France
28 déc. 2021 à 12:00
Bonjour à tous . J’aborde plusieurs sujets qui vont peut-être parler à un certain nombre d’entre vous . J’aimerais bien savoir comment vous ressentez les choses lorsque vous lisez un livre , ou quand vous visualisez une situation, un objet ou un paysage ? Vers où cela vous amène t’il ? Avez vous lu le livre par exemple de Jean Giono «  Un roi sans divertissement «  et notamment le passage sur la description d’un Hêtre : qu’en avez vous pensé ? Avez vous lu un livre qui vous a donné un déclic particulier ? Merci à vous !
Allez un petit extrait de ce livre cité ! « Le hêtre de la scierie n’avait pas encore, certes, l’ampleur que nous lui voyons. Mais, sa jeunesse (enfin, tout au moins par rapport avec maintenant) ou plus exactement son adolescence était d’une carrure et d’une étoffe qui le mettaient à cent coudées au-dessus de tous les autres arbres, même de tous les autres arbres réunis. Son feuillage était d’un dru, d’une épaisseur, d’une densité de pierre, et sa charpente (dont on ne pouvait rien voir, tant elle était couverte et recouverte de rameaux plus opaques les uns que les autres) devait être d’une force et d’une beauté rares pour porter avec tant d’élégance tant de poids accumulé. Il était surtout (à cette époque) pétri d’oiseaux et de mouches ; il contenait autant d’oiseaux et de mouches que de feuilles. Il était constamment charrué1 et bouleversé de corneilles, de corbeaux et d’essaims ; il éclaboussait à chaque instant des vols de rossignols et de mésanges ; il fumait de bergeronnettes et d’abeilles ; il soufflait des faucons et des taons ; il jonglait avec des balles multicolores de pinsons, de roitelets, de rouges-gorges, de pluviers et de guêpes. C’était autour de lui une ronde sans fin d’oiseaux, de papillons et de mouches dans lesquels le soleil avait l’air de se décomposer en arcs-en-ciel comme à travers des jaillissements d’embruns.« 
Perso quand je viens de recevoir un courrier de la perception, j'éprouve des sentiments contradictoires, dans un premier temps le dénie, si je jetais la lettre, ni vu ni connu je t'embrouille je fais le mec qui est pas au courant qu'il faut payer l'impôt avant telle date.
Dans un deuxième temps je râle car je sais par expérience que même si je fais le couillon celui qui sait pas, le percepteur s'en moque : nul n'est censé ignorer la loi et qui est un contribuable.
Troisième phase j'entre en colère suivant le fameux principe : quoi que tu dise quoi que tu fasse faut que tu y passe, avec l'impôt. Pas moyen d'y échapper donc.
Ensuite vient le frustration puis la résignation et enfin faut bien oublier jusqu'a l'année prochaine ou la prochaine lettre.
Voila en gros quelle émotions je vais ressentir quand je lis une lettre de ma perception
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