Keras
30 nov. 2022 à 01:54
Petite réflexion à presque 2h du mat devant l'effervescence des sujets orientés croyances/pseudo-sciences.

La religion répond aisément à la question du "pourquoi", du moins en surface. Le "comment", c'est une affaire divine, ce n'est pas de notre ressort. Mais la science elle s'y intéresse. La perte de foi entrainant la perte de réponses à ce "pourquoi", les questions existentielles prennent le pas. Ce qui relève des pseudo-sciences a tendance à surfer sur les deux pôles, il y a à la fois un côté très "spirituel", orienté "pourquoi" et toute une construction logique qui s'auto-valide.

Mais est-ce raisonnable de vouloir segmenter ces deux questions ? Est-ce une garantie d'objectivité et un garde-fou pour ne pas tomber dans des croyances ? Est-ce que tout est croyance ?
Tout est question de méthode. La sémantique, c'est secondaire.
Le pourquoi restera encore longtemps la base du questionnement : "pourquoi y a t'il quelque chose plutôt que rien". Nous comprenons que la réponse à cette question est en fait la raison d'être de notre vie. En tant qu' être évolué nous nous devons quelque part de nous poser cette question. Le comment est plus prosaïque bien que redoutablement complexe : "comment s'est formé l'univers ?". Mettre en avant le comment est la démarche intellectuelle de ceux qui ne se contente pas des croyances et qui veulent vivre en assumant leur existence en sachant que la vie et l'univers sont liés. Cette évidence il m'a été possible de la ressentir le 4 juillet à 9h30 du matin quant en traversant Toulouse vers l'est, j'ai ressenti ce que j'ai appelé un état de conscience transcendantal : ne faire qu'un avec l'univers. J''ai appris depuis que cela s'appelle 'le sentiment océanique" :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sentiment_oceanique. Depuis cette expérience qui n'est pas du domaine de la croyance et que beaucoup d'autres ont ressenti la cohérence de notre existence est présente : "je pense donc je suis".
Et sur wiki cette citation de André Comte-Sponville :
André Comte-Sponville
Pour André Comte-Sponville9, ce sentiment correspond à un état de conscience qui ne relève pas nécessairement de la religion :

« Au fond, c'est ce que Freud décrit comme « un sentiment d'union indissoluble avec le grand Tout, et d'appartenance à l'universel ». Ainsi la vague ou la goutte d'eau, dans l'océan... Le plus souvent, ce n'est qu'un sentiment, en effet. Mais il arrive que ce soit une expérience, et bouleversante, ce que les psychologues américains appellent aujourd'hui un altered state of consciousness, un état modifié de conscience. Expérience de quoi ? Expérience de l'unité, comme dit Swami Prajnanpad : c'est s'éprouver un avec tout. Ce « sentiment océanique » n'a rien, en lui-même, de proprement religieux. J'ai même, pour ce que j'en ai vécu, l'impression inverse : celui qui se sent « un avec le Tout » n'a pas besoin d'autre chose. Un Dieu ? Pour quoi faire ? L'univers suffit. Une Église ? Inutile. Le monde suffit. Une foi ? À quoi bon ? L'expérience suffit. »
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Atypiker
25 juin 2019 à 09:57

Couleur des rayures Zèbriques

Faut-il créer un groupe pour les Zèbres ""albinos"" ""en négatif"" ? Ceux qui sont à rayure noires sur fond blanc...
lemisa
30 nov. 2020 à 14:49

Former les professionnels des RH à la douance. Qu'en pensez-vous ?

De mon point de vue, tous les DRH et tous les cabinets de recrutement devraient être sensibilisés à la douance...