Atypiker
20 août 2020 à 07:46
La solitude affecte t'elle un nombre plus important d'hommes que de femmes ""zèbres, HP"", ou ont-ils une propension à l'exprimer ouvertement plus facilement ?

Je n'ai jamais pu comprendre que l'être humain puisse souffrir de la solitude qu'elle soit intellectuelle, sexuelle, physique,etc et je le comprends d'autant moins concernant des personnes ayant ""en principe"" des capacités intellectuelles supérieures au plus grand nombre.
Il me paraît incompréhensible que cet être humain ""supérieur"" ne puisse pas analyser et décrypter son fonctionnement cérébral et émotionnel afin de comprendre l'origine de cette souffrance et apporter les ajustements cérébraux nécessaires à sa résolution.

Bien que je souhaite poursuivre mon existence avec une vie amoureuse, je ne suis pour autant pas dans ce schéma de victimisation.

Être seul, c'est avoir la possibilité de se réaliser différemment, de mettre autant de temps qu'on le souhaite pour réaliser nos idées, nos projets, nos créations, nos rêves, etc.

Néanmoins, pour ce qui est combler la solitude sous toutes ses formes lorsque l'intellect ne suffit pas ou plus, il existe pléthore de moyens de ne pas la vivre.
Clubs et associations en tout genre (loisirs, sport, professionnel, etc) réseaux sociaux en veux tu en voilà et n'en veux tu pas quand voilà quand même.
Pour ce qui est de la sexualité, il existe des plateformes Internet en plus des clubs libertins et des lieux de vacances spécifiquement dédiés.

Pour ma part, lorsque je suis seul, je me réalise autant que lorsque je vis une relation amoureuse. La solitude est de surcroît, une période idéale pour prendre le temps de réaliser une introspection, de (re)définir, un projet ou un style de vie, etc.
@picaprout-alias-mister-potatoes
Je pense, Nicolas, qu'il ne faut pas mélanger solitude, solitude, et solitude. Ce que tu précises, d'ailleurs, dans ton second post.

L’être humain, vois-tu, est aussi un animal peu armé pour se défendre de son environnement. Pas de griffes, ni de carapace, une fourrure ridicule qui ne gênera guère que quelques parasites, des dents incapables de trancher une gorge … Partant, c’est le groupe qui protège l’individu, et l’individu seul (non accompagné) dans un environnement potentiellement inamical, ressens naturellement un inconfort très compréhensible. Ceci est ma définition de "souffrir d'être seul".
L'individe, s'il est neurotypique ou surdoué en socialisation, aura préalablement tissé les liens nécessaires pour se faire accompagner dans la diversité des cas de figures : acheter une voiture, réagir à une fuite d'eau, passer le videur à l'entrée de la boite de nuit, … Mais socialiser est un sacré boulot, qui demande des compétences et de la disponibilité, ainsi qu'une bonne résistance à l'ingestion de bière. Et cela ne garantit pas tous les cas : on pourra encore, par exemple, se retrouver bien seul devant son avis d'imposition !

Et puis, il y a la solitude dedans la tête. Là où nous fabriquons nos pensées. Dans cette boite-là nous sommes effectivement tout seul (sauf exceptions dont je ne discuterai pas car elles sortent de mon champs d'expérience). Et il faut du temps, et de la disponibilité, pour fabriquer de la pensée. C'est une autre sorte de solitude, celle, il me semble, que nous apprécions tous (nous d'ici), celle que nous appelons "bulle".

Et puis il y a la solitude de cœur. Aller main dans la main, chacun sa chacune. On n'est ni dans l'extérieur inamical où il suffisait de socialiser, ni dans l'intérieur personnel où on est maître chez soi et libre d'inventer tout le nécessaire, mais dans une autre nécessité : la prégnance d'inventer un univers à la fois intime et interpersonnel.

Quant à la solitude sexuelle, je la vois un peu comme un "rien dans l'assiette". C'est plutôt de l'ordre du besoin. Je vois dans les trois solitudes que j'ai distinguées plus haut autant de moyens de tromper ou de combler cette solitude-là.

@seline
J'aime beaucoup ta réponse, et sa clarté.
Je me reconnais aussi dans cette problématique de l'entretien de l'amitié. Cela demande une compétence que je n'ai pas. Lorsque je ressens un lien d'amitié c'est comme une information factuelle qui reste vraie indépendamment du temps passé sans se voir. Mais j'ai trouvé une astuce qui semble fonctionner assez bien pour moi : j'ai programmé mon agenda pour qu'il me rappelle à intervalles réguliers (mais j'évite les intervalles divisibles par 7 pour que cela semble plus spontané), d'appeler un tel ou une telle pour lui demander des nouvelles par téléphone ou par SMS…
La solitude reste un concept relativement abstrait pour moi, surtout dans son aspect péjoratif qui engendrerait un mal être un manque, et qui viendrait d'un défaut de relation profonde et pleine avec soi même. Il semble donc que par défaut de culture d'introspection ou de mauvaise approche des différents plans qui existent dans un être humain, on puisse par vécu avoir peur de sa propre personne et de se trouver seul face à soi même. Les périodes de solitude sont donc propice à travailler sur soi en profondeur. Toute sensation de lutte interne cesse, quand on s'envisage en bienveillance et en mode travail à se connaitre intimement. On doit s'apprivoiser en partie, on doit apprendre à se connaitre et de fait entretenir une vie intérieure un monde intime qui demeure en partie secret.

Il n'existe pas de contradiction ou d'opposition entre vie intime ou solitaire et ouverture à autrui et au monde, ce sont deux sphères à expérimenter, car la coexistence permet aussi de se jauger avec autrui,, d'apprendre aussi des autres, de donner au mieux etc....

Pour la vie amoureuse, on peut donc aimer sans être en vie commune, ou aimer à distance, et aussi aimer en rapproché, tout sera question de juste distance, suivant caractère, affinités etc....

Pour la vie sexuelle, la par contre, il faut sortir de sa zone de confort et aller faire la cour à autrui, c'est donc le prolongement de la sphère intime que l'on désire partager avec une autre personne qui nous attire qui nous donne envie et qui nous pousse à nous dépasser et à aller voir ailleurs. La sexualité est donc obligatoirement tendue vers une autre personne et ne se satisfait pas de la solitude, puisque le but de la sexualité est de donner la vie, de fusionner deux êtres pour en créer un troisième. Il convient donc de s'entendre de se comprendre de s'apprendre mutuellement pour s'accorder. La masturbation étant une activité intime d'apprentissage au départ et par défaut par la suite.
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