olivierleprof
21 mai 2024 à 10:37
Depuis 4 ans, je lis beaucoup sur les HPI.

Et j'aime beaucoup Nicolas Gauvrit, qui est le meilleur scientifique français sur les HPI. Depuis 15 ans, il analyse toutes les études scientifiques, metanalyses et autres rapports pour démêler le faux du vrai dans les mythes sur les HPI.

J'aime beaucoup la manière dont il rappelle que le QI est un continuum. Comme la taille, le poids, la taille des chaussures, la longueur des cheveux ou le niveau scolaire.

Et tout comme une personne qui a 15,80 au bac a les mêmes caractéristiques qu'une personne qui a 16,10 même si elle n'a pas de mention très bien, tracer une frontière à 130 pour le QI est un peu artificiel.

Il y a plus de points communs entre une personne qui a un QI de 130 et une personne qui a un QI de 125 ou 120 qu'entre la même personne qui a un QI de 130 et une personne qui a un QI de 145.
Tracer une frontière infranchissable entre ceux qui sont HPI car ils ont un QI de 130 ou plus et ceux qui ne sont pas HPI car ils ont un QI inférieur à 130 a donc peu de sens :)

Comme le dit Nicolas Gauvrit (10'):

"Il ne se passe rien de spécial à 130 quand on regarde les courbes.
Ce qui veut dire qu'entre quelqu'un qui a un QI de 132 et qui va avoir l'étiquette "haut potentiel" et un autre qui a un QI de 128 qui n'aura pas l'étiquette il n'y aura quasiment pas de différence.
L'étiquette n'est pas très importante. C'est juste pour dire "très grand" QI.
Mais de la même manière on pourrait définir les personnes "très grandes " à partir d'un certain seuil et on dirait par exemple à partir d'1m98 on est très grand. mais du coup celui qui fait 1m97 qui s'interroge pour savoir s'il ne se sent pas différent parce qu'il n'est pas très grand, on le mesure et on lui dit "ben non tu n'es pas "très grand" car tu fais 1cm de moins que ce qu'il faudrait. Ça n'a pas vraiment de sens parce qu'on comprend bien qu'il a un peu les mêmes problématiques que si il faisait 2cm de plus".

Merci pour ce partage très intéressant, je pense que comme toutes les étiquettes, il faut prendre les dénominations avec un grain de sel. De la même manière que toutes les personnes qui portent des vêtements en XXL (comme moi) n'ont pas la même morphologie, et que certaines personnes peuvent avoir une pointure à mi-chemin entre le 42 et le 43, les étiquettes sont là pour permettre une catégorisation rapide, mais ne doivent pas, et ne peuvent pas être considérées comme étant une réflexion absolue et objective de la réalité.

J'y vois le même dilemme lorsque je me fait flasher avec seulement 1 km/h au dessus de la vitesse limite (un 91 au lieu d'un 90), où je me dit "pour 1 km/h, ils pourraient être plus souples". Cependant pour certaine catégorisation, il faut bien placer la limite à un endroit précis. C'est le même genre de classification arbitraire que l'on retrouve dans certaines compétitions sportives (les poids aux sports de combat, ou l'âge en sport collectif). Les catégories sont arbitraires et on peut se sentir exclu·e dans certains cas, mais l'etiquette ne définit pas qui l'on est.

Pour aller plus loin, je me décrit parfois simplement comme un Ingénieur Informatique avec la plupart de mes interlocuteurs, sans rentrer dans les détails. C'est une etiquette qui simplifie grandement ce que je fais en réalité, mais les détails et subtilités ne sont pas nécessaires pour la plupart des interactions. Et pour les personnes qui vont être dans la même branch, je vais pouvoir utiliser des étiquettes plus précises qui leur parleront.

Enfin, le QI lorsqu'il est évalué par un·e professionnel·le, est toujours donné avec une marge, parce qu'on ne sait le détecter avec une parfaite précision. Une personne avec "un QI de 128" sera plutôt décrit comme ayant "un QI entre 123 et 133", et en prenant en compte cette marge, pour ma part en tout cas, il me parait légitime de la décrire comme HPI.
Bonjour Olivier,
C'est l'histoire d'une personne en chaise roulante électrique qui, en passant devant un radar, se fait flasher et pruner en conséquence...
Est-ce que ça va y permettre de se mettre debout et d'avancer sur ses deux pieds à la façon d'un Lazare sortant de sa tombe ?

Faut pas rêver...

Bref, je souhaite attirer ton attention sur la notion des paliers de Dabrowski ; un palier serait une différence de 15 points pour définir un écart type (...).
Le Casimir (pas celui orange de l'île aux enfants malgré son côté dinosaure) avait statué qu'à partir de 2 paliers d'écarts, il y avait incompréhension mutuelle et, corrige moi si je me trompe, dans ce cas là lors de relations interpersonnelles il se passe quelque chose de potentiellement difficile à dépasser.

Est-ce là où le bât blesse ?

💔
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Atypiker
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