment ou non. Notre énergie est précieuse et limitée, autant ne pas la leur donner 🙂

    Ton anecdote sur la partie d’échecs m’a fait tellement sourire! Cette anecdote me parle à 100%. Même contexte de « séduction », je jouais avec mon compagnon à l’époque. J’ai eu beau lui dire, qu’en plus, je jouais beaucoup avec mon père et faisais partie de clubs d’échecs plus jeune, il était toujours persuadé d’avoir 10 coups d’avance sur moi et qu’il allait forcément l’emporter. Il n’a jamais gagné, mais c’était toujours « parce que j’avais de la chance »… bien entendu…


    @hemera-82
    merci pour ton témoignage sur ton parcours, et pour tes questionnements qui ouvrent sur beaucoup de choses. Effectivement c’est parfois difficile de « faire le tri » dans tout ça et identifier la nature de certains rejets sociaux. Atypisme? Genre? Un peu des deux? On en questionne son identité aussi, quelle part de l’atypisme dans la construction de notre identité propre? Enfin là ça devient un autre sujet du coup.


    @so-zebre
    très beau témoignage, très fort aussi. Je constate dans ton parcours cette violence qui veut « brider » nos parcours de vie et nos aspirations à de simples questions de couple hétéronormé et reproduction finalement. C’est vraiment dur… Tes anecdotes me font aussi beaucoup sourire (d’un sourire amer), les « Où est le Monsieur », mon dieu, je les compte également par centaines. Pour la moindre décision, le moindre problème complexe à régler, il faudrait l’aval et l’accord du « Monsieur ». A la fois extrêmement infantilisant, et aussi complètement invalidant pour les couples de femmes. Je me gausse aussi (toujours avec amertume, je te rassure) d’être sur certains documents administratifs une « femme seule isolée » là où mes amis ont le droit d’être juste « célibataires ».

    Ton regard sur ta fille est touchant. C’est beau de voir que tu as su complètement mettre de côté « l’enfant idéalisé » et que tu la laisses se construire, faire ses choix, écrire sa vie, avec une telle liberté et une telle absence de jugements.

    « J’ai le sentiment que nous dérangeons, parce que nous sommes femmes, et de surcroît parce que nous sommes atypiques. » oui finalement on en vient à se demander si femmes et atypiques, on est pas déjà dans l’intersectionnalité.

    C’est intéressant que tu parles de l’éducation non genrée. C’est un sujet qui fait toujours débat aujourd’hui, et suscite beaucoup de peurs et craintes, souvent aux relents d’homophobie d’ailleurs, comme tu le soulignes. J’ai aussi bénéficié de cette éducation, et je dis bien « bénéficié » car c’est vraiment un grand bonus de pouvoir se construire sans schémas de genre établis. On voit souvent cette éducation comme uniquement féministe et non-profitable aux hommes, pourtant sortir des schémas de masculinité toxique est profitable à la construction et l’épanouissement de tous les hommes. De tous les humains d’ailleurs.

    En tout cas, vous pouvez être vraiment fières de vos parcours et votre détermination! 🙂

    Anne
    Participant
    • Sujets : 1
    • Réponses : 12
    @baudelairienne

    @marie-antoinette1789 j’adore! Je note, je vais devenir Contrôleur des impôts dans pas mal de situations grâce à toi 😉

    Anonyme
    Inactif
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    @

    allez un dernier pour la route :

    @baudelairienne
    je ne peux pas arrêter de m’indigner, apparemment mon MBTI, mon aspie et mon signe astrologique ( verseau ascendant taureau ) ne me donnent pas le choix….. Gamine je pestais contre ma mère parce que mes frères n’avaient pas de tâches ménagères ( aucune autre tâche non plus ), puis je râlais contre les religieuses qui nous logeaient dans des baraquement de chantiers à l’ancienne quand les garçons habitaient le manoir.
    Ce matin je me suis amusée à relever la condescendance d’un type persuadé que je ne savais pas ce qu’était une DDR.

    Et j’avais aussi relevé les éléments de langage de ces hypocrites vertueux que sont Zemmour et consorts mais ils en arrivent à être fascinants vaguement dégoûtants, un peu comme ses gens qui mangent l’épais truc blanc sur les rillettes.

    PS J’ai fini par épouser le 2ème type que j’ai fait échec et mat, parce qu’il a eu les boules certes mais m’a préparé un peu plus tard des gambas au cognac délicieuses 🙂 , je l’ai initié aux partages des tâches ménagères, à l’égalité d’éducation fille garçon mais il n’a jamais réussi à me faire apprécier la pêche et je n’ai jamais réussi à lui faire apprécier Barbara 🙂

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