le sentiment d’être rejeté (e)

  • Mickaël
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    @mickadow

    Personnellement, je n’ai pas vraiment appris à gérer le sentiment de rejet, je le subis, chaque rejet est un mini traumatisme pour moi, qui s’additionne aux autres et augmente un peu mon aigreur.

    Ca me fait surtout très mal quand je n’en connais pas la raison (ou que les raisons sont des mensonges évidents, les gens pourraient au moins bien mentir ! Education minimum !).
    Si ça vient d’un impératif de la vie, c’est chiant mais c’est ok, alors que quand on ne sait pas.. l’imagination prend le relai et là ça part en cacahuète 🥜

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    JO
    Participant
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    @landais

    @lobelia
    Il n y as aucun soucis avec ta question rassure toi .
    Lorsque je dis « juger moi meme », c est pour moi un automatisme quelque chose de naturel et ce n est pas forcement négatif non plus, c est simplement une critique, une analyse des choses, des motivations de la personne, de ses intentions. Alors oui on peut évidement travailler la dessus. Mais c est pour moi quelque chose d instinctif, je ne le controle pas, je me pose pas la question de savoir « pourquoi ceci ou pourquoi celà ». Les réponses s’imposent a moi comme ces petits anges bons ou mauvais sur les epaules dans les dessins animés.
    Effectivement je juge les gens (par les gens je pensent a leurs comportement) mais ce n’est pas une démarche volontaire de ma part, c est réellement quelque chose que je subis…

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    Marie
    Participant
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    @balli

    Bonsoir,

    Le sentiment d’être rejeté est survenu très tôt, dès mon entrée à l’école. Je suis directement arrivée au CP, pas de maternelle, ni crèche auparavant! Mes parents voyageaient, je suivais.
    Là, çà a été le choc. Je n’aimais pas spécialement la compagnie d’autres enfants, ils me l’ont bien rendu.
    Je n’avais pas de prénom, c’était l’étrangère. Je me suis encore plus renfermée sur moi-même.
    Déménagement, le primaire s’est assez bien passé. Collège, l’enfer! J’étais toujours à côté de la plaque, j’ai développé une phobie de l’école. Je tombais dans les pommes chaque dimanche. Une horreur de devoir être avec des gens de mon âge. L’insomnie a débuté ce qui créé encore plus de décalage avec le monde extérieur. Etant extrêmement timide, inutile de dire que je me faisais embêter par les gros dur de l’école. Ma scolarité a été chaotique. Je n’étais dans aucun « clan » ne sachant pas quoi leur dire. La seule chose qui me faisait sortir de cette solitude (qui n’était pas pesante) était l’injustice générée sur d’autres personnes. Je ne pouvais pas m’empêcher de « régler » le problème de façon directe et violente ce qui engendra encore plus de rejet. ;
    Je me trouvais anormale ou plutôt on m’a fait sentir que je l’étais. J’avais des idées noires et oui j’ai voulu en finir.
    Par la suite, je ne me suis jamais senti à l’aise en groupe. J’ai l’impression de faire parti du décor, pas entendu. J’ai essayé mais ouais après on ne s’use plus. On attend la fin de la soirée.
    J’ai choisi un boulot ou on est seul donc je ne ressens plus ce rejet quand à ma « bizarrerie »
    Je ne m’oblige plus de rien afin de paraitre sociable. J’ai crée une carapace et beaucoup de choses glissent dessus. Alors oui, parfois je pense que cela me rend incomplète. J’ai très peu d’amis, tous de longues dates. Ils ont tous leur singularité et çà les rends touchants. D’ailleurs c’est l’un d’eux qui m’a dit de m’inscrire sur ce site.
    Je continue à apprendre sur moi grâce aux pistes que vous lancez.

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    Lobelia
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    @lobelia

    Merci pour vos réponses, votre sincérité et vos témoignages

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    Anne
    Participant
    • Sujets : 4
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    @hemera-82

    Pour moi le rejet est un comportement actif de celui qui rejette.
    Je le distingue donc de la non inclusion ou de ne pas avoir/trouver sa place dans un groupe ou auprès de quelqu’un….Dans ce cas là mon témoignage parlerait d’autre chose.
    Lorsque je vis ce sentiment de rejet, c’est qu’une relation différente existe auparavant, je vais donc me sentir rejettée par quelqu’un qui en d’autres temps m’accepte, avec qui j’ai une relation privilégiée,  et qui à un moment donné ne m’accepte plus… autrement dit, le rejet d’un étranger ou de quelqu’un avec qui je n’ai pas de lien privilégié me laisse indifférente.
    Par contre,  il y’a souvent un sentiment d’incompréhension e, d’incohérence, voire d’injuste qui s’ajoute au rejet. Car lorsque cela est compréhensible, ce n’est plus du rejet….

    Le rejet peut être « réel » ou perçu, de l’ordre de l’interprétation… Je lie la question de la perception du rejet chez moi à l’hypersensibilité, qui va parfois se manifester par une hypersusceptibilité….
    Pour autant, l’expérience m’a montré que lorsque je perçois ce sentiment de rejet, il est la très grande majorité des fois justifié -je ne me trompe pas ! – et même si l’autre en face n’a parfois même pas pris conscience de son état intérieur, mes antennes ont fonctionné avec un temps d’avance…

    Le rejet le plus complexe à vivre est le rejet dans la relation amoureuse, qui va se manifester par une distance physique, et surtout accompagné de non-dits , de refus de communication, voire d’agressivité… J’ai donc compris avec le temps que c’est au delà du besoin d’espace de chacun, c’est une rupture de lien, même transitoire,  qui est imposée et la question est quand ce rejet se vit dans l’intimité, n’est ce  pas aussi la relation dans son ensemble qui est à questionner…

    Quand au rejet au sein du groupe, dont vous avez beaucoup parlé… je ne le vis pas vraiment… Je travaille seule, je suis peu en contact. Je pense avoir une faculté d’adaptation au groupe aisée, mais pour autant, je me sens rarement intégrée, je n’en n’ai pas besoin, je ne me vis pas comme étant une personne importante dans le groupe, je suis toujours un peu en marge, en décalage.. je n’attend rien de ces espaces de groupes…je me rends compte aussi que le peu de groupes où j’évolue sont aussi des groupes où l’anticonformisme est important, où il y’a un espace pour la singularité de chacun, ce sont aussi des groupes informels, qui se font , se défont et qui n’ont pas une identité de groupe forte… du coup, je suis un peu comme un électron libre et peu concernée par le rejet dans ces espaces là… J’ai toujours eu dans ma vie des relations interpersonnelles fortes qui compensaient le fait de ne pas avoir sa place ou d’être en décalage dans un groupe, et peut être aussi la faculté d’être attirée par des personnes hors normes avec qui une relation était possible….

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    Jo
    Participant
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    @bluemoon

    une question @lobelia ,

    n’est ce pas aussi un soucis d’incompréhension de la part de l’autre, pas forcément du rejet ?

    Lobelia
    Participant
    • Sujets : 2
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    @lobelia

    @bluemoon

    oui, oui certainement Jo,

    voilà pourquoi je parle de ce sentiment qui est subjectif, et qui n’est pas forcément légitime par rapport à la situation objective

    après ya pas mal de personnes sympas ket bienveillantes ici,

    ce qui n’est pas le cas partout


    @hemera-82

    je suis en phase avec ce que tu exprimes dans ton dernier paragraphe,
    je m’y retrouve bien en fait

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    Jo
    Participant
    • Sujets : 58
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    @bluemoon

    La solution à pas mal de soucis, problèmes est pour moi la communication bienveillante, attentive @lobelia,
    encore faut il le vouloir bien sûr .
    à bientôt,
    Jo.

    So
    Participant
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    @so-zebre

    Pour rebondir sur ce qu’écrit Jo @bluemoon, je pratique la CNV dans la négociation, et je l’utilise également en classe, ce qui semble décalé pour certains, mais pas pour moi. C’est une évidence qui m’aide à vivre le moins de rejet possible à l’intérieur de ma classe et entre mes élèves et moi-même, mais aussi entre mes élèves et mes disciplines.
    Pour le reste, cercle restreint avec les très proches et distance de sécurité avec les « autres » ! 😉

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    Jo
    Participant
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    @bluemoon

    Tout à fait So @so-zebre,

    La CNV est un réel atout, pas forcément évident à pratiquer au quotidien bien sûr, mais ça aide beaucoup,
    ça ne résous pas Tout, mais cela désamorce pas mal de conflit, et en expriment nos ressentis de façon bienveillante,
    nous attrapons un équilibre, une sérénité qui aplanit encore plus les relations .

    Anonyme
    Inactif
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    • Réponses : 1
    @

    Le sentiment de rejet je l’avait peu au début de la vie car à l’école je réussissait toujours à me faire des amis il est survenu plus tard dans la vie d’adulte ainsi qu’au moment ou j’ai compris que toute relation était basé sur un intérêt, le monde du travail aussi et le pire étant celui des rencards car dans cette situation il n’y a pas que la façon d’être qui est rejetée mais surtout le physique chose qu’on ne pourra pas changer. De toute façon il y a trop d’abus de la part des femmes un jour elle le paieront chère

    Christelle
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    @lisa42

    J ai le sentiment d être rejeté donc maintenant d office je me tiens à l écart et me réfugie dans la solitude qui m apaise j ai appris à ne plus trop me soucier de ce que pense les gens mais ce n est pas facile

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    Claire
    Participant
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    @claye

    Salut @lobelia, j’imagine que tu connais Lise Bourbeau et son travail sur les 5 blessures (dont le rejet), mais dans le doute (et parce que je ne l’ai pas vu mentionné parmi tous les posts), je te pose la référence ici. Sa théorie peut sembler réductrice et elle ne convainc pas tout le monde, mais moi elle m’a aidé à une époque… ça fait pas mal écho au lien d’Anais @astarte sur les schémas précoces d’adaptation de Jeffrey Young (que je connaissais pas et j’ai trouvé la page super intéressante, merci Anais d’ailleurs)… Moi paradoxalement ce n’est pas tant le rejet que je ressens fréquemment mais l’abandon, mais j’ai l’impression que c’est une question de prisme…
    Généralement je m’adapte à la personne ou au groupe de personne pour ne pas être rejetée, je ne « fais pas semblant » (j’ai lu les posts à ce sujet), mais je fais ce que je pense qu’il faut faire pour ne pas être rejetée… sauf que ça marche un petit peu, mais sur une durée un peu plus longue, lorsque je côtoie la personne ou le groupe sur la durée… ça marche plus, parce que l’adaptation (ou sur-adaptation en l’occurence) ne marche pas sur la durée (pour moi en tout cas)… et la ou les gens se « désintéressent » et vont voir ailleurs, j’ai le sentiment qu’ils sont déçus et qu’ils se détournent (sentiment d’abandon), mais c’est hyper subjectif et ça se joue dans plein de micro-situations très variées… mais ce schéma du « waow elle est sympa » qui évolue en « trop bizarre celle-là » pourrait être vécu (j’imagine » sur le mode d’un rejet… d’où mon impression qu’il s’agit vraiment d’un biais construit probablement dans l’enfance et qui fait qu’on vit à répétition un sentiment qu’on va en fait provoquer… Parce que quand on déconstruit, on s’aperçoit qu’en fait par des faits/gestes/mots/attitudes inconscientes, on va provoquer ce sentiment jusqu’à avoir compris et déconstruit le schéma (en tout cas c’est comme ça que je fais pour me débarrasser de mon propre sentiment profond et récurrent qui est plutôt celui d’abandon…) Et déjà quand on se rend compte qu’en fait ce sentiment n’est pas systématiquement/nécessairement du fait de l’Autre (c’est l’autre qui rejette, qui ne nous accepte pas tel que nous sommes etc…) mais que c’est avant tout nous même qui ne nous acceptons pas et qui nous rejetons (pour tout un tas de raisons très très bonnes hein!) il me semble que peut commencer à changer les choses… Se dire « ok, je ressens/vis du rejet, c’est là c’est vrai et c’est hyper désagréable » mais sans l’attribuer à une volonté de l’Autre de nous rejeter, l’objectif n’étant pas de se culpabiliser soi mais juste d’accepter et de gérer notre propre sentiment, notre émotion sans en attribuer la responsabilité à quelqu’un d’autre… Enfin, je te partage mon tuyau hein je dis pas que c’est la recette magique 🙂 Et puis ça demande du temps…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par Claire.
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    Anonyme
    Inactif
    • Sujets : 9
    • Réponses : 180
    @

    Je suis assez d’accord avec @hemera-82.
    En ce qui me concerne c’est la TCC qui m’a pas mal aidé à relativiser concernant ce vilain sentiment qui peut vite devenir envahissant avec le temps, on l’alimente bien souvent inconsciemment.

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    Lobelia
    Participant
    • Sujets : 2
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    @lobelia

    @claye

    Merci Claire, pour ton post que je trouve très intéressant.

15 sujets de 31 à 45 (sur un total de 124)
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