Sans doute parce qu'on nait dans un monde sur lequel on a aucune emprise immédiate, on est donc le fruit du moment, une alchimie donnée suivant un schéma et une structure interne prédéterminée faite de chair et de sang, qui répond à des lois internes qui sont au delà de notre portée. Il convient donc dans un premier temps de naitre et de découvrir le monde, d'avoir sans doute pour bien fleurir avoir la chance de croitre dans un milieu propice, ou la nourriture nous est donnée et ou nous buvons à notre soif, ensuite il nous faut de la bienveillance pour nous éviter de dépérir et également qu'on sème en nous des graines d'amour pour que nous puissions nous sentir aimables et valables pour parvenir à gravir tous les échelons de notre développement sans trop de dommages et alors seulement nous commençons à pouvoir nous comprendre à minima, si nous ne sommes pas trop effrayés par ce qui nous compose nous anime nous habite, il faut tellement de temps et travail pour espérer trouver une cohésion interne, voir un certain équilibre et pour certains trouver du sens à notre propre existence, que devoir changer le monde reste une autre affaire, d'une autre dimension qui ne semble pas être donné à tout le monde, faute surtout de temps et d'énergie et de désir. Il faut beaucoup de temps de libre pour aller au fond des choses et creuser l'âme humaine, à commencer par la sienne, pour espérer toucher du doigt des concepts universels qui feraient le bonheur du plus grand nombre. A bien y regarder les réalistes acceptent l'imperfection de notre espèce, les différences qui existent d'un individu à l'autre, les aspirations multiples variées et souvent contradictoires ou opposées. Il faut bien accepter en partie la réalité dans laquelle on nait, pour pouvoir survivre et s'adapter à minima. Les grands concepts idéologiques de proposition de structuration de sociétés suivant les grand modèles économiques ou sociétaux ont tous échoués ou plus véritablement étais dévoyés dés le départ, suivant la singularité humaine à pervertir les idéaux les plus nobles. Dans les sociétés les plus riches, le confort et la quête du plaisir sont venus disons compenser la perte d'idéal, les utopies ce sont toutes cassées le nez devant le mur du réel. La nature fut désacralisée, le principe divin écarté, la morale jugée trop contraignante. Se révolter contre l'abondance de biens et de la société de consommation représenterait un drôle de paradoxe pour nos ancêtres qui connaissaient des conditions de vies plus rudes, la misère était bien plus grande et on luttait contre le froid la faim etc.... Il n'y a plus de notion de révolte possible dans les sociétés occidentales, juste une évolution une ré évolution spirituelle pourrait permettre au monde de parvenir à une autre dimension dans sa quête de valeurs et de sens...