Nobrainer
1 mars 2025 à 13:45
Je postule que la douance est le résultat d'un métabolisme, c'est-à-dire d'une structuration cérébrale et de gènes. Son expression, quant à elle, est fortement influencée par l'environnement dans lequel l’individu grandit. Si certains ont la possibilité de s’épanouir dans leur neuroatypisme dès leur plus jeune âge, d'autres devront apprendre à survivre avec cette différence et parfois en souffrir.

Tôt ou tard, ceux qui n'auront pas réussi ou pu rendre cette différence invisible devront rechercher les causes de leur décalage, et pourront parfois aboutir à un diagnostic correspondant.

Ma question, et le sujet de cet échange, portent sur l'évolution de cette différence. Finalement, peut-être que certains atypiques se sont si bien insérés qu'ils s'ignorent eux-mêmes ? Peut-être aussi que d’autres, à l'extrême opposé. Victimes d’événements traumatiques, ont vu leur différence s’estomper avec le temps grâce à la plasticité cérébrale, ou que celle-ci est devenue moins marquée dans leur quotidien…

Aussi, peut-on devenir normo-pensant et perdre sa différence ? Est-ce que cela peut parfois être souhaitable ?
Les neurosciences prouvent qu'un HPI a un cerveau dont la structure et le fonctionnement sont differents.
Source:

https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/quy-a-t-il-a-linterieur-du-cerveau-des-surdoues-56820.html

On ne peut donc pas perdre cette difference et subitement ou lentement commencer a penser et reflechir comme un normopensant. Et cela, meme en cas de burnout ou la structure du cerveau est impactée ( j'ai fait cette experience) Dans ce cas, l'efficacité du cerveau est serieusement amoindrie et ralentie, mais le fonctionnement de base reste le meme. ( ca se guerit avec du temps et des soins appropriés)

Perso, j'ai découvert mon hpi lors d'un diagnostique pour trouble de l'attention. J'etais une hpi invisible. Tout simplement parceque je suis timide (je n'exprime pas souvent mes pensées) et que mon apparence colle pas avec la douance. Parceque dans la tete des gens, il y a des stereotypes d'apparence liés à l'intelligence.
Aussi parceque ma mere est une hpi qui s'ignore, donc je lui paraissait "normale" en terme d'intelligence comparée à elle.
En milieu scolaire, j'ai toujours eu des facilités pour les sciences. Mais j'avais aussi d'autres "troubles" neurodivergents non diagnostiqués , mon HPI m'a aidé à compenser. Comme personne ne connaissait mes difficultés , mon hpi ne s'exprimait pas aux yeux des autres.
Interieurement j'ai toujours eu l'impression d'etre en décalage. Ma pensée complexe et nuancée a souvent été incomprise.
Je m'entendais souvent mieux avec les gens intelligents, sans réaliser que c'était parcequ'on avait des manières de fonctionner similaires. Je me sous estimait beaucoup.

Est ce que " certains atypiques se sont si bien insérés qu'ils s'ignorent eux-mêmes ?"
La réponse est oui.
Elle peut s'expliquer , entre autre, par l'effet Dunning-Kruger: Plus une personne devient experte dans un domaine, plus elle prend conscience de l’étendue de ce qu’elle ignore. Ce qui explique que les personnes très compétentes ont tendance à douter davantage de leurs connaissances.
"Le problème du monde est que les idiots sont pleins de certitudes, tandis que les gens intelligents sont remplis de doutes" - Bertrand Russell
@Nobrainer
Je vais être obligé d'essentialiser pour répondre, je n'aime pas trop cela mais je me plie à l'exercice.
S'il y a des HPI qui s'ignorent j'en suis certain, certes ils doivent sentir la différence par rapport aux autres en ayant des soucis aussi j'en conviens, mais le parcours est plus aisé qu'avec une hyperémotivité, un TSA et/ou un TDAH qui nuit un peu plus à la tenue d'une vie "normale".
J'ai parlé à nombre de HPI n'y croyant tout simplement pas, résultats de tests en main...
Ils doivent ressentir le gap mental avec la population générale et peuvent compenser, seul l'incompréhension reste.
(c'est ce que je retiens des échanges que j'ai, peut-être est-ce complètement biaisé !)
Pour ce qui est d'arriver à "gérer" les problèmes à terme avec la suite de la mort (TSA/HPI/TDAH/hyper-tout) je n'y crois pas un instant. J'y eu cru.
Le HPI donne la largeur de compréhension suffisante pour compenser, mais pas tout et pas dans toutes les circonstances.
J'ai eu une vingtaine d'années où je savais que j'étais "particulier" mais je ne voyais que les bons côtés et vivait plutôt bien en ayant même parfois l'impression que je m'étais presque "guéri".
C'est parce que ma vie allait bien que j'ai pu me permettre ça, mais je me suis lié à d'autres qui m'ont fait chuter et là, j'ai bien compris que mon côté malin, même s'il est hyper puissant n'allait me servir à RIEN DU TOUT.
Avoir 150+ et ne pas arriver à se sortir seul d'une anxiété généralisée c'est possible...

Pour répondre à ta question : on ne peut pas en revenir puisque comme tu postules dès le départ, la génétique a pris sa part et là c'est voie sans issue.
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