Sexualité : dépasser les idées reçues

Dans les cours sur la sexualité donnés à l’école, on entend surtout parler de prévention, de maladies sexuellement transmissibles, de préservatifs, de reproduction… ce qui est évidemment très important. Mais on n’entend (presque) jamais parler de plaisir, de relation à l’autre, ou à soi…

On entend souvent les hommes exprimer leur(s) incompréhension(s) face à leur partenaire féminine ; et souvent les femmes exprimer le manque ou l’inexistence de compréhension de leur partenaire masculin ; et parfois le sentiment pour les femmes de ne pas se comprendre elles-mêmes, ou pour les hommes de ne pas se comprendre eux-mêmes…

Des incompréhensions face aux actions / réactions intrinsèques, physiques ou psychiques, relatives au corps ou à la vision de celui-ci, aux sentiments, aux émotions… à la sexualité ou à sa propre sexualité, laquelle ne correspond alors pas forcément à l’image donnée par la société, ou à sa propre perception de la sexualité, ou encore à celle du / de la partenaire…

Entre les incidences physiques, biologiques, mentales, sentimentales, émotionnelles, psychiques… et la ou sa sexualité, il est souvent bien difficile de s’y retrouver. Et si l’on y ajoute l’influence sociétale, de l’éducation, de l’entourage professionnel ou personnel, du / de la partenaire… cela devient rapidement un joyeux festival, voire des feux d’artifices notamment bien douloureux…

De plus, le fait que la sexualité soit encore majoritairement un sujet tabou, n’aide absolument pas à se sortir de ces fonctionnements, de ces spirales infernales.

Sexualité des femmes, la révolution du plaisir | Un podcast à soi (18) – ARTE Radio Podcast

Dans ce podcast , on peut entendre, sans tabou ni jugement, des témoignages sur la sexualité féminine majoritairement, ainsi que sur la sexualité masculine, sur l’influence du regard de la société, sur les enjeux du couple ou de la famille, sur l’incidence d’une personnalité, d’un fonctionnement, d’une sexualité…

Une question se pose alors : Comment accepter, afin de mieux la vivre, sa sexualité ?

Tout d’abord, la sexualité : qu’est-ce que c’est ?

Si l’on se réfère à la définition donnée par le Larousse :

Ensemble des phénomènes sexuels ou liés au sexe, que l’on peut observer dans le monde vivant. Ensemble des diverses modalités de la satisfaction sexuelle.

La sexualité donc, si elle était vécue comme d’autres espèces animales, serait alors « brute » et « crue », grossièrement parlant. Or, même chez certaines espèces animales, il existe des phénomènes de séduction et/ou de société, ce qui complexifie alors le rapport à l’autre et donc à la sexualité.
Pour l’être humain, la difficulté tient donc dans son rapport à l’autre, à la société, au sexe, à soi, et à sa sexualité.

Pour le rapport à la société, on se heurte (trop) souvent à bon nombre d’idées reçues, à des stéréotypes, à une image/perception faussée donnée par la pornographie notamment, à bon nombre d’ignorances, à certaines éducations néfastes…

Les idées reçues pour la femme : doit être gentille / douce, tant au niveau comportemental que physique ; doit être soumise à l’homme, doit se laisser faire, ne doit pas ou n’a pas à se plaindre / rechigner / contester ; apprécie toutes les pratiques sexuelles et demandes du partenaire masculin ; doit être belle, sexy, désirable, « bonne »… ; doit passer deux heures à se maquiller / pomponner pour être belle et « potable », ou espérer pouvoir plaire ; une femme ne rote pas, ne pète pas, « sent toujours bon » ; si elle se plaint, c’est qu’elle a ses règles…

Tandis que l’éducation inculque généralement à la jeune fille d’être prude et prudente, de se méfier des hommes, de s’habiller d’une certaine manière pour ne pas provoquer et ne pas paraître trop accessible, de craindre les hommes / les inconnus et leurs violences physiques, et le viol…
Alors que les contes ou films, notamment ceux d’animation, apprennent / laissent penser que la femme doit être « secourue » par l’homme ; qu’elle est forcément victime ou va / doit le devenir ; qu’elle doit attendre l’homme, qu’elle n’est pas entière / complète sans lui, qu’elle n’est pas bien sans lui ; qu’elle doit être dévouée / servir l’homme et lui donner des enfants…

Quant aux stéréotypes : la femme est une « salope » lorsqu’elle aime la sexualité, ou est une hypocrite / « coincée » lorsqu’elle n’aime pas le rapport sexuel ou la sexualité ; elle n’est pas « bonne » lorsqu’elle est trop passive ou trop directive ; elle est vulgaire / accessible /  « fille facile » / « demandeuse » / etc. lorsqu’elle porte un décolleté / une mini-jupe / qu’elle montre son affection ; elle est indésirable / « coincée » avec une tenue plus fermée ou ample ; elle est soit « frigide » soit « allumeuse » si elle ne veut pas coucher ; si elle couche le premier soir ou si elle a beaucoup de conquêtes, elle est une « catin » / « traînée »…

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Les idées reçues pour l’homme : il doit être « un bon coup », doit être fort, rapide, endurant, doit tenir longtemps, doit faire atteindre l’orgasme à sa partenaire féminine (pour que le rapport soit bon et réussi), doit être « bien monté » et donc avoir un organe sexuel suffisant (ou très long, voire très gros), doit avoir un corps d’apollon, doit être dominant, doit prendre (toutes) les initiatives ; n’a besoin que d’enfiler une chemise pour être attirant…

Tandis que l’éducation inculque généralement au jeune garçon à cacher ses sentiments et émotions, à ne pas se permettre de ressentir, à être dur, solide, inébranlable face à toutes sortes de situations… pour ne pas paraître faible, pour paraître « fort ».
Alors que les contes ou films, notamment ceux d’animation, apprennent / laissent penser que l’homme doit « secourir » la femme, qu’il doit être le sauveur, qu’il doit être fort, qu’il n’est pas entier / complet sans elle, qu’il doit la prendre pour être bien, parfois sans lui demander son avis…

Quant aux stéréotypes : l’homme n’est pas désirable s’il n’a pas un corps musclé, s’il est plus petit que la femme ; il pense toujours ou continuellement au sexe, voire ne fait tout ce qu’il fait que dans ce but ; il ne doit pas être (le seul) « puceau » pour être « un vrai mec », être vierge est une honte ; il ne doit pas se faire pénétrer l’anus, mais s’il pénètre l’anus d’une femme il « marque des points » ; s’il couche le premier soir ou s’il a beaucoup de conquêtes, il est un « Don Juan » ; c’est l’homme qui doit avoir le plus gros salaire, ramener l’argent à la maison, être galant, offrir des choses à la femme, « payer le resto », etc. ; il est harceleur / manipulateur / etc. lorsqu’il fait un compliment ou regarde une femme…

Tout ceci, corrélé au tabou de la sexualité en général, et donc de la quasi impossibilité d’en parler, de remettre en question le regard de cette société, de la sexualité trop généralisée, le regard de l’autre, le regard de soi… puisque les choses sont censées être ainsi et être bien ainsi…
Autant (ou presque) de craintes, d’angoisses, de stress, de blocages, d’incompréhensions… engendrées par les stéréotypes de la société que l’on ne peut ou n’arrive pas à remettre en question, pour les deux côtés, pour la femme comme pour l’homme.

Or, tous ces stéréotypes sont évidemment faux (c’est le propre d’un stéréotype ou d’une idée reçue) :

  • Une femme ou un homme n’a pas besoin de l’autre pour être entier / complet.
  • Une femme n’est pas nécessairement soumise et n’a pas à l’être pour avoir une bonne sexualité ou pour être bien.
  • Un homme n’est pas insensible, il peut exprimer ses sentiments et émotions, il n’a pas à paraître fort pour être bien.
  • Une femme n’est pas nécessairement en période de règles si elle se plaint ou autre.
  • L’anus et/ou la prostate peut/peuvent être une source de plaisir pour l’homme comme pour la femme.
  • Une femme n’est pas obligatoirement vulgaire ou en demande sexuelle avec un style vestimentaire osé, ni forcément coincée avec une tenue plus sobre.
  • Un homme n’a pas à avoir un corps extraordinaire pour avoir de bons rapports avec sa partenaire féminine.
  • Une femme n’a pas à être douce/sexy/préparée pour être bien.
  • Un homme peut complimenter ou regarder une femme sans avoir obligatoirement envie/besoin d’un rapport sexuel avec celle-ci.
  • Une femme peut prendre des initiatives, et un homme la laisser guider.
  • Un homme ne pense pas forcément constamment au sexe, et n’agit pas obligatoirement dans ce but.
  • L’orgasme, ou la pénétration, n’est pas obligatoire pour avoir un bon rapport sexuel.
  • La vitesse, la brutalité ou le temps consacré ne sont pas la garantie d’un bon rapport sexuel.
  • Une femme ou un homme n’a pas obligatoirement à servir l’autre, personne n’a à obéir aveuglément ou tout accepter…
  • Il ne faut pas s’oublier…

Quant aux personnes n’entrant ou ne se reconnaissant pas dans ces deux catégories d’homme et de femme hétérosexuels (non-binaire, androgyne, transgenre, cisgenre, intersexe, homosexuel, bisexuel, androsexuel, androgynosexuel, aromantique, asexuel, autosexuel, demisexuel, demiromantique, gynesexuel, graysexuel, lithromantique ou akoiromantique, pansexuel ou omnisexuel, panromantique, polyamoureux ou polysexuel, queer-platonique, sapiosexuel, skoliosexuel…), c’est une autre histoire :
En plus de tous ces clichés basiques, il y a ceux qui concernent leur genre et/ou sexualité atypique… Il leur faut donc supporter et passer outre les idées reçues, comme pour les hommes et femmes hétérosexuels, ainsi que trouver et s’accorder avec un ou des partenaires potentiels, accepter et assumer leur différence davantage marquée…

Une bonne sexualité entre deux partenaires existe donc concrètement lorsque ceux-ci sont véritablement consentants (en pleine possession de leurs moyens ; un « non » ne veut pas dire « oui » ; un « oui » peut devenir « non »…) ; lorsque les partenaires sont attentifs à l’autre et à eux-mêmes ; lorsque les partenaires sont en quête de découvrir l’autre et/ou soi, plutôt que de se conformer aux clichés et acquis… puisque chaque personne est différente d’une autre.

Car, au final, chaque personne a son propre fonctionnement, ses propres perceptions, ses propres ressentis… et donc sa propre sexualité.

La sexualité passe donc forcément par Sa sexualité, donc Soi.

Pour ce faire, il faut alors découvrir et redécouvrir (car on évolue constamment, le corps évolue, la mentalité évolue, les besoins évoluent, les désirs évoluent…) sa propre sexualité, son propre corps, ses propres ressentis, désirs, besoins, ce que l’on aime et n’aime pas, ce que l’on supporte et ne supporte pas, ce qui nous convient et ne nous convient pas…
Et pour y parvenir, il faut explorer, s’explorer.

La masturbation notamment, solitaire ou non, y aide énormément, et est finalement assez indispensable.

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Définition de la masturbation selon le Larousse :

Excitation manuelle des organes génitaux externes dans le but de provoquer le plaisir sexuel.
Excitation manuelle de ses propres organes génitaux. (La masturbation se rencontre dans les deux sexes et constitue jusqu’à l’adolescence la forme la plus fréquente d’excitation sexuelle. Elle ne devient pathologique que par son exclusivité ou son caractère public.)

Outre la masturbation, le cunnilingus, la fellation ou la pénétration par exemple… Les préliminaires : c’est tout ce qui précède l’acte sexuel, ce qui est fait pour attiser l’envie et le plaisir sexuel. Cela peut se concrétiser évidemment par des caresses, des baisers, des mordillements… mais aussi par des mots, une demande, un rendez-vous (même avec soi)… Tout ce qui est fait pour amener à l’acte sexuel, même si c’est plusieurs heures à l’avance. Une sorte de mise en condition, rapide ou longue, préparée ou improvisée… Ne pas hésiter à laisser libre cours à l’imagination, tout en se respectant (mutuellement si partagé) et en étant attentif, en s’écoutant.

On peut aussi recourir à des accessoires, avant / pendant / après… en solitaire ou à plusieurs. Des objets spécifiques à la sexualité, des aliments, des huiles, des plantes… non-allergènes, entre autres.

Ensuite, une fois que l’on se connaît suffisamment, et même avant, s’accepter et accepter sa sexualité. Accepter son fonctionnement, ses envies et restrictions, ses plaisirs et déplaisirs… Accepter de respecter son fonctionnement, ses besoins, envies et limites. C’est seulement en passant par cette étape que l’on peut réellement se respecter et respecter sa sexualité (autrement on est frustré / mal à l’aise / jamais vraiment satisfait…).

Puis, dans la relation à l’autre, demander à respecter sa personne et sa sexualité : dire à l’autre ce qui nous convient et ne nous convient pas, savoir dire non, donner ses limites et respecter celles de l’autre… Ne pas hésiter à communiquer, à demander de mettre une protection (préservatif), à dire ce qui nous plaît, ce qui nous fait envie, ce que l’on ne veut pas, à demander à l’autre ce qu’il pense ou ressent, à demander à l’autre comment il se sent, à faire une ou plusieurs pauses, à alterner les plaisirs, à partir à la découverte de l’autre, à la découverte de soi avec l’autre…

Chaque être humain étant unique, chaque sexualité et chaque relation sexuelle le sont alors tout autant.

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14 thoughts on “Sexualité : dépasser les idées reçues

  • Jérémy

    J’ai juste envie de te dire MERCI !!
    Tu as parfaitement retranscrit ma pensée/perception de la sexualité que ce soit du point de vu de la femme, comme de l’homme.

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  • Eliezer

    Je suis d’accords avec toi. Je rajouterai aussi qu’autre chose fausse la vision du sexe, c’est lorsqu’il est utilisé pour obtenir quelques chose ou pour tenir liée une personnes. Donc pour certain/certaine sexe et manipulation se mélangent. Et c’est dommage.
    Personnellement je te rejoins sur ton article. Je pense que le sexe, tout comme l’amour, est un dialogue entre deux personnes. Un échange respectueux.
    Outre le fait que la sexualité est la pour la survie de l’espèce, lorsque c’est un échange entre deux personnes, fait avec amour et respect, cela est bénéfique tant physiquement que moralement pour les deux partenaires.
    Merci pour ton article. 🙂.

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  • Stéphane

    Bel article, il y a tellement à dire. En tant que jeune homme, au début de ma vie sexuel j’ai été profondément en décalage avec certaines de mes partenaires quant au plaisir réellement partagé. Très vite la curiosité m’a fait utilisé mes mains, mes cuisses bref tout mon corps durant mes ébats. Mais même comme ça, la pénétration reste un dénis du plaisir de la femme, ce qui se traduit progressivement par un déni du plaisir de l’homme. Au point que maintenant, je n’ai plus envie de souffrir du manque de plaisir dans la relation (trop compliqué avec certaine femme, trop intellectualisé dans le sentiment).

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    • Syrenia

      Je comprends bien ton appréhension de souffrir de nouveau… mais cela fait partie des risques de la vie. La communication et la sincérité peuvent tout de même beaucoup aider 😉

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  • Anne

    Merci pour cet article…
    voici ce qu’il m’évoque :
    En plus et en parallèle des stéréotypes et des représentations sociales, je pense qu’il est important que chacun s’interroge sur la question de la norme lorsqu’il s’agit de sexualité, qu’est ce que la norme sexuelle, qu’est ce qui est normal ou anormal quand il s’agit de sexe ?
    Car nous avons -naturellement- tendance à vivre la sexualité selon notre propre norme, qui n’est pas forcément celle de l’autre …et dans ton article , c’est bien dit : autant de sexualités que d’individus…

    La question du consentement est à mon sens primordial mais complexe, ce n’est pas forcément facile d’être toujours au clair avec nos oui et nos non…c’est un vrai travail de conscience, d’honnetteté vis à vis de soi. Parfois lorsque nous flirtons avec nos propres limites, nous autorisons nous à réactualiser notre consentement ?
    le petit film « do you want à cup of tea » est magique ! pour les ado mais aussi pour les adultes ;-)…prenez le temps si vous le souhaitez …

    Puisque je participe, j’y vais ! je vais pinailler sur « les préliminaires » ! Je pense que nous devrions, dans notre langage commun, supprimer ce mot, les préliminaires sont déjà de l’acte sexuel !
    sinon cela signifie que l’acte sexuel est normé à la pénétration ! et il y’a acte sexuel, on peut faire l’amour, y compris sans pénétration ! et la pénétration peut être avant (rien n’empêche de commencer par cela, si c’est ok pour les deux ! ) et les préliminaires se dérouler après ! on peut tout inventer !

    La sexualité peut être bien plus que la génitalité, je vous le souhaite, c’est aussi de l’intime, une rencontre intime, parfois cosmique…et quant notre pulsionnalité fait alliance avec notre capacité à aimer, à rencontrer, bref la terre et le ciel réunit ! alors c’est… quoi ? ….l’extase, la magie, l’océan….je vous laisse trouver votre mot…<3

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    • Syrenia

      Merci pour cette vidéo sur le thé, je l’ai trouvée super ^.^

      Après, pour les préliminaires, comme dit dans l’article, c’est tout ce qui précède l’acte sexuel. Or un acte sexuel n’est pas obligatoirement une pénétration, cela peut être un toucher sexuel. Tant que l’acte se fait sur la partie sexuelle, c’est un acte sexuel 😉

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  • Anne

    oups ! j’ai oublié de vous mettre le lien video

    https://www.youtube.com/watch?v=S-50iVx_yxU

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    • Anne

      Syrenia,
      je suis d’accord et j’ai bien compris, mais je vais t’embeter 🙂
      veux-tu dire que les préliminaires seraient tout ce qui n’est donc « pas sexuel » avant l’acte sexuel? Mais du coup le sexuel commence quand ?

      à quel moment une caresse, même sur une zone non érogène, à priori, est ou n’est pas sexuel ? nous pouvons faire l’experience d’un simple mouvement de toucher, qui se transforme, qui devient massage, qui devient caresse, car quelque chose à un moment change dans l’énergie, le toucher change, la peau change, les sensations…
      Je pense que l’acte sexuel est difficile à « délimiter » ou alors on le réduit au coit, mais on est d’accord la-dessus que non…
      Je comprend bien tes propos, mais ce sont pour ces raisons que je suis en extrème prudence avec ce terme préliminaire 😉 …

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    • Syrenia

      Je comprends bien ton point de vue Anne 😉

      Je pense que tout dépend des individus, de leur perception (des préliminaires, gestes, paroles, zones hétérogènes…). Mais qu’au niveau de la définition du sexuel, c’est lorsqu’il y a un rapport direct avec le sexe de la personne.
      Enfin, ce n’est jamais que mon avis de toute façon 😉

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    • joel

      Pour reprendre la métaphore du thé, je reste avec un profond mystère sur l’envie d’une cup of tea.

      Seul, je peux parfois rester longtemps sans boire de thé. …et cela même en fréquentant les salons de thé.
      Il m arrive aussi de boire ,de temps en temps ,du thé seul.
      Le mystère vient quand je veux boire du thé avec la seule et même personne , et surtout …en sa présence. J aimerai , alors en boire souvent, car il me semble que le thé n a pas la même saveur que solo. Ce phénomène , je le constate , agit seulement en la présence de la personne avec qui je partage ma vie.
      Lorsque je redevient solo, mon envie de thé disparait ou en tout cas apparait très peu en comparaison.

      Pouvez vous m éclairer sur cette envie de tasse de thé seulement en la présence de ma compagne ?

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  • éric

    Il serait très complexe pour une éducation sexuelle scolaire de se lancer sur le sujet du plaisir, ce n’est pas tellement son rôle. Il est donc préférable de s’en tenir au discours scientifique et de signifier aux jeunes comment fonctionne le corps, à quoi sert la sexualité, quels dangers sont aussi liés à la sexualité et quels moyens de protections contre les maladies mais aussi pour éviter de tomber enceinte sont indiqués.

    La quête du plaisir est donc intime par définition, et une récompense de la nature pour faciliter les rapprochements entre les deux sexes, en plus de la pulsion de base, du fait que l’humain est fort sensible.

    On considère donc que chez nous l’organe sexuel majeur est le cerveau, l’esprit, ce qui engendre que l’approche du plaisir de la sexualité du genre du partenaire désiré sera très variable d’un individu à l’autre. De ce fait on peut penser qu’il est préférable de laisser l’imaginaire faire son travail de construction sur l’éveil du désir qui facilite toute la part subjective qui participe à la magie de la sublimation de l’acte en lui même.

    Il existe donc toute une littérature à lire, tout un monde de sensations à découvrir et investir dans ce domaine, qu’il faut laisser mystérieux pour qu’il puisse conserver tout son piment et toute sa force d’attraction.

    Tout comme l’amour, la sexualité ne doit pas trop être codifiée ou résumée ou encadrée, il faut demeurer en terme d’éducation aux apprentissages basiques de fonctionnement et de précaution à prendre, on peut donc bien sur rajouter le principe de respect de son partenaire, suivant ses désirs ses envies et ses pratiques…

    On est donc sur un terrain délicat et fort complexe, car on sait bien que la sexualité comporte une part d’animalité dans sa pulsion de base, une part de violence également et de rapport de force voir de domination, et de soumission suivant les gouts de chacun, donc il peut exister bien des comportements ou des désirs qui vont de la sublimation au coté plus sauvage charnel ou plus primitif, qui se mêle a un univers affectif…
    .

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    • René

      Bonjour,
      J’aime beaucoup votre conclusion, car j’ai à peu près la même conception de la passion amoureuse.
      J’ai vécu diverses passions, et il est vrai qu’en lâchant la bride à nos sentiments, avec le partenaire idéal (pour moi une femme) ma sensibilité à fleur de peau a fait des dégâts, autant pour moi que pour l’autre… mais j’ai toujours pratiqué ces choses avec discernement et avec beaucoup de plaisir et de satisfactions.
      J’ai cependant un net penchant pour la métaphysique… et j’ai publié un article à ce sujet sur mon blog :
      Des Affaires de cœur, c’est le titre de l’article, vous pourrez le trouver sur ma page FB @renerbd8
      Où j’aborde le sujet de l’amour d’un point de vue métaphysique, ou, si vous préférez, réduit à l’essentiel.
      RB

      Contactez-moi si vous trouvez pas l’article, je vous transmettrai le lien du site (expérimental) que j’ai créé sur WordPress.

  • René

    Votre démonstration est très intéressante, mais je suis tenté d’y rajouter un détail, au sujet des relations amoureuses, une caractéristique qui trouve sa place dans une telle approche. Elle concerne la sensualité de chacun.
    Il est admis que la femme donne la priorité à l’ouïe, dans les rapports, et qu’elle est sans doute plus kinesthésique, alors que le partenaire serait, quant à lui, surtout visuel.
    Cela semble évident pour moi qui suis du sexe masculin, quoique je sois cependant très sensible à la voix d’une femme. En ce qui concerne la kinesthésie, j’ai réalisé combien cela comptait dans la perception de son propre corps, et je m’en soucis désormais au quotidien.
    La sensualité est donc déterminante dans les préliminaires et le coït, à proprement dit.
    RB

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  • Sébastien

    Difficile de parler de sexualité, tant cela dépend du moment, des personnes.
    En vivant 22 ans avec la même personne, j’ai vu une évolution sensible. Depuis la séparation j’ai eu l’occasion de découvrir d’autres corps d’autres histoires et d’autres approches. Chaque fois c’est différent.
    Récement je me suis rendu compte que j’éprouve surtout du plaisir dans le plaisir que je procure à l’autre. C’est un peu génant, car en retour, ça ne laisse pas à l’autre la liberté de faire pareil. Je m’interroge sur ce qui provoque cela, est-ce un besoin de controler ? est-ce une peur que l’autre ne soit insatisfaite et donc aille ailleur ? un besoin de toute puissance ?
    pour l’instant mes partenaires sembent apprécier, donc ce n’est pas un problème, mais ça n’empèche pas un questionnement.

    Pour rebondir sur ce qui a été dit plus tôt, j’aurais tendence à dire que c’est la couleur du désir, qui fait qu’un rapport est sexuel. Une caresse, peut être sensuelle ou sexuelle bien qu’au même endroit, c’est la nature de l’emoi partagé qui carractérise la nature du rapport.

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