Atypikoo a développé un questionnaire d’auto-évaluation en ligne destiné à repérer le haut potentiel intellectuel (HPI) chez l’adulte. Afin d’en apprécier la pertinence, ce questionnaire a été administré à des personnes déjà identifiées HPI à l’issue d’un test de QI standardisé. Au total, près de 300 personnes présentant un QI compris entre 120 et 160 ont répondu au questionnaire.
Si le seuil de 130 est classiquement retenu pour identifier un haut potentiel intellectuel, certaines personnes peuvent néanmoins être considérées comme HPI avec un score compris entre 120 et 130.
Le haut potentiel intellectuel s’inscrit en effet dans un continuum : les personnes à haut potentiel se distinguent par un niveau de développement plus élevé de certaines compétences cognitives, de manière quantitative.
Cela se reflète dans les résultats au test de QI : plus les capacités intellectuelles sont développées, plus le QI a tendance à être élevé.
Les résultats des participants au questionnaire Atypikoo ont été analysés par un data scientist et mis en relation avec leurs scores de QI.
Cette analyse met en évidence une corrélation entre les résultats au QI et les scores obtenus au questionnaire Atypikoo : la courbe des résultats progresse graduellement pour des QI compris entre 120 et 160.
Ces données permettent d’étayer la validité du questionnaire Atypikoo pour repérer l’hypothèse de haut potentiel intellectuel chez l’adulte.
Au-delà de cette étape de validation indispensable pour l’usage du test HPI, l’étude apporte plusieurs éclairages complémentaires sur le fonctionnement des adultes HPI. L’examen des différentes catégories du test HPI Atypikoo a permis de dégager les constats suivants, en lien avec les dix dimensions analysées :
Ce graphique confirme l’alignement global entre les résultats du questionnaire Atypikoo et les scores de QI. On observe que sept catégories présentent des courbes globalement croissantes.
Les catégories Intelligence cognitive, Rapidité de traitement et d’apprentissage, Variation de concentration, Recherche de stimulation, Raisonnement critique, Besoin d’apprendre et de comprendre, Cerveau en effervescence montrent une progression graduelle des scores en fonction du niveau de QI. Ces résultats soutiennent l’existence d’une corrélation entre les scores au test HPI Atypikoo et le QI.
Le continuum est particulièrement net dans ces catégories : les scores les plus élevés sont obtenus par les personnes dont le QI se situe entre 145 et 160.
Les résultats de la catégorie Créativité suivent une évolution plus irrégulière. L’écart moyen entre les QI de 120 à 144 reste limité, alors qu’il devient nettement plus marqué entre les groupes 120–129 et 145–160.
Pour la catégorie Motivation et détermination, la progression est également irrégulière, bien qu’une tendance globale à la hausse apparaisse lorsque l’on compare les groupes de QI 120–129 et 145–160.
Enfin, la catégorie Exploration de soi présente, au niveau global, une courbe décroissante, en contraste avec les autres dimensions.
Cette vue d’ensemble constitue une première lecture, mais l’analyse gagne à être précisée en examinant les résultats à l’intérieur de chacune des dix catégories.
Dans cette catégorie, la courbe des scores progresse de manière ascendante en fonction du QI, ce qui confirme la corrélation entre le QI et les résultats au test HPI Atypikoo. Le continuum du haut potentiel apparaît nettement : les personnes qui obtiennent les scores les plus élevés au questionnaire Atypikoo sont aussi celles qui présentent les QI les plus élevés, ce qui traduit des compétences cognitives particulièrement développées.
À l’intérieur de cette catégorie, 89 % des participants indiquent que leur pensée fonctionne à grande vitesse et que les idées ou solutions surviennent rapidement. Dans le détail, cela concerne 100 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 88 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 80 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. La progression des pourcentages selon les tranches de QI est régulière, ce qui renforce la pertinence de l’item.
Par ailleurs, 83 % des participants déclarent comprendre aisément les sous-entendus et la communication non verbale. Cela représente 87 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 83 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 80 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. Là encore, l’évolution des résultats est croissante en fonction du QI.
Dans cette catégorie, la courbe des scores suit une progression ascendante en fonction du QI.
À l’intérieur de cette catégorie, 94 % des participants indiquent qu’ils supportent mal que l’on répète des consignes déjà intégrées. Cela concerne 100 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 88 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 80 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. Les résultats suivent ainsi une progression graduelle selon les niveaux de QI.
De plus, 89 % des participants rapportent avoir des facilités dans les domaines scientifiques ou pour l’apprentissage de l’écriture ou des langues, par exemple. Cela concerne 100 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 83 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 60 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. Là encore, la progression des résultats est graduelle en fonction du QI.
Dans cette catégorie, la courbe générale est globalement ascendante, mais le continuum n’apparaît pas de manière régulière entre les tranches de QI 120 à 144.
À l’intérieur de cette catégorie, 71 % des participants déclarent rechercher et proposer des idées innovantes ou disruptives. Cela représente 75 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 77 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 60 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. La courbe n’est pas parfaitement linéaire, mais elle met en évidence un écart net entre le groupe 120–129 et le groupe 145–160.
Par ailleurs, 83 % des participants indiquent avoir une vie intérieure riche et passionnante, et aimer s’isoler dans leur « bulle » pour se consacrer à leur imaginaire. Cela correspond à 87 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 83 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 80 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. La progression des résultats est ici régulière.
Les résultats de cette catégorie montrent une progression globale, mais de manière irrégulière en fonction des tranches de QI. L’écart observé entre les groupes 120–129 et 145–160 confirme toutefois une tendance à la hausse.
Dans cette catégorie, 100 % des participants déclarent être curieux et avoir besoin de découvrir et d’apprendre en continu. Cette caractéristique est partagée par l’ensemble de l’échantillon et ne permet donc pas de distinguer clairement les groupes en fonction du QI.
En revanche, 73 % des participants se disent passionnés par la lecture et mentionnent accumuler les livres. Cela représente 87 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 72 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 60 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. La courbe de cet item progresse de manière régulière.
Dans cette catégorie, la courbe est globalement ascendante en fonction du QI, même si le continuum entre 130 et 160 n’apparaît pas de façon parfaitement linéaire.
91 % des participants indiquent être stimulés par les échanges intellectuels, mais s’ennuyer lorsque la conversation ne les intéresse pas. Dans le détail, cela représente 100 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 94 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 80 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. La progression est régulière.
Par ailleurs, 69 % des participants déclarent ne pas être très bavards, mais se lancer dans de longs monologues lorsqu’un sujet les passionne. Cela concerne 75 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 72 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 60 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. Là encore, la courbe progresse de façon régulière.
Les résultats de cette catégorie présentent une courbe ascendante en fonction du QI.
83 % des participants déclarent avoir besoin d’être passionnés pour s’engager pleinement dans une activité. Cela représente 100 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 88 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 60 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. La progression est clairement croissante.
77 % des participants affirment ne pas supporter les tâches répétitives, qui entament leur énergie et leur motivation. Cela concerne 87 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 83 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 60 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. Les résultats progressent graduellement en fonction du QI.
Dans cette catégorie, la courbe des résultats est ascendante en fonction du QI.
79 % des participants indiquent ne pas tolérer que l’on leur donne des ordres, en particulier lorsqu’ils ne proviennent pas d’une autorité légitime. Cela représente 100 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 77 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 60 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. La courbe évolue de façon croissante.
70 % des participants déclarent ne pas supporter la flatterie et estiment la repérer rapidement. Cela concerne 87 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 83 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 40 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. L’écart est particulièrement marqué entre le groupe 120–129 et le groupe 145–160.
Les résultats de cette catégorie montrent une progression ascendante en fonction du QI.
85 % des participants disent être fortement agacés lorsqu’ils ne comprennent pas quelque chose, avec un besoin prononcé de parvenir à une compréhension claire. Cela concerne 100 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 94 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 60 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. La progression est graduelle.
66 % des participants se disent stimulés par les défis intellectuels tels que les puzzles, énigmes ou problèmes de logique. Cela représente 87 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 72 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 40 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. Là encore, la courbe progresse de façon graduelle.
Les résultats de cette catégorie sont aussi globalement ascendants en fonction du QI.
69 % des participants déclarent trouver des solutions de façon intuitive, sans passer par un raisonnement logique explicite. Cela concerne 87 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 61 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 60 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. La progression reste régulière.
91 % des participants indiquent que leurs pensées s’enchaînent rapidement, comme un bavardage mental. Cela représente 100 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 94 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 80 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. Les résultats illustrent ainsi le continuum en fonction du QI.
Pour cette catégorie, la courbe moyenne des résultats présente une tendance décroissante en fonction du QI, ce qui contraste avec les autres dimensions.
88 % des participants déclarent avoir l’impression de ne pas être comme les autres et se sentir « comme un extraterrestre ». Cela concerne 100 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 83 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 80 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. Sur cet item, les résultats sont donc croissants.
75 % des participants indiquent avoir des difficultés à s’ajuster à la réalité et ressentir un décalage entre leur vie idéale et le réel. Cela représente 87 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160, 77 % de celles ayant un QI entre 130 et 144 et 60 % de celles ayant un QI entre 120 et 129. Là encore, les résultats de ces items sont croissants, ce qui contraste avec la tendance globale décroissante de la catégorie.
Globalement, l’étude menée sur cet échantillon d’adultes identifiés comme HPI confirme l’existence d’une corrélation entre les résultats au questionnaire Atypikoo et les scores au test de QI. Cette tendance n’est cependant pas homogène sur l’ensemble des catégories (notamment pour la dimension « Exploration de soi », dont la courbe globale est décroissante), ce qui a conduit à ajuster le questionnaire et l’analyse des résultats.
À ce stade, l’ensemble des données recueillies permet d’affirmer que les participants à cette étude présentent une intelligence cognitive développée, avec un fonctionnement mental agile et rapide, en particulier dans les situations d’apprentissage. Ils se distinguent par de fortes capacités créatives, un raisonnement critique marqué et une recherche importante de stimulation intellectuelle. Leur motivation et leur détermination constituent un moteur puissant, qui peut toutefois être entravé par des variations de concentration.
Contrairement à certaines idées reçues, les personnes ayant un QI élevé ne se montrent pas nécessairement plus enclines à l’introspection ou à l’analyse de leurs émotions : les résultats de la catégorie « Exploration de soi » suggèrent même l’inverse pour une partie d’entre elles. Par ailleurs, bien que le manque de confiance soit souvent associé aux profils HPI, le questionnaire indique que seulement 50 % des personnes ayant un QI entre 145 et 160 doutent de leurs aptitudes dans leurs domaines de compétence. Enfin, 100 % des participants déclarent rechercher des relations avec des personnes authentiques, ce qui met en avant l’importance de la qualité des liens dans leur vie sociale et affective.