@Neytirii Bonjour,

Jamais vu les I-E-A employés comme ça ! Mais pourquoi pas ?

Je suis tout à fait d'accord sur l'utilisation des cases. Cela m'amuse beaucoup de nous voir, tous (moi y compris) nous battre contre alors que cela ne fait que rentrer dans une autre. Pour moi, les cases sont, notre cerveau fonctionne ainsi. Je, tu, il... sont des cases. Aussi ne pas se définir par elle, certes, mais ne pas y recourir lors de la communication est absurde. Précisons à la rigueur que cela n'est pas limitant, mais on ne peut parfaitement fonctionner sans cases.

Cela dit, retour à la question : il s'agira d'abord d'arrêter si l'on parle d'introversion et d'extraversion psychologique ou ce que l'on n’entend pas là de façon vulgaire.

Pour ma part, c'est heureux, car cela ne change pas. On me dira dans les deux cas extraverti, et l'on se trompera à chaque fois. Je suis un introverti notoire, et si ma logorrhée et mes aptitudes de socialisation peuvent faire penser l'inverse, c'est bien que cet autre, se posant la question, ne me connait pas.

Pour la suite : comment faire évoluer notre / nos potentialités ?
Lorsque je me suis intéressé aux fonctions cognitives, il y a maintenant 10 ans, et hélas !, au MBTI avec, je me suis dans les premiers temps posé la question de savoir si le mieux était d'être la meilleure version de son type, ou le moins sont type possible. Luttant contre les cases et croyant encore en le développement personnel, j'étais alors convaincu qu'être le moins possible son type était d'une certaine manière revenir à la croisée des chemins et s'offrir un arbre des possibles plus majestueux encore. Grosse erreur.
Je suis convaincu aujourd'hui qu'il s'agit, en termes de fonctions cognitives comme pour tout le reste d'ailleurs, d'être "son" meilleur de "son" type ou quoi que ce soit d'autre. Cela est très abstrait, car où que l'on soit, dans la limite de nos capacités d'introspection du moment et en fonction du déni qui nous ronge, on pourra toujours conclure pour soi que c'est déjà le cas, mais qu'importe.

Aussi, je réponds à la question : en étant impitoyable dans son introspection. Impitoyable, mais bienveillant, patient, généreux. En se faisant accompagner en chemin. La un professionnel compétent idéalement, si souffrance il y a ; mais cela peut être aussi par les rencontres faites en chemin. À un moment, si l'on reste ouvert, curieux, HUMBLE !!! Les digues cèdent.

Vers quelle fin ? Quelle drôle de question ! Je répondais ici il y a quelques jours à une question similaire.
Quelle case que le mot fin ! Mais fin de quoi ? Pour ne pas accoucher d'un pavé expliquant que je ne peux finalement pas répondre, je vais le faire "à la naïve", et simplement vous faire cette courte confidence, qui, je ne sais pertinemment, ne répond pas à la question : "comme si j'avais le choix !" 😉