Atypiker
2 oct. 2019 à 01:02
Hoy !

J'ai parfois l'impression que même quand je dit bonjour, je dérange les personnes autour de moi. C'est un mal être que je traîne depuis de longues années. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été mise à l'écart. Trop froide, hautaine, trop pointilleuse sur des choses qui semblaient futiles aux yeux des autres, trop collante, trop distante, trop tout et en même temps jamais assez. J'ai cette impression de ne jamais savoir sur quel pied danser avec les autres. D'avoir une vitre qui me sépare du reste du monde. De venir d'une autre planète.

La première suspicion d'être hp est arrivée il y a 4 ou 5 ans, lors d'une visite chez la nutritionniste de la fac ou j'ai fais ma licence (qui d'ailleurs faisait un meilleur travail de psy que sa collègue psy). La seconde a été avec l'une de mes prof de neuro. La dernière, avec un ami psychologue spécialisé dans l'aide aux enfants HPI. Je n'ai pas encore passé le test. J'ai pas encore trouvé la force de le faire. Désolé de ces lignes totalement décousus, j'ai encore du mal dans l'organisation de ma tête. Le flux de pensées est tellement dense et rapide qui je n'arrive parfois pas a refaire le chemin..

J'ai toujours aimée lire, bien que cette histoire d'amour avec la lecture est mal commencée. J'ai été diagnostiquée dyslexique petite, et ça a à été pris en charge suffisamment tôt pour qu'il n'y est pas trop de dégâts, mais j'ai encore des soucis de gauche et de droite. Ce qui était drôle par contre, c'est que même si c'était une galère de lire, du moins au début, j'avais déjà, petite, un vocabulaire très fournis pour mon age. Mais ma scolarité n'a pas toujours suivi. Je ne travaillais pas plus que ça pour des notes correctes. J'étais l'élève sage, celle qui sert de canalisateur pour les turbulents. Les profs adoraient me donner ce rôle. Plutôt timide, je me fondais dans la masse, et encore aujourd'hui, j'ai l'impression de manquer de présence.

Je n'ai jamais eu de centre d’intérêt fixe, a par peut-être le cerveau et comprendre comment il tourne. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai fini dans les sciences cognitives. Quoi de mieux qu'un mélange de neuro, psycho, philo, socio, linguistique et ia pour comprendre comment ça fonctionne dans ma caboche ? Certains vont en psycho pour penser leurs blessures, moi je suis allée en sciences co' pour comprendre ce qui clochait dans mon cerveau. Quel était sa différence, comment gérer tout ça ? J'ai toujours aimée observer les autres autour de moi, et ça, les autres, ils ne semblent pas l'apprécier.

J'avoue que je suis un peu perdue, et la tornade d'émotions qui m'habite n'aide pas vraiment. J'ai parfois l'impression d'être hors du temps, ou plus simplement en décalage avec les autres et de me prendre des baffes émotionnelles de plein fouet pour de petites actions venant d'autres.

D'ailleurs, ça n'a strictement rien a voir (ceci doit être mon début de phrase préféré), mais je suis une addict en série. Je m'explique: Je peux tomber amoureuse d'un nouveau sujet toutes les semaines, et dès que mon cerveau considère avoir fait le tour, je passe a l'addiction suivante. C'est comme ça que je me retrouve à connaitre plus de choses que je ne le voudrait sur Napoléon, les additifs alimentaires, les faux souvenirs, et tellement d'autres.. Je fonctionne pareil pour les jeux. Je peux jouer à un jeu pendant des semaines, et du jour au lendemain, je m'en fiche.

Dans quelques mois j'aurais fini mon M2, et je ne sais toujours pas ce que je vais faire dans le monde du travail. ça me terrifie.

Et sinon, sur des notes plus joyeuses, je suis une encyclopédie vivante de la nourriture. Je passe ma vie à parler de bouffe mais aussi de séries..!

Voilà.. en espérant que les fautes d'orthographe qui traînent ne piquent pas trop les yeux et que je ne vous ai pas trop déprimés pour la journée ou la nuit à venir.

Des bisous.
Bonjour @aelyx,

Je retrouve, une nouvelle fois, de nombreux passages où je pourrais m'identifier.

Tant de parcours différents vus sur ce forum et pourtant tellement de similitudes entre eux.

Ton témoignage n'est effectivement pas déprimant comme le dit @doms, au contraire, comme beaucoup (de trop nombreux ?) autres récits, me concernant, il me permet de me sentir un peu moins seul. Merci.
Ah, la passion temporaire d'un sujet ou un projet, je connais :-)
J'aime bien utiliser des "métaphores" pour ça : j'appelle l'envie de se pencher sur un projet, une saison (d'ailleurs, je crois que mes saisons commencent à se superposer) et vu que je tourne souvent autour des mêmes envies, ça fait comme une comète qui passe devant toutes les planètes (bon du coup, j'ai mis un mot de comparaison, donc ce n'est plus une métaphore, mais j'me comprends ^^ )
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raff
25 oct. 2023 à 18:38

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Youtube peut-il supprimer une vidéo pour atteinte aux droits d'auteur sur un terme comme HPI et HPE ? Et ça...
raff
12 juil. 2024 à 17:19

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