Le surdoué au travail

homme heureux au travail

On pourrait penser qu’un surdoué ne peut qu’exceller dans son milieu professionnel, qu’il ne rencontre aucun problème pour trouver sa voie, or il n’en est rien. Cette croyance qu’un surefficient a plus de capacités qu’un neurotypique crée l’amalgame avec un concept de facilité et donc de bien-être, et c’est particulièrement vrai au travail. Nombre de hauts-potentiels (HP) se sentent pourtant démunis, isolés et en proie à des passages de dépression existentielle et cette idée qu’un HP n’a pas le droit de se plaindre au risque de passer pour quelqu’un de pédant, ne fait que renforcer cet état de mal-être. En effet, on estime que le surdoué a beaucoup de chance et la société attend de lui d’être un employé modèle, mais qu’en est-il vraiment sur le terrain ?

Le surdoué au sein d’une structure professionnelle

Adulte Surdoué entreprise

Le travail en entreprise

Dans une petite structure, le surdoué a tout intérêt à poser son regard avant tout sur la manière dont le patron gère et traite ses employés. Est-il ouvert à de nouvelles idées ou doit-il en être l’unique créateur ? Fait-il preuve d’ouverture d’esprit ? Quelle est l’ambiance au sein de l’entreprise ? Les salariés ont-ils l’air épanoui et à l’aise avec lui ou ont-ils tendance à se cacher derrière les imprimantes et à raser les murs ?

De manière générale, les petites entreprises ont pour objectif de devenir grandes, en conséquence de quoi, il y a plus de chances à ce que le patron soit plus proche des ses employés et établisse avec eux des liens dirigés vers l’écoute et l’échange. De plus une petite structure entraîne une proximité et une solidarité plus importantes au sein de l’équipe.

Dans une grosse entreprise, il ressort que les rapports avec le patronat paraîssent plus complexes, plus hiérarchisés et le surefficient peut avoir du mal à y trouver sa voie et sa place. La structure étant déjà bien rentable, son fonctionnement semble pérenne et le surdoué quant à lui peut rencontrer des problèmes au travail. Pourquoi donc ? Le HP a bien souvent un esprit d’analyse et un souci du détail assez fulgurant, en conséquence il mettra le doigt là où l’on pourrait apporter des améliorations que ce soit d’ordre organisationnel, stratégique ou encore matériel. Le patron étant occupé à bien d’autres choses, n’aura que faire de ces idées qu’il percevra comme sans grand intérêt puisque ça tourne très bien sans… De même que certains patrons peuvent s’approprier l’idée novatrice, et laisser penser que celle-ci est issue de leurs réflexions, omettant une certaine reconnaissance envers leur employé qui se sentira lésé, voir abusé (lorsque le patron vient régulièrement pêcher des idées), tout cela pouvant entraîner une dépression existentielle chez le surefficient.

Bien entendu, le but ici n’est pas de stigmatiser le patronat, il y a aussi de bons patrons qui savent reconnaître les efforts et investissements des employés de leur entreprise en les mettant en valeur et en établissant avec eux des rapports justes et respectueux. Cependant, il appartient à un adulte surdoué d’être vigilant lorsqu’il postule dans un nouvel emploi, à ce que ces valeurs soient respectées au risque de tomber dans la désillusion et de se demander si la voie dans laquelle il s’est lancé est la bonne. Parfois celle-ci est la bonne mais la façon dont est managée l’entreprise ne correspond en rien aux idéaux profonds du surefficient. Il est donc important aussi de ne pas faire l’amalgame entre ces deux notions.

Le zèbre dans la fonction publique

Autant dire un zèbre dans la jungle… Si celui-ci recherche une forme de reconnaissance, ce n’est certes pas dans la fonction publique qu’il la trouvera. La reconnaissance dans la fonction publique est majoritairement d’ordre affective, puisque toute évolution au sein de la profession est verrouillée et bien encadrée. Un fonctionnaire qui s’investi dans son travail, aura de toute façon le même salaire, et une évolution de carrière à peu prés similaire que le fonctionnaire qui en fait le minimum et ce, quel que soit le corps de métier. L’avantage de la fonction publique réside surtout dans la sécurité de l’emploi entraînant avec elle un certain confort pour engager un crédit ou pour changer de logement locatif.

Pour ce qui est du sens, il y a des fonctions et postes qui en ont beaucoup, mais qui sont malgré tout contraints par les directives de l’Etat. Beaucoup de fonctionnaires se sentent comme prisonniers par cette grande machine, alors qu’il y aurait tant et tant à faire… La fonction publique peut être une source infinie de frustrations, mais aussi de révoltes contre un système qui parfois semble fonctionner à l’envers.

Le surdoué, loin de s’estimer vaincu par des incohérences flagrantes, peut s’épuiser à tenter de changer les choses, à tenter d’ouvrir les yeux à un chef de service ou même à des collègues de travail et s’entendra souvent dire comme toute réponse à ses idées : « C’est comme ça… Ne cherche pas à comprendre… » ou encore : « Mais pourquoi tu te prends la tête ? Fais ce qu’on te dit et c’est tout ». Or, le surefficient peut tourner en boucle longtemps et ruminer à faire quelque chose qui d’un coup n’a plus de sens pour lui. Là encore on peut frôler la dépression existentielle : « A quoi ce que je fais sert-il vraiment ? Pour qui est ce que je travaille pour le public ou pour l’état ? Où se situe l’humain dans tout ça ?… »

Beaucoup de fonctionnaires HP ou non, cherchent une autre voie, une reconversion professionnelle, ne trouvant plus de sens à ce qu’ils font. Il est donc primordial pour un surefficient, de savoir lâcher prise dans la fonction publique et de se concentrer majoritairement sur les diverses passions qui l’animent dans sa vie privée, si tant est que cela suffise à apaiser ce manque de sens au travail et cette non reconnaissance également.

Les surefficients, travailleurs indépendants

Adulte surdoué indépendant travail

Les avantages

LIBERTE !! Bien sur ! Libre de choisir ses clients, libre de choisir ses horaires de travail, libre de fixer ses tarifs, ses congés…

Cette liberté pour certains n’a pas de prix et est essentielle à l’épanouissement du surdoué tant sur le plan personnel que professionnel puisque les deux se rejoignent. Le professionnel devient clairement et totalement personnel car l’entreprise lui appartient et fait donc intégralement partie de lui. C’est donc un investissement total et entier. Cela représente également un gros challenge, et le surdoué aime ça ! Cette pression n’émane que de lui et est donc beaucoup mieux vécue que si elle venait d’une tierce personne. Il est pleinement responsable de sa vie.

C’est donc un saut dans le vide à prendre. Dans le vide ?… Oui car tant qu’on ne se lance on ne peut pas être certain que cela va marcher. Il existe cependant une alternative qui consiste à démarrer son activité comme un complément de revenu pour « tâter » le terrain avant de véritablement se lancer.

Il s’agit aussi de trouver sa voie, or le surdoué a mille et une activités qui peuvent potentiellement l’intéresser. Il peut donc éprouver des difficultés à se lancer totalement dans l’une d’entre elles de peur de passer à coté des autres… Cela étant dit, rien n’empêche d’avoir plusieurs auto-entreprises ou de mêler plusieurs activités dans une même entreprise. On appelle ce type de professionnels des « slasheurs » : avocat/professeur de yoga/cuisinier. Bien souvent un enfant multipotentiel éprouve des difficultés à trouver sa voie car beaucoup trop de choses l’intéressent, or nous sommes dans une société qui demande un choix à faire. Cet enfant peut passer pour un instable, mais est-il normal de restreindre et contraindre celui-ci alors qu’il pourrait parfaitement exercer divers métiers ? Ne pousse t-on pas cet enfant vers un adulte qui touchera la dépression existentielle à un moment donné ? Ne serait-il pas plus opportun de rassurer cet enfant en lui expliquant qu’il doit faire un choix aujourd’hui mais que celui-ci peut s’affiner voir se multiplier dans les années qui suivront?…

Les difficultés du travail indépendant

La liberté n’a pas de prix… En est-on si sûrs ?…

Avant de pouvoir bénéficier pleinement de cette liberté tant désirée, le chemin vers elle est semé de remises en question et d’obstacles.

Non, vous ne pourrez pas toujours choisir vos clients, car l’argent doit rentrer, quant au choix des horaires, la naissance d’une auto-entreprise demande énormément d’heures et d’investissement personnel, ne comptez donc pas trop non plus prendre des congés quand vous le souhaiterez, car vous devrez pouvoir les financer aussi.

Créer sa propre entreprise est loin d’être de tout repos. Les nuits peuvent être mouvementées par des pensées soucieuses de « comment attirer le client ? Comment rendre pérenne mon entreprise ? comment clôturer une commande dans les temps ? » C’est ainsi que le surdoué peut rencontrer des difficultés à son travail.

Le surefficient souvent en proie à des insomnies n’en a pas fini avec la création d’une entreprise. Toutefois nous pouvons positiver en se disant que le cerveau pour une fois fonctionne pour quelque chose de réellement utile pour soi-même plutôt que de se demander en pleine nuit pourquoi le voisin n’a pas dit bonjour ce matin en sortant la poubelle… J’exagère à peine, mais combien de fois nous sommes nous retrouvés avec des pensées nocturnes complètement farfelues, un peu comme si le cerveau avait absolument besoin de jour comme de nuit de cogiter…

Voilà donc de quoi lui donner matière à réfléchir, toutefois il s’agira aussi de s’octroyer des moments de pause et de loisirs pour lâcher prise et se détendre, cela paraît essentiel et ce que l’on soit employé ou chef d’entreprise. Savoir se poser est une façon de dire à son cerveau : STOP. De plus ces moments sont primordiaux pour avoir de nouvelles idées.

Dans un travail indépendant le surdoué s’éloigne tout de même de la dépression existentielle car il a trouvé sa voie et la suit, il est en plein challenge, ce qui sera une autre source d’inquiétudes mais celles-ci seront constructives. N’oublions pas également que c’est dans l’échec que nous apprenons à nous relever et à avancer.

Le burn-out et le bore-out

Trop… C’est ce qui qualifie le surefficient, et quand un « trop » en fait « trop », ça peut conduire irrémédiablement au burn-out. Le trop-plein, ça déborde, le corps ne suit plus, il lâche et peut tomber malade si le sujet n’a pas su voir les signes précurseurs. Le surdoué étant déjà un « trop » dans son fonctionnement et dans son état d’être, il a effectivement besoin de dépenser son énergie cérébrale de façon régulière. Cependant, cette dépense doit autant que faire se peut, ne dépendre que de lui-même. Il n’est pas rare que certaines entreprises, voyant dans cette particularité du zèbre un profit à exploiter, chargent de plus en plus les épaules de cet employé qui a le souci de bien faire. Si celui-ci n’arrive pas à sentir ce poids de plus en plus lourd, ou n’arrive pas à dire simplement : non, alors le burn-out s’en chargera pour lui. En effet, le surefficient n’aime pas le travail non abouti et plus il aura de travail sur son bureau, plus il en fera. Or, vient un moment, où le surdoué n’est pas un surhomme et sera face à sa propre limite qui parfois peut être poussée à l’extrême. Il est donc important de savoir dire stop et de refuser du travail qui sort de sa fiche de poste, mais surtout de savoir repérer lorsque certaines personnes abusent de ses compétences. Savoir dire non c’est savoir dire oui à sa bonne santé physique et psychique. C’est savoir prendre soin de soi. Malheureusement certains ne connaissent pas vraiment leurs limites et doivent toucher le fond pour enfin les sentir… Il s’agira alors de se remettre en question non pas forcément sur la voie qu’ils ont prise, mais plutôt sur la façon dont il ont exercé leur emploi.

Trop… D’ennui… Quelle honte aujourd’hui que de dire « je m’ennuie à mon travail, je suis payé à ne rien faire » à l’heure où il est si difficile de trouver un emploi, cette problématique là a longtemps été taboue. Sommes-nous légitimes à prétendre qu’on s’ennuie au travail ? Oui ! C’est un fait ! Alors que certains se tuent à la tâche, d’autres s’ennuient à mourir et l’un comme l’autre ont des répercussions sur la santé physique et mentale. C’est la dépression existentielle assurée…

« A quoi je sers ?… Je n’ai pas envie de me lever ? … Quel intérêt que d’aller au travail ?… Combien de parties de solitaire aujourd’hui encore ?… « 

Regarder les minutes défiler à longueur de journée est insupportable, faire traîner un dossier pour avoir l’impression d’avoir fait quelque chose est insupportable, tenir la jambe à un collègue ou faire durer les pauses-café est insupportable. Tout est bon à prendre pour tenter de combler une journée de travail, c’est insupportable !

Ce qui est encore plus vicieux réside dans cet ennui qui fatigue énormément, et entraîne une culpabilité qui est celle d’être épuisé de n’avoir rien fait. En conséquence, cet ennui prend toute sa place même dans la vie personnelle, on rentre chez soi éreinté, sans aucune énergie avec une idée en tête : Se reposer pour pouvoir encaisser la journée du lendemain… C’est infernal !

Là aussi le bore-out vient frapper de plein fouet cet employé qui accumule ennui sur ennui, fatigue sur fatigue… C’est d’autant plus vrai pour un surefficient qui a un cerveau dont les besoins sont extrêmement exigeants en terme de dépense d’énergie. Celui-ci tombera donc plus rapidement en bore-out que les neurotypiques et rencontrera donc des problèmes au travail.

Il s’agira alors pour cet employé de trouver sa voie ailleurs, et de peut-être profiter de ces temps calmes au travail pour se former à autre chose, ce qui déjà donnera un intérêt à ses journées en attendant de pouvoir changer d’emploi.

Le juste équilibre

Adulte surdoué sens travail

La connaissance du haut-potentiel permet de mieux connaître son propre fonctionnement, la personnalité de chaque individu est également à prendre en compte pour trouver sa voie dans le milieu professionnel. Savoir modérer son « trop » et savoir voir quand ça n’est pas assez, trouver le juste équilibre pour éviter la dépression existentielle.

La douance n’est pas un frein à un bon épanouissement professionnel, nombre de surdoués sont heureux au travail, nombre d’entre eux aussi changent régulièrement de postes ou d’activités. Multipotentiels, les surefficients aiment le challenge, et la diversité ainsi qu’une certaine autonomie professionnelle. Il suffit pour cela d’assumer cette part de nous qui peut nous rendre instables dans le regard des autres. Pourtant cette instabilité fait souvent partie intégrante du fonctionnement d’un cerveau zébré aux multiples ramifications, le rendant unique en son genre.

C’est un combat de plus pour le surdoué que d’assumer cette caractéristique qui finalement n’est pas si instable que cela puisqu’elle donne un sens à sa vie et le stabilise dans son état d’être. C’est lorsqu’il n’est pas à sa place que l’être humain tombe malade et si la place d’un surdoué est d’être un peu partout, à quoi bon l’en empêcher ?

Il y a également des emplois qui permettent d’éviter la monotonie, comme par exemple le domaine de la communication, le médico-social etc… Beaucoup de métiers permettent une diversité et donnent un sens à la vie de chacun. Aller à sa propre rencontre pour pouvoir mieux trouver sa voie (pour ceux qui la cherchent encore) reste le meilleur moyen de ne pas se tromper.

Atypikoo est curieux de connaître votre parcours professionnel, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour donner vos ressentis et échanger sur le sujet. C’est aussi en discutant que de nouvelles perspectives et solutions peuvent apparaître 😉

Pour en savoir plus sur les slasheurs : https://www.psychologies.com/Culture/Ma-vie-numerique/Articles-et-Dossiers/Slasheurs-ils-cumulent-les-emplois

https://www.lci.fr/societe/entreprise-les-slasheurs-qui-cumulent-plusieurs-metiers-par-envie-vont-ils-bouleverser-le-monde-du-travail-2081564.html

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By stephanie

Diagnostiquée HP en juin 2018 et actuellement en reconversion professionnelle : Rédactrice Web SEO, spécialisée dans le blogging. Passionnée par l'écriture et curieuse, j'aime aussi prendre les pinceaux et l'acrylique que vous pourrez voir sur ma page facebook : Pha Nette Abstract. J'aime bien évidemment lire (beaucoup), et surtout créer (articles, nouvelles, poèmes, peintures, couture, meubles/objets en carton, et il y en aura surement d'autres !). Au plaisir d'échanger avec vous ?

34 thoughts on “Le surdoué au travail

  • Sophie

    Quelle résonance ….
    De fonctionnaire responsable de service aux valeurs perdues, je m’éclate en tant que chef d’entreprise dans le commerce. LIBERTE ET SENS !

    • David • Admin

      Bravo Sophie 🙂

    • Nari

      Bonjour à tous ,

      Pour ceux qui se seraient lancé en auto-entrepreuneurs en tant que activité complémentaire , avez vous essayer le « portage salariale  » ?

      Je comprend qu’on y garde nos avantages sécurité sociale , cotisations retraite ..comme un salarié et en plus que une entreprise qui fait ce portage s’occupe de nos facturation en bref de la paperasse.

      Cela vaut-il le coût pour une petite activités ?

      Merci

  • Sam Elior

    Merci Pha Nette pour cet article. Pour répondre à ta question, j’ai fait un peu tous les types d’entreprises (sauf free, besoin de sécurité) et j’ai réalisé que je m’épanouissais surtout dans les grands groupes : possibilités d’avancement rapide, de bouger sur des tas de postes différents sans avoir à stagner 10 ans, des tas de codes à apprendre (pour en jouer si besoin), des responsabilités mais sans toute la pression du boulot en live avec les grands patrons, de la stabilité et sécurité, possibilité d’être quelqu’un ou transparent au choix, faire partie d’un tout qui a du sens…
    Souci : risque de se faire mal par trop de passion et d’implication. Mais au moins on me laisse être totalement moi même si on me trouve parfois tordue (mais drôle)

    • Laura

      Bonjour.
      Niveau formation d’abord. J’ai étudié les langues, la décoration, la diététique et les sciences sociales.
      Niveau boulot.
      J’ai été baby-sitter, femme de ménage chez des particuliers et dans un immeuble, enquêtrice, animatrice, tutrice pour des étudiants, auxiliaire de vie scolaire, professeur des écoles pour des jeunes en situation de handicap.
      Aujourd’hui, je recherche à nouveau du travail. Je ne sais pas encore où cela va me mener et si c’est une aventure, cela est fatigant également. On se perd parfois un peu en chemin…

    • Élodie

      Bonjour Laura, quand tu dis que tu recherches à nouveau du travail cela veut dire que tu as démissionné de l’éducation nationale ? Cela m’intrigue car je suis moi même PE et je me questionne beaucoup sur mon avenir professionnel : reconversion ou autres … ?! J’aimerais échanger sur nos expériences si possible ?

  • Laure

    Pour ma part, je travaille dans la restauration. Métier qui demande beaucoup d’investissement personnel mais dans lequel je m’épanouie car j’anticipe les besoins des clients et je met en valeur les produits/créations du chef. Je fais ce métier depuis mon plus jeune âge et effectivement on peut trouver facilement un boulot partout dans le monde. Je suis plutôt à l’aise dans les petites structures qui demandent de la polyvalence. J’ai tendance à changer d’entreprise dès que le sentiment d’ennui arrive. Ma plus courte expérience a été en effet dans une grande structure où le sentiment d’être un pion m’était insupportable, le tout sublimer par un supérieur hiérarchique aux allures de PN. Merci de m’avoir lu! Au plaisir de vous découvrir!?

  • Alice

    Merci pour cet article.
    Avant de vous détailler mon parcours pro, je tiens à partager mon dernier entretien (ultra rapide, comme ils l’ont tous été). C’était il y a 5 ans, j’arrivais en fin de droits de chômage, je cherchais une activité… N’importe laquelle. Je n’en pouvais plus d’être à la maison.
    Questions basiques d’entretien, vos motivations, vos qualités etc etc, jusqu’à la question finale :
    « Votre parcours est atypique, les domaines et statuts sont très variés, vous avez été plusieurs fois responsable d’équipe, et aujourd’hui vous voulez être caissière ? votre cv ne tient pas sur une page, et je pense que vous n’avez même pas tout mis. Vous êtes instable?  »

    Ce à quoi j’avais répondu à l’époque « vous avez vu le marché du travail dernièrement ? Vous avez vu le nombre d’annonces de CDD, par rapport au nombre de CDI proposés ?
    Je pense pas me tromper si je dis que des CV comme le mien vous devez en avoir de plus en plus, vu la conjoncture. Ça n’est pas un signe d’instabilité, c’est le fruit du marché du travail actuel »
    Je signais mon CDI le jour même contre une multitude de candidats expérimentés, dans un secteur que je ne connaissais pas.

    J’ai été employée puis manager de restauration rapide, Secrétaire d’association, fleuriste qualifiée, documentaliste, bibliothécaire, archiviste, caissière, figurante, regisseur lumière de théâtre, diverses missions intérim en tout genregenre, j’en oublie sûrement.
    J’ai fait des études d’anglais, cinéma, théâtre, documentation, communication, management, fleuriste, secrétariat. J’ai tout fait avec un bon niveau… Mais aucun diplôme validé à part le CAP fleuriste en candidat libre qui a duré une journée, sans réelle formation.

    Aujourd’hui je ne sais pas qui je suis professionnellement et ce n’est pas vraiment ma priorité cette année car je suis « gestionnaire de famille monoparentale à temps plein », autrement dit à la maison avec ma puce de 2 ans jusqu’à ce qu’elle rentre à l’école au moins.

    Chaque fois que j’ai quitté un CDI, je l’ai fait du jour au lendemain parce que le constat était que je réussis tout Ok, mais je tourne en rond pour aller… Nulle part.

    Voilà le topo de quelqu’un qui ne sait même pas si elle est HP mais que tout le monde pointe du doigt comme tel.

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  • Cucheval Corinne

    J’ai 20 ans de carrière dans une grosse collectivité( une metropole) et l’expérience a 360 des services operationnels car je change de fonction regulierement. J’ai une carriere qualifiee de non lineaire par un hierarchique … je fais actuellement un bilan pro avec une coach spécialisée HP pour définir une voie qui me redonne du plaisir. Je me suis en effet épuisée et perdu bp de sens dans cette administration que j’ai pourtant integrée avec la conviction d’apporter tout ce qu’il faut pour l’aider a oeuvrer pour l’interet general. Je suis biologiste ecologue de formation .

    • Rebecca

      Hello. C’est quoi une coach spécialisée HP ?

  • Xavier

    Un excellent article, le genre que j’aurais aimé lire lors de mon entrée dans le monde du travail il y a quelques années.
    Juste, cohérent, un vrai guide pour celui ou celle qui veut trouver sa place en étant zèbre, simplement merci!

  • Sébastien

    Mon parcours professionnel, depuis tout petit j’aime jouer et construire des mondes.
    Ma première grosse déception a été en CP car y’avait plus de jeu dans la salle de classe, j’ai pris une grosse claque.
    Ensuite j’étais perdu, ma vie n’avait plus de sens si l’on ne pouvait plus jouer. Mais bon, bon an, mal an, je suis arrivé jusqu’au BAC S, mais là je ne savais toujours pas quoi faire même à grand coup de centre de compétence. Ma passion de l’époque était de programmer des jeux sur ma calculatrice donc j’avais postulé pour des IUT et BTS informatique mais ils n’ont pas voulu de moi. Alors comme j’aimais la nature, la biologie et la chimie je me suis orienté par defaut vers une FAC de bio. Et là déception, genre 5/20 de moyenne en travaillant donc je me suis que si je travaillais pas ce serait pas pire et j’avais raison ;-). Et pour pas travailler, j’ai acheté un ordinateur pour m’occuper quand même et là au merveille l’outil magique qui fait tout ce qu’on lui demande. Mais bon j’avais pas de diplôme dans se secteur donc j’ai fait de l’intérim, et là festival de travail, j’ai conduit des véhicules de chantier, des manitous et tout le toutim tout ça s’en permis c’est trop cool de faire des trucs qu’on a pas le droit de faire surtout avant 25 ans. J’ai été dans des abattoirs, oui dans le 79 y’en a plein (c’est un boulot qui tue 😉 je suis pas resté longtemps. J’ai travaillé à la poste à Paris rue de la Boétie 2 mois en été (et là je me suis dit que je ne voulais surtout pas faire ça comme métier). J’ai monté des fenêtres dans des maisons, des meubles de salle de bain dans des futurs logements étudiants à la Rochelle ironie du sort j’aurais du être dans ses logements si j’avais été pris en IUT. A la découpe dans une menuiserie avec une tronçonneuse alors que j’en avais jamais fait de ma vie (c’est plus dangereux qu’un couteau et là je l’utilisais 4h par jour) mais bon je me suis pas fait mal. Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort n’est ce pas ?
    J’ai été ensuite vendeur dans une GSB.
    Bon bref tout ça je voulais pas le faire c’était chiant et ennuyant.
    J’ai fini par trouver une formation pour adulte dans l’informatique, Ah si J’étais née adulte j’aurais gagné du temps 😉
    Il fallait BAC+2 mais ils mont pris quand même car j’étais premier au test d’entrée, c’était bien la première fois que je finissais premier à un examen, à croire qu’il était fait sur mesure pour mon cerveau. J’ai enfin ressenti ce que les premiers de la classe ressentent eux durant toute leur scolarité, c’est long une scolarité, sa doit être chiant pour eux – non je déconne 😉 ils ont trop de la chance. Mais je me suis dit que l’école était adapté à eux c’est pour ça, c’est tout. ça n’a rien a voir avec les individus. S’il y avait autant d’école que d’individu on serait tous premier de notre classe oui bon évidement, mais ce que je dire c’est qu’on ne pas juger/jauger tout le monde de la même façon c’est du grand n’importe quoi mais bref je m’égare je dérailles.
    J’ai réussi à devenir analyste programmeur en 6 mois. Même moins car j’ai trouvé du travail avant la fin de la formation lol et y voulait pas de moi IUT, ça fait maintenant 17 ans que je code.
    C’est un métier que j’apprécie quand on est dans la phase création (d’un logiciel, d’une apps, d’un site internet, d’une application) mais si je doit reprendre pour corriger du vieux code fait par quelqu’un d’autre là je me casse où je ne reste pas, j’aime pas faire le garagiste. je change d’employeur en moyenne tous les 3 ans y’a du taf en programmation.
    Et c’est aussi un métier en perpétuel évolution, il y a des nouveaux langages qui sorte tous les ans je suis en nul en langue étrangère mais paradoxalement je connais une bonne dizaine de langage informatique chercher l’erreur.
    Et sinon à coté de ça j’ai refait toute ma maison en enduite chaux chanvre, tommette, etc… j’aime bricoler, menuiser et jardiner. Je vais même démonter ou monter une petit toiture de temps en temps chez des potes ou monter des plaques de placo, des joints où de la peinture.
    L’éclectisme ne me fait pas peur et d’ailleurs quand j’étais ado je pratiquais l’athlétisme c’est pour dire ;-).

    avatar
    • David

      Hello tout le monde, plutôt cool de se rendre compte que mon profil n’est pas atypique ici (d’où le nom du site). Dans le désordre, j’ai été maçon, chef de chantier, escort, peintre, conducteur d’engins, chef de service commercial, préparateur de commande, écrivain, vendeur en prêt-à-porter, pour finir je rentre à l’école des douanes. 11 CDI, tous quittés du jour au lendemain, bore-out oblige. J’aurais aimé lire ce genre d’article et connaître ma différence, plus tôt. Est-ce que cela aurait changé mon parcours?

      avatar
    • Axel

      probablement, mais il n’est pas trop tard pour relancer la dynamique

    • David • Admin

      Merci pour ton témoignage ami programmeur ?

  • Romain

    Bonsoir,

    Merci beaucoup pour cet article très dense et qui sonne très juste.

    Pour ma part, j’ai fait 17 ans d’enseignement dans une fonction publique municipale avant de m’orienter vers une mission en conservatoire qui m’amène à évoluer autour des pratiques artistiques.
    Cette forme de reconversion a été indispensable, ayant perdu tout sens et étant dans l’incompréhension permanente (dans ces fameux « décalages »).

    Je note que l’environnement professionnel compte énormément dans l’épanouissement professionnel, j’ai la chance de pouvoir évoluer actuellement avec une équipe particulièrement bienveillante. Il reste tout de même la quête de sens et la stimulation, le besoin est permanent dans le parcours de la personne fonctionnant en mode « hyper ».

  • Christine

    Bravo Stéphanie,
    Quel bel article, belle plume ?

    Je suis un zèbre dans la fonction publique
    Dire que j’ai souffert est un euphémisme
    Ne sachant pas que j’étais HP (révélée tardive), ayant de tout temps voulu m’intégrer, faire bonne figure, bonne fille, j’ai « fait avec »
    J’ai géré du mieux que j’ai pu un décalage abyssal entre moi et les collègues, supérieurs hiérarchiques, les RH etc…je voyais bien que j’étais différente mais bon
    Je passais pour une originale, un peu fantaisiste, qui voyage beaucoup ( ce qui permettait à certains collègues un peu « frileux » de vivre par procuration, alors je leur apportait un peu d’énergie et de couleurs dans leur existence)

    J’ai juste oublié de me protéger, mais je pensais que c’était à moi de m’adapter, que tout n’était pas aussi moche que ça pour moi
    L’entourage vous bourrant régulièrement le crâne avec des phrases du type « de quoi tu te plains, tu as un bon job [ ie fonctionnaire, sécurité de l’emploi et avantages supposés, tu parles…], tu n’as que toi à charge, tu es en bonne santé »

    Or donc et suite à une très mauvaise décision, une mutation pour quitter la région parisienne, j’ai atterri à Angers, on m’a un peu tendu un piège, personne ne voulait de ce poste en local, alors j’ai débarqué de Paris, j’ai fait bonne impression et voilà
    je ne peux relater tout ce qui s’est passé, tout ce qui fut dysfonctionnel et toxique pour moi

    J’ai subi un enfer pendant 7 ans, j’étais encore plus en décalage avec le fonctionnement du service dans lequel je fus affectée que jamais
    De plus j’ai un statut « bâtard », je suis rattachée à La Fonction Publique d’Etat mais employée dans une société privée, côtée au CAC 40, une ex-administration, vous devinerez surement à qui je fais réfénrence

    Pas possible d’échapper à mon sort ,je suis une fonctionnaire lambda, qui doit faire ses annuités avant de prendre sa retraite

    En tout cas ce qui devait arriver arriva : un burn-out de chez burn-out
    C’était il y a tout juste 3 ans, je ne m’en remets pas, les soucis de santé se succèdent inlassablement
    Je suis désormais à Bordeaux, je me plais bien ici, c’est déjà ça

    Mais côté professonnel, c’est cuit, aucun poste à mon niveau de compétences, si je reste dans la même boite c’est « poste placard » pas compliqué, en attendant la retraite un point c’est tout.

    Sauf que je ne peux pas adhérer à ce raisonnement, qui convient à tous les fonctionnaires en fin de carrière (j’ai 56 ans, encore un minimum de 6 ans à tirer)
    Je sais pertinement que si je suis ce plan ,je vais de nouveau m’exposer au bore-out dans un premier temps puis au burn-out again, le tout saupoudré d’une dépression existentielle déjà sous jacente

    Actuellement en arrêt maladie, mon corps ne cesse de somatiser, je ne m’en sors pas…Je ne sais que faire dans les semaines qui viennent
    Besoin d’un revenu pour payer les factures n’est-ce pas , je suis célibataire sans autre ressource que mon salaire, ou bien le RSA mais là ça craint!
    Je ne peux obtenir de rupture conventionnelle, interdit aux fonctionnaires

    L’autoentreprenariat j’y songe depuis des années
    mais mon gros handicap, je ne suis pas que HP, est que je n’arrive pas à dégager une IDEE , un projet , un projet de vie
    Plusieurs cordes à mon arc, plusieurs centres d’intérêt mais le temps passe, je n’ai plus l’énergie pour me lancer en free lance, finalement

    Pour ce qui est du CV : il est très atypique, il donne une impression d’instabilité, il n’est pas linéaire (genre on monte en grade, du bas vers le haut)

    Sachant que depuis toujours, depuis plus de 30 ans j’ai toujours détesté cet exercice, il ne représente pas ce que je suis, ce que je sais faire
    Je ne rentre pas dans les cases, classique
    J’en ai fait des candidatures, des CV , des LM, des bilans de compétences, sans que cela ne m’ai positionné sur un poste pérenne
    J’ai changé de métier à de nombreuses reprises, depuis simple agent administratif, puis opératrice téléphonique, technicienne en transmissions, technicienne support client, téléconseiller clientèle, formatrice, soutien métier, assistante de direction
    Je suis parfaitement bilingue anglais, cela m’a aidé sur une bonne partie des postes ci-dessus mais plus aujourd’hui

    Est-il heureux que j’ai fait partie d’un grand groupe avec une telle diversité, j’ai pu tromper l’ennui, changer de poste tous les 3/4 ans,faire des choses bien différentes, toutes assez enrichissantes
    J’ai pris plusieurs congés sans solde pour voyager, nourrir ma curiosité

    Mon sentiment aujourd’hui : je regrette amèrement de m’être « infligé « pendant plus de 30 ans un employeur où je n’avais aucune chance d’être reconnue et valorisée
    Tout comme il m’a fallu attendre l’âge de 48 ans pour passer le test WAIS III et obtenir une grille de lecture de mon mode de fonctionnement, c’est une quête qui durera toute ma vie

    Je ne peux que souhaiter aux jeunes HP de trouver leur place au sein du monde du travail assez rapidement
    Mais surtout qu’ils tiennent compte de leur ressenti
    A force de s’adapter, on s’use, on s’égare

    Enfin tout ceci est mon expérience personnelle

    Maintenant reste les questions existentielles : à quoi ça me sert d’être HP, de m’être autant égarée professionnellement??
    C’est tellement trop tard…

    avatar
  • stephanie

    Bonjour,

    Merci pour vos retours et le partage de vos parcours respectifs. Je note en vous lisant, que nous avons pour la plupart expérimenté pas mal de boulots. A croire que nous sommes des insatisfaits permanents lol, mais il n’en est rien ! Nous sommes bien souvent des multi-potentiels, conscients aussi de n’avoir qu’une vie et l’envie de goûter un peu à tout. Ce qui rejoint la notion de slasheur. Je pense qu’il ne faut pas penser de soi-même que l’on est instable, même si on nous le martèle à longueur de temps car c’est justement cette « instabilité » qui nous rend stable et nous équilibre. On a soif d’apprendre, soif de découvrir de nouvelles choses, de nouveaux métiers… Et personnellement j’estime que c’est une chance ! On pourrait dire que nous vivons plusieurs vies dans une même vie, moi je trouve ça assez formidable et ce qu’importe ce qu’en pensent les autres. 🙂

    Je suis actuellement une fonctionnaire en plein bore-out qui va très prochainement monter sa boite de rédaction web seo avec un mi-temps dans une association pour faire de l’animation chez les autistes aspergers (je croise les doigts pour qu’ils me prennent!)

    Après 20 ans dans l’administration, comme toi Christine, je ne savais pas vraiment d’où venait le problème, mais je me sentais perpétuellement en décalage non seulement avec les collègues mais aussi avec le système. J’étais fatiguée à un point tel que je ne sortais plus et passais mes week-ends à me reposer, mais là aussi c’était incompréhensible car comment peut-on être fatigué avec un boulot administratif ?… J’ai appris mon HP il y a un an, et mon bore-out m’a permis de réaliser à quel point mon cerveau a besoin de cogiter et créer! Quand on arrive au bout du bout, il n’y a plus d’autres choix que de passer à l’action et de changer ce qu’il y a à changer dans sa vie.

    Je n’ai pas peur, je suis confiante en l’avenir et pourtant je n’ai aucune certitude que ça va marcher, mais je sais par contre que je vais vers ce qui me rend heureuse et ça… Ça n’a pas de prix.

    Je ne pense pas qu’il faille voir son parcours comme une plaie, mais plutôt comme de belles opportunités qui vous ont permis de goûter à tout plein de choses, et ça… Tout le monde n’a pas le courage de le faire et pourtant beaucoup en rêvent… Je pense que notre HP ne nous laisse pas le choix puisque si ça manque de sens, on en tombe malade littéralement, alors oui il y a eu des hauts et des bas dans ces parcours atypiques mais c’est ce qui rend la vie riche d’expériences et de savoir faire.

    Pourquoi chercher une voie quand on en a plusieurs après tout ?… Et quand je vois comment fonctionne la norme, je ne sens pas les gens particulièrement plus heureux à leur travail.

    Merci encore pour vos retours et à bientôt sur un autre sujet ! Ca me fait plaisir de voir vos commentaires, on se sent moins seul et chaque expérience est intéressante à lire.

    Bonne soirée !

    avatar
  • Nicolas

    Pas évident de définir son (voir ses) parcours « professionnel(s) » avec le temps…

    Minot avant dix ans j’aidais déjà mes parents dans leur commerce, une station service garage de campagne.
    Bizarrement je ne peux pas dire que dès le départ j’avais opté pour la facilité mais c’était déjà écrit comme ça je pense, préférant et de loin réparer des voitures ayant fait des acrobaties et autres sorties de route, premier marbre seul à 16 ans bref, direction CFA pour avec mon frère cotech, reprendre la boutique une fois fini de former correctement.
    Puis les aléas de la vie ont fait que j’ai travaillé dans d’autres carrosseries pour être finalement rappelé au bercail quelques années plus tard.
    Trop compétent, productivité de 2 pour 1 quelque soit la technicité à mettre en oeuvre et en décalage de quelques années lumière concernant « les relations sociales et autres sujets de conversations », de facto tes amis n’en sont pas et on se met la tête dans le guidon pour ne pas avoir à penser jusqu’au moment où tu te réveilles et là ça fait ippon.
    Tu te réveilles à 32 ans et tu ne perçois plus aucun sens profond à ce que tu fais, les enjeux sont derrières, t’as fait quatorze fois le tour de ton métier et t’en es revenu avec comme seuls médailles deux dépressions, un burn out suivit quelques années après d’un bore out et toi qui connaissait pas la différence tellement tu pratiques pas l’anglais au fond de ta grotte, là bizarrement avec le recul tu en saisis les nuances…

    Bref, retour à la case départ, culture de cyanobactéries, je suis parti vivre plusieurs années au sud du Maroc pour faire de la spiruline histoire d’avaler ma pilule mais bon, là ce n’était pas tellement pour les algues que j’y étais parti m’y perdre mais bien pour m’y trouver et quand tout était en place et petits oiseaux en guise de réveil matin, appel de France.
    Retour au bled s tamazzirte d sir blatti…

    Entre toutes ses péripéties je m’étais pris de passion pour l’étude des médecines orientales ainsi que sa pratique que j’avais exercé un temps en doublon avant de partir écrasé par ce que cela impliquait d’un point de vue humain, ce fut aussi une des raisons de mon expatriation, non pas le fait d’exercer une profession incomprise et bien souvent défiante sous bien des aspects mais bon, quand on a été fils de garagiste on connaît bien ce phénomène Dieu merci.

    De retour au pays j’ai aidé mon frère à remonter son commerce après qu’il eut traversé un drame humain, suite à cela j’ai pris trois ans pour rénover intégralement une baraque qui partait en ruine alors que je n’y connaissait rien au départ.
    C’est plus le cas dorénavant, chantier fini du sol au plafond j’ai réouvert un cabinet histoire de ne pas mourir idiot et dépasser ce qui m’avait impacté auparavant et avec le recul aujourd’hui je peux dire qu’avant je réparais des véhicules et je me prenais la tête avec les conducteurs et maintenant je répare toujours des véhicules mais c’est le conducteur qui se prend la tête.
    Je travaille à ma façon, hors des conventions.
    Le pari était risqué mais au final je ne sais plus faire autre chose que ça et je l’ai enfin accepté.

    Tout ça ce sont des concours de circonstances il me semble, moi au départ ce que je voulais être petit, c’était lapidaire…
    Merci de votre lecture et bonne soirée itou.

  • Johanna

    Super cet article ! Merci.
    Révélée par un test de QI en mai 2019 … j’apprends que je suis une adulte zèbre ! À ma grande surprise. Et là tout ce que j’ai vécu défile. Enfin ! Je comprends ! C’est pour cela que je suis comme je suis.
    C’est pour cela que je veux quitter mon travail aussi.
    Je stagne, je m’ennuies tous les jours, j’ai pleins d’idées de projet en tête mais la peur au ventre.
    Comment dépasser tout cela ? En pleine réflexion !

    • David • Admin

      Hello Johanna, merci pour ton témoignage. Pour répondre a ta question de comment dépasser cela, saches qu’il existe de nombreux coachs qui pourraient t’aider sur le site dans la rubrique Pro 😉

  • Philippe

    Bonjour à tous,

    Il ressort effectivement de tous vos témoignages que nous nous avons ressemblé des nomades dans le monde du travail.
    Ainsi que je l’ai écrit dans un autre sujet, chaque fois que j’ai été salarié dans une entreprise, ce fut une catastrophe!
    Après avoir travaillé pendant près de 18 ans dans la communication à Paris (de BDDP et Carré noir en passant par de longues périodes de chômage et de dépression), j’ai terminé dans une start up internet dans laquelle un burn out carabiné a représenté mon salut…
    Je m’explique : depuis l’âge de 8 ans, j’étais passionné par l’architecture. Pourquoi n’ai-je pas étudié cette matière après mon bac? Cela serait trop long à exposer ici, car c’est au terme de 7 ans passés sur un divan que j’ai, d’une part compris mon fonctionnement, et surtout fais la paix avec moi-même!
    En 2002, à 42 ans, j’ai décidé, quels qu’en soient les risques, en particuler financiers (et qu’on ne me parle surtout pas de retraite…) d’entreprendre des études d’architecture à l’école de Paris la Villette.
    Je les ai faites dans les temps, avec ce luxe de passer ma seconde année de master à l’université Waseda à Tokyo (2006-2007).
    Lorsque j’ai obtenu l’ultime diplôme qui permet aujourd’hui d’être indépendant (ce n’est plus le DPLG, mais la HMONP), j’ai quitté Paris où je vivais depuis l’âge de 18 ans.
    Je vis aujourd’hui au bord de la mer en Bretagne, devant une grande plage, dans une maison que j’ai conçue. Mon activité commence à démarrer… Il aura fallu du temps, et ce n’est pas encore gagné, mais j’aime ce que je fais, et surtout les conditions dans lesquelles je vis.
    Il m’arrive de me plaindre de mon isolement. Mais un ami qui me connait depuis 30 ans me rappelait récemment que je n’ai jamais cherché à initié ou entretenir de contacts : il a raison…
    C’est une aventure, comme la vie, et tout cela vaut la peine d’être vécu!
    Bien à vous,
    Philippe.

    • David • Admin

      Merci pour ton témoignage Philippe et bravo pour ce que tu as entrepris !!!

  • Keo Leak

    Bonsoir a tous et a tous,
    merci Stephanie pour cet article qui résonne juste selon mon angle de vue, autant dans le vécu que les ressentis au fil des expériences et projets dans la vie professionnelle.

    J’ai grandement apprécié explorer les témoignages de chacun dans ces commentaires atypikoo !

    Pour ma part, je dirai que je suis actuellement attirée par réinventer ou créer des métiers/places ou la multipotentialite, rôles et créations artistiques en tout genres peuvent s’exprimer de la manière la plus libre possible dans un processus en conscience de changement de paradigme et de transition écologique.

    Pour le moment, je suis auteure et musicienne intuitive en Musique Assistée par Ordinateur. Je n’ai pas encore diffuse les oeuvres au niveau professionnel, cela se fera un beau jour : chaque chose en son temps 🙂

    Auparavant, j’ai co-fonde un concept de bar a soupes dans le 12ème arrondissement de Paris, un restaurant-commerce que j’ai géré pendant 5 ans. Je travaillais énormément d »heures et ce fut très fatiguant. D’autant plus que j’ai la santé fragile. L’environnement et la cadence infernale parisienne a été intense. Apres avoir vendu le fond de commerce en 2016 j’ai décidé de prendre soin de moi de manière inconditionnelle et sincère.

    Je me suis donc autorisée a me reposer, appris a dire non et a me respecter au mieux pour me mettre des limites dans les exigences envers moi-même.

    Je me consacre pleinement a toutes les initiatives qui contribuent a mon épanouissement personnel tout en pouvant vivre des projets qui me passionnent et en acceptant d’être nomade.
    Par exemple, avec l’écrivain Alban Bourdy j’organise en relais local sur la ville de RENNES un salon et conférence au sein de l’association Surdouessence dédié aux zebres, HP, surdoues, hypersensibles, aspies…

    Je me visualise aussi comme une citoyenne aux valeurs humanistes engagée en faveur de l’écologie, de la bienveillance et de la paix. J’encourage toutes les actions positives, bienveillantes et intuitives qui contribuent à la joie de vivre, à l’écologie et en hommage aux guérisons des souffrances.

    Les grands axes qui me passionnent :
    – l’eco-citoyenneté,
    – la transition écologique dans tous les domaines : éco habitat et maison autonome, autonomie alimentaire et énergétique, permaculture…,
    – l’économie locale, circulaire et solidaire dans la vie numérique et physique y compris les monnaies locales et cryptomonnaies a forte valeur écologiques et humaines,
    – le revenu universel de base et les monnaies libres,
    – l’entrepreneuriat social,
    – le zéro déchet,
    – la lutte contre l’obsolescence programmée,
    – la défense de toutes les minorités notamment les droits pour les LGBTQI+ et sur le handicap,
    – la santé globale et médecines quantiques,
    – les musiques classiques, sacrées, électroniques, fréquences 432 Hz, cohérence cardiaque,
    – l’autonomie, la méditation, la communication non violence, la permaculture des relations et l’intelligence collective…

  • Delphine S

    Bonjour tout le monde.
    Je découvre ce profil « zebre » par hasard, suite à un article partagé sur mon réseau pro.

    Ma vie professionnelle est assez variée.
    J ai commencé des études en sciences pour l ingénieur, mais la fac n était pas faite pour moi (à l epoque) et me réoriente après un an dans l’optique pour vite rejoindre le monde du travail.
    Ce que j aime dans mon métier d opticien, la polyvalence. Mon soucis, souvent un problème de « valeur morale » avec ma hiérarchie ?.
    Il m est arrivé de quitter un poste de responsable avant la fin de la période d essai car je ne voulais pas être assimilé à ce que je qualifiais « d escroquerie ».

    Du coup je me suis mise à mon compte à 29 ans.
    Je monte mon propre magasin.
    La création d entreprise m a vraiment comblé !
    Mais je me suis dispersée. Je voulais tout faire… sauf la vente qui devenait très redondante.
    J avais découvert les métiers de manager, comptable, juriste etc en étant la gérante de mon magasin. C’était génial mais fatiguant.
    Le magasin rouronnant, je me suis lassee et n aimant plus l aspect « vendeur », j ai revendu.
    Le hasard à fait que je fut embauchée par un Huissier de Justice grace auquel j ai repris des études en droit.
    J ai passé un CQP haut la main (deuxième de promotion) et réorganisé le service auquel j étais affecté. Petit à petit j ai eu plus de dossiers à gérer, pour combler ma boulimie de tâches. Mais à un moment (au bout de 2 ans), j avais également fait le tour de mes tâches et j avais l’impression de tourner en rond.
    Entre temps j avais passé une licence général, droit économie et gestion à distance et commença à prospecter d autres entreprise …
    Là on m a dit que j étais un profil « atypique ».
    Je ne voyais pas où le recruteur voulais en venir. Je ne savais pas si c’était positif ou négatif.
    Il m expliqua que je ne correspondais à aucun de ses postes bien que mon profil l intéresse vraiment. Que pour moi, il devrait créer un un poste « hybride » et que c’était compliqué à caser dans l immédiat.

    Depuis j ai encore repris des études pour passer un bac+4 en comptabilité et contrôle de gestion.
    Puis envisage encore 2 autres diplôme à voir avec le temps (master cca et peut etre DSCG).
    Mon but, devenir dans un temps court, contrôleur de gestion.
    En effet, là où j ai toujours pensé que ma polyvalence était un défaut, içi c’est plutôt un atout !
    Pour pouvoir être bon à ce poste, il faut l être. Savoir faire le lien entre les différents services.
    La recherches de performance ppur l entrprise et se challenger est aussi une source de motivation. Il n y a pas de routine.
    Mais me connaissant ?, j ai déjà envisagé de tenter le concours de mandataire judiciaire (d oú le DSCG). Où encore une fois, il faut avoir non seulement une excellente vision global de l’entreprise et de sa comptabilité financiere et analytique. Mais également un excellent niveau en droit. Ce que je compte bien acquérir d ici là.
    De quoi ne pas s ennuyer, car comme pour beaucoup d entre vous, l ennuie est notre hantise.
    Bon courage à tous dans votre recherche d équilibre.

    • stephanie

      @Delphine S Merci pour ton témoignage. Je m’interroge sur une chose. Comment as tu pu faire autant d’études, formations etc ?… Es tu retournée chez tes parents à chaque fois ? Ou as tu un compagnon qui a pu t aider à cela ? Ou encore as tu eu droit à des aides ?

      Perso je me confronte à un problème de taille, je suis fonctionnaire et si je veux me former j’ai effectivement des solutions mais qui n’en sont en réalité pas. J’ai droit par exemple à un an de congés de formation où je serais payée 80% de mon salaire, (je peux étendre à 3 ans mais dans ce cas, les deux autres années je n’aurais droit à rien donc déjà je suis obligée de faire un an max car faut bien vivre!) si je passe par ce congés de formation je devrais 3 ans à mon administration, ce qui fait que je perdrai tout le bénéfice de la formation, donc en gros INUTILE.

      J’ai droit aussi au CPF mais là il s’agit de 120h donc en gros une quinzaine de jours de formation (autant dire rien).

      J’entends souvent des gens dire qu’ils ont fait une multitude d’études etc mais je me demande bien comment ils ont pu faire ?… Car il faut les moyens financiers pour ça, de mon point de vue en tout cas, mais sait on jamais que tu aies une astuce hihihi.

      Merci

  • Jean-Michel

    Bonjour à toutes et à tous
    Pour répondre à Stéphanie, j’ai un frère qui a fait beaucoup d’études , au début en mangeant des pâtes tous les jours, puis en prenant des cours du CNAM par correspondance. Je me souviens aussi de ma mère qui prenait des cours du soir. Il est évident que ce système est prenant sur la vie familiale. Mon frère étant autiste cela ne l’a pas aidé dans sa vie sentimentale. J’ai eu plus de chance en choisissant des professions où je pouvais me former sur le tas. Je suis actuellement chauffeur routier dans l’événementiel où mon goût des langues étrangères plaît beaucoup en plus des diverses capacités acquises au cours de mes 24 ans d’intérim!
    Bon courage à toutes et à tous et amusez vous bien en enrichissant votre cerveau !

  • Carlala

    Merci à tous pour vos témoignages, je ne me sens plus différente!
    Mon parcourt de vie:
    25 ans dans la fabrication joaillerie pour les plus grandes maisons de la place Vendôme, rue de la paix. De plus en plus de pression, d’exigences absurdes, aucune créativité, ni sont mots à dire, il fallait travailler comme un robot, penser comme un robot, obéir comme un robot. La productivité fait que l’on fait de plus en plus toujours les mêmes pièces au quotidien, assise 8h par jour sans pose cafés ou clopes…les journées sont ennuyantes au possible, la pendule est grippée, le cauchemars s’installe, jusqu’à somatiser, jusqu’à la dépression totale!
    J’ai fait des formations pour trouver du plaisir au travail, enfilages perles, perfectionnement maquettes cires, mais mes supérieurs ne m’ont pas permis de démontrer mes nouveaux savoirs faire.

    A la maison : 3 enfants devant subir un père, … mon mari bipolaire, c’est la suite du cauchemars. 10 ans d’amour fou, 15 ans de patience destructrice.

    J’ai divorcée après avoir atteins le fond des profondeurs abyssales. Demandé une reconversion en tapisserie d’ameublement Sièges au Fongecif .
    Blessée et détruite me voila partie pour Toulouse avec mon fils cadet.
    Enfin le bonheur ?
    Oui j’ai eu mon CAP, je devais me mettre à mon compte avant de rencontrer mon adorable Toulousain PN. Il à achevé le travail, mes projets avec lui et pro tombes tous à l’eau et mes finances aussi !!
    J’ai fuis à Montpellier. Maintenant je cherche ma voie , envie de tout faire mais je ne fais rien, par peur de tout, de tous . En fin de droit chômage, je touche l’ASS.
    Et puis vers quelle voie pro , dans laquelle serais je épanouie ? Laquelle prendre sans se planter ? A 50 ans !
    J’ai tenté une immersion dans la vente en bijouterie pour bouger voir du monde, avoir de la reconnaissance et des sourires. Pas mal la vente mais j’ai pas d’expérience, j’ai postulé un peu partout en ayant peur de me retrouver coincé dans un poste qui me correspond pas.

    Je vais tenter commercial terrain dans les surgelés, pas de fixe mais la LIBERTE de gérer son temps , relever des challenges, être autonome, m’investir, ça me motive!
    Et j’aurais une expérience en vente si ce n’est pas ma voie.

    Voilà! Bon courage à tous, ensembles on va y arriver!

  • Sandra

    Bonjour à tous !

    Bon je ne déroge pas à la règle : 3 burn-out, alors même que je bossais en prévention santé sur le sujet (entre autres) du burn-out !
    Mais toujours cette tendance à apprendre trop vite et collectionner les postes parce que je n’avais pas conscience que j’avais le droit (et le devoir même) de dire non et poser mes limites…

    Depuis je n’ai pas vraiment changé de sujet, juste au lieu de m’adresser à des médecins je forme et informe le grand public et les thérapeutes, de chez moi et à mon rythme (un peu) plus slow, avec beaucoup plus de pauses car oui clairement je n’ai plus mon cerveau d’avant…

    Je ne vais pas faire un pavé mais voici quelques ressources qui peut-être pourraient vous être utiles :
    > Sur le burn-out en général : https://effervescience.fr/des-ressources-contre-le-burn-out/
    > Sur le burn-out des profils atypiques : https://effervescience.fr/zebres-burn-out/
    > Et plus personnellement comment j’ai fait le lien entre mon profil et mes burn-out : http://effervescience.fr/ta-vie-ta-quete-ton-rythme/

    Mais ce qui est sûr avec le recul c’est que ces burn-out ont été bénéfiques pour apprendre à libérer mon haut potentiel à ma façon et trouver une écologie personnelle pour le faire sans me griller à nouveau les ailes…

    Plein de good vibes, prenez soin de vous 🖖

    avataravatar
  • Monica

    Merci Sandra @effervescience pour ces liens et toutes ces infos. Je n’ai pas encore tout lu (car burn out récent, cerveau ramollo) mais j’ai repéré des choses qui vont me servir, et quelques trucs que je n’avais pas compris… et ça fait du bien! Notamment la phase de « zombification » qui a été suivie de culpabilisation (et c’est moche!).
    Pour mon histoire avec le travail, moi je croyais avoir plutôt bien géré, j’en étais au 4ème métier avec des transitions réussies, mais je n’ai pas vu venir (ou pas voulu voir) la perte de sens de plus en plus présente. Et le jour où elle m’est apparue, ça m’a tétanisée…

  • Julie

    Incroyables tous ces témoignages qui me semblent si familiers !

    Personnellement j’ai la chance par rapport à certains d’entre vous de m’être découverte « seulement » à 28 ans et après de super études/boulots très divers/es (études pour certaines non abouties) – bac scientifique, architecture, droit de la propriété intellectuelle, conseillère en assurance – j’ai la chance d’être chef d’entreprise, en association avec mon meilleur ami qui est aussi HP 🙂 Nos émotions nous jouent parfois des tours, nous prenons tout très à coeur mais quelle joie d’être aussi bien comprise quotidiennement !

    Alors bien sûr comme la plupart je traîne quelques casseroles, mais je souhaite à tous ceux qui traversent des difficultés de s’épanouir personnellement, professionnellement, au contact d’un ou plusieurs semblables !
    Dans mon cas je dirai également que travailler en tant qu’indépendante est une réussite, surtout si cela me donne la possibilité à terme d’avoir le temps de peindre, de suivre les Coupes du monde de biathlon, de me mettre au golf, de monter d’autres entreprises, de « slasher » quoi (nouveau mot appris aujourd’hui :D)

    Au plaisir d’échanger avec ceux qui le souhaitent

  • Guillaume

    Bonsoir à tous,

    Je n’ai pas, ce soir le courage d’écrire à quel point je suis content de me sentir compris. Pas de manière exhaustive avec les arguments et le retour d’expérience en tout cas. Je me reconnais dans toutes les expériences et vécus. J’ai le même type de parcours, et je vous le partagerais avec plaisir, avec joie parfois et déboires aussi ! Je profite de la découverte de cet espace d’échange pour m’instruire de vos retours et vous me verrez très vite y contribuer !

  • Une fille

    La prise de conscience HP est importante pour rebondir car les montagnes russes emotionnelle m épuisent.

    Directeur Financier depuis 5 ans, j ai démissionné il y a quelques mois. Trop fragile, trop épuisée d avoir tout donné sans compter… Mais satisfaite du résultat obtenu pour mon patron. Bref…

    J adore ne pas mettre de limite dans mes challenges :

    Avoir refait 600m2 de toiture moi-même, couler une dalle de 80m2, pose des rails et placo, et isolation, faire mon électricité et câbler mon tableau électrique moi-même.

    Ma vie est rythmée par mon obsession d empiler des connaissances. Je les consomme de manière indépendantes puis j adopte une vision globale pour que les connaissances interagissent entre elles.

    Cette approche m a toujours permis de mener à bien mes projets.

    De l autre côté j ai l impression que les gens autour de moi ne trouvent plus leur place… En perso le conjoint ne trouvait plus sa place dans le projet de réhabilitation et les collègues de travail avaient l impression d être dérobés.

    Une vie rythmée comme des montagnes Russe


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