Le concept du pervers narcissique

Aux abris ! Le pervers narcissique guette et les pauvres petits hauts-potentiels en sont les toutes premières victimes ! Rien de tel pour créer la psychose générale au sein de la communauté atypique… Oui ! le pervers narcissique existe ! On ne va pas nier son existence sous prétexte qu’on nous rabat un peu trop les oreilles avec, mais on ne va pas le voir partout non plus à la moindre contrariété.

Tâchons d’y voir plus clair sur ce pervers narcissique que l’on diabolise et dont certains n’hésitent pas à se servir pour se victimiser. 

Personne nuisible, manipulateur  ou pervers narcissique ?

le vrai du faux le grand jeu du pervers narcissique

Il paraît important de faire la lumière sur ces trois concepts. Nous utilisons ces termes qui semblent tout droit sortis de la psychiatrie, et nous n’hésitons pas à taxer les gens sans savoir faire la distinction entre ces notions, puisque  celles-ci ne sont finalement issues que de nos perceptions somme toutes personnelles et donc très subjectives. 

Qu’est ce qu’une personne nuisible ?

Nous sommes tous le « nuisible » de quelqu’un, voire même de plusieurs. La perfection n’existant pas, il peut nous arriver d’être égoïste, de trop en vouloir, de se montrer jaloux et même de vouloir contrôler l’autre à des fins personnelles. Il s’agit de voir ce côté sombre que nous avons tous en nous à certains moments de nos vies. Ce sont des défenses essentielles pour notre bien être psychologique face à des peurs diverses et variées mais profondément ancrées. Nous ne nous rendons pas forcément compte de ces stratégies que nous utilisons pour satisfaire notre petit « Moi », pour autant elles existent. Il est toujours plus facile de regarder ce qu’il se passe chez l’autre que d’aller voir ce qu’il se passe en soi. De là à confondre cet autre à un pervers narcissique, il n’y a qu’un pas, et c’est là qu’est le drame… Confondre cette personne à la perversion narcissique c’est se confondre soi-même.

Qu’est ce qu’un manipulateur  ?

Le manipulateur est une personne qui va user de stratégies pour  obtenir ce qu’il souhaite, cependant il obéit à  une certaine logique. Nous ne parlons pas ici, de la petite manipulation que tout le monde utilise qui serait de savoir par exemple à quel moment on peut demander telle ou telle chose à son partenaire, ce genre de situation est davantage de l’ordre de la connaissance de l’autre et du respect aussi de sa personnalité, une forme d’adaptabilité relationnelle somme toute normale.  Nous parlons de manipulation malsaine, cette manœuvre qui va consister à faire faire quelque chose à sa cible alors que celle-ci n’en avait pas envie. Une stratégie calculée et répétitive qui veut formater l’autre à l’image que le manipulateur souhaite voir et avoir. Une prise de contrôle et une prise de pouvoir faites de façon insidieuse en se servant des failles, fragilités que chacun portons en nous. Le manipulateur veut contrôler la relation et l’autre, c’est sa façon à lui de se sentir en sécurité. Il est à fuir dés lors que l’on sent que l’on fait des choses que l’on a pas envie. Il peut aller jusqu’à isoler l’autre de ses amis et famille et faire en sorte à ce qu’il reste sous sa coupe.

Qu’est-ce que le pervers narcissique ?

Nous avons tous du narcissisme en nous et heureusement ! Un amalgame est cependant fait, et pour cause ! Une personne dite pervers narcissique, parle beaucoup d’elle et peu des autres, elle ramène tout à elle, le monde doit tourner autour de son précieux nombril. Elle donnera également une belle image d’elle-même. Cependant il s’agit en réalité d’une personne qui est vide à l’intérieur, tellement vide qu’elle a besoin sans arrêt de se sentir exister à travers le regard que les autres lui renvoient. Ça la rassure, c’est ainsi qu’elle se sent vivante. Dire du pervers narcissique qu’il s’aime trop, est faux. Il ne peut pas s’aimer puisqu’il a en lui un vide tellement immense qu’il ne peut se connaître qu’à travers les autres.

Le  pervers est un individu qui éprouve du plaisir à faire du mal. Nous sommes tous à des moments de nos vies un peu pervers, comme par exemple lorsque nous voyons quelqu’un à qui nous en voulons pour « x » ou « y » raisons avoir un retour de bâton. Immédiatement nous avons cette petite pensée « ah ! la roue tourne! » et nous ressentons une satisfaction. Bien souvent derrière nous culpabilisons d’avoir eu cette pensée. Le pervers quant à lui ne culpabilisera jamais. Il aime voir la souffrance chez les autres, que ceux-ci lui aient fait ou non du mal. C’est son moteur : la destruction.

Le pervers narcissique est un être qui n’éprouve aucun remord, son objectif est d’anéantir, détruire complètement sa cible, cette démarche pouvant pousser au suicide. Il va se montrer beau et briller en société, mais dans la sphère intime, petit à petit, il isole son/sa partenaire. Il usera de la douche chaude/douche froide (je t-aime/tu es nul), il aura des réactions très étranges et ne répondant à aucune logique. Tout doit tourner autour de lui et ça n’est jamais assez car ce vide qu’il a l’intérieur n’est jamais et ne pourra jamais être comblé.

Son existence ne tourne que sur la toute puissance qu’il a sur sa proie. Il est incapable d’amour, il ne sait que faire semblant d’aimer, par ailleurs comment pourrait il aimer s’il ne s’aime pas lui même ?… Mais simuler l’état d’amour, il sait le faire merveilleusement bien ! Il se montre avec une forte estime de lui-même, et en même temps il est victime d’un monde impitoyable (pauvre monde que serait-il sans lui?…) Tout, absolument tout repose sur ses épaules, il se montre comme un sauveur, une oreille attentive et compatissante. Il possède une aura certaine, un coté mystérieux aussi. On a le sentiment au départ d’être en totale sécurité avec lui mais c’est un leurre…

Le pervers narcissique est comme un enfant qui croit que tout dépend de lui, avec en prime ce coté pervers, cette volonté de détruire l’autre car il est intolérable pour lui de le savoir heureux. Et comble de l’ironie même si c’est lui qui  rend heureux sa partenaire, il ne peut pas y croire puisqu’il est vide… Il saura donc faire semblant d’être heureux mais il trouvera un jour une autre raison à ce bonheur, une raison extérieure à lui et il l’exterminera. 

On ne peut pas raisonnablement penser que le pervers narcissique s’aime trop, non il n’aime personne et surtout pas lui-même. Le pervers narcissique est bien plus fragile qu’on le croit car il ne s’attaquera qu’aux personnes ayant une faible estime d’elles-mêmes, il n’ira jamais se frotter à un individu qui a confiance en lui, ce qui montre bien la terrible faille qu’il a en lui…

Par ailleurs il ne supporte pas qu’on puisse le quitter, c’est alors tout son univers qui s’effondre et une grosse part de son identité car son identité c’est vous ! Il mettra alors tout en oeuvre pour récupérer sa proie et celle-ci aura l’impression de retrouver celui qu’elle avait connu au départ, d’où la grande difficulté de partir, particulièrement pour les personnes en gros manque d’amour.

Le pervers narcissique est un mensonge à lui tout seul et c’est un être bien plus fragile qu’on veut bien le croire et qu’il veut  surtout nous faire croire !

La confusion : personne toxique et relation toxique

Pervers narcissique

Ce n’est pas parce que l’on vit une relation toxique, que l’autre est forcément toxique. Dans une relation on est deux… C’est un peu comme deux mondes qui se rencontrent et qui peuvent créer de belles choses comme des choses toxiques. Taxer quelqu’un de toxique est un peu facile dans la mesure où chaque personne est responsable de ses actes et de ses choix également. Ce n’est pas parce que l’une des deux a une faible estime d’elle-même qu’elle est nécessairement victime dans la relation, n’oublions pas qu’elle fait malgré tout le choix d’entrer en relation avec son bourreau. En conséquence prétendre que l’autre est toxique n’est pas nécessairement vrai car le fait d’être attiré par la toxicité est en soi un acte toxique 🙂

Une victime qui choisi de l’être est déjà toxique pour elle-même. Rares sont les fois où nous n’avons pas le choix, nous avons toujours le choix : s’engager ou non dans une relation, rester ou partir, se soumettre ou se rebeller… Il suffit pour cela de faire un travail sur soi et de se regarder faire et penser. Chose pas facile mais réalisable, ceci est un choix aussi que de s’introspecter 🙂

Partir d’une relation toxique et guérir

La victime du pervers narcissique a fait le choix inconscient d’aller vers ce type de relation. Il lui appartient donc par la suite de mettre en lumière les raisons pour  lesquelles elle a été attirée par une relation toxique à l’extrême ou non. Bien souvent une relation avec un pervers narcissique fait toucher le fond, le genre de fond que certaines personnes ont besoin pour réaliser qu’elles ont un problème bien plus ancien à régler pour ne plus retomber dans  le piège de la toxicité.

Le dépendant affectif est une cible parfaite pour le PN : coupable et bourreau se conjuguant à merveille. Une blessure d’abandon ou de rejet est souvent la source de la dépendance affective. Se faire accompagner d’une psychothérapie est nécessaire pour faire un travail sur soi en profondeur et ne plus vivre avec l’ombre de l’autre à coté de soi…

En effet, lorsque la rupture est entamée dans ce couple infernal, le PN reste comme gravé dans l’esprit du dépendant. Il est là encore et toujours planant tout autour, des bribes de phrases tant de fois entendues revenant dans la tête, mais aussi l’impression de le voir à tous les coins de rue… Comme un fantôme qui viendrait poursuivre son oeuvre destructrice… Il est difficile de se remettre d’une telle relation, raison pour laquelle se faire aider par un spécialiste n’est pas de trop.

Les surdoués : des cibles faciles pour le pervers narcissique ?

le surdoué qui voit à travers la lumière, l'obscurité de la personne toxique

Le surdoué n’est pas plus en danger que les neurotypiques face au pervers narcissique, la seule chose qui pourrait éventuellement rendre le HP plus accroché au pervers narcissique serait son désir de comprendre. C’est principalement la dépendance affective qui est dangereuse. Un HP non dépendant affectif aura peut être la curiosité de comprendre le PN, mais il renoncera relativement vite à cette curiosité dés lors que son ego sera attaqué.

Ne prenons pas la naïveté des surdoués pour ce qu’elle n’est pas… Le haut-potentiel est aussi très lucide sur ce qu’il vit et sait parfaitement se dégager de situations critiques. 

Il existe tout un concept préfabriqué par des pseudo-psy sur la relation HP/PN, ce concept créé une peur irrationnelle sur ceux qui découvrent tout juste leur douance ou ceux qui n’ont pas confiance en eux et qui se documentent à tout va sur leur mode de fonctionnement. De là à créer l’idée que le surdoué est une proie facile il n’y a qu’un pas. La douance n’est absolument pas le problème, la dépendance affective l’est bien davantage. 

Un surdoué qu’il connaisse ou pas sa douance aura plus de chances de s’en sortir qu’un neurotypique car il a un esprit d’analyse assez vif et se rendra compte relativement vite qu’il est victime de manipulation. Il s’agira alors pour lui de vaincre sa dépendance affective pour en sortir. Cette relation lui permettra de réaliser jusqu’où la dépendance peut le mener.

Vous pourrez voir des témoignages de victimes de pervers narcissique dans cette émission, qui détaille fort bien les stratégies du PN. Ceci afin d’éviter de taxer n’importe qui de pervers narcissique et de ne pas le confondre avec le manipulateur qui cela dit en passant est tout autant à fuir : https://www.youtube.com/watch?v=CsbHdk3p_fs

Comme d’habitude j’ai hâte de lire vos expériences et vos avis sur le sujet !

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By stephanie

Diagnostiquée HP en juin 2018 et actuellement en reconversion professionnelle : Rédactrice Web SEO, spécialisée dans le blogging. Passionnée par l'écriture et curieuse, j'aime aussi prendre les pinceaux et l'acrylique que vous pourrez voir sur ma page facebook : Pha Nette Abstract. J'aime bien évidemment lire (beaucoup), et surtout créer (articles, nouvelles, poèmes, peintures, couture, meubles/objets en carton, et il y en aura surement d'autres !). Au plaisir d'échanger avec vous ?

54 thoughts on “Le concept du pervers narcissique

  • Christelle

    Je te remercie pour ce partage, je regarde actuellement le reportage et je voudrais partageais une vidéo sur ce sujet qui m’avait percutée et qui rejoint beaucoup de ce que tu écris : https://www.youtube.com/watch?v=7hhVeRqfcjo&list=PLCkTDFc2kuVjYxdj_BVPMOuxOON3fJJN1&index=22&t=0s

    Merci beaucoup

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    • stephanie

      Je viens de regarder ta vidéo. Oui c’est ça, ce qui peut rendre le Hp plus vulnérable c’est sa volonté de comprendre ce qui est finalement trés simple à comprendre : le PN n’est qu’un enfant. Le truc est que le HP a le don de se compliquer la vie, pour résoudre un problème il va parfois passer par 36 000 chemins en passant devant l’évidence qui est beaucoup trop simple finalement pour lui looool. Mais il suffit de le savoir pour arrêter de chercher à comprendre davantage.

      Le but de cet article est de dédiaboliser le PN, cesser d’en avoir peur car il n’est qu’un leurre qui joue avec la peur. C’est bien plus impressionnant de le voir comme un adulte dangereux que comme un enfant qui n’a pas su grandir. De suite ça apaise et rassure 🙂 D’ailleurs il fait en sorte à ce que soit l’autre qui se détruise tout seul, il ne frappe pas directement sa victime il fait en sorte à ce qu’elle se frappe toute seule. C’est là aussi qu’on retrouve toute la perversion de la relation.

      C’est un sujet passionnant car à la fois d’une simplicité enfantine et à la fois d’une complexité effarante 🙂

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    • Sabrina

      Oui tout à fait il y a le fait de chercher à comprendre, les mécanismes, la psyché de cette personnalité en face de nous.
      Quand il s’agit d’un membre de sa famille surtout d’un parent on peut avoir tendance à mettre en place de la compassion et vouloir l’aider, échanger son rôle d’enfant comme un rôle de parents. Les rôles sont inversés mais il y a la mise en place du triangle de Karpman (victime/bourreau/sauveur), ce qui crée une forme de dépendance à vouloir aider l’autre à tout prix et à ses dépends.
      Pas facile quand on est enfant et que l’on se forme par l’éducation de nos parents de grandir dans ce système là et de s’en rendre compte pour s’en extraire. Mais je pense que le fait d’être HP aide à pas mal de choses, en cherchant à comprendre on fini par saisir ces mécanismes et l’instinct de survie se met en place.
      En tout cas, c’est comme cela que je l’ai vécu.

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    • Elodie

      Bonjour à tous,

      Merci Stéphanie pour cet article intéressant. Les réactions qu’il suscite démontrent la complexité du sujet…

      J’en retiens que ce n’est pas parce qu’on est HP que notre lucidité nous permet d’échapper à ce genre de relation toxique.

      Qu’au fond se lancer dans tenter de définir la nature de l’autre (pervers narcissique, paranoïaque pathologique,…) nous détourne sur le « pourquoi » nous faisons ce genre de rencontre.

      J’adhère totalement sur le fait que ce sont bien les raisons de la dépendance affective qu’il convient de regarder en face :
      ces rencontres, surviennent à un moment de vulnérabilité qui nous expose.

      Imaginez que parfois le PN est bien loin d’être une coquille vide, c’est un être complexe, parfois lui-même HP, et les peurs existentielles sont parfois si grandes et les failles si profondes qu’il n’ira jamais s’aventurer sur la remise en cause de ses fonctionnements, bien trop dangereux pour sa psyché.

      Le plus dur est d’abandonner l’idée, en bon HP qu’on pourrait l’aider. On doit se résoudre à cesser toute communication, car celle-ci le nourrit, elle est la preuve de la Dépendance Affective. C’est bien d’elle dont on doit se guérir.
      Attention, prenez soin de vous car il est authentiquement dangereux !

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    • Jérémy

      Il fait en sorte que ce soit l’autre qui se détruise tout seul… J’y suis passé par l’autodestruction, A un moment donné, si vous n’arrivez pas à faire ce qu’il faut de vous même, vous développez des symptômes qui le font pour vous…

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  • Marie-Jo81

    Merci pour cet article.

  • Marie

    Je suis assez d’accord avec l’article mais il y a certaines choses qui me gêne. Déjà le titre je ne suis pas certaine que l’on puisse parler de concept comme si on parlait d’un concept à la mode.
    Ce problème est grave et touche énormément de personnes soit directement soit indirectement.
    Je tique aussi sur la non dangerosité de ces personnes à partir du moment où on a plus peur d’eux comme les ballons de baudruche qui se dégonfle si on image. Je pense au contraire que si on a peur d’eux c’est que notre inconscient a bien capté la dangerosité de ces profils.
    Les pervers narcissiques bien que mentalement classifié non fou ont généralement soit des troubles du caractère soit de la personnalité voire les deux.
    Donc non pour moi le PN n’est pas qu’un enfant (tyrannique).
    C’est une personne qui cherche dans un premier temps à vous détruire psychiquement et si ça ne suffit pas à vous rayer définitivement de la surface de la terre.
    Beaucoup de conjoints de femmes victimes de feminicides sont des victimes de pervers narcissiques.
    À bon entendeur…

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    • stephanie

      Je dis bien dans l’article qu’il est destructeur et que son objectif est bien celui là : détruire sa cible, maintenant tu es libre d’y lire ce que tu veux.

      Pour ce qui est du titre, il s’agit bien d’un concept dans la mesure où le PN n’est pas diagnosticable et en effet tu fais bien de le dire, il a pour le coup un effet de mode. Tu fais toi même l’amalgame : troubles de la personnalité etc… Or un trouble de la personnalité est diagnosticable c’est une pathologie. Il ne faut pas tout mélanger… Y a le PN et y a les autres… Qui ne sont pas moins dangereux d’ailleurs. Mais justement on met tout le monde dans la cas PN aujourd’hui ! Aussi y a le PN et les mouvements pervers narcissiques c’est différent. Un pervers narcissique ne fonctionne que sur ce mouvement là où un autre aura de temps en temps ce mouvement…

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  • Marie

    Oula que d’agressivité ;). J’exprimais mon point de vue uniquement. Bonne journée.

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    • stephanie

      Je ne t agresse pas je te dis ce que je pense de tes remarques. En bons entendeurs ?

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  • Marie

    L’article est volontairement provoquant afin d’amener le débat. De fait c’est normal d’y trouver des avis opposés dans les réactions. A un aucun moment je ne réagis en te tutoyant ou en te visant personnellement, je parle de ce que m’évoque tes mots par rapport à cet article. Mon bon entendeur est la pour souligné la gravité de ce fléau. Le prendre à la légère ne l’endiguera pas malheureusement.

  • Karol

    Hum… je venais vers cet article un peu déçue et agacée d’avance et je vais tenter d’identifier en pagaille en quoi, en général, les articles sur les PN ne suscitent pas mon adhésion.
    Le PN, c’est l’autre ! Alors que si j’ai un minimum d’auto-analyse, j’observe que moi aussi, j’ai des attitudes narcissiques…
    Le PN est vide et ne s’aime pas lui-même ! Alors que j’apprends encore chaque jour à me connaître et m’aimer…
    Oui, c’est là que ces articles m’agacent, je trouve que la pierre est bien vite lançée sans s’interroger sur soi… j’avais même fini par me dire qu’on était tous… le PN de quelqu’un !
    Il y a quelques mois, j’ai cru que je l’étais moi-même… d’ailleurs, il n’existe pas encore le test en ligne « suis-je un pervers narcissique? ». Je me noyais en plein dépendance amoureuse et tout, touuut, touuuuuuuuut aurait été légitime/excusable pour sortir de ma souffrance, à mes yeux. À ce moment là, la seule chose qui me distinguait d’un pervers narcissique était cette peur d’en être un, moi-même. Alors que, le PN ne l’est évidemment pas, cette question n’encombre pas sa conscience ! Par contre, il peut accuser celui qui exprime enfin sa souffrance de l’être…

    Alors oui, cet article me fait du bien car il pose des jalons… reconnaît que l’on a tous des fonctionnements, parfois, qui font penser à de la manipulation ou du narcissisme ou les 2 ! D’autant plus si y’a une construction psycho-affective fragile.

    De mon côté, si j’ai eu (et ai encore, grrrrrr) du mal à m’éloigner de ce dernier PN, c’est parce que je me cherchais un rôle de sauveuse… il souffre, il est vide, il ne s’aime pas, mon empathie est à bloc là, ne demande qu’à prendre soin alors qu’il n’y a aucun contenant à remplir, tout ce qui sera offert ne sera jamais assez et souvent même pas perçu et reconnu. Ouf ! Je commence à comprendre… ce que d’autres voient en effet au premier regard… « qu’est-ce qu’il est mielleux ! et à l’entendre parler, le monde tourne autour de lui ! on dirait que tout lui est dû ».

    Merci pour cet article donc. J’y vois plus clair.

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    • Fabien

      Chère Carolle,

      désolé de te décevoir mais non, nous ne sommes pas tous le PN de quelqu’un. Faut quand même pas déconner.

      J’admettrais plus volontiers qu’on est tous le con de quelqu’un. Mais PN, c’est quand même quelque chose d’assez spécifique.

      Mais ce qui est bien c’est que tu t’auto-réponds : « la seule chose qui me distinguait d’un pervers narcissique était cette peur d’en être un, moi-même. Alors que, le PN ne l’est évidemment pas, cette question n’encombre pas sa conscience ! Par contre, il peut accuser celui qui exprime enfin sa souffrance de l’être… »

      D’après ton récit, tu as plus l’air d’avoir été victime d’un PN que d’être PN toi-même. Sinon tu ne serais pas venue en parler.

      Il y a bien d’autres personnes (non PN) qui ont besoin d’être sauvées si tu as vraiment envie de sauver quelqu’un.

      Syndrome de l’infirmière, bonjour.

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    • Florent

      Si tu fais de l’introspection et si tu te pose la question suis-je PN tu ne l’es pas tu as passé le test.
      La base du comportement du PN c’est qu’il n’a absolument pas la possibilité de se remettre en question c’est totalement impossible ce qui lui arrive de negatif est toujours de la responsabilité d’autrui.

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    • Karol

      Il serait donc entendable que je me sois acharnée à envoyer 1000 messages à un PN pour lui montrer/démontrer ses mécaniques toxiques (en reconnaissant les miennes plus qu’il n’en faut évidemment) et qu’il me répond sans cesse « je ne comprends pas tes mots, ne comprends pas de quoi tu parles »… sa haute-protection de lui-même lui brouille le sens.

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  • Marie

    Gauthier,
    Comme je l’ai dis dans ma description je cherche à faire connaissance, certainement pas à ce que l’on me harcèle, me fasse du chantage affectif, que l’on me dise je t’aime sans m’avoir vu et que l’on se serve d’un forum public pour me faire une déclaration après que j’ai coupé tout contact et encore je ne dis pas tout. Tu me mets très mal à l’aise et me fais passer pour la méchante. Je n’apprécie pas ces façons de faire et vais devoir en parler au créateur de ce site. C’est désolant.

    • Aurélie

      Puisque la situation est publique je me permets d’y participer ; Non Marie tu ne passes pas pour la méchante, je me suis inscrite hier … je suis tombée sur la déclaration publique de Gauthier et j’en suis restée bouche bée.
      Peu importe ce qui s’est déroulé précédemment, la situation actuelle est anormale et ce n’est pas de ton fait.

    • Marie

      Merci beaucoup pour ton soutien ???

  • Nicolas

    J’aime beaucoup l’article, on pourrait même y lire le fonctionnement de notre système démocratique actuel à une autre échelle.
    Reste la bienveillance qui, bien que n’étant pas explicitement nommée, est bien montrée pour ce qu’elle est dans le processus d’apprentissage, une gomme mie de pain.
    Merci aussi pour ça.

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  • Kevin

    Article rafraichissant, et qui aborde frontalement le problème de la psychose autour des PN. Merci !

  • Florent

    Une situation très délicate c’est quand la personne narcissique est le coparent, il est très difficile de trouver la façon juste de faire pour que la situation soit tolérable et il y a énormément de cas particulier en fonction des enfants des conditions de garde et de leur age. J’ai mis 4 ans a trouver un équilibre et j’aide actuellement une amie a trouver elle aussi cette position c’est très compliqué car il faut jour avec notre propre nature (celle que l’ancien conjoint exploite ) …

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  • Christine

    Hello!

    Il y a une pensée qui me taraude depuis que je rencontre tout un tas de gens.
    Mes dernières rencontres de HP,ou qui pensent l’être, et qui me disent TOUTES (car ce sont toujours des femmes, d’ailleurs) qu’elles ont été victimes d’un PN, à un moment ou à un autre.

    Moi JAMAIS !!
    J’ai beau scanner tous les gens que j’ai cotoyé …
    NB : je n’ai jamais connu de vie de couple, et bien qu’ayant subi moults managers tous aussi pathétiques les uns que les autres, non vraiment pas de PN

    Ouh là c’est super chelou, super atypique ça non???

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    • ice

      Il ne faut pas exclure de la caste PN ceux trop mauvais que pour pouvoir nous inquiéter…
      Se baser sur leurs comportements envers les personnes plus fragiles ou les victimes désignées est bien plus révélateur (après leur phase de séduction bien évidemment)

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  • BenZ

    Bravo pour ce bel article concis et efficace ! Victimes de 2 PN pendant des décennies, le bon sens m’en a fait m’éloigner, et j’ai découvert après seulement ce qu’était la perversion narcissique (ah, quelle naïveté !). J’aurais tant souhaité être informé avant… Cela m’aurait fait gagné beaucoup de temps et d’argent xD Mais mes recherches perso sur le sujet ont bien abouti, et ce que je peux affirmer, c’est qu’il s’agit bel et bien de personnes FOLLES qui n’ont aucune limite mais alors là aucune ! A éliminer de sa vie sans autre forme de procès à l’aide de sa cervelle en faisant abstraction de son coeur (c’est certainement ce qui est le plus douloureux…).

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    • Nicolas

      +1…
      Un sujet en rapport qui est bon de joindre à l’article serait celui de « dark triade »,
      Triade noire en franzousich…
      Cet « outil » en psycho pointe du doigt trois traits de comportements éminemments toxiques que sont le machiavélisme, le narcissisme ainsi que la psychopathe (absence de honte et de doute), bref si toi y en a cohabité avec ça, toi y en a aucune excuse de garder « ça » dans ton arc relationnel à moins d’aimer le masochisme…
      Des bises ???

    • Doĺores

      Super ! Exactement le même parcours pour moi ! Après un gros travail personnel aujourd’hui ça va.. malgré tout une petite amertume d’impuissance, puisque moi j’ai compris, de ne pas pouvoir leur faire prendre conscience de leur mal étre et les aider. Je n’arrive pas à les detester. ?

  • Pascale

    Bonjour à tous, article intéressant. J’ai moi été victime d’un pervers narcissique qui était un petit copain. C’est très destructurant. Devant les autres c’est tout sourire, on glorifie et dans l’intimité on écrase, rabaisse l’autre, lui dit comme il doit faire et si prendre. Le libre arbitre et la liberté d’expression sont bâillonnés car cette personne s’estime mieux et plus intelligente que les autres. C’est une coquille vide au final. C’est un livre qui m’a sauvé sur le harcèlement moral. J’étais jeune adulte et naïve je ne connaissais rien à l’amour. On en guérit, parfois quelques résurgences, c’est gérable. Bon courage.

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  • Eliezer

    Bonsoir.
    Merci pour ton article, il résume assez bien le cas.
    Le chaud qui nous met en confiance, soudain le frois glacial qui nous fait chuter d’une tour de 20 étages sans comprendre d’où sa vient. Être présenté comme l’homme parfait en public accompagné d’un tendre baisers, puis laissé au placard en rentrant à la maison, bien entendu de notre faute car on a pas était comme il fallait être. S’occuper de la maison pour au final ne jamais en faire assez… Se faire rabaisser à chaque « exploits » que l’on réalise. L’autre fait toujours mieux, bien sûr. Être là cause du comportement désobligeant et rabaissant de l’autre. La famille et les amis proches qui ont tous les défauts du monde et qui ne faut absolument plus fréquenter, sous prétexte de grosse engueulade, encore une fois de notre faute. Vouloir comprendre pourquoi l’autre agis de la sorte et se retrouver tourné en dérision avec un ricanement à la clef ou avec un « je ne comprends pas ce que tu essayes de me dire », quite à le répéter plusieurs fois histoire que l’on ne sache plus comment amener les choses. Passer son premier de l’an à toucher le fond et à imaginer de quel façon on va se suicider…
    Oh stop garçon! Tu as un enfant, tu dois pas déconner.

    Enfin le signal d’alarme qui se déclenche. Si elle ne t’explique pas qui elle est, tu vas chercher des réponses ailleurs… Et c’est là qu’un soir je lis un article sur les PN et la un phénomène physique ce produit, les larmes coulent à flots sur mon visage. Si bien que je ne peux les stoper. Qu’elle sensation de délivrance que de comprendre pourquoi. Enfin… Après ça, l’acceptation, se dire que l’autre est comme ça. Se rendre à l’évidence et entreprendre la seule solution envisageable: la séparation. Mais effectivement c’est pas facile… Comment ça ce fait qu’on aime quelqu’un qui nous fait souffrir à ce point? C’est la que d’en parler est de suivre une thérapie, avec la bonne personne bien sûr, est un gros plus pour mieux se comprendre. Effectivement la source du problème esr encore plus vielle. Ah! Ce fameux manque affectif… Il n’y a pas de meilleur adversaire que soi-même. Allez, guerrier, tu prends ton épée et ton bouclier et tu vas t’affronter toi… Comprendre pourquoi on a ce manque affectif. Ce travail sur soi qui nous permet de quitter la personne qui nous fait soufrir et d’avancer.

    Et au final, lorsque l’on reprend confiance en soi, on se rend compte que tout est en nous et que, quelque part, nous somme seul à nous faire souffrir ou à nous rendre réellement heureux… Car, qui, mieux que nous-mêmes, peux nous connaître? Je ne peut pas affirmer qu’elle était PN mais en tout cas dans ce malheur je me suis retrouvé moi, mieux que jamais.
    Aujourd’hui j’ai compris que:
    dans la vie il faut prendre soin de soi et se rendre heureux/se. De ce fait nous pouvons être pleinement nous-mêmes et partager notre bonheur avec notre conjoint, notre famille ou nos amis. J’ai compris que ce n’est a personne de combler quoi que se soit en nous car personne, mieux que nous, ne sais ce qu’il nous manque. Mais surtout garder à l’esprit que la meilleure façon de partager avec les autres, c’est d’abord de se combler soi pour pouvoir donner le meilleur.?.

    Un petit banquer médiéval avec cervoise fraiche et hydromel pour partager notre bonheur??

    Bonne soirée.
    Eliezer.

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    • vanessa

      Super beau et réconfortant à lire 🙂

  • stephanie

    Merci à tous pour vos nombreux retours qui me donnent envie de poursuivre ma reconversion professionnelle dans le domaine de la rédaction web seo 🙂

    Contente de voir que cet article permet aussi d’ouvrir le dialogue et les remises en question également.

    Ce n’est pas évident de se remettre d’une relation toxique surtout lorsqu’elle nous a complètement déstructurés. Perte de confiance en soir, estime de soi en berne, isolement quasi total. Tout à reconstruire, avec encore dans l’esprit les remarques acerbes de cet être destructeur, lutter contre aussi (j’ai pu le constater en écoutant des personnes qui se sont sorties de ce genre de relation) la paranoïa, oui… Parce qu’on est sur la réserve, on se méfie, la moindre tentative d’emprise est de suite captée et peut être dramatisée aussi. Une invitation d’un inconnu sur fb ? Et si c’était lui qui revenait ?…. C’est à devenir fou !

    Mais nous avons une chance que lui/elle n’aura jamais, celle de pouvoir se guérir, celle de pouvoir un jour à nouveau sourire à la vie et à l’amour 🙂 Je pense que ce genre d’expérience fragilise, mais une fois qu’on en est guéri, nous rend beaucoup plus fort qu’avant.

    Merci encore ! Bisous !

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  • Jean-Michel

    N’oublions pas que les pervers narcissiques sont aussi parfois HP. J’en ai un dans ma famille. Ma sœur a appris à vivre avec et surtout à répondre à ses réflexions visant à la rabaisser. Elle a aussi peut être la chance d’avoir trois frères qui la soutiennent. A défaut d’être dupe de ses propos, nous le surnommons entre nous :  » Sa Suffisance JC 1er »
    Le vrai problème est pour les enfants, vraisemblablement zèbres qui comprennent parfois les manipulations de leur père et ne savent pas toujours comment le vivre..
    Bon courage à toutes celles et tous ceux qui tombent dans les griffes de ces gens là.
    Bonne soirée !

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    • Théa

      Moi j’ai subi les manipulations de mon père à des moments ça m’as totalement détruite… 💔 Oui il y a des HP pervers narcissique… Malheureusement… Et après on se demande si c’est nous… Ça reste des années

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  • Sun

    Merci pour ce post !
    Identifier un pn c’est pas compliqué pourquoi tant de gens restent se soumettent souffrent….
    On parle de dépendance affective mais si on reste avec un pn on va devenir dépendant affectif je préfère parler de manquer affectif le pn ne donne pas d’affect d’amour d’encouragement de soutien de respect…. On va se retrouver grave en manque comme un drogue qu’attend sa dose pour le soulager ou des pigeons à qui on file des miettes !
    Puis très rarement le pn est gentil ce moment là c’est comme Noël enfin la paix la joie l’amour… Tout est simule juste le temps de donner de l’espoir à sa proie et ça recommence harcellement psychologique sexuel morale… On est des pions des animaux à dresser des prisonniers qui doivent être puni pour un crime qu’on a même pas commis pour une faute imaginaire pour le plaisir de faire souffrir aux pn.
    Il suffit juste d’une chose ça se voit vite une personne qui ment sans cesse se contredit fuis moqueur dépasse les bornes vicieux jusqu’à la moelle c’est le schéma du pn il ne sait faire que cela stresser stresser stresser sa proie pour créer chez elle doutes culpabilité peur….
    le pn à besoin de la souffrance de sa proie comme un toxico la la proue devient le dealer si vous partez ou vous restez calme… La le pn ne va avoir d’autres choix que partir chasser ailleurs il faut ni crier ni pleurer ni se justifier c’est lui qui doit justifier sa parole non respecté ses mensonges…. Faut le mettre au banc des accusés la il prend c’est jambe à son cou !
    Un mec c’est un gosse mal élevé dans un corps d’adulte dangereux biensur car il peut vous mettre en danger vous taper vous voler vous calomnier…
    Le mieux couoez et partir on ne peut pas lui faire confiance votre joie votre bonheur votre réussite il en est jaloux c’est pour cela qu’il agis ainsi pour que vous perdiez tout puis ensuite vous jettera car vous avez plus rien à offrir plus rien qu’il envie !
    Le rapport avec un pn c’est toujours ça soit un ennemi sois un rivale c’est invivable on doit pas rester avec un ou une pn qui ne fait que pourrir la vie des autres.
    si moins moins de soumis de trop gentil…. Moins de pn car un pn sans esclaves il a aucun pouvoir !
    Tout le monde doit se réveiller c’est facile de se plaindre d’un pn mais personne est obligé de se soumettre de se laisser maltraiter abuser prêter de l’argent aider… Un pn !
    Pour moi les complices sont aussi dangereux que les pn car ils savent au fond que l’autre est malade malsain mais il l’aide pourquoi pour avoir des miettes comme on file aux pigeons !
    Respectez vous et aimez vous et exigez la même chose des autres si c’est pas le cas vous le dégagez ou la dégagez de votre vie la personne !
    Faut mieux être seule que d’être avec un détraqué mental et sexuel dans sa vie qui lui a qu’un seul but détruire la vie la solidarité la joie l’amour sur cette terre !
    On aide pas des gens comme ça on les dégages et un fou ne sait pas qu’il est fou ou sinon il serait pas fou voilà l’ explication ! ?

    • Ludivine

      J’ai vécu 18 ans avec un pervers narcissique sans que je le sache, sans même savoir qu’il existait un nom à ce que me faisait vivre mon mari et aujourd’hui je m’en veux terriblement d’être resté aussi longtemps pensant pouvoir l’aider, par culpabilité, par amour… comment ai-je pu aimer une telle personne alors que je prends conscience jour après jour depuis les 2 mois que je suis partie, qu’il n’avait aucun amour pour moi, aucun… et pourtant je suis restée, j’ai bâti tout une vie autour de lui, des enfants, une maison, un avenir professionnel… je souffre terriblement d’avoir eu cette faiblesse là où je pensais que c’était une force de caractère et que j’allais réussir à le sortir de cette souffrance. J’ai accepté l’inacceptable, là où moi, personne très droite, aimant la justice, la paix, l’indépendance, et la vie tout simplement, je pensais m’épanouir alors que je me faisais détruire à petit feu. J’ai tout perdu, toute l’illusion de la belle vie que j’avais réussi à construire, ma joie de vivre, mon envie de réussir, d’apprendre, de tenter d’autres expériences, je n’ai plus rien en moi, il a réussi à m’atteindre. Je continue à avancer, je ne sais pas comment, mais une part de moi est détruite à jamais car pour moi, j’ai perdu toute crédibilité dans ce que je construis ayant échoué lamentablement dans le choix de la seul personne qui a partagé ma vie 18 ans (j’avais 16 ans quand j’ai habité avec lui). Aujourd’hui, avec les séances au psychothérapeute, j’ai compris que d’autres personnes ont vécu ça et on a pu mettre un nom aussi sur ma différence ressentie depuis toute jeune « haut potentiel ». Mais je n’ai pas l’impression de valoir grand chose et encore moins du fait de ça, je ne pensais pas être aussi sensible, j’ai toujours eu un problème avec les sentiments et à ma grande surprise, je me suis l’essaie prendre dans un jeu malsain. Je ressents à ce jour un énorme sentiment d’irresponsabilité à être resté auprès cette personne et je crois que je m’en voudrais toute ma vie ou du moins, jusqu’à la prochaine grosse erreur que je ferai, car j’ai désormais le sentiment que toutes mes décisions seront compromises.

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    • Sam

      Cc ludivine,
      J’ai lu votre histoire et cela me parle, je n’ai pas vécu autant avec la personne mais j’ai arrêté avant car j’avais cette impression de suivre tel un Animal, alors que l’autre personne ne pensait qu’à elle, je faisais par amour pour qu’il m’aime…. Pour le sortir de ces problèmes, mais méprisée et humiliée plus d’une fois

  • Celine

    Bonjour
    Je voulais vous faire part du fait que la perversion narcissique pouvait se retrouver dans le cadre d’une relation amicale aussi. On en parle moins souvent mais les dégats causés sur la victime sont tout aussi importants car le mécanisme d’emprise est exactement le même que dans la relation de couple par exemple. J’ai écrit un livre relatant une expérience dont j ai été témoin
    https://www.editions-saint-honore.com/produit/cest-moi-ta-famille/.
    Si ça peut aider certaines personnes ☺

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  • efiixomuna

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  • Caro

    Encore un article très pénétrant! mais encore une fois je ne dispose pas du temps nécessaires pour écrire tout ce qu’il m’a évoqué. Déjà une gratitude car l’article est simple et direct, net dans la formulation et les idées derrières. Merci.
    J’aimerais tellement développer un peu plus sur l’idée de qui peut-on (ou non) qualifié de PN? De la notion de responsabilité personnelle quand à l’attirance et la tendance à succomber à ce genre de profile et à cette quasi-prédisposition à être “victimisé”, et aussi sur cette idée des victimes de prédilection du PN… franchement j’ai beaucoup à dire concernant le sujet, qui disons me touche de près. Mais je préfère prendre le temps de lire les différents commentaires et de bien m’exprimer 🙂
    Mais en attendant merci encore & je commence à vous suivre de plus près Stéphanie 😉

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  • Jérémy

    Bonjour, votre article est très intéressant, et me fait poser encore une fois des milliers de questions.

    Est-il possible d’être hp et pn à la fois ? Bien que ce ne soit que des dénominations et qu’on y retrouve des caractéristiques communes, chaque personne est unique. Cette question est un peu celle sur laquelle je boucle en ce moment, et je me sens incapable d’y répondre.

    Sortant d’une longue relation dans laquelle je pense avoir eu énormément de comportements pas du tout okay, je suis bloqué car je pense depuis 7 mois (la séparation) être un pn. Je suis suivi par une psy parce que je ne peux plus supporter les variations que je connais et que je souhaite… Tout simplement aller mieux. Elle a évoqué les HP, et bien que j’ai conscience depuis petit le fait de me sentir en décalage, d’avoir des facilités que je n’ai pas demandé et d’être globalement rêveur, aujourd’hui je vis un blocage.

    Elle m’a dit que selon mes besoins, je pouvais entreprendre de faire des tests pour avoir une réponse à cette question. Hors, auparavant je me serai peut-être dit « je peux, on verra bien », sauf que confronté à la réalité je n’ose pas faire la démarche. Parce que tout un tas de questions se posent, et si je ne le suis pas ? Alors je me dirai que je suis certainement pn, et si j’étais HP qu’est-ce que ça changerait ?

    D’autant plus que plus les mois avancent, et plus la façon que mon ex-conjointe avait de se décrire ou de se sentir me font penser que c’est elle qui est en réalité HP… Surtout que je me mets une pression phénoménale sur l’aspect « empathie » du HP, à me demander ce que c’est réellement, est-ce que je le suis ? De manière irrégulière peut-être ? Et me voilà plongé dans cette spirale psycho où je cherche à expliquer et analyser toute notre relation, pour essayer de la comprendre et de me donner un sens (logique pour moi, certainement pas pour les autres) à la séparation, qui vient d’elle et je crois qu’elle a bien fait au vu de mes innombrables insécurités. Ce travail que j’essaye d’effectuer, je le fais aujourd’hui pour moi, c’est égoïste mais je veux vivre mieux, plus heureux, et ne pas me servir de quelqu’un d’autre comme j’ai l’impression que ce fût le cas ou en tout cas basé sur ce qu’elle a pu me dire et qui a semé en moi cette graine de doute.

    Ou alors deux HP peuvent-ils tomber amoureux l’un de l’autre ? Deux HP avec des failles suffisamment béante pour ne pas réussir la relation ? Est-ce nécessairement une relation HP/PN quand il y a soupçon que l’un ou l’autre l’est ? Beaucoup trop d’interrogations, et je crois qu’il faudra du temps pour y trouver des réponses ou accepter que je n’en aurai jamais. Ce qui me fait le plus peur finalement, c’est de me dire que peut-être, je suis incapable d’aimer parce que je ne suis pas conscient de ce que c’est (PN donc) ou ne plus pouvoir être aimé non plus parce qu’un PN est détestable. Parce que certains critères font penser que, et d’autres non. Dans le sens où je me rends compte du nombre incroyable de reproches que je pouvais faire sans le percevoir, et en même temps je n’ai jamais pris de plaisir à la rabaisser, ou à la rendre mal, ou que sais-je. Mais peut-être que je me leurre aussi, et qu’en fait c’est ce que je faisais. Pensez-vous qu’à force de travail on puisse se sortir de cet « état » PN ? Parce qu’aujourd’hui j’en arrive à ne plus vouloir aucune relation sociale pour ne plus faire de mal, aux autres comme à moi, sauf que j’aime bien la solitude, sans que ce soit pousser non plus à l’extrême.

  • Caroline

    Article intéressant. J’aimerais croire que être PN n’existerait pas, cela me permettrait de croire en de l’amour dans mes anciennes relations et y voir un certain passé plus doux, plus romantique. Sauf que là où vous avez des sentiments d’amour, le PN a des sentiments de mépris. Je ne peux personnellement pas me réaliser leur état intérieur, c’est trop flippant et tellement loin de la vision que j’ai de l’amour et du partage. Ma vie a été remplie de PN, et j’ai du mal à l’accepter. Après avoir fait un énorme travail sur moi-même, je dois bien reconnaître que je resterai toujours, de par mon fonctionnement, une nourriture qu’ils affectionnent. Je ne perçois pas les intentions profondes au début d’une relation, je suis autiste asperger, je ne crois pas que j’y arriverai un jour, tant pour moi c’est inconcevable d’imaginer que des personnes puissent ne pas être ce qu’elles affichent.

    avatar
  • Syrenia

    Bonjour, si cela peut aider…
    https://www.youtube.com/watch?v=dfGJnQGrG5w

  • Sabrina

    Après avoir abordé plus en profondeur le sujet lors d’un stage en lien avec les pathologies de l’estime de soi, on a parlé des différents traits de personnalités et donc entre autre du pervers narcissiques, ce qui m’a permis de venir confirmer certaines intuitions que je pouvais avoir à ce propos. C’est en effet quelqu’un qui n’a pas du tout confiance en lui et il va se servir de l’autre pour pouvoir être. L’origine est une grosse blessure dans l’enfance et recherche dans l’autre un moyen aussi de venir réparer cette enfance. C’est une personne en souffrance, je ne dis pas que cela excuse son comportement mais on voit que bon nombres de pathologies prennent naissance dans l’enfance souvent lié à des traumas.
    Ils ne vont pas se montrer avec les traits d’un PN tout le temps ni avec tout le monde, ils vont être attiré par ce que l’autre vibre pour cela, et dans ce cas précis les gens qui ont un trouble de l’estime de soi. C’est dans cette faille qui s’engouffre. C’est comme si l’autre était une pièce du puzzle manquante ou que cela venait répondre à sa propre blessure en tout cas c’est pour cela que cela peut se faire avec certains mais pas avec d’autres car ils savent et ressentent avec qui c’est possible.
    De mon côté, après être passé par pas mal de phases dont celle de je veux aider l’autre, le réparer mais aussi par la colère, le rejet… j’ai fini par entreprendre un travail de guérison qui s’est surtout effectué via le pardon. Me pardonner à plusieurs niveaux, pardonner à l’autre sans excuser les gestes, les mots et ce qui a pu se passer (les faits). Mais pardonner m’a permis de m’alléger d’un poids, de prendre ma responsabilité et ne plus rester dans un rôle de victime. Plus de lien de colère, plus de liens toxiques, j’ai toujours une mère, je n’ai pas coupé ma racine parce que je l’aime… j’ai compris que je ne trouvais pas normal et que je ne savais pas quoi faire de cet amour (non concevable d’aimer une mère si dysfonctionnante) alors j’avais mis de la colère qui me faisait maintenir ce lien mais d’une manière toxique, qui m’empêchait de grandir en tant que femme. Ce qui est chouette, c’est de pouvoir lui parler sans ne plus ressentir d’oppression, de culpabilité ou quoi que ce soit d’autres, dégagé de tout ressentiment, de toutes attentes. Je la vois juste comme une vieille femme malade et malheureuse.
    Et je m’estime chanceuse de pouvoir vivre ma vie, une vie épanouissante et heureuse.

  • Christian

    Très bonne vidéo sur le sujet : https://www.youtube.com/watch?v=dfGJnQGrG5w

    avataravatar
    • Meow

      Merci beaucoup @mgn31 pour cette excellente vidéo qui décrit parfaitement le PN, sa proie, son mode opératoire ainsi que les solutions qui s’offrent à s’en sortir & reconstruire.

    • Syrenia

      Doublon 😉

    • Meow

      Et malgré le doublon @syrenia je te recommande cette vidéo.

    • Syrenia

      Merci @meow, je ne l’avais pas vu avant de cliquer sur le lien donné par @syrenia :
      « Syrenia 24 avril 2020 at 02:04
      Bonjour, si cela peut aider…
      https://www.youtube.com/watch?v=dfGJnQGrG5w »

      Par mon commentaire employant ainsi le mot « doublon », je signifiais simplement à Christian (@mgn31) qu’il s’était peut-être trompé dans son lien.

    • Christian

      Ok, désolé si il y a doublon, c’est bien la bonne vidéo que je voulais partager. Donc c’est l’occasion de la revoir 😉

  • annick

    si une paire de chaussure me fait mal, et que je la garde quand même aux pieds pendant 10 ans, jusqu’à ce que j’ai les pieds en sang, qui dois je blâmer?

    • Syrenia

      Une paire de chaussures est un objet, cela n’a rien à voir avec un être vivant, qui peut donc influer volontairement sur autrui (en l’occurrence dans cet article : qui manipule, qui se sert d’autrui en le détruisant pour se satisfaire personnellement).

    • Meow

      J’ai bien peur de comprendre vos propos douteux … Que faites-vous des enfants de PN pour ne citer qu’eux ? Pensez-vous qu’ils méritent de subir cette situation parce qu’ils n’auraient eu d’autres choix que de rester, d’aimer envers et contre toute logique humaine celui qui les manipule avec tant de perversion. Madame, je ne souhaite même pas à mon pire ennemi de le vivre. Faites preuve de compassion/compréhension & laissez vos jugements au placard, ils n’ont pas de place ici.
      Cordialement.

  • Christophe

    Titre légèrement anxiogène non ?
    En même c’est souvent l’usage….

  • Nicolas

    Oh, j’apprends des choses ce soir. Du moins, de vieux doutes ressortent. Bizarrement, quand tu expliques « Qu’est-ce que le pervers narcissique ? » je m’y retrouves étrangement, et pas qu’un peu. Ce qui expliquerais mon besoin d’avoir l’emprise sur quelqu’un et surtout sur tout, que tout tourne autour de moi (le symptôme du sauveur) et j’en passe. Heureusement, que j’ai en grande partie décidé de ne plus avoir de relation amoureuse et amicale avec le sexe opposé, et en grande partie mon isolement. Cependant, en plus d’être un PN, j’ai une sensation de mal être avec les gens, j’ai la sensation de les regarder de haut, comme de voir des animaux se balader et de regarder leurs mouvements afin de mieux les comprendre (ouai, c’est glauque. C’est involontaire, c’est devenu une habitude de scruté dehors et d’analyser leurs mouvements), de plus, je n’arrive pas à les comprendre. Je ne comprends pas l’essence même de l’humain, peut être pour cela que je le regarde comme un animal (qu’il est d’une certaine manière mais bon). Donc la question est : en plus d’un PN, je suis quoi?


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