eleanorandpark
13 oct. 2022 à 18:10
« Avec les hommes , il y a toujours un problème, et j’ai dû apprendre à ne pas exagérer. 
Elle voulait dire par là qu’elle s’était entraînée à ne pas être trop belle , trop intelligente, trop combative, trop ironique, trop amoureuse, trop zélée, trop indépendante, trop généreuse, trop agressive ou trop gentille. Le trop provoque des réactions masculines…
En revanche , chez les hommes, le « trop » suscite de l’admiration et mène aux postes de direction. » 
Elena Ferrante, les Odieuses

J’ai lu cette citation tout a l’heure, c’est comme une évidence pour moi de la partager ici.

Qui se retrouve dans ce « trop » ?

Chaque mot me parle…
Ce sentiment de devoir briller moins, se faire toute petite, diminuer son intensité en permanence et aussi ,très fort, cette impression que s’autoriser à être pleinement soi c’est être rejetée inévitablement.

Est ce que d’autres personnes se retrouvent dans ces sentiments ?
Salut, salut,
Je suis un homme et je l'ai ressenti depuis mon enfance,
et surtout dans le "monde adulte", depuis mes 16-18 ans.
Alors je ne parviens pas à imaginer pour une femme ! ou toute personne associée (pensée multi-genre).

Alors, je ne me sens plus dans le "trop", plutôt dans le "haut", "davantage / plus" et même plutôt "autre".
J'ai souvent été méconsidéré… pour de nombreuses raisons et également
par mon décalage à la représentation sociale de l'homme : virile, plein d'assurance, allant chasser l'ours !

Je suis neuro-atypique, normal que je ne sois pas dans le standard. :)
Et vu qu'hypersensible, normal que je peux être perçu "trop sensible", "trop exigeant", "trop pessimiste".
Nous n'avons pas la même perception des choses, j'ai une perception différente en beaucoup de points, mais pas pour autant meilleure !!

Quand j'étais "petit" j'ai grandis avec un faux-self.
Maintenant que je suis à pleine maturité mentale (25 ans pour le cerveau humain), autant être moi…
quitte à froisser certaines personnes, autant ne plus souffrir des syndromes du caméléon et de l'imposteur.

La perception que les autres ont de nous, ça les regarde.
On peut l'entendre, mais c'est très dommageable de s'y identifier !
Après l'homme malade pourquoi courir ?
Le juste ne se trouve parfois pas là où on voudrait le voir, mais là où il toujours fut.
Voyages, voyages... ne se vaudraient donc pas.

C'est pouvoir que de dire non.
Et vanité que "moi aussi".
Pourvoir de faits fait décoction,
Tôt là encore une avanie.

Un prisme pour un autre, mam'zelle ! Un prisme pour un autre !

#cryptiqueetprobablementtroppourtantmaisjassume
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aggie
29 août 2020 à 14:29

[Questionnaire] Essai sur la perception de la douance par la société.

Bonjour à tous, J’espère que vous passez un bon week-end :) Je me permets de solliciter votre aide dans le...
Atypiker
6 mars 2021 à 18:51

Notre vécu détermine- t-il nos métiers ?

Bonjour à tous ceux qui liront ce sujet, J'ai reçu, il y a peu, un mail d'un de mes professeurs...