Vous sentez-vous souvent obligé d'aider les autres, même lorsque cela vous coûte du temps, de l'énergie ou du bien-être ? Cette tendance, qui peut sembler altruiste à première vue, cache parfois un phénomène plus profond : le syndrome du sauveur. Il s'agit d'un comportement où une personne se sent constamment responsable de résoudre les problèmes d'autrui, souvent au détriment de ses propres besoins. Bien qu'il puisse naître d'une bonne intention, ce syndrome peut entraîner des déséquilibres dans les relations et un épuisement personnel. Comprendre ses origines et ses manifestations est essentiel pour retrouver une vie plus sereine et équilibrée. Dans cet article, nous explorerons les causes, les signes, les conséquences et les moyens de s'en libérer.
Le syndrome du sauveur trouve souvent ses racines dans des expériences personnelles ou familiales. Une enfance
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Qui dit syndrome dit pathos et se distingue des natures altruistes qui aident et donnent de soi sans y ajouter leur ego.
Un sauveur se sent obligé dans son schéma mental de penser qu'il doit "sauver", et là est le syndrome car ce sont ses propres projections psycho-émotionnelles, sa propre histoire qui filtre et se déploie sur les autres, pas forcément calés à l' "idée de sauvetage" en mer par un nageur qui se dévoue sans même y réfléchir et plonge au secours d'un tiers. le "syndrome du sauveur" sauve pour se sentir utile, apprécié, aimable; cela part d'un besoin qui devient un syndrome à force de croyance erronée qui sont imprimées dans son esprit. Est-ce que l'autre en face a vraiment besoin d'être sauvé, c'est une autre histoire. Le sauveur demande à ce que l'autre se retrouve en dette envers lui et dépendant à un endroit, sinon il ne sera pas vraiment sauvé...On rentre davantage dans un schéma complexe, d'ordre pathologique, et cela se travaille, se dénoue, se guérit etc. Aider l'autre ne doit pas devenir un sacrifice dans la tête du "donneur" sinon il y a un souci. Et l'autre en face doit être pleinement libre d'avoir demandé, consenti à être aidé; pas à moitié, pas influencé à en perdre son libre arbitre.
Le socle de la psychanalyse à l'origine de ses modalités fait payer les séances aux gens justement pour que ce soit une volonté pleine, suivie d'un mouvement vers la conscientisation des choses impactantes chez eux. L'argent est le ciment de la démarche, du deal, parce çà compte l'argent dans notre société, et ne pas le jeter par les fenêtres est assez répandu pour que le patient soit attentif, présent et sérieux dans le soin de sa propre guérison.
On parle maintenant de "médecine inclusive" également. Le patient participe à sa propre guérison, son libre arbitre est entier, sinon çà ne fonctionne pas ou très relativement mal, ou à courte durée etc.
L'énergie de quelqu'un qui souffre profondément est une énergie puissante au sens vibratoire, sa fréquence est sauvage, ne peut pas être "gérée" ou "contrôlée, ce n'est pas de l'ordre du abracadabra en méthode à deux balles qui mélange rêve et réalité. En revanche, elle peut être apaisée, et transformée, c'est plus juste comme approche sensible.
Mais celui qui aide perd des plumes en donnant de soi, c'est le deal à moins de ne pas donner de tout cœur et avec pleine écoute, attention. Avec des demies mesures on fabrique des demies aides, pas complètement tournées vers l'autre, répondant à "je veux bien faire pour être une bonne personne", ptite part d'auto réévaluation de l'ego...
La self-protection c'est une temporalité précédant l'aide ou la succédant, avec mille façons de recharger ses propres batteries, mais généralement une personne en détresse prend et peut vider une autre ... Les psy ont tous des "soupapes" pour se prémunir de trop absorber les énergies de leurs patients, des espaces de recharge et des limites aussi, à eux...
Une autre version, plus spirituelle, est celle plus précisément juste "salvatrice"du "don de soi", tel celui du "fils de l'Homme", purement altruiste, quasi sacrificiel au sens chrétien. L'exemple d'un Padre Pio qui expliquait de son vivant que le don de soi est comme le don de sang, c'est inévitablement un don qui coûte un peu et souvent beaucoup de ses propres forces, puisque l'on sort totalement de l'egocentrisme, on n'y pense pas du tout à soi, on est dans le don de soi, avec dévotion....Cette version est loin d'être psychologiquement un syndrome, parce qu'elle se décline chez beaucoup d'autres cultures que la nôtre, et dans la nôtre ce sont des personnes vouées à aider, et cela demande à "donner" sans compter, prend fatalement de l'énergie au donneur, tout comme l'empathie au sens étymologique signifie "souffrir avec"... et cela ne se guérit pas car c'est une nature et une essence.
A contrario du "syndrome du sauveur", l'autre qui est demandeur, en souffrance, consent et permet de tout son libre arbitre, juste pour un temps limité et conscientisé. La souffrance est inévitable si elle est partagée sinon ce n'est pas un partage, mais un leurre, ou un prêt de soi dans le titre, ou cela satisfait un besoin d'exister en tant que "sauveur", comme un ego qui lui aussi a mal quelque-part.
il y a 1 anDepuis, je travaille dessus, avec deux spécialistes, qui m'accompagnent depuis 6 ans. Les plaies de l'âme en général et ce syndrôme en particulier ne se dépassent pas facilement. Tout est une question de prise de conscience, d'approfondissment et de maitrise.
Mais, qui le veut le peut
bon courage à vous
Tu en lis beaucoup ou tu as un logiciel de recherches de mots clés ou de thématiques ? ;)
Blague à part , tu es le sauveur des sauveurs dans cet article ! ^^
C est agréable de lire qqun qui a cette faculté de prendre du recul sur les phénomènes psychologiques. Bien écrit , bien construit , souvent holistique et parfois bien sourcé !
Merci à toi pour ces articles synthétiques . ;)
Je suis obligé de constater qu'un de mes parents a ce syndrome, qui a plombé entièrement notre famille (professionnel, social, scolaire...)...
C'est un comportement qui peut aliéner autrui, comme tu le dis en relation de dépendance, même involontaire. Dans un cadre familial ou couple marié (donc cadre légal juridique), la victime de ce comportement exagéré va être relégué à la case psy pour rébellion, pour indépendance. Source de nombreux maux en patientèle (bipolarité / hystérie / dépression...).
Car ce syndrome du sauveur est à relier aux manipulateurs narcissique si je puis m'exprimer ainsi.
Tout du moins, une personne qui dira "he t'ai aidé" (vérité) en omettant volontairement les limites ou contours de l'aide de la personne en besoin (victime), pour rester le sauveur absolu et avoir un contrôle sur l'autre par son soi (exercice de l'ego au détriment de la raison).
Merci d'avoir pointé ce syndrome qui est courant en neuroatypie, aussi courant que les neuroatypiques qui fuient leur famille sans passer par la case psy puis deviennent instables avec pas grand chose (j'en ai fait parti).
Cela fait longtemps que je fais passer le message au sujet de la responsabilité parentale dans les troubles mentaux, au même titre que des pédopsychiatres et des écoles.
Dur dur l'utopie française 😁
Ci après un exemple tiré d'une situation réelle : une femme vit seule avec ses enfants dans une maison qui nécessite des petits travaux qui ne sont pas urgents ni nécessaires, mais elle n'a pas les compétences pour les faire elle même ni les finances pour mandater un professionnel. Un ami, qui aimerait devenir plus proche d'elle, lui propose son aide. Il lui vante ses compétences et lui fait croire que ces travaux sont nécessaires pour l'intégrité du bâtiment ou sa sécurité. Elle accepte son aide bénévole et il commence les travaux. Au fur et à mesure qu'il arrange et répare, il fait remarquer à cette femme que d'autres choses doivent être faites, il commence plusieurs tâches sans les terminer, de sorte que sa présence soit toujours nécessaire car il y a toujours quelque chose à finir, quitte à détériorer lui même le bâtiment afin d'assurer la nécessité de son intervention ou à commencer des modifications non utiles pour la même raison. Son but n'est donc pas uniquement de se rendre utile et d'apporter son aide mais avant tout cette quête interminable de reconnaissance et d'affection qu'il obtiendra par la création du contexte dans lequel il deviendra utile et nécessaire.