Idées de débats Philosophiques pour aider des jeunes Zèbres

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  • Nathalie
    Participant
    @nathalsam

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    Bonjour,

    Dans le cadre de mon travail, je vais mettre en place des goûters « philo » pour aider des jeunes Zèbres en rupture avec la scolarité et/ou le système à réfléchir sur certaines de leurs difficultés et les aider à trouver des solutions. Par exemple, parler du mythe de la caverne de Platon pour réfléchir aux peurs et aux croyances limitantes et pouvoir leur donner quelques clefs pour s’en défaire.

    D’après vos expériences, avez vous des thèmes à me suggérer, pourquoi et comment ces prises de conscience vous ont aidé à avancer?

    En plus de m’aider dans l’accompagnement de ces jeunes, c’est un bon moyen je trouve de se dévoiler un peu et de faire connaissance ?

    Ça vous tente ?

    Belle fin de journée à vous ?

    Nathalie

    Monique
    Participant
    @fleursauvage
    • 50 messages atypiques Icon

    Je ne sais pas si ça correspond à ce que tu recherches, mais voilà une petite histoire que j’aime beaucoup…et qui devrait donner à réfléchir…

    Un homme tomba dans un trou et se fit mal.

    Un cartésien se pencha et lui dit :
    « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».
    Un religieux le vit et dit :
    «Vous avez dû commettre quelque péché».
    (NdJ ou encore le spiritualiste : c’est votre karma…)
    Un ingénieur calcula la profondeur du trou.
    Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.
    Un yogi lui dit :
    « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».
    Un médecin lui lança deux comprimés d’aspirine.
    Un psychologue l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans ce trou.
    Un pratiquant de la pensée positive l’exhorta :
    « Quand on veut, on peut ! »
    Un optimiste lui dit : « Vous auriez pu vous casser une jambe ».
    Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ! »

    Puis un enfant passa et lui tendit la main pour l’aider à sortir…

    Monique
    Participant
    @fleursauvage
    • 50 messages atypiques Icon

    Et un autre texte qui donne à réfléchir :

    Entre ce que je pense,
    ce que je veux dire,
    ce que je crois dire,
    ce que je dis,
    ce que vous voulez entendre,
    ce que vous entendez,
    ce que vous croyez comprendre,
    ce que vous voulez comprendre,
    et ce que vous comprenez,
    il y a au moins 9 possibilités de ne pas s’entendre.

    Monique
    Participant
    @fleursauvage
    • 50 messages atypiques Icon

    Et bien sûr ce texte que tout le monde connaît :

    Notre peur la plus profonde…

    “Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.
    Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.
    C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.
    Nous nous posons la question : « qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux, merveilleux ? »
    En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
    Vous êtes un enfant de Dieu.
    Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde.
    L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.
    Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.
    Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
    En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.”

    Discours de Nelson Mandela,
    Texte de Marianne Williamson.

    Nathalie
    Participant
    @nathalsam

    Aucun badge

    Merci beaucoup Monique ? Ce sont de beaux textes qui vont les amener à réfléchir sur plein de choses… Je prends avec grand plaisir et te ferai un retour de ce que cela leur a inspiré ?

    Belle fin de soirée à toi

    Nathalie

    Monique
    Participant
    @fleursauvage
    • 50 messages atypiques Icon

    Ok, alors en voilà encore d’autres…

    Celui-ci que j’avais déjà posté sur un autre post à destination d’un participant du forum, mais qui s’adresse évidemment à tous

    Un petit conte chinois :

    Un pauvre chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait : «  Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre. »
    Un jour le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion : « Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue ? Quel malheur ! » Le paysan se montra plus circonspect : « N’exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur ? Nous ne connaissons qu’un fragment de l’histoire. Qui sait ce qu’il adviendra ? »
    Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit. Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade.
    Les villageois s’attroupèrent de nouveau :
    « Tu avais raison ce n’était pas un malheur, mais une bénédiction.
    – Je n’irais pas jusque-là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ? Ce n’est qu’un épisode. Peut-on connaître le contenu d’un livre en ne lisant qu’une phrase ? »
    Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir 12 beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel. Qui pouvait le nier ? Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis.
    « Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas portés chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre. 
    – Voyons rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir. »
    Quelques temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, sauf l’invalide.
    « Vieil homme se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer.
    – Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul c’est si c’est un bien ou un mal. »

    Monique
    Participant
    @fleursauvage
    • 50 messages atypiques Icon

    Et celle-là aussi que j’adore…

    Les gros cailloux
    Un jour, un vieux professeur fut engagé pour faire une intervention sur la gestion du temps à l’occasion d’un  colloque international réunissant les plus brillants cerveaux d’entreprises du monde entier. Or, compte tenu de la richesse du nombre des intervenants, l’organisateur lui octroya seulement 15 minutes. Le vieux professeur hésita avant de répondre :  » Quel message délivrer en 15 minutes ? » puis, après mûre réflexion, il accepta.
    Le jour J est arrivé. Devant plus de 100 paires d’yeux tournés vers lui au centre de l’amphithéâtre, le vieux professeur, sans mot, commença par un regard circulaire à les regarder paisiblement et lentement puis il leur annonça :  » Nous allons faire une expérience. » Silence d’étonnement et de curiosité.
    De son cartable en cuir, il sortit un bocal ressemblant à un bocal de chimiste se terminant par un goulot puis, avec un geste lent, il y plaça à l’intérieur, un par un, des cailloux gros comme des balles de tennis. Quand le bocal fut rempli de cailloux, il se tourna vers  sa nombreuse assistance et demanda :  » Le bocal est-il plein ? »
    Tous répondirent sans hésitation :  » Oui » et il ajouta  » Vraiment ? »
    Alors, il replongea vers son cartable en cuir pour en extraire un sac de gravier qu’il versa dans le bocal jusqu’à ras bord. Et il demanda à nouveau :  » Le bocal est-il plein ? »
    Cette fois, la brillante assemblée ayant compris le sens de la démonstration répondit :  » Probablement que non ! » et il ajouta :  » Bien ! ».
    Puis, il y sortit de son cartable en cuir un sac de sable qu’il vida pour remplir le bocal et demanda :  » Le bocal est-il plein ? » . « Non » répondirent en coeur tous les participants.
     » Bien ! » dit le vieux professeur avec un brin de malice. Il saisit alors la carafe d’eau posée sur la table de conférence et il versa l’eau jusqu’à ras bord du goulot dans le bocal.
    Levant les yeux sur sa brillante assemblée, il posa la question :  » Qu’est ce que j’ai voulu vous démontrer à travers cette expérience ? »
    Parmi les chefs d’entreprise présents, l’un d’eux  ayant fait le lien avec le thème du jour  » la gestion du temps » leva la main et répondit :  » Oui, je crois avoir compris votre démonstration. Vous venez de nous démontrer que, même si notre emploi du temps parait déjà très plein , nous pouvons encore essayer de le remplir encore, comme avec le gravier, le sable et l’eau   pour être plus performants. »
    Avec un doux regard malicieux, notre vieux professeur se contenta de dire :  » Ce n’est pas ce que j’ai voulu démontrer. Alors, qu’est ce que j’ai démontré ? Voulez vous le savoir ? »
    Grand silence dans toutes les rangées de l’amphithéâtre, chacun ayant l’impatience de connaître enfin le pourquoi de cette étrange expérience.
     » Ce que j’ai voulu vous démontrer, c’est que, si je n’avais pas plaçé les gros cailloux d’abord, jamais je n’aurais pu tous les mettre dans le bocal ».
    Devant l’évidence de cette réalité, se fit un profond silence dans la salle.
    Et le vieux professeur de conclure :
     » Et vous, dans votre vie, quels sont vos gros cailloux ? Votre entreprise, votre famille, réaliser vos rêves ou encore autre chose ? Et que faites vous de vos gros cailloux sur votre agenda ?  »
    Et sous un tonnerre d’applaudissement, le vieux professeur quitta la salle en se contentant de lever une main de remerciement.

    Monique
    Participant
    @fleursauvage
    • 50 messages atypiques Icon

    Et encore une…

    Cadeau d’insultes

    Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu’il était encore capable d’affronter n’importe quel adversaire.

    Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.

    Ce jeune et impatient guerrier n’avait jamais perdu un combat. Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.

    Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi.

    Il se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues – y compris à ses ancêtres.

    Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l’impétueux guerrier se retira.

    Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de provocations, les élèves questionnèrent le Maître :

    – Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber votre lâcheté devant nous tous ?

    – Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à qui appartient le cadeau ? demanda le samouraï.

    – A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.

    – Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et les insultes, dit le Maître. Lorsqu’elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent toujours à celui qui les porte dans son coeur.

    Jo
    Participant
    @bluemoon
    • Organisateur atypique Icon
    • 50 messages atypiques Icon

    Bonjour,
    je fais moi même des soirée Philo, chez moi, que j’appelle des PhiloRhum, ce sont des Cocktails Philosophiques, n’étant pas littéraire à la base mais plutôt « Technicien » ce n’est pas évident, mais c’est justement pour ça que je fais le cocktail, on parle de tout mais avec un fil rouge philosophique.
    Je vais suivre les échanges avec attention .

    Monique
    Participant
    @fleursauvage
    • 50 messages atypiques Icon

    LE STRESS ET LE VERRE D’EAU…
    Une psychologue marchait vers le podium tout en enseignant la gestion du stress à une audience avertie.
    Comme elle a soulevé un verre d ’eau, tout le monde s’attendait
    à la question du « verre à moitié vide ou à moitié plein ».
    Au lieu de cela, avec un sourire sur son visage, elle demanda :
    « Combien pèse ce verre d ’eau? »
    Les réponses entendues variaient de 200 à 500 grammes.
    Elle a répondu :
    « Le poids absolu n’a pas d’importance.
    Cela dépend de combien de temps je le tiens.
    Si je le tiens pendant une minute, ce n ’est pas un problème.
    Si je le tiens pendant une heure, j’aurai une douleur dans mon bras.
    Si je le tiens pendant une journée entière, mon bras se sentira engourdi et paralysé.
    Dans chaque cas, le poids du verre ne change pas, mais plus longtemps je le tiens, le plus lourd, il devient ». »
    Elle a poursuivi :
    « Le stress et les inquiétudes dans la vie sont comme ce
    verre d ’eau.
    Pensez-y pendant un moment et rien ne se passe.
    Pensez-y un peu plus longtemps et ils commencent à faire mal.
    Et si vous y pensez toute la journée, vous vous sentez paralysés
    incapable de faire quoi que ce soit ».
    Pensez à déposer le verre.

    Monique
    Participant
    @fleursauvage
    • 50 messages atypiques Icon

    LES 3 PORTES DE LA SAGESSE.
    Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage. « Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie », demanda le Prince. « Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant, je veux bien te donner quelques indications…
    Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi. »
    Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire « CHANGE LE MONDE » « C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas. » Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent.
    Bien des années passèrent. Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : « Qu’as-tu appris sur le chemin ? » « J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas ». « C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. » Et il disparut.
    Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire « CHANGE LES AUTRES » « C’était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. » Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.
    Bien des années passèrent. Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur le chemin ? » « J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses. » « Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même.
    Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir. » Et le Vieil Homme disparut.
    Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots « CHANGE-TOI TOI-MÊME » « Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, » se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.
    Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : Qu’as-tu appris sur le chemin ? » « J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser. » « C’est bien, » dit le Sage. « Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise. » « C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. » Et il disparut.
    Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait « ACCEPTE-TOI TOI-MÊME » Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. « Quand on combat on devient aveugle, se dit-il. » Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
    Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur le chemin ? » « J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement. » « C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte. »
    A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut « ACCEPTE LES AUTRES » Tout autour de lui, il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu’il avait aimées comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.
    Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. « Qu’as-tu appris sur le chemin ? » demanda ce dernier. J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres, totalement, inconditionnellement. » « C’est bien, » dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse.
    Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte. Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut « ACCEPTE LE MONDE » Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda. « Qu’as-tu appris sur le chemin ? »
    « J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais.
    J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement. » C’est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde. » Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita.
    « Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence ». Et le Vieil Homme disparut.

    Texte de Charles Brulhart

    Monique
    Participant
    @fleursauvage
    • 50 messages atypiques Icon

    Le génie menteur ou les 7 miroirs de l’âme. 
     
    Il y avait une fois un jeune prince qui trouvait les gens autour de lui méchants et égoïstes. Il en parla un jour à son précepteur qui était un homme sage et avisé et qui confia une bague au prince. 
     
    – “Cette bague est magique. Si tu la tournes trois fois sur elle-même, un génie t’apparaîtra. Toi seul le verras. Chaque fois que tu seras insatisfait des gens, appelle-le. Il te conseillera.
    Mais fais attention : ce génie ne dit la vérité que si on ne le croit pas.
    Il cherchera sans cesse à te tromper.” 
     
    Un jour, le prince entra dans une violente colère contre un dignitaire de la cour qui avait agi contre ses intérêts. Il fit tourner trois fois la bague. Aussitôt, le génie apparut: 
    – “Donne-moi ton avis sur les agissements de cet homme, dit le prince.”  
    – “S’il a fait quelque chose contre toi, il est indigne de te servir. Tu dois l’écarter ou le soumettre.” À ce moment, le prince se souvint des paroles étranges de son précepteur. 
    – “Je doute que tu me dises la vérité”, dit le prince. 
    – “Tu as raison”, dit le génie, “je cherchais à te tromper. Tu peux bien sûr asservir cet homme, mais tu peux aussi profiter de ce désaccord pour apprendre à négocier, à traiter avec lui et trouver des solutions qui vous satisfassent tous deux.” 
     
    Parcourant un jour la ville avec quelques compagnons, le prince vit une immense foule entourer un prédicateur populaire. Il écouta un instant le prêche de cet homme et fut profondément choqué par des paroles qui contrastaient violemment avec ses propres convictions. Il appela le génie. 
     
    – “Que dois-je faire ?” 
    – “Fais-le taire ou rends-le inoffensif”, dit le génie. “Cet homme défend des idées subversives. Il est dangereux pour toi et pour tes sujets.” Cela me paraît juste, pensa le prince. Mais il mit néanmoins en doute ce que le génie avait dit. 
    -”Tu as raison”, dit le génie, “je mentais. Tu peux neutraliser cet homme. Mais tu peux aussi examiner ses croyances, remettre en cause tes propres certitudes et t’enrichir de vos différences.” 
     
    Pour l’anniversaire du prince, le roi fit donner un grand bal où furent conviés rois, reines, princes et princesses. Le prince s’éprit d’une belle princesse qu’il ne quitta plus des yeux et qu’il invita maintes fois à danser sans jamais oser lui déclarer sa flamme. Un autre prince invita à son tour la princesse. Notre prince sentit monter en lui une jalousie profonde. Il appela alors son génie. 
     
    – “Que dois-je faire, selon toi ? “ 
    – “C’est une crapule”, répondit le génie. “Il veut te la prendre. Provoque-le en duel et tue-le. ”
    Sachant que son génie le trompait toujours, le prince ne le crut pas. 
    – “Tu as raison”, dit le génie, “je cherchais à te tromper.
    Ce n’est pas cet homme que tu ne supportes pas, ce sont les démons de tes propres peurs qui se sont éveillés quand tu as vu ce prince danser avec la princesse. Tu as peur d’être délaissé, abandonné, rejeté. Tu as peur de ne pas être à la hauteur. Ce qui se réveille en toi dans ces moments pénibles te révèle quelque chose sur toi-même. “

    À l’occasion de la réunion du grand conseil du royaume, un jeune noble téméraire critiqua à plusieurs reprises le prince et lui reprocha sa façon de gérer certaines affaires du royaume. Le prince resta cloué sur place face à de telles attaques et ne sut que répondre. L’autre continua de plus belle et à nouveau le prince se tut, la rage au cœur. Il fit venir le génie et l’interrogea. 
     
    – “Ôte-lui ses titres de noblesse et dépouille-le de ses terres”, répondit le génie. “Cet homme cherche à te rabaisser devant les conseillers royaux.” 
    – “Tu as raison”, dit le prince. Mais il se ravisa et se souvint que le génie mentait. 
    – “Dis-moi la vérité” continua le prince. 

    – “Je vais te la dire”, rétorqua le génie, “même si cela ne te plaît pas. Ce ne sont pas les attaques de cet homme qui t’ont déplu, mais l’impuissance dans laquelle tu t’es retrouvé et ton incapacité à te défendre.” 
     
    Un jour, dans une auberge, le prince vit un homme se mettre dans une colère terrible et briser tables et chaises. Il voulut punir cet homme. Mais il demanda d’abord conseil au génie. 
     
    – “Punis-le”, dit le génie. “Cet homme est violent et dangereux.” 
    – “Tu me trompes encore”, dit le prince. 

    – “C’est vrai. Cet homme a mal agi. Mais si tu ne supportes pas sa colère, c’est avant tout parce que tu es toi-même colérique et que tu n’aimes pas te mettre dans cet état. Cet homme est ton miroir.” 
     
    Une autre fois, le prince vit un marchand qui voulait fouetter un jeune garçon qui lui avait volé un fruit. Le prince avait vu filer le vrai voleur. Il arracha le fouet des mains du marchand et était sur le point de le battre lorsqu’il se ravisa. 
     
    – “Que m’arrive-t-il”, dit-il au génie. “Pourquoi cette scène m’a-t-elle mis dans cet état ?” 
    – “Cet homme mérite le fouet pour ce qu’il a fait”, répondit le génie. 
    – “Me dis-tu la vérité ?” 
    – “Non”, dit le génie. “Tu as réagi si fortement parce que l’injustice subie par ce garçon t’a rappelé une injustice semblable subie autrefois. Cela a réveillé en toi une vieille blessure.” 
     
    Alors le prince réfléchit à tout ce que le génie lui avait dit. 
     
    – “Si j’ai bien compris”, dit-il au génie, “personne ne peut m’énerver, me blesser ou me déstabiliser. 

    – “Tu as bien compris”, dit le génie. “Ce ne sont pas les paroles ou les actes des autres qui te dérangent ou que tu n’aimes pas, mais les vieux démons qui se réveillent en toi à cette occasion : tes peurs, tes souffrances, tes failles, tes frustrations. 

    Si tu jettes une mèche allumée dans une jarre d’huile, celle-ci s’enflammera.
    Mais si la jarre est vide ou qu’elle contient de l’eau, la mèche s’éteindra d’elle-même. 

    Ton agacement face aux autres est comme un feu qui s’allume en toi et qui peut te brûler, te consumer, te détruire.
    Mais il peut aussi t’illuminer, te forger, te façonner et faire de l’autre un allié sur le chemin de ta transformation.
    Toute rencontre difficile devient alors une confrontation avec toi-même, une épreuve, une initiation.”

    “J’ai besoin de savoir encore une chose”, dit le prince.
    “Qui es-tu ?
    – “Je suis, moi aussi, ton reflet dans le miroir.” 
     
    Charles Brulhart

    Anita
    Participant
    @anita72
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    Merci Infiniment Monique pour le partage de cette Histoire … Très Bonne Soirée à toi , Monique @fleursauvage

    Jo
    Participant
    @bluemoon
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    Bonsoir @fleursauvage , puis-je me servir de tes histoires pour mes soirées PhiloRhum stp ?

    Monique
    Participant
    @fleursauvage
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    Bien sûr, Jo !
    Ce ne sont pas « mes » histoires, j’en ai même indiqué l’auteur quand je le connaissais. Ce sont des histoires qui appartiennent à tout le monde. On peut les trouver sur internet et je les ai gardées parce que moi aussi j’en utilise parfois soit dans mes cours, soit dans mes animations-nature ou autres activités, car j’aime aussi beaucoup les contes.
    Je les ai diffusées ici en réponse à la demande de Nathalie, mais bien sûr qu’elles sont à la disposition de tous les autres que ça peut intéresser !
    Plus elles amènent à réfléchir sur nos propres fonctionnements et à voir les choses autrement, mieux c’est… ;o)

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 26)
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