Tu as bien fait de le détailler autant et de parler avec ton ressenti, ta sensibilité.
Ca permet à des gens, moi le premier, de se reconnaître non pas nécessairement dans la chose que tu as vécu mais dans le ressenti.
De ce que j'ai lu et constaté, l'empathie est un trait caractéristique des HP.
Il y a peut-être un peu d'ondes qui passent, mais c'est surtout le fonctionnement du cerveau qui permet cette empathie.
Je disais il y a quelques jours à une amie que je détectais dans son regard, dans son sourire, ce qu'elle pensait, ce qu'elle ressentait.
Parce que notre cerveau fonctionne vite, que les connexions neuronales sont plus nombreuses, on peut être plus attentifs à tous ces signes.
On va donc "ressentir" si l'autre nous ment ou nous dit la vérité, ce que signifie l'intonation de sa voix quand il/elle dit quelque chose, les mouvement, l'ensemble du langage "non verbal", détecter des incohérences.
Reste ce que tu fais de cette empathie.
J'ai eu une révélation en lisant le livre "les philocognitifs" de Fanny Nussbaum qui distingue deux types de hauts potentiels qui, selon des analyses neurologiques IRM, utiliseraient plus une partie de leur cerveau ou une autre.
Les philocognitifs laminaires (qui ont un QI homogène) sont pleinement dans l'empathie. Ils perçoivent pleinement tous ces signes. Mais pour eux ce sera une information.
Les philicognitifs complexes (qui ont un QI hétérogène) sont dans la sympathie. Quand ils ressentiront une sensation empathique, ils s'approprieront cette émotion. Elle deviendra la leur. C'est exactement ce que tu décris, avec toutes les conséquences que tu décris aussi.
Après on est tous un peu complexes et un peu laminaires.
Mais je suis, et tu sembles être aussi, pleinement complexe :)