Journal intime (presque quotidien) d’un enfant sauvage d’Asperger

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  • Nicolas
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    @asperger

    Dans le journal quotidien que je tiens en ligne en double avec le format papier, je passe pas mal de temps à te parler de ce que je vis mais je ne pense pas m’être présenté en bon et due forme avec une véritable annonce. L’une de celles que j’aurai fait paraître dans un journal dans les années 70 pour te rencontrer…
    L’une de ces annonces qui aurait attiré ton attention et à laquelle, tu aurais répondu par lettre en te présentant avec une photographie argentique…

    Je vais donc m’atteler à cet ouvrage et j’en profiterai pour ouvrir un espace d’échange sur le journal que je tiens en ligne…

    Toutefois, avant de te lancer dans une lecture dont tu pourrais te passer et parce que je ne souhaite pas te faire perdre ton temps inutilement, il te suffit de répondre mentalement à quelques questions.

    Suis-je végétarienne, végétalienne, vegan ?
    Ais-je les cheveux longs ?
    Suis-je atypique (enfant sauvage et/ou mutique et/ou intello et/ou scientifique et/ou gros cerveau et/ou bizarre,…) ?
    Suis-je mince, très mince ?
    Suis-je sportive ?
    Est-ce que j’aime lire durant des heures ?
    Suis-je écolo au quotidien ?

    Si tu as répondu non à l’une de ces questions, il est inutile d’aller plus loin. La lecture de mon annonce serait pour toi, une pure perte de temps…
    Maintenant que le tri est fait, nous pouvons passer à la partie intéressante du programme…

    Lorsque l’on se rencontrera, tu auras la version manuscrite dans la bibliothèque et la version électronique enrichie de pleins d’autres trucs…

    Attention !
    3, 2, 1, BANG ! <= c’est le coups de pistolet pour dire que tu peux te mettre à lire…

    Il est de coutume chez les enfants sauvages de vivre en dehors de la norme du plus grand nombre…
    Avant de commencer la lecture, je te recommande de te préparer une tasse de thé, de café ou un chocolat chaud et quelques biscuits et d’éteindre ton téléphone mais si nous sommes en plein été sans doute préféreras-tu un thé glacé, une citronnade ou autre chose de frais… Évites les Mojitos parce que rien que de t’imaginer avec, ça va pas le faire…
    J’espère que tu es une mordue de lecture, une vraie qui ouvrent des livres avec des centaines de pages sans images…
    Si tu es assise sur ton canapé et que ta boisson chaude ou froide ou tiède se trouve devant toi, je te souhaite de profiter de ta lecture tranquillement… (tu n’as pas oublier d’éteindre ton téléphone ?)
    Si tu es au bureau, profites en pour faire une pause et si tu es n’importe où, c’est bien aussi…

    Saches également avant d’entrer dans le vif du sujet que je ne vais pas te la faire courte car si je ne m’appliquais pas à t’écrire aussi longuement que j’en ai envie, ce serait comme faire l’amour en moins de deux heures. Ce serait insultant et méprisant… Ce ne sont donc pas quelques lignes éparses mais des milliers de mots que je te destine bien que nous ne nous sommes pas encore rencontré…
    Un détail qui à son importance : Je suis politiquement incorrect mais ainsi, pas de faux semblant mais n’empêche pas le gentillesse car je le suis sincèrement malgré les apparences.
    Peut-être qu’un jour je lancerai pleins de bouteilles dans le fleuve près de chez moi, car je ne vis pas près de la mer, avec toutes ces pages à l’intérieur et que c’est toi qui en trouvera une… Entre celles qui vont se briser en route, se perdre n’importe où et les autres que des gamins auront exploser à coups de cailloux du bord du fleuve, il se pourrait qu’ils en restent très peu…
    (note à moi-même : Acheter des bouteilles en verres car les pots de confitures sont moins romantiques)
    Je vais donc prendre le temps de te parler un peu de moi, de ce que je suis, de ce dont j’ai envie, de mes rêves, mes espoirs, mes folies et de pleins d’autres trucs…

    Prête ?

    CE QUE JE SUIS
    Sans doute la partie la plus complexe de cette lettre mais je vais tenter de faire de mon mieux pour ne pas te perdre tout de suite… Désolé si tout est dans le désordre, je rangerais tout bien comme il faut un autre jour… Ou pas
    Je suis né un 04 octobre 1971 à Lyon et depuis ce jour, j’improvise ma vie… Depuis ce tout premier jour, j’ai déménagé près de 25 fois et t’ai cherché un peu partout sans jamais te trouver… Dans les différentes villes où j’ai vécu. Dans le train, le métro, le tramway, le bus, chez mon épicier, au supermarché, au marché, parmi mes voisins, sur mes lieux de travail, dans les salles de cinéma, au détour des rues, dans mes placards, derrière mon canapé et même sous mon lit et dernièrement dans les librairies d’occasion… Maintenant, je te cherche au travers de mon écran d’ordinateur… Bref, c‘est la chienlit !
    Oups ! Ma tasse est vide. Je file faire chauffer de l’eau et je reviens dans quelques minutes. A tout de suite…

    Me revoilà avec une tasse de café/chicorée et un petit morceau de sucre blond.
    Je reprends l’écriture…
    Je suis le fou de ton voisin normal qui te regarde avidement certain de son droit d’humain de pouvoir te posséder à sa guise comme un objet… Tu sais le le gars obèse en marcel et les traces de sueurs offertes en cadeau qui te regarde et qui fait exprès de te croiser lorsque tu sors de chez toi. Je suis celui qui prend systématiquement un chemin différend de celui de la foule pour le plaisir de découvrir des endroits différents mais surtout parce que je ne supporte pas l’effet « TROUPEAU »
    Je n’ai jamais eu l’instinct grégaire et cela me va bien au teint… J’ai essayé mais cela me déprime complètement de fréquenter des groupes de gens normaux.
    Parce que je ne suis pas tout le monde et que je ne le serai jamais, j’ai décidé d’être moi pour le reste de ma vie et je t’assure que ce n’est pas facile tous les jours mais je ne veux pas faire semblant d’être un autre et prendre le risque que tu passer à côté de moi sans me remarquer.
    En attendant ce moment, il est fréquent que mes journées se suivent de manière identique tel un film qui passerait en boucle absolue… Que des soubresauts fassent dérailler cette vie de manière épisodique mais sans réelles conséquences sur l’ensemble… Que des aléas remettent en question mon mode de vie, de pensée, le sens de ma vie, des priorités parfois. Je suis avant tout un homme qui refuse les conventions de la norme du plus grand nombre et je vis dans une indépendance d’esprit qui me rend imperméable aux diktats de toutes natures.
    Je n’ai jamais voté et n’envisage pas de le faire un jour parce que je ne me considère pas citoyen d’un pays mais comme un habitant d’une planète au sein d’un système solaire qui lui même se trouve dans un galaxie entourée d’innombrables d’autres galaxies au sein d’un univers en pleine expansion depuis ce fameux big bang qui ouvre un vaste champs de questions quantiques… Si tu penses à ta série préférée « Big bang théorie »
    Ne lis plus rien et blackliste moi, ce sera mieux pour nous deux !

    Si tu es encore ici, tout va bien… (pour info, les 3 p’tits points(…) j’en mets partout. Ben ouais, c’est comme ça…

    Je reprends avec une citation que j’aime bien : Elle est de moi donc inutile de chercher sur Gogole
    «Il n’est de folie plus grande que de confier sa vie à une société humaine incapable d’accepter la folie de quelques-uns»

    Ma liberté d’esprit et de ton sont ma norme bien que je prenne toujours soin de faire preuve de bienveillance envers l’autre sauf lorsque l’irrespect est présent et ce, sous quelques formes que ce soit… Il y a quelques jours, j’ai collé un gros autocollant sur le pare-brise d’un gars qui était garé sur un passage piétons alors qu’il y avait des places de parking à trois mètres de distances…
    Mon humour est relativement bizarre et je pratique le jeu de mot assez facilement.(c’est mon truc…) Mais je ne comprend pas l’humour des autres et parfois leurs jeux de mots encore moins.
    J’ai par le passé vécu dans le monde de la consommation de masse et même dans l’hyper-consommation jusqu’au jour où j’ai décidé de vivre libre et heureux loin de tout cela. Libre car j’ai compris que le bonheur ne se trouvait pas dans les objets et les loisirs à outrance, ni même dans les voyages à l’autre bout du monde. Et heureux car j’ai appris à cultiver le bonheur différemment afin de ne plus dépendre de personne. D’ailleurs, lorsque j’explique que je construis mon bonheur seul, la plupart des humains semblent attristé d’entendre cela. Pour ma part, je suis affligé de constater qu’ils ont besoin que d’autres les rendent heureux… Sans doute en sont-ils incapable seuls…
    C’est la raison pour laquelle, je n’accorde plus aucune importance à ce que l’on pense de moi, aux discours moralisateurs, aux exigences d’une société aveugle, sourde et incapable de bienveillance envers la différence de quelques-uns…
    Et lorsque j’ai entendu un jour, l’un de mes collègues prononcer cette phrase : « On n’existe que dans le regard des autres » J’ai eu de la peine pour lui car cela en dit beaucoup sur la capacité de l’être humain à avancer en troupeau sans prendre le temps de se demander où il se dirige…

    Une autre citation perso : « Le regard des autres existera toujours et le prendre en compte, c’est confier son bonheur à des inconnus… »

    Je ne suis donc pas un adepte des regroupements, des communautés, des rassemblements aveugles… Sans doute parce que mon indépendance d’esprit est trop forte et que mon désir de compréhension et d’analyse est trop important… (j’aurais du être analyste à la C.I.A) J’avoue que passer ma soirée sur le dance-floor peut être sympa de temps en temps mais vraiment de manière très occasionnelle (genre 1 fois par an au max) et à condition que tu sois présente et uniquement parce que l’on sera sous l’emprise de substances illicites que je n’ai d’ailleurs jamais consommé. (sauf du hash et du poppers) Je vis dans un monde cérébral avec une imagination sans limites donc inutile pour l’instant de prendre des hallucinogènes pour voyager…
    Traîner dans des bars à vider des verres, des restaurants à manger de mauvais plats en grande partie d’origines surgelés ou industrielles ne me tente pas vraiment non plus. J’ai pourtant essayé de me forcer durant plusieurs décennies mais ma nature a repris le dessus depuis quelques années… Chassez le naturel, il revient défoncer votre porte !
    Et puis maintenant, je suis végétalien sans gluten, donc les restos à 15 € pour manger quelques feuilles de salades et 4 croûtons de pains sec, ben non merci… Je préfère passer du temps dans mon jardin à planter tout et n’importe quoi (Fraisiers – Framboisiers – Mûriers – Myrtilliers – Menthe verte – Pommiers – Poiriers – Rosiers – Thym – Pêcher – Prunier – Cerisier – Abricotier – Lilas – Lavande – Hibiscus – Arbres à papillons – Romarin – Fleurs sauvages et des trucs que je trouve dans la nature, tondre ma pelouse, cueillir des fruits sauvages lorsque j’en trouve, prendre mon petit déjeuner sur ma terrasse au printemps et en été en écoutant du chillout avec mon mug de chicorée et mes blinis sans gluten que j’ai préparé le matin-même…(oui, il y a aussi de la confiture et du jus de fruits et oui parfois, je filerai acheter du pain frais à la boulangerie pour toi si tu as une alimentation différente de la mienne)
    Et parfois le soir, calé sur mon canapé, je me prépare un mug de chicorée (oui encore de la chicorée ou un mélange de café/chicorée…) et je me prend une poignée de fruits sec en attendant que tu viennes sonner à ma porte…
    Je suis facile à trouver (Je suis au RDC, il n’y a que deux portes et sur la mienne, je n’ai pas mis ma plaque avec mon nom) En dehors de cela, je vis au sein d’un univers de paradoxe et c’est là que je me trouve en attendant de te croiser…

    Autre citation perso : « Je ne lèverai jamais le petit doigt pour sauver l’humanité mais je donnerai ma vie pour sauver une seule personne. »

    Parce que je ne suis pas matérialiste, je ne remplis pas mon appartement de meubles ou de bibelots, seulement le nécessaire et de plus en plus de bois flotté pour avoir une déco cool ! A ce propos, en décembre 2019, j’ai donné les trois quarts de tout ce que je possédais. (Télévision, Ipad tour hi-fi, réfrigérateur, four, lave-linge, centrale vapeur, table basse en marbre, robots ménager, vaisselles, casserolerie et tous les autres placards également.
    L’un des derniers morceaux de bois flotté que j’ai rapporté pèse près de 45 kilos et la nature en à fait une véritable œuvre d’art que j’ai juste eu à désinfecté et à nettoyer avant de la recouvrir d’une huile de protection. (pour info, je ne fabrique pas d’objets kitch en bois flotté) Si j’en rapporte, c’est qu’ils ont quelque chose de particulier et que j’y vois immédiatement le potentiel en déco.
    J’ai également une trottinette qui traîne vers la porte d’entrée, et plus de vélo (donné également) Un Bouddha et des plantes vertes qui meurent durant l’hiver à l’intérieur avant de revivre au printemps dehors) Les plantes d’intérieur, je ne sais pas gérer. A l’extérieur, je gère à fond ! (enfin presque)
    Une terrasse avec une grande table pour prendre de copieux petits déjeuners le week-end en solo en attendant que tu soit présente ou entassé des pots, des semis, un tas de fatras du jardin… Plus aucuns coussins colorés pour s’asseoir au sol sur le grand tapis violet autour de la table basse en marbre que je n’ai plus non plus. J’ai récupérer à la place une petite table en bois en partie déglinguée. Des bouquins qui s’accumulent de nouveau lentement après avoir réalisé un tri important… J’ai d’ailleurs construis une grande bibliothèque avec des lames de terrasse pour presque rien. Un canapé et plus grand-chose pour cuisiner mais qui est amplement suffisant. Un lit de 160 X 200 de l’huile de massage, des préservatifs, des sex-toys…
    Je ne possède pas de voiture et encore moins le permis de conduire…J’en ai déjà vu en vrai mais je ne l’ai jamais eu et je dois avouer que je m’en suis toujours très bien passé. J’ai parfois été copilote et chargeur de CD à l’époque ou cela existait encore. Liseur de carte avant l’arrivée des GPS et il m’arrive maintenant d’entrer la destination dans ces appareils. Mais vraiment exceptionnellement car je ne rencontre plus grand monde depuis que j’ai décidé de ne plus rencontrer de personnes dont je ne pourrais pas être follement amoureux…
    Le sexe éphémère, c’était sympa lorsque j’étais trentenaire et j’en ai plus que largement profité mais maintenant, ça me gonfle de baiser avec des personnes pour lesquelles, je ne ressens pas d’attirance intellectuelle.
    Il m’arrive de me faire aborder de temps en temps par des personnes qui s’annoncent HP, zèbres, sauvage ou différente et lorsque le RDV à lieu, je me retrouve en face de personnes juste « normales »… Bref, je m’ennuie tellement que je n’ai d’autres choix que d’offrir ma froideur et ma distance. Toute la folie qui est la mienne, ce côté enfant rieur aux blagues nulles, ma tendresse et ma gentillesse ainsi que mes attentions, je les planque discrètement afin que cela reste complètement invisible. En fait, je me fais passer pour un mec ennuyeux en réfléchissant à une excuse pour écourter le RDV. Je suis donc maintenant un peu plus réservé par l’attrait de rencontrer une personne qui s’annonce ainsi, mais si tu es réellement différente, cela ne te concerne pas du tout… Tu es bien différente, n’est-ce pas ? Je pose la question juste au cas où.
    A part ces quelques détails, j’occupe mes journées au bureau du matin au soir dans un poste administratif dans la FPH… (Fonction Publique Hospitalière) Je relis et retravaille mes contes et je n’en fais rien… Je procrastine en attendant qu’un humaniste de The White House m’envoie la valise présidentielle contenant le bouton rouge afin que je puisse faire disparaître le monde sous une pluie de bombes atomiques en écoutant du chillout…
    Après tout, faire disparaître l’humanité pour sauver la planète n’est rien d’autre qu’un geste écologique sincère et désintéressé.

    IMPORTANT
    Je collectionne la poussière sur mes rares meubles jusqu’à ce que je décide de l’enlever pour en collectionner une nouvelle toute neuve et toute propre…

    Je réfléchis de temps en temps au courage qui me manque pour repeindre mon appart, à ces éléments de déco que je pourrais encore trouver dans la nature au gré de mes randonnées en solo après le barrage de Reventin-Vaugris. A ces cours de poterie que j’ai envie de prendre lorsque j’y pense une à deux fois par an pour fabriquer tout et n’importe quoi mais toujours dans l’extravagance… A toi, à nous, à ce que je pourrais t’écrire afin de te donner l’envie de franchir le pas et de me contacter. En attendant, je sors de chez moi, je rentre chez moi et je recommence tous les jours ou presque car j’ai pleins de trucs à faire chez moi et en dehors… Je m’occupe également de nourrir les chats sauvages qui passe par ma terrasse… (ils sont trois en ce moment) Ma terrasse leur sert de restaurant en mode open bar. Même que l’autre jour, il y en a un qui à vomi… Et qui c’est qui à nettoyé ? En tant que végétalien, j’achète quand même occasionnellement de la viande pour les matous même s’ils m’ignorent 99,99 % le reste de l’année…
    Concernant mon végétalisme, ce n’est pas par choix ou par conviction, c’est une évolution naturelle et je ne mange donc plus de cadavres d’animaux mais je respecte le mode de vie de celles et ceux qui le font… Si tu manges des cadavres d’animaux, je respecte ton mode de vie mais tu peux également me blacklister.
    Ma tendance globale actuelle est que je suis en décroissance profonde par rapport au système marchand actuel… Côté humanité, j’ai parfois rencontré des femmes aussi folles que moi mais sans réels désirs d’une construction durable ou qui avaient des amants encore rangés dans leur penderie, des sex-friends destinés à rester présent durablement.Si c’est ton cas, tu sais quoi faire…
    Donc, en attendant de te rencontrer, je vis heureux dans mon isolement physique et cérébral loin de la norme du plus grand nombre. Celle-là même qui est incapable d’accepter la différence de quelques-uns… J’essaie de cultiver un humour intelligent car mes blagues sont toujours très nulles et lorsque je suis dans le train, j’essaie de t’imaginer en observant les personnes présentes.Un peu de l’une, un peu de l’autre, un sourire qui me plaît, un parfum envoûtant, un corps ferme et longiligne, de longs cheveux libres de toutes attaches ou au contraire rassemblé en chignon. L’odeur de ta peau, ta main qui enserrerait et caresse la mienne. Cette sensation unique que l’on ne devrait jamais s’éloigner plus loin qu’un regard…

    Bref, pour résumer, je suis :
    Abîmé – Addict – Ailleurs – Analyste – Animal – Anthropologue – Anticonformiste – Amant – Amoureux – Asocial – Asperger – Atypique – Autiste – Bâtisseur de monde – Bienveillant – Bizarre – Brun – Caméléon – Capricieux – Cérébral – Charnel – Chausseur de shoes entre 45 et 46 – Chiant – Choisisseur de pantalon en taille 42 – Complexe – Cortiqué (rapport au cortex) – Cuisiner – Curieux – Cycliste – Décroissant – Destructeur de paillasson – Digresseur – Éclairé – Écolo – Écrivain – Endurant – Empathique – Endormi – Enfant – Entier – Épilateur de sourcils – Ethnologue – Étrange – Étranger – Européen de par ma naissance – Extraverti – Fabricateur d’engrais bio – Fonctionnaire – Fou – Fournisseur de croquettes pour chats sauvages – Foutrac – Frileux – Généreux – Gentil – Grand de 183 centimètres – Hyperactif – Humain – Hypersensible – Impatient – Inclassable – Indépendant de corps et d’esprit – Indomptable – Inexcusable – Insouciant – Instinctif – Jardinier – Lucide – Marcheur – Maladroit – Masseur – Mauvais bricoleur – Naturel – Nourrisseur d’oiseaux en hiver – Observateur – Paradoxal – Parfumé de savon, de Sanex, de Chanel N°5, de Patchoulis, de transpiration, de mon odeur corporelle mais pas de tout à la fois – Pas ton ami – Pas encore amoureux – Pas toujours rasé – Passionné – Patient – Pénible – Penseur – Perdu – Plusieurs dans ma tête – Plongeur (rapport à la vaisselle) – Poète – Potagiste – Rebelle – Réceptif – Réveillé – Rêveur – Sage – Sapiophile – Sauvage – Sexuel (le reste du texte est censuré) – Simple – Sociable – Sociologue – Solitaire – Souriant – Spontané – Sur-efficient – Tactile – Tatoué – Tendre – Têtu – Timide – Tondeur de pelouse – Transporteur (de coccinelles) – Utopiste – Végétalien – Voyageur

    Et quelques caractéristiques qui pourraient te plaire :
    Âge : Né le 04 octobre 1971
    Addictions : Câlins, Sexe, Tendresse
    Corpulence : entre 80 et 85 kg
    Fantasmes : Pleins (certains follement sexuels et d’autres plus sages)
    Indépendance d’esprit : Affirmatif
    Instinct animal : Fortement développé
    Origine ethnique : Européen
    Parfum : Patchoulis ou N°5 de CHANEL
    Personnalité : Cela dépend de la personne que j’ai en face de moi
    Pointure : Entre 45 et 46
    Sexualité : Adepte des sex-toys, animal, amoureux, endurant, fougueux, libertin, passionné, tendre
    Taille des boobs : Gonflés au fitness
    Taille du cerveau : Volumineux
    Taille en hauteur : 183 cm
    Tour de taille : 42
    Voilà donc qui je suis (en partie)
    Un peu court pourrais-tu penser et c’est un peu vrai mais aussi parce que j’essaie de conserver une partie du mystère…
    J’allais oublier…
    Je suis un vrai sale con mais foncièrement gentil.

    Il reste encore le J’AIME… J’AIME PAS…
    Un classique de la littérature de celles et ceux qui se masturbent à défaut de faire l’amour régulièrement

    J’aime :
    La spontanéité
    Le chillout
    Les cheveux ébouriffés
    Les blagues nulles
    Les fruits
    Les légumes
    Ramasser du bois flotter et le ramener à la maison
    Les personnes prêtes à tout par amour
    Parler de tout et de rien (surtout de rien et parfois de trucs supers importants)
    L’impatience
    Les caprices
    La littérature classique et dénicher des ouvrages qui ont parfois plus de 100 ans pour pas beaucoup de sous.
    Les rues avec pleins de gens chez eux et uniquement chez eux
    Les SMS avec des mots entier (comme dans les yaourts)
    Les femmes asociales, enfants, sauvages, spontanées, déraisonnables, indépendantes
    Les paradoxes, la folie, les post-it ou à défaut un bout de papier avec un bout d’adhésif, les mots, les dessins au Posca sur les miroirs
    Lire, écrire, jardiner, partager, apprendre
    Que tu sois en retard en te débrouillant pour être à l’heure
    Les esprits simples et complexes à la fois
    Les personnes qui ont la bienveillance nichée dans le cœur, les idées hautes et la vue pointée sur l’horizon…
    Gifler les cons pour leur apprendre à l’être un peu moins
    Prendre le temps de chercher et trouver les particules de mon élément primaire
    Les instamatics pour avoir la photo tout de suite
    J’aime encore pleins de trucs et je pourrais continuer jusqu’à épuiser toute l’encre de mon ordinateur sur Word et j’ai besoin…

    J’aime pas…
    Les soirées clubbing
    Les gens prudents et raisonnables qui vivent devant leur télévision.
    Les chaussettes en sandales (qu’elles soient blanches ou colorées)
    Les sandales et les tongs
    Les chemises à carreaux
    Les gens qui me touchent dans le train, le métro ou dans le tramway
    Les phrases qui commencent par : je ne sais pas, peut-être, on verra, il faut que je réfléchisse…
    Les boites de conserves même si j’en ai avec des haricots vert à l’intérieur
    Le maquillage sauf le rouge à lèvres rouge qui laisse des traces (Si tu es moche, le maquillage ne te servira à rien)
    Le foot, rugby, formule 1, et tout le sport à la télé
    Les infos à la radio
    Les coiffures qu’il ne faut pas toucher et les colorations qui servent à cacher les cheveux blancs
    Les lol, mdr, ptdr, j’te kiff
    Les bouches en cul de poule sur les photos
    Les personnes qui ont les idées courtes et la vue basse et parfois les deux en même temps
    La norme du plus grand nombre qui s’impose en écrasant les personnes différentes car on s’enrichit toujours de la différence même si elle nous agace parfois.
    Les personnes qui font des duck faces en compagnie d’animaux sauvages enchaîné ou parqués dans des zoos.
    Je ne trouve pas cool de mettre un animal sauvage en scène pour le plaisir des touristes parce que cela donne une image déplorable du genre humain…
    Les personnes normales et comme tout le monde qui écrivent des discours de Miss France dans leur description (je n’aime pas la méchanceté, le mensonge, la violence, la saleté et la pauvreté)
    Et puis, je n’aime pas les personnes qui n’ouvrent jamais un livre en dehors de l’été à la plage de Knokke-Le Zoute et tout pleins d’autres gens aussi…
    Et aussi Mac Do, KFC et autres trucs devant lesquels, les gens disent :
    « Miam, que c’est appétissant, ça me donne faim »
    Non mais les gens, arrêtez de bouffer au Mac Do en sortant des manifs contre la mondialisation parce que vous avez faim !!! Mangez des pommes !!!

    Ce que je n’aime pas non plus plus, c’est ce manque de diversité dans les annonces de rencontres et qui sont à 99% d’une variété propre à tuer les mouches. (pardon les mouches)
    Ben ouais, chuis comme ça, juste moi, parce que c’est plus facile à vivre plutôt que de d’essayer d’être comme tout les autres…
    Concernant les personnes qui écrivent des annonces qui commencent par les trucs du genre
    – Je n’aime pas les mensonges et l’hypocrisie,…
    – On dit de moi que…
    – Mes amis disent de moi que,…
    Je te foutrais tout ça en prison direct. Non mais c’est vrai quoi, faut vraiment être niaiseux pour écrire des trucs pareils !

    Pour la partie description, c’est fini… Tu veux faire une pause ?
    On se retrouve dans un moment si tu veux…
    Revenue ou pas partie ? On continue…

    La partie cruciale de cet ouvrage où il convient de s’exprimer librement sur la personne que l’on souhaite rencontrer…
    Idéalement, ce serait toi et tu te reconnaîtrai instantanément dans ce que tu vas maintenant découvrir au fil de ta lecture… Je pourrais d’ailleurs passer mon temps à t’imaginer que je ne parviendrai jamais complètement à saisir cette essence de vie qui te compose jour après jour mais renoncer n’est pas dans mon ADN alors je t’esquisse dans mon esprit… Sans doute seras tu un peu différente ou simplement l’opposé de tout ce que j’imagine en cet instant mais qu’importe, tu seras parfaite à mon regard et à mon âme…
    Je fais donc ma liste au père noël même si je sais qu’il n’existe pas…
    Tu es fine de corps et d’esprit, tu es jolie et pas seulement physiquement même si tu en doutes chaque jour et tu as un charme fou sans même le savoir… Tu es étudiante, psychologue, ethnologue, factrice, employée de bureau, à la caisse d’un supermarché, au chômage, ce que tu as envie, … En fait, je ne m’intéresse pas du tout au statut social des personnes, donc peu m’importe ton style de vie et ton statut social… Tu es une fille, une femme insoumise et sauvage qui n’a pas envie d’une relation normale pour faire comme tout le monde et qui se fout du regard des autres pour ne pas confier son bonheur à des inconnus… De ton jeune âge d’étudiante universitaire, de cette carrière que tu mènes depuis déjà depuis de longues années en ayant laissé derrière toi ton trentième anniversaire, de ces décennies qui se sont écoulés avec ou sans désir d’enfants lorsque tu t’es aperçu que tu avais atteint plus de quarante années d’existence ou de tes cheveux blancs qui apparaisse et que tu assumes depuis que ta cinquantaine est follement présente, tu restes amoureuse de la vie et tu n’as jamais renoncé…
    Tu es de ces enfants sauvages qui refusent l’anormalité du plus grand nombre et la normalité de tous les autres. Les excès amoureux sont ta norme et ta bienveillance est toujours présente mais jamais dispensée au plus grand nombre. De ces histoires d’amour que tu as vécu, tu gardes un souvenir empreint de tendresse, de folie et tu ne regrettes rien. De cette journée qui commence, tu es prête à tout vivre car comme à chaque réveil, tu es consciente que c’est le premier jour du reste de ta vie qui s’annonce avec le soleil. De ces mondes virtuels dans lequel voyage l’humanité, tu es parfois présente. De ta couleur de cheveux aux reflets de tes yeux, je ne sais rien… Pas plus que je parviens à t’imaginer plus petite que moi ou m’égalant à hauteur de regard. De cette voix que j’essaie d’entendre, de ce sourire que tu esquisses tous les jours sans que je parvienne encore à le saisir, tu es encore et toujours une enfant sauvage… Insaisissable par nature… Tu possèdes également cette folie et cette âme enfantine car tu aimes les p’tits riens et les pas grands choses qui font la différence. Tu es douce avec du caractère, follement cérébrale et tu sais t’imposer, être capricieuse de temps en temps, vivant le jour présent, un peu écolo, un peu babacool, un peu bohème, tu ne caches pas tes cheveux blanc car tu regardes le temps qui passe sans vouloir vivre le futur dès à présent. Tu as parfois des accès de tendresse, de gentillesse absolue et également de temps en temps, l’envie de te faire lobotomiser pour éviter une crise de folie passagère qui te pousserait à appuyer sur le bouton rouge déclenchant ainsi une apocalypse nucléaire afin de raser de la surface de la terre une humanité ayant voué un culte au KFC, Mac Do et à une société marchande basée sur l’apparence et l’argent… Tu es une boucleteuse ou plieuse de cheveux, poignardeuse de cœur, regardeuse des yeux, tactileuse des doigts, faiseuse de bouh !, colleuse de post-it, sauveuse de fourmis, réveilleuse de sommeil, colleuse fusionnelle, Aspergirl, sauvage, à plusieurs dans ta tête et libre pour venir s’asseoir sur un banc pour manger une pomme avec moi.
    D’ailleurs au terme de notre rencontre, nous nous partagerons les pépins et nous jetterons les restes de trognons sur les passants.

    Quelques caractéristiques qui te composent et qui pourraient follement me plaire lorsque je croiserai ton regard…
    Âge : 18 ans à beaucoup plus
    Addictions : Câlins, sexe, tendresse
    Cheveux : Longs
    Corpulence : Très mince, mince
    Fantasme : Pleins
    Indépendance d’esprit : Obligatoire
    Instinct animal : Fortement développé
    Maquillage : Rouge à lèvres uniquement ou pas du tout
    Origine ethnique : Aucune préférence
    Personnalité : Qui ose exprimer ses désirs, ses envies…
    Sexualité : Animale, endurante, fougueuse, passionnée, tendre
    Taille des boobs : Rien à foutre
    Taille du cerveau : Volumineux
    Taille en hauteur : Indifférent
    Je me doute que tu es un peu déçue que je ne sois pas plus exigeant et plus imaginatif dans ma façon de te percevoir mais j’ai envie de laisser un peu de place au hasard pour la simple raison que tu pourrais lire ce message d’une prison Bolivarienne et qu’il te faudrait finir de purger ta peine avant de me retrouver ici ou ailleurs… Aussi, soit juste dingue, restes folle et ne te couvre pas de normalité… Erres dans l’appartement en été comme en hiver, simplement vêtue d’un rouge à lèvres, le corps recouvert de nudité…
    Fais un fuck à ton mari, ton fiancé, ton compagnon normal qui dort en chaussettes et retrouvons-nous. Si tu es bisexuelle, pareil, tu largues ce truc qui est à côté de toi…

    TOI & MOI & NOUS
    J’aimerais te savoir capable de m’aborder n’importe où, pour engager la conversation, pour me faire BOUH, afin que nous puissions commencer une belle histoire tous les deux tout de suite et maintenant parce que plus tard, c’est toujours trop loin. J’ai envie d’une relation folle au sein de laquelle, nous serons amoureux au quotidien à faire tout et n’importe quoi mais surtout n’importe quoi et parfois même, ne rien faire du tout à part garder le nez dans notre bouquin. On pourrait aussi gifler les cons afin de leur apprendre à l’être un peu moins… Voyager en sac à dos, dormir dans ta voiture ou chez l’habitant pour découvrir d’autres horizons, d’autres cultures à l’autre bout du monde ou à l’autre bout de la rue. Prendre un billet de train ou un billet d’avion pour n’importe où et marcher sur les routes sans savoir où nous dormirons à la nuit tombée. Prendre nos trottinettes pour aller se perdre n’importe où. Baiser au bord de la route contre ta bagnole ou dedans ou à côté (si tu en as une) en pleine nuit parce qu’attendre de rentrer à la maison, c’est trop long… Nos soirées seraient parfois trop courtes et nos réveils fougueux et tendre à la fois sans parler de nos nuits. On ferait l’amour et on baiserait également en écoutant du chillout. On se blottirait l’un contre l’autre comme une seconde peau en attendant que nous puissions trouver le sommeil ensemble après s’être mutuellement épuisé et même que parfois, on abandonnerais le sexe parce qu’on en aurait marre.
    Parce que je suis plus intello que sportif, (n’imagines pas pour autant à cet instant que je collectionne le gras) tu me trouveras parfois chiant avec mes théories, mes réflexions sur le monde, cette façon que j’ai de vouloir tout comprendre, ce côté sauvage qui va m’inciter à ne va pas forcément accepter de passer du temps avec tes amis mais qui attendra toujours ton retour de soirée sauf si tu t’es pochtroné parce que dans ce cas, tu te prendras le râteau de ta vie et tu ne me reverras jamais plus. (les alcoolos, c’est pas mon truc)
    On achètera un instamatic pour avoir nos photos tout de suite et on les collera ailleurs que sur le frigo. On aura aussi des jours de pluie sans parapluie. Des vacances composées de voyages en Inde, en Amérique du Sud, en Espagne, en Italie ou ailleurs avec pour seuls bagages, nos sacs à dos et notre majeur bien droit que nous enfoncerons dans le cul des touristes en sandales et en chaussettes (qu’elles soient blanches ou colorés)
    Mais aussi en France au milieu de n’importe où, en évitant les plages bondées du sud de la France pour ne pas nous baigner dans une mer polluée de crèmes solaires et de mégots laissés par ce tourisme de masse qu’affectionnent les beaufs et les filles moches… Hey ! Salut les beaufs et les filles moches !

    Voilà, j’ai terminé…:)
    Si tu es sincère dans ta démarche, tu m’enverra un e-mail ou un SMS mais si ton approche est purement sexuelle, blacklistes moi et adoptes un chien ou un chat ou n’importe quoi mais fais moi plaisir, évites de m’écrire pour déverser ta bile sur ma messagerie.
    Concernant le genre de personne que je veux pas rencontrer et qui ne s’est pas reconnu plus haut mais qui est resté à lire par curiosité…
    L’importance accordée à une annonce que l’on rédige reflète l’implication de la future relation et au vu de ce que je lis souvent, j’en déduis que 90% des personnes présentes sur les sites doivent passer plus de temps devant des émissions de télé-réalités à végéter ou à picoler des mojitos en imaginant que leur physique suffira à attirer un mec intelligent… En réalité, elles attirent seulement des blaireaux alcoolisés avec un bide pleins de gras, des potes niaiseux, des footeux, des gars qui leur ressemblent… Beurk ! M’aborder en imaginant qu’un physique avantageux sera suffisant est la garantie de se prendre un superbe râteau. Encore plus beau que ceux qui se trouvent dans les magasins de jardinerie.
    Donc, toi la fille normale dont la prédisposition génétique te définit en tant qu’être humain libre de rien du tout et incapable d’accepter la différence de quelques uns. Ne te sens pas l’obligation morale de m’écrire pour tenter de soulager ta crise d’hystérie de lectrice compulsive de magazine people imprimé sur papier glacé avec tes doigts et tes ongles vernis. Souviens toi que tu possèdes un instinct grégaire et rejoins le troupeau qui se presse déjà devant la dernière série télé à la mode ou chez ton marchand de journaux dont tu es incapable d’imaginer qu’il est plus intelligent que toi avec son air de rien alors qu’il réussit à t’attirer dans son commerce chaque semaine pour te vendre des magazines qui racontent la vie des autres et des trucs pour maigrir ou comment tu pourrais un jour devenir un bon coup pour les hommes qui dorment en chaussettes et en calbut… Souviens toi également qu’il existe des femmes enfants sauvages de n’importe quel âge qui ne seront jamais dans ta normalité et que c’est d’abord à elles que j’ai adressé mon message mais que je me devais également de te laisser un p’tit mot parce que je me doutais bien que tu ne pourrais pas t’empêcher d’arriver jusqu’ici…
    A toi, je t’offre mon mutisme, ma froideur, mon défaut d’empathie, mon manque d’émotions, de rires, ma différence, mon anxiété, mes angoisses et mes terreurs infantiles… Ce que ton monde provoque en moi, c’est une sensation terrifiante et apocalyptique de ce que vous nommez avec tant de complaisance « La normalité »
    Que tu sois écolo, bobo, riche ou pauvre, le monde que tu as contribué à bâtir m’angoisse tous les jours depuis ma naissance et c’est l’unique raison pour laquelle, je vis dans mon univers… Toutefois, gardes les yeux bien ouverts, la différence qui te dérange tellement peut surgir de nulle part et tu serais un jour bien obligé de lui faire une place…Saches aussi que je pouffe de rire lorsque je t’imagine te caresser avec tes doigts secs, frustrée de n’avoir attiré personne à la fin de ta soirée dans ton club branché ou en boite de nuit alors que tu avais tant dépensé en maquillage de mauvaise qualité et que tu avais d’ailleurs pris soin d’utiliser en grande quantité pour rentabiliser ton achat au lieu d’acheter des croquettes pour ton chat qui lui se fait chier dans ton appart tout seul.

    Les filles sauvages possèdent une mutation génétique identique à la mienne et à tous ceux qui nous ressemblent !
    Elles sont souvent associées aux termes suivants :
    Asociale, sauvage, indomptable, folle, libre, capricieuse, femme enfant, indépendante et surtout cérébrale. La plupart des humains ne les voient pas car elles ont la capacité de rendre les cons aveugles et toi en particulier…
    Nous autres, mutants asociaux, sauvages, indomptables, fous, libres, capricieux, indépendant et les femmes enfants développent leur mutation génétique avec des livres composées de plusieurs dizaines de milliers de mots et sans une seule image) avec des crayons et des stylos pour écrire, dessiner, inventer, avec de la terre, de la peinture et tout ce qui peut se déformer et se sculpter… Nos pensées sont trop complexes pour toi et notre cérébralité hors norme pour le plus grand nombre dont tu feras toujours partie. Ben ouais, t’a pas de chance et tant pis pour toi. Dotés d’une capacité d’évolution naturelle, nous façonnons notre environnement afin de créer des univers complexes… En ce qui me concerne, je vis mon célibat d’une manière agréable et n’ai nullement besoin d’une personne pour me rendre heureux. Je le suis déjà seul. J’ai simplement l’envie d’une belle rencontre avec une asociale, une sauvage, une indomptable folle, libre, capricieuse, une femme enfant, une indépendante hyper cérébrale heureuse en solo pour mettre en commun nos complémentarités.
    Et le soir, lorsque je me glisse dans mon grand lit, c’est sans calbut et sans chaussettes parce que c’est dans la corbeille à linge que tout cela atterrit et lorsque j’ai envie d’un orgasme, je préfère me masturber seul dans mon lit et éjaculer sur moi plutôt que d’aller à la pêche aux thon et aux filles normales… Cela m’évite également les nausées pré-coïtales et le dégoût post-apocalyptique…
    Les femmes enfants sauvages font d’ailleurs de même. Expertes avec leurs doigts et leurs sex-toys, elles évitent les hommes en chaussettes au regard poisseux car elles arrivent à se faire jouir seule d’une manière qui te dépasse totalement. Bref, si tu es juste normale, c’est pas grave, achètes toi un Kinder Surprise, ce sera mieux que rien…

    Un dernier truc et je me sauve car je commence à avoir la dalle…
    Les filles normales belles à couper le souffle, gentilles et sympas, les moches à tuer les mouches d’un simple regard, il est plus que temps de me blacklister si ce n’est pas encore fait. Et si j’ai l’apparence d’un sale con, c’est uniquement pour avoir la certitude que tu ne m’approcheras jamais !

    EN RÉSUMÉ
    Je suis un enfant sauvage venu au monde un 04 octobre 1971 quelque part sur la Terre, un homme de 48 ans ayant vécu mille vies à travers 25 lieux de vies différents. Un évolutionniste perpétuel avec le désir de devenir un peu meilleur chaque jour. C’est parfois difficile mais ce qui importe, c’est d’avoir le désir de progresser chevillé au corps. Un éternel enfant sauvage d’Asperger incapable de comprendre l’instinct grégaire qui régit le genre humain.
    Un végétalien qui aspire à une alimentation 100% bio d’ici peu. Un enfant de 6 ans qui s’émerveille devant des fourmis et un adulte qui fuit la foule tout en étant un observateur attentionné qui prend systématiquement un chemin différend de celui de la foule pour le plaisir de découvrir des endroits différents. Un inadapté social qui refuse les conventions de la norme du plus grand nombre, l’effet troupeau en vivant dans une indépendance d’esprit qui me rend imperméable aux diktats de toutes natures.
    Je n’ai jamais voté et n’envisage pas de le faire un jour parce que je ne me considère pas citoyen d’un pays mais comme un habitant d’une planète au sein d’un système solaire qui lui même se trouve dans une galaxie entourée d’innombrables d’autres galaxies au sein d’un univers en pleine expansion. Un créateur de mondes, un destructeur de paillassons et de galaxies lointaines, un poète, écrivain, fabricateur de mots et de citations dont en voilà une.
    «Il n’est de folie plus grande que de confier sa vie à une société humaine incapable d’accepter la folie de quelques-uns»
    Un garçon politiquement incorrect avec ma hiérarchie mais bienveillant pour ne blesser personne. J’essaie d’être moi tous les jours et je t’assure que ce n’est pas facile tous les jours mais je ne veux pas faire semblant d’être un autre parce que c’est insupportable d’être comme les autres.
    Un enfant sauvage politiquement incorrect mais foncièrement gentil… Un être humain par nécessité alors que je viens d’ailleurs…

    MA RECHERCHE
    Le point d’équilibre, les origines de ma nature profonde, mes racines existentielles, les fragments de ma particule élémentaire afin de me retrouver complètement.
    Pour comprendre ce qu’est ce « point d’équilibre », il faut essayer de visualiser cela comme une forme de quiétude mentale et physique absolue ou chacun de tes cinq sens connus ainsi que tous les autres sont en harmonie complète avec l’intégralité des particules qui composent l’univers. Un état impossible à résumer et autrement plus complexe que la mécanique quantique et la théorie des trous de verre. Rien à avoir avec un trou au fond de ton verre ou un trou de ver de terre… Un point d’équilibre est l’aboutissement ultime du développement d’une particule élémentaire propre à chaque individu.

    MES CROYANCES
    Je ne suis pas religieux mais pas antireligieux non plus, j’ai seulement une profonde croyance en l’individualité du genre humain libre de tous dogmes.

    MATÉRIALISME, MINIMALISME, ASCÉTISME
    Je n’ai jamais été matérialiste. Sans doute parce que j’ai passé ma vie à déménager et que les biens matériels nous empêche d’avancer (physiquement et spirituellement) J’ai toujours été admiratif de celles et ceux qui étaient heureux bien que ne possédant qu’un minimum de confort matériel et lors de mon voyage en Inde en l’année 2011, j’ai reçu la plus importante leçon de vie de mon existence dans cette vie. Après m’être débarrassé en d’année 2019 de mon réfrigérateur, four, lave-linge, robot de cuisine et des trois-quart du contenu de mes placards, je me suis aperçu que rien ne me manquait. Je me suis senti toujours plus heureux à mesure que je donnais mes possessions. Je n’ai jamais eu le permis de conduire et n’ai jamais pu comprendre l’intérêt de devenir propriétaire d’un appartement ou d’une maison. Est-ce du minimalisme, de l’ascétisme ? Je n’en sais rien mais peu importe, je me sens bien ainsi. Le système familial et social dans lequel tu viens au monde à une grande influence sur le reste de ton existence et il n’est pas toujours aisé de s’en extraire mais rien n’est impossible.

    VOYAGE
    J’ai effectué quelques voyages en Europe et un voyage en Inde. Je ne dirai pas que je suis passionné par les voyages parce que je n’ai rien à fuir dans mon quotidien. Je voyage plutôt par opportunité parce l’occasion se présente à un Instant T ou que rien n’a été prévu à l’avance et que cela s’organise un peu à l’arrache et une simple balade à quelques kilomètres de chez moi en suivant le fleuve est déjà un voyage. Nul besoin de parcourir le monde pour cela. Où que j’aille, du supermarché auquel je vais par la piste cyclable ou à des centaines de kilomètres, je découvre toujours quelque chose de nouveau mais j’avoue avoir une préférence pour le voyage mental. Une pratique très agréable qui consiste à construire une architecture complète de l’endroit que tu souhaites vivre dans l’instant. Quelques soit ton souhait, la projection est instantané et tu as ainsi la possibilité de te créer autant de souvenirs que tu le souhaites. Il ne suffit que d’une fraction de seconde pour modéliser ce dont j’ai envie et voyager comme bon me semble. Je t’apprendrai si tu en as envie mais je ne te promets pas que tu parviendras à modéliser un lieu sans efforts la première fois.

    ENFANT SAUVAGE D’ASPERGER
    Je suis autiste Asperger et n’ai pas l’instinct grégaire donc pas très à l’aise dans les relations de groupes et j’ai l’avantage de ne jamais souffrir de la solitude car je ne m’ennuie jamais. Je construis mon bonheur seul car il est présent partout autour de moi. Il suffit de savoir observer différemment le monde qui nous entoure. J’ai conservé ma faculté de m’émerveiller de ce que la plupart des adultes ne voient plus et je suis toujours plus heureux loin de la foule et idéalement proche de la nature. J’ai également un imaginaire perpétuellement débordant et un mode de pensée en image qui me permet de vivre cérébralement tout ce dont j’ai envie. Tout ce que j’entends lors d’une conversation de ce que je peux lire ou pense se transforme instantanément en scène vivante avec force détail de manière permanente et c’est souvent épuisant mais je fais avec. L’un des inconvénients des voyages mentaux lorsque tu es au bureau ou en réunion et que tu t’ennuie, c’est qu’ils se déclenchent malgré toi et tu peux ainsi te retrouver ailleurs durant plusieurs minutes avant de comprendre qu’il faut revenir d’urgence…

    MON IDÉAL
    Peu m’importe son âge, son passé, son statut social, qu’elle soit riche ou pauvre, avec une grande famille ou orpheline car je n’attache pas d’importance à cela. Elle peut être étudiante, psychologue, ethnologue, factrice, employée de bureau, à la caisse d’un supermarché, au chômage, vivant de bric et de broc, en voyage permanent dans son van ou à pied ou ce dont elle a envie tant qu’elle reste en accord avec elle-même. Végétarienne ou végétalienne ou qui aspire à le devenir, elle s’est affranchie du regard de la société et qui assume complètement sa liberté et elle rend les cons aveugles. C’est une réveilleuse de sommeil parce que c’est toujours mieux d’être deux à ne pas dormir, une boucleteuse ou plieuse de cheveux, poignardeuse de cœur, regardeuse des yeux, tactileuse des doigts, faiseuse de bouh !, colleuse de post-it, sauveuse de fourmis, colleuse fusionnelle, Aspergirl, sauvage, à plusieurs dans sa tête et libre pour venir s’asseoir sur un banc pour manger une pomme avec moi, se partager les pépins et jeter les restes des trognons sur les passants. Une intello qui me bouscule pour un câlin pendant que je bouquine, une voleuse de framboises que je viens d’aller cueillir pour le dessert, piqueuse du bout du doigt sur mon bras. Une fille du vent, zèbre, femme enfant, enfant sauvage qui n’a pas envie d’une relation normale pour faire comme tout le monde. Une THQI proche de la nature, prenant soin de la Terre et de son esprit avec un attrait pour la philosophie, la lecture et une vision acérée du monde. Une personne discrète aux regards du monde, nature, écolo, cérébrale, intello, tactile, mince aux cheveux longs assumant ses cheveux gris, ses cheveux blancs, non maquillée non fumeuse, non accro à l’alcool. Une fille cabossée par la vie qui se regarde dans le miroir en se disant :
    « J’ai de plus en plus de cheveux blancs mais je m’en fous, je me sens jolie ce matin »
    Une personne qui ne s’adaptera jamais à cette société de consommation et qui se fout du regard des autres parce que :
    « Le regard des autres existera toujours, le prendre en compte, c’est confier son bonheur à des inconnus… »
    Une fille pas sage qui me ressemble un peu, beaucoup ou pas du tout et qui me dirait parfois avec un sourire en coin et les yeux plissés :
    « Nicolas, je vais te manger tout cru » Et bien évidemment, moi je ferai toujours semblant de ne pas comprendre.
    Une personne pas normale et pas comme tout le monde et qui refuse l’anormalité du plus grand nombre et la normalité de tous les autres.

    CONCLUSION
    Je vais te la faire très courte.
    Je n’ai pas toujours été un écolo convaincu mais je le suis devenu lorsque j’ai eu la chance d’avoir un bout de terre à cultiver. Je me suis souvenu du potager de mon grand-père, de ces moments d’enfance passé dans l’herbe, de ce monde microscopique qui m’émerveillait et mon bonheur est toujours intact lorsque j’observe avec attention les abeilles butiner la lavande. Et à chacun de ces insectes, j’accorde beaucoup d’importance. Je prends également soin de nourrir les chats sauvages toute l’année et les oiseaux en hiver. J’utilise très peu d’eau dans mon quotidien et j’ai considérablement réduit ma consommation électrique et de gaz. Je n’ai pas pour but de sauver la planète mais de réduire mon impact écologique au maximum bien que pour la sauver, il faudrait simplement exterminer le genre humain dans sa totalité mais parce que je dois retrouver tous les fragments de ma particule élémentaire, et au vu du nombre de renaissance dont je vais avoir besoin, j’ai besoin que la race humaine ne s’éteigne pas trop vite. (oui, je suis un peu égoïste sur ce coup)

    POST-SCRIPTUM
    Je me répète sans cesse que « C’est important de dire les belles choses de la vie » et pourtant, je n’ose pas toujours…

    Si jamais j’ose quand même t’approcher un jour via un site de rencontre, peut-être serais-je maladroit et peut-être aussi serai-je, pour toi, trop vieux, trop loin, trop pas comme il faut où même trop moche mais une intention sincère sera présente. Non pas de te séduire ou de te flatter mais parce que j’aurai simplement aimé une de tes photos ou ta description. Je t’écrirais certainement un truc maladroit parce que je ne sais pas faire autrement que d’être nature et que je ne sais pas comment on aborde une personne mais ce sera sincère mais si jamais tu devais te dire que je suis vraiment trop bizarre, il te suffira de ne pas répondre et je n’insisterai pas.
    Et lorsqu’on se rencontrera, on ira pas au resto pour bouffer des plats industriels ou surgelés mais on se fera un pique nique vegan assis par terre dans la nature sur le bitume ou dans le salon.
    On ne couchera pas ensemble avant d’être amoureux l’un de l’autre mais on ira s’asseoir sur un banc pour manger des pommes et jeter les trognons sur les passants.
    On ira choisir des livres dans des librairies d’occasion et on giflera les cons pour leur apprendre à l’être un peu moins.
    On aura un appart ou une p’tite maison avec des centaines de livres de littérature classique et pleins de disques vinyles avec un vieil électrophone.
    On fera du sport pour ne pas devenir gras et obèse et on mangera végétalien sans gluten en mangeant des fruits et légumes cultivés en France sans oublier de boycotter tous les produits alimentaires dégueulasses.
    Et on ne fumera pas pour éviter de bousiller nos poumons et la planète avec les mégots.
    On ne se parfumera pas avec des parfums qui empestent à deux cent mètres à la ronde et tu laissera le maquillage aux filles moches qui en ont besoin.
    On sera écolo et on n’en aura rien à foutre des autres parce qu’on aura notre Éden à nous…
    Et même que parfois, on restera que nous deux parce que les autres, c’est chiant parfois…
    J’ai certainement oublier des trucs mais c’est comme ça…
    C’est comme mes acouphènes, je les oublies tout le temps alors que je les entends assez fort en permanence…
    Tu as certainement relevé des fautes mais j’ai essayé de les minimiser, donc si tu es prof de Français, essaie d’être indulgente comme tu l’es avec tes élèves et dis toi que c’est pas grave…

    • Ce sujet a été modifié le il y a 3 mois et 3 semaines par Nicolas.
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    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 mois et 3 semaines par Nicolas.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 mois par Nicolas. Raison: Il fallait que je fasse une mise à jour assez importante. Surtout au début et ailleurs aussi
    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 mois par Nicolas. Raison: Correction d'une faute d'orthographe. A l'occasion, je prendrais le temps d'en corriger un maximum en une fois
    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 semaines et 4 jours par Nicolas.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 semaine et 1 jour par Nicolas.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 5 jours et 1 heure par Nicolas.
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    Karl
    Participant
    • Sujets : 3
    • Réponses : 369
    @karl

    Salut Nicolas,

    Je voulais te souhaiter la bienvenue, maintenant que mes broyeurs ont bien concassés ton pavé.
    🙂

    Karl

    Cat
    Participant
    • Sujets : 1
    • Réponses : 9
    @cat44719

    Bonsoir @nicolasperger,

    Je suis « tombée » (je te rassure, je vais bien) par hasard (oui, je sais, il n’y a pas de hasard) sur ta description. Et oui, j’ai tout lu. Avec plaisir et grand intérêt (si, si, je t’assure, ils étaient là tous les deux).
    J’admire et envie ta capacité à te mettre à nu (non, pas sur la photo). Merci pour la théière et le paquet de biscuits, je les avais oubliés en commençant.
    Contrairement à toi, je me relis rarement et je corrige / change encore moins souvent (j’espère qu’il n’y aura pas trop de fautes d’orthographe ou de grammaire parce que je les déteste ; non pas que ce soit un jugement sur la personne qui écrit mais bien parce que je ne peux m’empêcher de les voir, ce qui heurte mon sens de laisse tes tiques (non, ceci n’est pas une erreur) et brise la fluidité de ma lecture) parce que (ça va, tu n’avais pas perdu le fil d’Ariane malgré la parenthèse ?) si je relis, je juge et je critique, je me dis que je ne devrais pas dire ceci, ou exprimer autrement cela et au final il ne restera que bien peu de ce que j’ambitionnais de communiquer.
    Une longue phrase, non ? J’aime bien faire ça aussi
    « le bordel est revenu et rebelote… » tu joues aux cartes ?
    Du moment qu’on ne se prend pas ton pavé dans la tronche mais bien dans les yeux, le cœur, le corps et tout le reste (euh… c’est quoi le reste ??) ce n’est pas trop grave, ça fait moins mal.
    Je ne suis pas une grande fan des « grands » auteurs. Je pense à remplir un sac pour venir te voler quelques framboises. Peut-être ce week-end, si c’est la saison.

    QUI ES-TU ?
    Femme, 56 ans au compteur, des cheveux blancs (les premiers à 18 ans donc je m’en fous un peu) qui aujourd’hui se fait régulièrement de grands sourires dans le miroir en se disant « je t’aime » parce qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.
    Une âme d’enfant dans un corps d’adulte. J’ai toujours l’impression d’être totalement inadéquate, de ne pas être faite pour la vie d’adulte en société avec toutes les responsabilités que cela implique ; sentiment constant qu’un jour les autres vont remarquer que je suis nulle, que je ne suis pas celle qu’on croit, celle qu’on voit ; que je ne suis qu’une gamine terrorisée par ce monde cruel qui m’entoure et que je ne comprends (toujours) pas.
    J’ai un sens de l’esthétique influencé par mon hypersensibilité. Je ne supporte pas les forts contrastes (carreaux noirs et blancs, couleurs vives) et les lignes tranchées. Je peux apprécier un tableau moderne ou ancien pourvu que les lignes en soient majoritairement fluides, souples, courbes et les angles arrondis (ça doit aussi être dû à mon type MBTI d’arrondisseuse d’angles : médiatrice).
    Je n’ai pas le courage de mes opinions, je n’ai pas le courage de mes rêves. Parce qu’ils sont trop nombreux, parce que je vis mieux dans ma tête et dans les livres que dans le monde.
    Pourtant j’ai fait « comme tout le monde ». Mariée, travail (que j’appréciais), deux enfants. Puis la crise (comme dit Sigfried Cey de l’Université des Hauts Potentiels, la nuit noire de l’âme) et le divorce (pas à ma demande), un arrêt maladie pour burn-out puis une pause carrière. Et l’impression de végéter selon les critères de cette société bien-pensante qui m’entoure tout en ayant l’intuition que c’est ce que je dois faire. D’ailleurs mon corps s’est mis de la partie pour me donner une raison supplémentaire d’en « faire » encore moins en me balançant une bonne crise de capsulite rétractile, aka (pardon, en anglais « also known as », ou « aussi connu sous le nom de » – je ne sais pas si tu connais l’anglais) épaule gelée.
    Spirituelle (oui, j’ai aussi le sens de l’humour) plutôt que religieuse (non, pas la pâtisserie ni celle des couvents).
    En perpétuelle recherche de sens, que ce soit celui de la vie, de ma vie ou du monde dans lequel on vit (dans quelle étagère, d’ailleurs).
    Je cherche constamment à devenir une meilleure version de moi-même, ou plutôt la vraie moi. Y a encore du boulot.
    Si je peux être sociale et sociable, on me dit souvent « limite impolie, agressive », alors que je cherche simplement à m’exprimer (et surtout à être entendue).
    Si j’aime être entourée, je préfère observer que participer. Je suis heureuse du bonheur des autres, autant de celui de parfaits inconnus (vidéos sur youtube, p.ex) que le bonheur des miens auquel j’aurai contribué.
    Je préfère les coulisses à la scène, l’ombre à la lumière.
    En recherche perpétuelle d’une nouveauté à découvrir, d’un nouveau centre d’intérêt.
    J’aime voyager et découvrir d’autres environnements. Je préfère arpenter les rues que de m’enfermer dans un musée (même si je ne refuse pas de le faire à l’occasion, pour un Guggenheim par exemple). Si je commence par les endroits touristiques, je m’y sens rapidement envahie, dépossédée de la paix de la découverte tranquille et je bifurque rapidement vers des voies moins fréquentées. Il m’est souvent arrivé de me retrouver dans des quartiers / des endroits fréquentés quasi uniquement par les locaux, ce qui décuple le charme de la découverte.
    J’aime les langues pour la variété des sonorités. L’anglais et le néerlandais (et tous les dialectes belges qui me font sourire) – que je parle. La chanson perpétuelle de l’italien et la danse des mains qui l’accompagne. Une des rares langues que je n’aime pas est le grec, non pas à cause des sonorités mais à cause d’une mauvaise expérience avec une collègue grecque…
    J’ai vécu la plus grande partie de ma vie en étant autre(s). Ne comprenant pas le monde qui m’entourait et surtout mes contemporains, j’ai cherché par tous les moyens à leur plaire et à rentrer dans un moule (changeant selon mes interlocuteurs) qui ne faisait que me piquer, m’irriter, m’asphyxier – comme une camisole de force qui aurait empêché mes mouvements naturels. A force, j’ai fini par m’y perdre et par me perdre. J’ai mis quelques années à briser les chaines qui me retenaient prisonnière et depuis je cherche qui je suis afin de pouvoir enfin être (à nouveau) pleinement moi.
    Foncièrement gentille, profondément confiante en la bonté qui existe en tout être humain, je suis pourtant terrorisée à l’idée de m’ouvrir vraiment à l’autre. A oser vraiment m’attacher à l’autre. Je sais qu’on dit qu’il vaut mieux avoir aimé et été aimé que de passer sa vie en ayant raté ça mais dans mon cas si l’amour donne des ailes et transforme le monde qui m’entoure, il est aussi responsable d’une souffrance bien plus grande que tout ce que je peux connaitre d’autre. Je reste sensible au regard de l’autre, à la critique ; au manque d’amour. Et en tant qu’empathe, je suis sensible à l’humeur de l’autre parfois bien plus qu’il ne l’est lui-même. Est-il en colère contre un collègue ? Je ressens sa colère sans en ressentir les motifs et elle m’est donc à la fois personnelle et étrangère. Je ne comprends pas ce que je ressens car cela ne m’appartient pas. Je n’ai pas encore réussi à me protéger de cela. Cette peur de vivre les émotions des autres par procuration m’a amenée à vivre en quasi-ermite depuis plus de deux ans. Je vois mes enfants (une semaine sur deux) et quelques amies de temps en temps.

    QUE RECHERCHES-TU ?
    Être moi, tout simplement. Complètement. Être avec les autres en accord avec moi-même.

    QUELLES SONT TES CROYANCES ?
    Je crois en la bonté de l’Homme (un bébé ne nait pas « mauvais »). Nous ne sommes qu’un, nous ne sommes que la « matérialisation » de « Dieu » (ou l’Univers, ou la Force, ou l’Amour, ou peu importe comment on veut l’appeler, ce truc qui est plus grand que nous) qui Lui permet d’expérimenter le matériel, l’espace, le temps. Dieu est Dieu ; il est. Il a toujours été et il sera toujours ; il est tout. Nous sommes tous des « fractions » de divinité. Nous avons donc chacun le pouvoir de créer tout ce que nous désirons.

    MATÉRIALISME, MINIMALISME, ASCÉTISME ?
    Un de mes nombreux paradoxes : je ne suis pas matérialiste du tout mais je possède un grand nombre de choses (deux parents conservateurs, ayant vécu la guerre, ça marque) et je suis une acheteuse parfois compulsive. Nez en moins (cœur en plus) je rêve de minimalisme depuis bien avant que ce mot ne soit à la mode. En effet, adolescente j’imaginais déjà comment dormir et vivre dans l’une de ces cabines de plage que nous louions pour certaines vacances.
    Je rêve de vivre dans quelque chose de petit, avec peu de possessions (il faudra d’abord que je me débarrasse de tout le superflu, l’inutile, le redondant), au bord de mer. Ou sur les routes dans un camping-car et avoir le monde comme jardin. Le plus souvent possible en bord de mer, bien sûr.

    ES-TU UNE VOYAGEUSE ?
    J’adore voyager. Près, loin. Dehors, dedans.
    L’Europe avec mes parents (France, Italie, Suisse, Luxembourg, Autriche) puis seule ou accompagnée (Paris, Londres, Venise, Florence, Dublin, Toulouse, Copenhague et d’autres capitales ou villes européennes ; Canada, Etats-Unis, Cuba, Australie, Maroc).
    Mais aussi promenades dans Bruxelles, à Bruges. A Ostende, ma ville côtière fétiche, là où je me verrais bien vivre. Mais seulement dans un appartement avec vue mer.
    Sortir de chez moi et aller me promener sur la voie de chemin de fer transformée en promenade, ou dans un parc.
    Les voyages dans ma tête sont plus souvent « philosophiques » / existentiels (et malheureusement encore trop souvent sous le contrôle de mon ego). Quand je ne me raconte pas une histoire dont je suis (bien sûr) l’héroïne (non, je n’ai rien fumé, même pas la moquette) et dans laquelle tout se déroule de manière parfaite. Les l lieux parfaits, les personnes parfaites, les conversations parfaites, l’amour parfait, le compagnon parfait.

    SI TU DEVAIS TE DÉCRIRE LIBREMENT ?
    Ben, euh… Les paragraphes ci-dessus et ci-dessus sont déjà assez explicites, non ? Non ? Ben tu poseras des questions quand on se verra. Et si tu es sage et que tu me laisses chiper quelques framboises, peut-être que je répondrai…

    SERAIS-TU PRÊTE À DÉMÉNAGER PAR AMOUR ?
    Je l’ai fait. Mon ex et moi avons quitté la Belgique pour aller vivre 5 ans au Canada, son idée au départ qui est devenue projet commun.
    Je ne crois pas en l’un chez l’autre (quels que soient l’un et l’autre) mais bien en un nouveau chez nous, ni tout-à-fait toi, ni vraiment moi. Une maison à deux cœurs. Et quand je dis « maison », c’est un concept flou qui englobe autant une maison flottante (à tester pour le roulis), un van ou un camping-car, une tiny house, une péniche (re-à tester pour le roulis). Si j’apprécie le luxe, je n’en ai pas besoin. Mon luxe se limiterait sans doute à un wc et une douche intérieurs, eau chaude courante (même si avec un réservoir). Et un lit confortable. Avec ça je pense que le reste serait sans grande importance.

    ENFANT SAUVAGE D’ASPERGER, QUESACO ?
    Merci pour les explications. A ma connaissance je ne suis pas autiste mais je me reconnais cependant dans une partie de ta description.
    « Je n’ai pas l’instinct grégaire donc pas très à l’aise dans les relations de groupes.
    J’ai l’avantage de ne jamais souffrir de la solitude car je ne m’ennuie jamais.
    Je construis mon bonheur seul car il est présent partout autour de moi.
    Il suffit de savoir observer différemment le monde qui nous entoure…
    J’ai conservé ma faculté de m’émerveiller de ce que la plupart des adultes ne voient plus et je suis toujours plus heureux loin de la foule et idéalement proche de la nature.
    J’ai également un imaginaire perpétuellement débordant »
    Non seulement je ne m’ennuie jamais mais j’apprécie ma compagnie, je suis souvent d’accord avec moi-même (mais pas toujours, contrairement à ce qu’on pourrait croire).
    Les autres, tous mes con-citoyens, globalement, sont plus (souvent) une souffrance qu’un réconfort.

    SI TU DEVAIS TE RÉSUMER AVEC UNE LISTE DE MOTS ?
    Ben voilà, c’est une liste de mots mais chaque élément compte parfois plusieurs mots, c’est bon aussi, non ?
    Ame à âme – Amour inconditionnel, le seul que je comprenne – Anges gardiens – Bélier ascendant cancer avec une grande influence des poissons – Bizarre autant qu’étrange – Blessée – Calme – Carapace dure au cœur mou – Cœur à cœur – Cœur d’artichaut – Coupeuse de cheveux en 4 – Courageuse (à peine, parfois) mais pas téméraire – Décalée en décalage (entre ce que je dis et ce que j’aurais voulu dire, ce que je fais et que j’aurais voulu faire) – Désodorisée mais non parfumée, sauf aux odeurs naturelles – Détails, détails, détails je ne vois que les détails – Discrète – Douche et bain (chauds) – Eau, rivière, torrent, lac, mer, océan – Ecrivain du dimanche – Embruns – Empathe – Ermite – Eveillée (à peine) – Explosion de pensées – Extra-terrestre – Fantaisiste (surtout à l’intérieur) – Fatiguée – Frileuse (hyper-) – Généreuse – HPI (il paraît) – Hyper-introvertie – Hypersensible – Hyper-tolérante – Idéaliste – Inadaptée – Incomprise – Inodore (pas toujours…), incolore, insipide, invisible – Intellectuelle mais pas intello – Intérieure – Introvertie, j’ai déjà dit ? – Intuitive – Linguophile – Logique – Main vert clair – Mal aimée – Mangeuse (par opposition au cuisinier) – Médiatrice – Méditative – Monteuse de meubles Ikea – Nature – Naturelle – Ombre – Pensées, pensées, pensées (par opposition à « paroles, paroles, paroles ») – Peureuse – Physico-cérébrale (je rêve du moment où mes sens prennent le dessus et où se tarit le flot incessant de pensées intrusives) – Physique (contact) – Pinailleuse – Polyglotte – Posée – Puzzles – Recovering « People pleaser » (quelqu’un qui essaie de plaire à tout le monde, sur la voie de la guérison) – Ressentir – Restreinte – Retenue – Rêveuse – Romantique (avec toi… dixit Alain Delorme) – Sable – Sans ambition – Scrivaillone – Sensuelle – Sentimentale – Sentir – Sexuelle, quand j’ose – Simple mais pas simpliste – Solitude – Souffre en silence – Spirituelle (dans les deux sens, sans connotation sexuelle) – Spontanée (dans ma tête) – Tactile – Usine à rêves éveillés – Utopiste – Voyageuse

    L’INCONTOURNABLE J’AIME, J’AIME PAS
    J’aime :
    La vie
    Tout
    Rien
    La solitude
    Être entourée sans être étouffée
    Le monde sans la foule
    Être seule pour me ressourcer (oui, on peut être seule en compagnie de quelqu’un)
    Refaire le monde
    Parler de tout et de rien, surtout de rien à propos tout et bien sûr n’importe quoi parce que c’est souvent du grand n’importe quoi avec trois fois rien)
    L’eau, la mer, l’océan (j’ai dû être poisson dans une vie antérieure), le sable
    Les promenades
    Les découvertes. De concepts, de lieux, de personnes, de livres.
    La nouveauté
    Une certaine routine sans s’encroûter
    L’humour (à deux balles, en-dessous de la ceinture, absurde, Bourvil et De Funes, les jeux de mots sans maux)
    La science-fiction, le fantastique
    Les planètes, les étoiles, la galaxie, le cosmos
    Les livres, électroniques autant que physiques – principalement à cause du gain de place parce que rien ne remplace les pages que l’on tourne, l’odeur du livre, le bruit, la possibilité de souligner en couleurs
    La bonne bouffe mais pas trop souvent
    Lire, écrire, lire et écrire
    Les personnes simples à l’esprit complexe
    Ceux qui me ressemblent mais surtout ceux qui sont différents, ont en apprend tellement plus
    La gentillesse, la tolérance, l’acceptation de l’autre
    L’Amour
    Le contact humain, les câlins, le corps à corps (non sexuel, mais pas que…)
    Les échanges cœur à cœur, âme à âme, corps à corps si affinités
    Se découvrir et s’émerveiller de se trouver si semblables et pourtant si différents, comme les deux moitiés d’un tout
    Prendre le temps de vivre
    Le calme, le silence, les bruits de la nature
    Un fast food de temps en temps (KFC mais au Canada, parce que ça goûtait pas pareil qu’ici ; Harveys – chaîne de burgers qui n’existe qu’au Canada où on peut avoir un double Angus beef saignant et choisir tous les accompagnements de manière individuelle et (parce que je suis quand même chauvine) Quick)
    Le chocolat fondant aux noisettes entières Côte d’Or (en grande tablette seulement, ça goûte pas pareil en portions individuelles)
    La camomille, le tilleul
    Le miel

    J’aime pas…
    La brusquerie
    Les « je sais (tout) »
    Ceux qui se croient plus grands, plus forts, plus drôles, plus importants
    Ceux qui n’écoutent pas, ou alors qu’eux-mêmes
    Les gens mal habillés, mal coiffés (j’ai pas dit décoiffés)
    Les mecs aux cheveux longs (c’est un a priori, je le reconnais)
    Le bruit, sonore ou visuel
    Les hyper-stimulations sensorielles
    Les gens qui empiètent sur mon espace vital personnel
    Le maquillage
    La politique, l’histoire
    Les sms (et autres messages) phonétiques
    Les fautes d’orthographe ou de grammaire
    L’intolérance des soi-disant tolérants que l’on trouve sur de nombreux forums ou groupes Facebook
    La société des normo-pensants qui écrase tout ce qui ne rentre pas dans ses cases
    Ostende, Venise, Ottawa, San Francisco, Hawaii (sans ordre particulier, tous ces endroits où je pourrais vivre)

    Ces deux listes ne sont pas exhaustives. Peut-être en apprendras-tu un jour plus, si l’envie t’en prend.

    QUI AIMERAIS-TU RENCONTRER ?
    L’homme idéal, bien sûr. Mon prince charmant, pas si charmant parfois mais toujours gentil et bienveillant. Mon autre, mon alter ego sans ego. Mon double, ma moitié. Comment ça, c’est contradictoire ? Mais pas du tout, mon bon monsieur.
    Je fais ma liste au père Noël
    – Parce que c’est le Père Noël et qu’il comprend tout et qu’il peut tout, ce sera l’homme idéal. Pas en tant qu’homme mais parce que notre relation sera LA relation idéale. Celle que j’attends. L’amour absolu, l’amour avec un grand a, l’amour d’une vie (entière, ou pas, je ne suis plus aussi exigeante que je le fus).
    – Un homme entre 45 et 60 ans (je n’ai pas l’âme d’une cougar et je ne veux pas d’un « vieux », je me sens déjà moi-même assez vieille comme ça, parfois, à 56 ans)
    – Qui n’a pas peur du pratico-pratique de la vie de tous les jours
    – Qui me garde les pieds sur terre et m’emmène dans ses rêves les plus fous
    – Celui de qui je serai la muse et le révélateur, la princesse sans piédestal, l’égale dissemblable et complémentaire, le grain de sable dans ses rouages, l’huile sur son feu et le baume sur ses blessures, son soutien et son refuge, son repos du guerrier
    – Celui qui sera mon phare, mon port d’attache, mon havre de paix, la maison où je me sens bien ; mon rempart contre ce monde qui ne me comprend pas ; mon prince charmant, mon ange gardien ; mon inspiration, mon refuge
    – Celui qui m’apaisera et m’aidera, par sa seule présence à mes côtés et par son acceptation complète de qui je suis à ce moment précis, à être à chaque instant la meilleure version de moi et à devenir celle que je rêve d’être, celle que je suis en moi sans arriver à l’être au-dehors
    – Celui avec qui je n’aurai pas à porter de masque ; celui qui me verra comme je suis et qui m’aimera malgré cela. Qui m’aimera à cause de cela.
    – Celui qui sera chaque jour à la fois le même et en même temps un peu différent
    – Un homme qui me bousculera en douceur et avec respect
    – Un fusionnel permanent à temps partiel… (pour les questions, voir plus haut)
    – Celui qui comprendra ce que je n’ose pas dire, celui qui osera dire ce que je ne comprends pas
    – Celui qui acceptera mon âme d’enfant dans mon corps de femme et ne s’attendra pas à ce que je sois sans cesse adulte et responsable
    – Celui qui pourra rire de tout et de rien avec une bonne dose de sérieux quand nécessaire
    – Celui avec qui je formerai une équipe, la meilleure, celle qui utilisera au mieux nos atouts respectifs sans dénigrer nos défauts / nos lacunes
    – Celui qui m’aidera à me détacher définitivement du regard des autres, de leur jugement
    – Celui avec qui tout pourra être dit, tout pourra être entendu, rien ne sera jugé
    – Celui qui aimera que je lui pique les framboises qu’il viendra d’aller cueillir pour le dessert (et peut-être même que j’en partagerai l’une ou l’autre)
    – Celui qui ne ronchonnera pas que je le bousculerai pour un câlin, même pendant qu’il bouquine. Celui qui finira par me bousculer avec douceur et patience pendant que je bouquine.
    – Celui qui comprendra pourquoi le geste agréable un jour, dans un environnement et des circonstances particuliers sera exaspérant un autre jour, dans un autre environnement et d’autres circonstances, et ne s’en vexera pas
    – Celui qui se penchera et s’émerveillera avec moi sur la fourmilière, l’araignée qui construit sa toile, le bourdon qui butine ou tout autre miracle de la nature
    – Bien sûr, il ne fumera pas parce que je déteste ça, il aimera les femmes sans maquillage
    – Celui qui aura autant de rêves que moi mais nous serons les ancres de notre bateau dans cette réalité commune

    ET POUR TERMINER, UNE CONCLUSION LIBRE DANS TON EXPRESSION…
    Je suis (loin) derrière toi sur le chemin. Si tu te retournes, peut-être m’aperçois-tu, là-bas, au loin ?
    Je n’ai jamais été écolo, je les ai toujours trouvés aussi extrémistes que les autres.
    Je rêve (eh oui, encore et toujours) d’un retour (enfin, d’un départ vers puisque je n’y ai jamais vraiment été avant) à la nature et aux choses simples. Vivre et consommer local et de manière réfléchie, avec le plus petit impact possible (en fonction de mon choix de vie) sur la planète.
    Mais oui, je possède une voiture. J’aime bouger, aller où je veux, par le chemin des écoliers, voir du pays.
    Je ne t’ai pas trouvé bizarre du tout, juste intéressant.

    POST-SCRIPTUM
    « Je me répète sans cesse que « C’est important de dire les belles choses de la vie » et pourtant, je n’ose pas toujours… »
    Voilà bien longtemps que je n’ai abordé personne (d’ailleurs, en tant que femme je ne me souviens pas l’avoir fait) et je dis parfois autre chose que ce que je pense, parce que je suis trop stressée pour arriver à traduire ma pensée en parole ou parce que je suis pétrifiée à l’idée du jugement de l’autre à propos de ce que je vais dire.
    Les sentiments m’attirent et me font peur. Si l’on m’aime plus que je n’aime (et je le sens souvent bien avant que l’autre n’en soit conscient), je prends peur et je fuis. Si l’attraction / l’intérêt est mutuel et que nous avançons tous deux à petits pas prudents, peut-être ne prendrai-je pas mes jambes à mon cou. Malheureusement cela ne se commande pas et j’ai plus souvent été aimée / appréciée que je n’ai aimé (bien qu’il soit toujours flatteur d’être remarquée et appréciée).
    Et puis si tu n’oses pas dire « tu es jolie » à une femme, tu peux commencer par quelque chose de plus neutre « cette robe te va bien », « cette couleur met tes yeux en valeur ». Toutes les femmes n’attendent pas qu’on leur dise qu’elles sont jolies. 😊

    Allez, je ne relis pas une deuxième fois pour les fautes et j’envoie tel quel. Alea jacta est, comme disait le rubis con de César.

    Catherine

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    Nicolas
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    @asperger

    Je complète ma présentation avec mon parcours universitaire.

    Formation de foutracage dans la sauvagerie d’Asperger à l’université « À plusieurs dans ma tête » située à Foutrac les bains et diplômé depuis le 04 octobre 1971 de bizarrerie intellectuelle et d’ailleurs.

    J’ai également obtenu le grade de « Je vis à plusieurs dans ma tête mais c’est moi le chef ! »

    Je suis actuellement Professeur honoraire du cours de : S’asseoir sur un banc pour manger une pomme, partage de pépins de pommes et jet du reste de trognon sur les passants.

    Je suis actuellement plusieurs formations supplémentaires en « chute sur le bitume en trottinette » et « comment se perdre dans le métro » dans la presqu’île de Lyon en attendant qu’elle le deVienne.

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    Nicolas
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    @asperger
    Nicolas
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    Jean-Pierre
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    @jean-pierreso

    Waouh vous êtes nombreux dans ta tête, remarque je n’ai pas bien recensé les habitants dans la mienne. Bienvenu à toi.

    Nicolas
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    @asperger

    Nous sommes nombreux en effet mais c’est moi le chef !

    Nicolas
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    @asperger
    Nicolas
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    Nicolas
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    @asperger

    POST-SCRIPTUM
    Je me répète sans cesse que « C’est important de dire les belles choses de la vie » et pourtant, je n’ose pas toujours…

    Si jamais j’ose t’approcher un jour, peut-être serais-je maladroit et peut-être aussi serai-je, pour toi, trop vieux, trop loin, trop pas comme il faut où même trop moche mais une intention sincère sera présente…
    Non pas de te séduire ou de te flatter mais parce que j’aurai simplement aimé une de tes photos ou ta description ou simplement parce que je me dirais :
    « Whouaaa, qu’est-ce qu’elle est jolie, juste nature, juste comme j’aime »

    Je t’écrirais certainement un truc maladroit parce que je ne sais pas faire autrement que d’être nature et que je ne sais pas comment on aborde une personne mais ce sera sincère…
    Et si jamais tu devais te dire que je suis vraiment trop bizarre, il te suffira de ne pas répondre ou d’écrire un truc basique et je n’insisterai pas.

    Bien que je passe une grande partie de ma vie à lire et à écrire, je ne sais pas aborder une personne pour lui dire simplement qu’elle est jolie.
    C’est con mais c’est comme ça…

    Nicolas
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    @asperger
    Nicolas
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