JulienM Super Atypiker ♡
15 sept. 2021 à 8:24
Régulièrement, la communauté scientifique mondiale alerte d'une même voix sur l'accélération exponentielle de la destruction de la nature par les humains : ses rapports désormais fréquents, qui ne semblent plus remis en question, même par les plus climato-sceptiques des acteurs publics, semblent tous pointer vers une possible fin de la vie sur Terre d'ici 100 à 50 ans, et ce scénario apocalyptique pourrait être contrarié si, selon eux, les responsables politiques et économiques agissaient immédiatement et de manière radicale, pour changer le mode de vie des humains, et ainsi réduire dans délai leur impact sur l'environnement. [Un certain nombre de rapports scientifiques affirment d'ailleurs que, même si l'humanité mettait en place des mesures drastiques et immédiates dans ce but, comme un confinement planétaire de type covid 2020, mais sur le long terme, cela serait hélas en vain, car selon les recherches de ceux-ci, l'humanité aurait déjà atteint un point de non-retour en matière de destruction environnementale.]

Mais tous les rapports scientifiques que je lis, pêchent de la même manière, ils ne mentionnent jamais clairement la cause concrète du désastre qui s'annonce : le système consumériste fondé sur le plein-emploi, l'innovation technologique, et la croissance économique continue.

Ainsi nous nous retrouvons dans une situation absurde, paradoxale, qui peut générer un stress formidable, du fait d'une menace qui ne s'est pas encore manifestée, une menace invisible, mais pressentie : vivre avec la conscience, de la possible fin de toute vie sur Terre, ou du moins, de la fin de l'Humanité, d'ici 2 à 3 générations, du fait de notre mode de vie quotidien, et en parallèle : continuer de vivre comme nous vivons, selon les lois, valeurs, droits et devoirs, que nos dirigeants, nos nations, nous imposent, et qui ne tiennent absolument aucun compte de la réalité de cette menace à court terme, et des cris d'alarme quotidiens de la communauté scientifique internationale.

Comment vivez-vous cet "écartèlement psychologique" ? Quelles formes prend la souffrance générée par cette situation kafkaïenne de déni total d'une menace à présent unanimement acceptée par la "Science" qui, pour la première fois, ne fait pas autorité, sur cette question environnementale ? Comment vous accommodez-vous de cette dystopie en passe de devenir réalité, comment vivez-vous le fait de "collaborer", même si partiellement seulement, avec un système que vous considérez suicidaire ? Comment vous "arrangez-vous" avec votre éthique intime pour continuer à vivre "normalement", si, en votre for intérieur, vous savez que la situation requiert des sacrifices et des changements autrement plus radicaux ? Cette situation vous a-t-elle influencée, dans votre désir ou refus d'avoir des enfants ? Songez-vous parfois, souvent, à changer radicalement de vie afin de réduire significativement votre "impact environnemental", et pouvoir enfin vivre avec une conscience quelque peu "tranquille" ? Bref : comment rendez-vous cette peur, cette souffrance, viables, dans le déroulement de votre vie quotidienne ?

Et d'abord : vous-y croyez, vous, à tout ça ?

Sur ce : je vous souhaite de passer une agréable journée, en saisissant au vol tous les p'tits bonheurs qui se présentent :))

Julien
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