Tsunade
21 oct. 2022 à 22:43
Les cousines (et pas que les croates ...), ce post est fait pour vous.
Aucun massacre, juste humour et dérision.
A toutes celles qui manient la tronçonneuse, la scie circulaire, ou tout outil réputé "masculin",
A toutes celles qui adoptent des poses qui auraient fait frémir leur grand mère ou leur arrière grand mère si elles étaient encore de ce monde, "mais voyooonnnns tiens toi bien, ce n'est pas une position pour une jeune fille de bonne famille".
A toutes celles qui ont fait fuir un compagnon parce qu'il la trouvait plus "viril" que lui,
A toutes celles qui évoluent dans un métier dit d'homme et qui pissent debout dans les pissotières parce qu'il n'y a rien d'autre dans les baraques de chantier, ... bon non, d'accord, maintenant il y a de vrais toilettes ..

Bref, ce post est dédié à vos anecdotes qui défient les a priori sur la féminité, qui illustrent les théories de la femme HPI nourrie à la testostérone, ... bref, les filles, si vous vous sentez l'âme d'une meuf à tronço, rejoignez le club, et racontez nous une anecdote qui vous est arrivée, qu'elle vous rende fière ou au contraire dépitée ... venez décomplexer, rigoler, échanger !!!

Spéciale dédicace à @laurianeaussi 😂
Avant de totalement délirer sur le sujet, parce que les anecdotes, a priori, ce n'est pas ce qui manque, j'avais envie de déposer ceci :

Tout a commencé à l'école maternelle.
(Eh ben on n'est pas rendus...)
Elle courait plus vite, elle sautait plus loin, elle riait plus fort, elle était plus téméraire que les autres. Elle souriait plus, elle questionnait plus, elle comprenait plus, elle interpellait plus, et tout ça plus vite que les autres.
Elle hésitait pas à se battre quand il fallait défendre un plus petit, elle savait faire des câlins quand il fallait consoler, et elle avait une bouille toute mignonne aux yeux espiègles qui faisait fondre les adultes quand elles faisait des conneries. Jamais bien méchantes d'ailleurs.
Et tu crois qu'elle faisait ça consciemment et/ou avec une intention quelconque cachée derrière ? Évidemment que non. Ce n'est qu'une gosse.
(Je tiens ici à signaler que malgré le joli tableau dépeint, elle est loin de ne pas se lourder, se prendre des vents, des murs, des baffes, mais qu'elle a juste une capacité d'adaptation de malade pour finir par ne plus détonner ni d'un côté ni de l'autre. Très vite ne pas faire de vagues, quelles qu'elles soient. Bon. Des fois ça s'échappe tout seul. Oups)
Elle se rend compte que certains regards sont noirs. Et un jour une de ses petites camarades (dont elle se rappelle du nom 40 ans plus tard), alors qu'elle sautillait tranquillement sur un ballon sauteur, se campe devant elle, la pousse tel que des enfants de cet âge savent le faire, "c'est toujours toi qui l'a en 1er! " Parce qu'elle avait l'outrecuidance de courir un peu plus vite pour attraper un de ces ballons à l'heure de la récré.
En plus de se rendre compte que sa petite camarade était triste et fâchée à cause d'elle ce qui lui a valu un bon shoot de culpabilité, elle a passé quelques semaines dans le plâtre pour un bras cassé.
Un bon ancrage cellulaire que (grossièrement bien sûr) ce que l'on est et nos caractéristiques non cherchées peuvent blesser, et ce, tous les protagonistes et dans tous les sens du terme.
Bien.
Vite, vite, se limiter, pas dépasser, se freiner, se réfréner... Mais bon, des fois ça s'échappe... Elle y peut rien...
Maintenant, tous ces regards noirs qui se multiplient et s'amplifient au fil des années. Quasi unanimement féminins. Et incompréhensibles...
Bon. Les groupes de filles, définitivement pas faits pour elle. Elle y arrive pas. Elle ne les comprends pas, a plutôt tendance à s'ennuyer ou se prendre la tête avec elles, et de toute façon, rares sont celles qui apprécient sa compagnie. Elle s'entend vraiment mieux avec les garçons. Pas de faux semblant. Pas de nianiania. Elle en deviendrait presque mysogine tant elle ne les comprend pas. Elle est pourtant profondément sensible. Trop bien sûr.
Au final, elle qui s'est depuis très tôt sentie "sans famille", elle avait toute une tripotée de grands frères autour d'elle.
Et comme tout être grandissant, elle s'inspire de ses modèles signifiants. Ça a donc plutôt baigné dans l'huile de moteur, les jeux de rôle, les "cap ou pas cap", les prises de risque physique...
Pour autant, c'était loin d'être dénué d'un fleur-bleuisme exacerbé, d'une délicatesse souvent violentée, d'une naïveté déconcertante...
Les genres totalement mélangés, ne convenant que trop peu d'un bord ou d'un autre. Elle ne peut être qu'une frangine, ou une potentielle ennemie à abattre.
(Au cas où certain-e-s auraient lu jusque là et s'inquiéteraient d'une façon ou d'une autre : tout va bien soyez tranquilles, l'équilibre est désormais rétabli 😊)

C'est ainsi que je dévoile une part de moi très peu partagée jusqu'à présent. Vous moquez pas. Pour des raisons multifactorielles c'est p'têt bien ridicule mais ça touche une zone sensible, donc à éclaircir pour en comprendre le mode d'emploi. Comme une hypothèse sur pourquoi je manie la tronço et la débroussailleuse avec autant de brio qu'un fin pinceau s'amusant à faire du pointillisme. Et que ça a un jour été un "problème".
Bien évidemment, ce n'est pas la seule piste .
Peut-être, si j'ose, un prochain post viendra fleurir différemment le bouquet de meufs à tronço.
Mais je te fous la paix pour ce soir @Tsunade , en espérant que toi au moins ait laissé courir tes yeux jusque là !
Que les angles morts se réveillent concernant ce sujet des meufs "comme nous", qui ont vécu (et sont) des paradoxes exacerbés et exacerbants. Et j'ose imaginer que nous ne sommes pas que 2. 😊
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