L’homme hypersensible VS l’homme idéal

La sensibilité, c’est pour les femmes !

Il y a autant d’hommes hypersensibles que de femmes, nous confirme Saverio Tomasella. En matière de sensibilité, la parité est ainsi pleinement assurée.

De même qu’on attribue davantage le rose aux femmes, le bleu aux hommes, on s’imagine que la sensibilité est une caractéristique féminine. Mais la sensibilité n’est une exclusivité des femmes que dans ces croyances qui prennent leurs racines dans notre culture. 

Ainsi, l’homme hypersensible se confronte à une société dont la culture et les normes altèrent l’image qu’il peut se faire de sa masculinité. 

En ce sens, l’un des plus grands défis de l’homme hypersensible commence par renouer avec sa sensibilité. Se la réapproprier à sa juste valeur, en révéler les forces et la reconnaître comme une caractéristique parmi d’autres de ses qualités d’homme.

Une confrontation à l’idéal masculin, ou ledit “mâle alpha”

L’idéal masculin nous renvoie l’image d’un homme à la sobriété absurde (pour ne pas dire insensible), excessivement téméraire, impeccablement athlétique, conflictuel, compétitif, spontané, directif… C’est le fameux mâle alpha, celui qu’on voit de partout dans les films (à l’exemple Takeshi Kovacs, protagoniste de la série Altered Carbon, ou encore Jon Snow dans Game of Throne). 

Ainsi, nous grandissons en intégrant inconsciemment qu’il ne faut pas révéler (et encore moins développer) notre sensibilité. Car elle va à l’encontre même de cet idéal pour lequel elle incarne une faiblesse. En conséquence, beaucoup d’hommes hypersensibles craignent d’être jugés au travers de leur sensibilité et la dissimulent autant que possible (en se la jouant dur à cuire, impassible etc.). 

Le plus problématique repose probablement dans le fait de refouler sa sensibilité en essayant de se faire passer pour ce fameux mâle alpha. Ce déni de soi engendre mal être, détérioration de l’estime de soi et un défaut cruel d’authenticité qui peut être déconcertant pour autrui. De plus, s’efforcer de la jouer « dur à cuire » et pour ainsi dire, ne pas se montrer sous son vrai visage, engendrera des rencontres qui ne nous correspondent pas. 

Je me suis moi-même longtemps remis en question quant à mon potentiel à séduire une femme compte tenu de ma sensibilité. D’autant plus qu’on prend pour acquis que les femmes ne sont séduites que par ce genre d’homme, et que seul cet idéal masculin a un pouvoir de séduction. La considération de notre société à l’égard de la sensibilité représente un frein : il faut s’en affranchir. 

Nous sommes des hommes atypiques. Soyons fiers de l’être et affirmons nous dans notre singularité !

Une répercussion de l’industrialisation

L’industrialisation a dramatiquement refroidi la sensibilité de l’humanité et contribué à construire cet idéal masculin. L’homme est devenu une machine ou un leader, en opposition à une époque où il était davantage porté vers l’art, la nature et la poésie (notamment au cours de la Renaissance).  

Autrement dit, notre société nous offre de moins en moins de développer notre sensibilité. C’est entre autres l’une des raisons pour laquelle beaucoup d’hommes n’en prennent conscience que tardivement et se sentent en marge de la société durant une grande partie de leur vie.

Renouer avec sa sensibilité, c’est aussi réapprendre à l’alimenter, à en prendre soin et à la vivre. Par exemple, ça peut être s’offrir des moments de quiétude et d’émerveillements dans la nature, s’abandonner à l’art et la poésie sous toutes ses formes, solliciter son imagination et sa créativité… se prendre en main pour vivre heureux en tant qu’homme hypersensible !

De l’avantage d’être un homme sensible

Peut-être que tu as peur du conflit, que tu n’aimes pas la compétition, que tu fatigues vite ou que tu as besoin de temps pour réfléchir… mais tu es doté par ailleurs de beaucoup d’atouts qui échappent à l’idéal masculin !

De part sa grande empathie, l’homme hypersensible tend à être naturellement doux et attentionné, activement à l’écoute de celle/celui qu’il aime. Ton empathie peut véritablement te servir dans la séduction. Être un homme hypersensible, c’est aussi être dévoué et passionné en amour, or beaucoup d’autres hommes et femmes recherchent la passion et le dévouement, et la loyauté en un sens. 

Bref, la liste est longue, je vous en dis plus dans l’article : De l’avantage d’être un homme hypersensible

Être un homme hypersensible, confiant, épanoui et charismatique 

Cher confrère, je crois qu’il est fondamental de renouer avec ta sensibilité et de l’assumer pleinement comme une part de ta personnalité d’homme. 

Car oui, l’homme aussi est sensible, parfois même doté d’une sensibilité plus élevée que d’ordinaire (hypersensible), et c’est tant mieux ! Oui, tu peux être un homme sensible et cette sensibilité n’est pas moins un atout que ceux attribués à l’idéal masculin. Oui, les femmes s’intéressent également aux hommes sensibles et non, toutes les femmes ne courent pas après ce fameux mâle alpha. Ces croyances nuisent d’entrée de jeu au rapport homme-femme. Quant au rapport entre deux hommes, cela crée une logique de compétition qui peut encourager à des comportements toxiques.

Voici selon moi les axes de travail et d’éventuels outils :

Rester soi-même : plus tu seras authentique et sincère envers toi même, plus tes rencontres seront pertinentes et fructueuses. Le travail sur soi produit indéniablement des effets positifs sur nos relations avec le monde extérieur.

Identifier tes croyances limitantes et t’en défaire : efforce toi de les lister et oppose chacune d’entre elle à un contre-argument.

Développer ton estime de soi, c’est à dire ta confiance en soi, ton amour propre et ta vision de soi : en ce sens je te conseille de lire “L’estime de soi” de Christophe André et François Lelord, au moins pour identifier d’éventuels mécanismes qui seraient régis par un manque d’estime de soi.

S’investir dans la connaissance de soi, afin de ne pas laisser les autres ou la société te dire qui tu es (à tort et à travers), et notamment améliorer ta vision de soi en cernant mieux tes qualités et tes défauts : le test des 16 personnalités par le MBTI peut-être un bon outil pour commencer. Je te suggère également le livre d’Elaine N.Aron “Hypersensibles, Mieux se comprendre pour s’accepter”.

Oser parler ouvertement de ta sensibilité, à commencer auprès de tes proches, ou du moins à l’égard des personnes en qui tu as entièrement confiance. Avec une bonne estime de soi, ça deviendra de plus en plus facile et c’est un cercle vertueux : plus tu oses en parler, plus tu seras confiant et moins tu auras peur de la mettre en avant, et ainsi de suite !

T’affirmer comme une personne atypique : Fais de ta singularité une priorité ! Interdis toi de te conformer à la “norme”, n’aie plus peur de dire ce que tu penses vraiment, assume de penser différemment et ne te soucie pas excessivement de froisser de par ta différence, que ce soit dans ta manière d’être, d’agir ou de penser. Autorise toi d’être différent, sensible et profondément humain !

N’hésitez pas à partager avec nous, votre vécu d’homme hypersensible. Comment vivez-vous votre hypersensibilité en tant qu’homme ? Avez-vous tendance à vouloir cacher cette hypersensibilité ?

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By Nicolas

Introverti hypersensible (INFJ) en perpétuelle quête de soi, je suis passionné par la connaissance de soi et des autres. Depuis 4 ans que je pratique la méditation de la pleine conscience et me ressource en montagne, je n’ai jamais été aussi épanoui ! Je partage mes aventures pour introverti·e·s et hypersensibles sur aventurier-introverti.fr dans une optique de développement personnel afin de tirer le meilleur de nous même.

24 thoughts on “L’homme hypersensible VS l’homme idéal

  • Yann

    ENFP
    J’ai su qui j’étais bien avant de découvrir le Mbti. C’est un outil sympa qui m’a mis en onfiance sur le fait que j’étais en phase avec moi-même, et je m’aime encore olus depuis pour certaines raisons.
    Hypersensible et forcément empathe jusqu’au point de rêver des personnes dont je suis très proche en cas de problème. Je suis du genre à ne pas me prendre la tête parce que je le sens bien, et à SAVOIR quand quelque chose cloche, à n’importe quel étage.
    Super intuitif. Couper l’hyoersensibilité me sert à me protéger en cas de crise ou de surexposition à la foule , cependant je perds une grande partie de mes « super pouvoirs atypiques » quand je le fais.
    J’ai appris à vivre avec, il y a mêe des fois où je laisse tous les circuits ouverts en public. De toutes façons, s’affranchir des traditions, des règles à la con et du regard des autres c’est venu très tôt pour moi, ça s’est même révélé hyoer nécessaire à ma survie et mon bon développement.
    En gros les boys (and girls je suis toujours célibataire😇), n’ayez pas peur de devoir surmonter quelques obstacles parfois costauds afin de vous sentir vous-même, en phase avec votre nature profonde et ce qui vous rend heureux.
    Big up le Atypicrew!!!

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  • Simon

    Le grand malheur de ce sujet, c’est de toujours distinguer la « virilité » de de la « sensibilité » alors qu’il conviendrait surtout de distinguer ce qui différencie un homme « sensible » d’un homme « émotif ».

    Le problème est là puisque sous couvert de fonder une sorte de contre-culture face au Mâle Alpha, on se retrouve à vanter une société de pleurnicheuses à qui l’on offre une validation scientifique pour valider leur impuissance : l’hypersensibilité.

    La sensibilité chez l’être humain, c’est comment il perçoit le monde et non comment il y interagit. Je ne suis pas DU TOUT convaincu par le fait que ceux qui pleurent le plus soient ceux qui disposent de la plus grande sensibilité.
    Si l’écrasante majorité des proverbes placent les actes pour juger des gens plutôt que de ce qu’ils ressentent, c’est bien parce que la masculinité « virile » – Alpha ou non – à toujours eu pour devoir distinguer ses actions de ses ressentis… Et à vouloir réconcilier nos contemporains avec la légitimité de leurs ressentis, on offre surtout une excuse sur un plateau d’argent à ceux qui se savent pas (ou ne veulent pas ?) les maîtriser.

    Petit coup de gueule cordial

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    • Nicolas

      Bonjour Simon,

      Je donne l’exemple (qui se voulait explicite par la caricature, mais très maladroit, effectivement), de ces protagonistes qu’on osent faire pleurer, mais bien évidemment l’hypersensibilité ne se traduit pas par les pleures. Ce n’est aucunement le propos. C’est même un cliché dont je parle un peu sur mon blog. Aussi je comprends le coup de gueule. Il faudra du temps pour défaire l’hypersensibilité de ces idées reçues et raccourcis.

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    • Maëlle

      Bonjour Simon,
      en quoi un hyper sensible est un pleurnichard ?
      Je suis hypersensible, femme, donc c’est mieux accepté, mais cela reste handicapant dans de certaines situations sociales, surtout professionnelles. Je ne suis pourtant pas une pleurnicharde, je ne me vis pas comme ça et les autres non plus. Les autres disent de moi que je balade mes émotions à fleur de peau, et que l’avantage c’est qu’on sait toujours de quelle humeur je suis ;-).
      Je ne pense pas que se réconcilier avec la légitimité de nos ressentis soit une excuse pour ne pas les réguler quand ils débordent. D’une part, ils sont nécessairement légitimes puisqu’ils sont là. Nous en avons tous. Ils sont plus ou moins forts, plus ou moins ressentis, ils sont liés à notre histoire, et à notre perception du monde. D’autres part, nos systèmes éducatifs laissenr peu de place à l’émotion et donc peu de possibilité à l’enfant d’apprendre à réguler les émotions liés aux ressentis si ses parents ne sont pas sensibilisés à ça.
      Effectivement une bonne intégration sociale des hyper sensibles passe par un apprentissage de l’accueil, l’acceptation et la régulation de nos états d’âme. Nous sommes d’accord sur ce point 🙂

      Petite réponse souriante à un coup de gueule cordial !

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  • éric

    Il ne faut pas nier ni nos origines ni notre nature ni notre culture.

    Suivant la métaphore du paon que la nature colore de mille couleurs et lui permet d’arborer d avril a septembre d’une queue immense, pourtant fort encombrante, elle est cruciale pour lui car il doit séduire les femelles et se montrer le plus beau et le plus brave pour espérer séduire devenir aimable et pouvoir faire des petits. Il va passer tout le printemps à faire la roue et crier sa puissance et se battre s’il le faut contre les autres prétendants pour enfin devoir subir la dernière épreuve, celle de la femelle qui va le tester en lui piquant l’oeil pour vérifier sa résistance au mal.

    Il en est un peu de même pour les hommes, pour se montrer aimable il faut aussi prouver que l’on peut être un bon père de famille et apte à protéger les siens envers et contre tout, il est donc logique et naturel que la force physique et psychique soit de rigueur et donc que la virilité passe par la puissance musculaire ou de caractère. De plus depuis la nuit des temps, pendant que les femmes portaient les enfants leur donnait le sein, les élevaient il a fallu aller d’abord à la chasse affronter le mammouth, les animaux sauvages, puis il a fallu aller à la guerre pour protéger sa tribu et enfin il a fallu aller au travail bêcher la terre, aller au fonds de la mine ou à l’usine. Il est donc logique qu’il fallut coté homme mettre de coté sa sensibilité pour survivre soi et sa famille.

    l’homme alpha demeure le dominant, celui qui est sur de lui, qui est choisit instinctivement par toutes les femmes comme géniteur potentiel et comme guide et qui sait prendre sur lui et prendre des responsabilités. Compte tenu de l’évolution et de la révolution proposé par le christ et suivant l’amélioration des conditions de vies dans les sociétés occidentales en temps de paix, on peut considérer que l’hypersensible peut donc aussi être considéré comme un mâle alpha ou autre sur homme, en faisant la synthèse de l’humanisme dans sa plus noble expression…

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  • Yannick

    Je ne suis pas sûr de saisir le sens de votre commentaire.
    Il me semble que l’article proposait des clés à des personnes « hypersensibles » pour trouver plus facilement leur place dans un monde qui fait l’apologie de la puissance (ex : le cinema holywoodien, le culturisme, la pornographie, etc…) et d’une compétition généralisée.
    En quoi le fait de chercher à mieux se comprendre, notamment à l’appui d’un diagnostic médical, ferait d’une ou plusieurs personnes des « pleurnicheuses »? Est-ce que leur démarche, à une époque où les réseaux sociaux favorisent le conformisme, ne reflète pas au contraire un certain courage?
    Quant à la rationnalité pure, le fait de dissocier le fonctionnement de nos deux hémisphères, nous voyons bien aujourd’hui où cela nous mène : nous exploitons sans mesure les ressources dont nos enfants auront besoin demain, nous accumulons des biens dont nous n’avons pas besoin pour impressionner des gens que nous n’aimons pas, les pays occidentaux traversent une crise identitaire sans précédent, la France – pays cartésien s’il en est un – est le premier consommateur mondial de psychothropes, les bobos trouvent leur salut dans les sagesses orientales, nos soeurs se font harceler sexuellement sur leurs lieux de travail … et récemment nos frères de couleurs mourraient étouffés sous les violences policières.
    … Mais Simon tout va bien 🙂

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  • Simon

    @takana : Disons surtout que j’aurais due prendre un peu plus de tact et être plus explicite dans mon propos. Vous proposez un travail et moi je me « contente » de pointer des incohérences du doigt. Ce n’est pas très sportif de ma part et je m’en excuse.

    @edmontonian97 : Pour être plus clair, j’étayais mon propos de la façon suivante :

    1) (hyper)Sensibilité et (volonté de)Puissance ne sont pas incompatibles et encore moins des opposés. Ceci étant dit, le post d’Eric explique merveilleusement bien ce point de vue.

    2) Par « pleurnicheuses », j’entends par là ceux qui s’approprient la souffrance bien réelle des autres pour anoblir leurs faiblesses. Les HP sont généralement bien placés (la femme surdouée encore +) pour avoir conscience de ce phénomène pernicieux. Les vraies victimes souffrent dignement en silence et les imposteurs profitent de la bienveillance qui leur est dédiée à leur propre compte et sans le moindre scrupule…
    > À la guerre, c’est celui qui se dis « amoureux de l’humanité » pour ne pas avoir à assumer sa « peur du sang » face à l’ennemi.
    > En société, c’est le « pauvre de revendication » qui se fait plus entendre et considérer que le « pauvre de condition ».
    > En famille, c’est le « pervers narcissique » qui s’octroie le rôle de « victime » pour mieux légitimer son rôle destructeur.

    3) Donc en substance : j’entendais par là dans mon deuxième paragraphe la nécessité de tenir en compte les dérives morales de notre société qui tend vers le « JeSuisUneVictime SARL ». Et d’autre part, avec le premier point établi, à prendre en compte des opposés qui n’en sont pas, afin de véritablement légitimer cette reconnaissance de la (hyper)sensibilité masculine. C’est effectivement un problème de société, mais à manœuvrer avec d’extrêmes précautions.

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    • Maëlle

      je viens de lire tes réponses aux messages précédents. il réponds bien à celui que je viens d’écrire. 🙂

  • Maëlle

    Aller, un dernier message pour la route, puisque je suis là pour une fois.
    Avez vous lu :
    – Les état d’âme, de Christophe André ?
    – Hypersensible : mieux se connaître pour mieux s’accepter ? Elaine N Aron

    Je suis sur la fin du premier et le premier tiers du second. Autant j’apprécie le premier, autant, même si j’ai appris pas mal de choses qui recadrent mon histoire de façon intéressante, la façon dont le second est écrit me gêne.
    Qu’en pensez vous ?

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  • Lucie

    Bonjour,

    En tant femme et féministe (je suis obligée de pléonasmer :)) j’apprécie particulièrement cet article qui remet en valeur la part « féminine » de l’homme.
    Les hommes hypersensibles sont si doux et si accueillants, leur compagnie est tellement plus riche que celle de ceux qui se la compare à tout bout de champ ( je trouve cela fatigsurtout en présence de la gente féminine).
    Les femmes expriment maintennat plus facilement leur coté « masculin », il est temps que les hommes se sentent à l’aise pour exprimer leur sensibilité, leur bienveillance. Beaucoup de femmes n’attendent ,que cela. Enlevez vos idées reçues messieurs et profitez de la vie au lieu de vous la contraindre.
    Pleurez, chantez, ayez des doutes, des craintes vous n’en serez que plus légitimes dans l’intimité. 🙂

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  • Lucie

    Bonjour,

    En tant femme et féministe (je suis obligée de pléonasmer :)) j’apprécie particulièrement cet article qui remet en valeur la part « féminine » de l’homme.
    Les hommes hypersensibles sont si doux et si accueillants, leur compagnie est tellement plus riche que celle de ceux qui étalent leurs palmarés bout de champ ( je trouve cela fatigant et ininteressant).
    Les femmes expriment maintenant plus facilement leur coté « masculin », il est temps que les hommes se sentent à l’aise pour exprimer leur sensibilité, leur bienveillance. Beaucoup de femmes n’attendent que cela.
    Enlevez vos idées reçues messieurs et profitez de la vie au lieu de vous la contraindre.
    Pleurez, chantez, ayez des doutes, des craintes vous n’en serez que plus légitimes dans l’intimité. 🙂
    La vie est un partage pas un combat.

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    • Nicolas

      Merci pour nous tous, pour ce commentaire très touchant 😌🙏

  • Christine

    Moi je suis là pour apporter mon regard de femme « hypersensible  » sur les hommes  » hypersensibles  » ( ce terme ne me convient guère mais je vais l’ employer pour évoquer ce sujet )
    Déjà en premier lieu, il faudrait définir ce qu’ est la sensibilité, trop souvent confondue avec un ressenti émotif, même si bien souvent les deux vont de paires …
    Etre hypersensible, n’ est ce pas avoir des sens plus affinités, nous permettant d’ avoir une palette de perceptions et de sensations infiniment plus riche que la moyenne ?
    Et c’ est justement cette sensibilité d’ être qui va nous faire acter de la plus belle des façons. C’ est vraiment là pour moi que se situe la puissance de l’ homme sensible en capacité ( ou essayant ) d’ incarner ses valeurs.
    Moi et beaucoup d’ autres femmes, on vous adore hommes sensibles ( et encore plus ceux qui osent la vulnérabilité dans l’ intimité du couple ) 🙂
    C’est en assument pleinement qui vous êtes, que vous détrônerez les soi disant  » hommes alpha  » …. vous êtes tellement riches de belles valeurs …

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    • Sébastien

      @ Lucie et Christine,
      Certe il est agréable de ne pas avoir un mur de certitude en face de soi. Mais douter constament et/ou craindre tout le temps c’est très intense et parfois on (j’) aimerait être assuré et dans un certain confort. Que chaque mot que l’on dit ou ne dit pas est un risque que l’on prend.
      Dans un monde ou le modèle est fuir pour être retenu repousser pour attirer, montrer son attachement, s’offrir à l’autre, c’est un acte que l’on peut voire comme suicidaire. En même temps ne pas le faire, ne pas dire que l’on aime, que l’autre nous rend heureux, c’est mourrir à l’intérieur. Clamer, hurler sa joie ! Vouloir la partager pour la faire vivre en lêtre aimé (philia, agappé ou eros) est un besoin, une drogue. Cet enivrement, qui nous fait nous sentir vivant, fait parfois un peu perdre la raison.
      Il est extrèmement ardu de trouver un chemin dans ce méandre peur/joie, crainte /partage.
      A cela s’ajoute l’analyse de l’avancement dans une relation et le rapport à l’atachement. Je m’attache très, mais alors vraiment très vite et j’ai du mal a me rendre compte que ce n’est pas toujours aussi réciproque que je le souhaiterais. Bien que l’autre ai des sentiments beaux et bons, ils ne sont pas forcément ancrés de la même façon.

      un peu en désordre mais spontané et sincère ^^

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    • Nicolas

      Bonjour Christine,

      Merci beaucoup pour ce beau témoignage 😀

      Quant à la définition de l’hypersensibilité, j’en parle bien entendu telle qu’elle est définit par Elaine N.Aron et Saverio Tomasella (ce que vous avez bien résumé).

      Voir l’article qui suit :
      https://aventurier-introverti.fr/hypersensible-la-definition-psychologique-en-7-points/

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  • Christine

    Bonsoir Nicolas
    Je viens de lire ton article que je corrobore par simple observation ( moi qui ne lis plus, par choix …. depuis bien longtemps )
    Néanmoins, je ‘ tique ‘ un peu sur l’ article concernant la forte émotivité, dont je suis bien évidemment affublée :)) (surtout sur la maîtrise des émotions …)
    Mais je ne souhaite pas développer ici …

    En tous cas, c’ est un beau chemin celui que tu as désormais choisi 🙂 et je trouve intéressant que tu partages tes articles sur ce site.

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  • Christine

    Bonsoir Sébastien

    J’ entends tout ce que tu retiens, et ce que tu ne t’ autorises pas à être, par peur de faire fuir l’ autre, dans la relation amoureuse …
    Tu parles en terme de  » risques  »
    Eh bien moi je dis :  » prends le risque d’ être toi même « , et si ça ne passe pas …c’ est qu’ elle n’ était pas pour toi … voilà tout !
    Et puis, autant se montrer tel qu’ on est dès le début, comme ça il n’ y a pas de surprise pour l’ autre … ce qui te permettra ainsi de te sentir un peu plus serein, si la relation perdure.
    As tu déjà eu une relation amoureuse avec un membre de ton espèce ?
    Moi ça m’ est arrivé pour la première fois il y a un peu plus d’ un an … et depuis pour moi c’ est :  » un zèbre, sinon rien !  » 🙂

    • Sébastien

      La question est aussi dans le rythme. Si l’on montre trop vite, on fait peur, mais ça ne veut pas dire que sur un temps plus long, ça ne marche pas.
      Je suis d’une espèce assez rare et mon exigence en terme de valeurs humaines restreint pas mal le champ des possibles.
      Je suis un zebron, pas un zèbre complet ^^

  • Joël

    Bonjour,
    Les axes de travail recommandés par Nicolas figurent parmi ceux que j’utilise très fréquemment pour accompagner mes coaché(e)s dans l’atteinte de leurs l’objectifs. Ce sont, en effet, des « outils » qui peuvent se révéler très efficaces dans l’acceptation de soi et dans de nombreuses situations.
    Cependant, quand le succès n’est pas rendez-vous, il existe d’autres pistes proposées par l’Analyse transactionnelle, la PNL, l’ennéagramme… qui peuvent marcher aussi.
    Je (coach ENFJ) crois beaucoup aux rendez-vous réguliers avec un accompagnateur, de confiance, solidaire et bienveillant, pour mettre en œuvre ses engagements et bien vivre ses changements.
    Pour aller au bout de ma démarche, je propose même des coachings gratuits en espérant que les progrès obtenus par les personnes coachées leur donneront envie d’en parler à leurs amis.
    Donner la possibilité de se faire coacher me semble en effet un très beau cadeau.

    avatar
  • Lucie

    @sebd Travaille ton estime de toi et tu verras comme ta vie va se colorer de belles rencontres 🙂 que tu filtreras de mieux en mieux

    • Sébastien

      Merci Lucie,
      Je fais beaucoup de belles, voir, de très belles rencontres.
      C’est pas le nombre qui est génant.
      Je ne ments pas sur ce que je suis, c’est surtout la question de l’engagement dans la relation qui est en jeu ici.
      J’ai décidé de ne plus analyser la question de l’estime de soi, car il suffit de s’apprécier autant que si on était un étranger ^^

  • Stéphanie

    Bonsoir à tous,

    L’hypersensibilité est difficile à vivre, et pour avoir eu un compagnon hypersensible, je sais que c’est encore plus dur pour un homme, à cause des stéréotypes.

    Personnellement, j’ai beaucoup de mal avec le mâle « standard », j’en pleurerais tellement je trouve qu’ils se ressemblent tous. Ça sonne comme un jugement, j’en suis désolée, mais c’est vraiment ce que je ressens.

    J’apprécie les hommes sensibles et je pense que, comme les femmes qui ont dû lutter pour exprimer leur énergie masculine, les hommes doivent aussi lutter pour exprimer leur énergie féminine. Pour moi, ces deux énergies coexistent en nous mais les codes sociaux nous poussent à choisir notre camp, nous obligeant à manifester l’énergie qui semble correspondre à notre genre. Heureusement, il me semble que les nouvelles générations sont audacieuses et cassent ces codes.

    Même lorsqu’on est une femme, c’est mal vu d’être émotive, c’est perçu comme une fragilité, une vulnérabilité. J’ai beaucoup de gratitude pour les personnes qui essaient de changer ça. J’ai beaucoup aimé écouter Brené Brown sur la vulnérabilité, conférence visible sur Netflix pour ceux qui l’ont.

    Bonne soirée à tous

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  • Philippe

    Bonjour à vous, je suis nouveau sur la ligne, je prends le train en marche ; alors, ne m’en veuillez pas si j’arrive comme un cheveu sur la soupe.
    Oui, sensible n’est pas synonyme d’affecté. D’ailleurs comment comprendre que plus on devient sensible, plus on affine ses sens, plus on devient rationnel et moins affecté ? Être là, oui, mais être le là, car le là d’ici n’est pas celui d’ailleurs. « Avant le qui, avant le quoi, il y a un où, qui est entre, qui est le entre (H. Maldiney). Car la démarche n’est pas psychologique, mais topologique. Permettez-moi un petit détour pour m’exprimer sur ce point, en passant par un art traditionnel japonais : le iaïdō, l’art vivant du sabre japonais qui, curieusement peut-être, signifie littéralement « la voie de l’harmonie avec les êtres, la voie de l’unité de l’être » (la langue japonaise ne distinguant pas ici le singulier du pluriel). Des degrés de maîtrise appelés « dan » sont en vigueur aujourd’hui, mais une progression ancienne en cinq niveaux se présente ainsi. Premier niveau : attaque – parade – contre-attaque.
 Deuxième niveau : attaque – parade/contre-attaque en un seul temps.
 Troisième niveau : attaque sur l’intention manifeste d’attaque de l’adversaire.
 Quatrième niveau : attaque sur la pensée d’attaque de l’adversaire.
 Cinquième et dernier niveau : sentir le danger et faire un détour pour l’éviter ; s’effacer pour ne pas donner prise. Un degré d’anticipation sépare ces différents niveaux. Mais le cinquième niveau sort de la situation binaire d’opposition puisqu’il n’y a plus ni victoire ni défaite et donc personne pour tirer avantage au détriment de l’autre : « Le meilleur sabre est celui qui reste au fourreau » (saya no uchi). Vous connaissez cette humour de R. Devos : « Faites l’amour, pas la guerre. On vous met devant un choix. Mais… Il y a peut-être des gens qui ont envie de faire autre chose ! »
    (à suivre)

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  • Agathe

    Super bel article ! Merci pour le message véhiculé, affirmer sa personnalité, sa sensibilité, son « soi », c’est être courageux. Bien sûr qu’un homme sensible est attirant, c’est une grande qualité. La rejeter c’est se couper de soi et se priver de belles relations amoureuses et amicale.

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« Ce site est indéniablement différent des autres et pour cause, il propose aux Zèbres, Hypers sensibles, Hypers Empathiques, HPI non détectés et autres êtres en douance ou surdouance de se retrouver, d’échanger et de partager voire de se remonter le moral. »

« Atypikoo c’est un lieu de partage, d’échanges, entre personnes atypiques ou qui se sentent comme telles. Et puis, si l’alchimie se fait, on peut y trouver des amis, ou plus si affinités. Ce n’est pas un site de rencontres. C’est un site où on peut faire de vraies rencontres. »

« J’ai trouvé sur Atypikoo des personnes partageant le même mode de fonctionnement et avec plus d’expérience que moi. Cela m’a permis de mieux me comprendre, de me sentir moins seul et d’avancer plus vite. »

« Ce site m’a permise de trouver enfin une communauté avec qui échanger. J’y trouve de l’écoute, du respect, de l’entre-aide et cette bienveillance me fait du beaucoup de bien. »

 
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