Bonjour à toutes et à tous. Je suis ravi de vous partager l'interview atypique de Hélène Vecchiali, HPI, coach de hauts dirigeants, psychanalyste, orthophoniste et autrice des livres « Mettre les pervers échec et mat », « Le Silence des femmes » et « Un zèbre sur le divan ».  

Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs d'Atypikoo ?

Réponse difficile… Je suis une femme, mère, grand-mère, coach et écrivaine, mais pas que… je suis curieuse de tout, surtout des êtres, j’aime apprendre, transmettre, aider, créer, rire, faire la cuisine, chanter, jouer. 

Mes valeurs principales sont la sincérité, l’entraide, la justice, la solidarité, la bonne foi et l’humour que j’érige au rang de valeur. 

Quand avez-vous découvert que vous étiez Haut Potentiel ? Avez-vous passé le test et est-ce que cela a changé quelque chose pour vous, notamment dans votre vie professionnelle ?

J’ai découvert tardivement ma haute potentialité et je l’ai vécue comme la pièce manquante à mon puzzle. En raison d’une enfance difficile, j’avais fait un long travail psychanalytique à l’issu duquel il restait des zones aveugles mineures. Grâce à cette « détection », j’ai compris ma créativité, mon hyper sensibilité, mes intuitions fulgurantes, mes moments d’ennui profond, mon sentiment de décalage. Cela m’a donné une grande force pour avoir le bon recul et la bonne gestion de ces éléments nouveaux.  

Vous avez un parcours professionnel atypique ! Pouvez-vous nous en dire plus concernant vos différentes expériences professionnelles ?

Il manque « institutrice » à ces différents métiers ! Ce qui est évident, c’est que, d’une part, j’aime le changement et, d’autre part, que tous ces métiers (je dirais plus volontiers ces « vocations ») sont en lien avec la relation d’aide. Sans le savoir à l’époque, cela a nourri ma curiosité, ma détestation de l’ennui et mon goût des autres.

Vous effectué du coaching auprès de hauts dirigeant·es, pouvez-vous donner des conseils aux surdoués pour se sentir épanouis dans leur travail ?

Avant tout, il y a sans doute une réflexion à mener pour repérer ses forces qui sont très nombreuses et ses points de fragilité. Pour être synthétique, je dirais qu’ensuite, il faudrait apprendre à ne jamais foncer droit devant et à savoir d’abord ce que pensent et veulent les autres avant de se dévoiler ; cela permet de s’ajuster, de proposer, de faire, de créer à bon escient, sans avoir de retours de bâtons injustes.

Vous venez de publier le livre « Un zèbre sur le divan » qui aborde en partie l’analyse de deux patients surdoués, comment avez-vous composé ces personnages fictifs ?

J’ai adoré écrire ce livre que je voulais original et les retours sont au-delà de mes espérances : les HPI qui m’en parlent me disent combien ils s’y sont reconnus et se sont sentis éclairés. En effet, je raconte, comme un roman, la vie d’Henri et par instant de Sylvie, de l’enfance à la vie d’adulte en passant par l’adolescence. Puis pour chacune des étapes de leur vie, je propose une analyse détaillée de leurs vécus, analyse qui explique tous les évènements saillants de leur parcours.

Je l’ai écrit en mode schizophrénique ? : Henri et Sylvie sont une peu moi.

Dans ce livre, vous parlez de l’hyperémotivité et de l’hypervigilance des surdoués, pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ? 

Les HPI, en général, sont en permanence sur le qui-vive : ils perçoivent, ressentent, anticipent, intuitent tout. Ce sont souvent des Cassandres, c’est-à-dire qu’ils pressentent les incidents à venir mais ils ne sont pas souvent crus. Il nous faut nous résoudre à cela.

Que voulez-vous transmettre concernant les surdoués dans ce livre ?

Que ce sont de belles personnes avec des valeurs incroyables de loyauté, de justice, d’engagement. Que ce sont des personnes intenses émotionnellement, intellectuellement. 

Je pense par ailleurs que, pour la plupart, les surdoués ont en eux une capacité d’hyper-résilience : cette bulle de créativité et d’imagination est une ressource puissante qui permet de se réfugier en soi en cas de bouleversements intenses, cela offre une continuité en tant que sujet, cela a un effet antidépressif…

Quels conseils pouvez-vous donner aux surdoués pour qu’ils se sentent bien dans leur vie ? 

Je suis convaincue qu’énormément de surdoués se sentent bien dans leur vie avec ce cadeau qu’est la surdouance. J’ai d’ailleurs insisté pour qu’il soit indiqué sur la couverture de mon livre que je souhaitais parler du mal-être de CERTAINS surdoués et non de tous. Pour ceux-là, il me paraît important de repérer ce qu’il en était de leur enfance et de se délester de ces bagages encombrants. 

Enfin, j’aimerais terminer sur une question plus ludique : pouvez nous partager un film et un livre qui vous ont particulièrement touchés ?

Un film, j’en parle dans mon livre : Will Hunting, je crois que je pleure à chaque fois que le psy, Sean, assène à Will, martyrisé par ses parents adoptifs : « C’est pas ta faute », rien que de l’écrire, je vacille un peu…

Un livre, j’en parle également : « Le drame de l’enfant doué » d’Alice Miller. Il n’est pas question à proprement parler d’enfant sur-doué mais des dons qu’on est obligé d’acquérir, de gré ou de force, lorsqu’on est élevé dans un climat toxique. 

 

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Publié par Delphine

Auteure et script-doctor sur des projets de films et de séries, j’ai également envie de m’évader sur d’autres sujets, notamment le développement des sentiments amoureux, et la complexité de l’attirance entre êtres humains.
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12 commentaires sur À la rencontre de Hélène Vecchiali, coach, psychanalyste et autrice