Se pourrait il que le monde et l'humain soit complexe ?
Se pourrait-il que nous soyons aussi des êtres de paradoxes ?
la polarité, ou plutôt la polarisation, a un fin simplificatrice , qui nous permet de faire l'économie de notre complexité et de nos paradoxes.
Mais le conflit règne alors à l'intérieur de soi -parfois très en profondeur-, ne pouvant être intégré ou élaboré. il est coûteux en énergie de rester identifier à une polarité, il faut que ca tienne, et cela se fait au prix bien souvent d'une rigidité. Oui, cela amène une certaine sécurité , en apparence ou dans un premier temps, on croit maîtriser, savoir, la vision unique et binaire créerait un monde sur lequel on peut s'appuyer, un monde attendu et entendu...
Mais pourquoi ne pourrait-on pas s'appuyer tout autant, mais différemment, d'un monde complexe, changeant, en mouvement perpétuel, en transformation.
La binarité est clivante, nous créons et maintenons alors en nous le clivage.
L'absence de mouvement est associée pour moi à l'immobilisme, et à la mort. Etre en mouvement est ce qui permet la vie, battement de coeur, cycle respiratoire, alternance de jour et de nuit, de veille et de sommeil, cycle des saisons... il y'a toujours pour moi ce mouvement qui se caractérise par des cycles ou processus, par des nuances, le passage de l'un à l'autre.. ce qui est figé ne dure qu'un instant, arrêt sur image, c'est vouloir arrêter le temps ou la vie....
Etre identifier à une polarité, c'est se couper de ce mouvement, c'est aussi -et encore !- se couper de la rencontre avec l'Autre et avec Soi, c'est se couper de l'immensité qui existe en nous, en dehors de nous et l'immensité dans la rencontre avec l'autre. J'aime voir grand...