Atypiker
12 oct. 2020 à 15:12
1⃣ MISE EN CONTEXTE PERSO
➡ Pleurer, en temps normal, c’était une manifestation lacrymale anecdotique : de l’ordre de 2 à trois fois/an.
➡ Passer le WAIS IV, ce fut quinze jours espacés, du 1er rendez-vous à la remise des résultats, à pleurer frénétiquement tous les soirs. Anticiper pour ce que l’issue de ce test pouvait signifier sur ma vie passée et futur. Se préparer au maximum pour être digne face au psychologue le jour du verdict final, profil sentinelle oblige.
➡ Digérer ma douance et toute l’obscurité de mes errances- chose assez facile/rapide dans mon cas – ce fut des pleurs d’amertume et de soulagement de l’ordre de 1 à 2 fois/semaine.
➡ Vivre sereinement ma douance à l’heure actuelle, c’est pleurer en adéquation avec mon hypersensibilité environ tous les 3 à 4 jours. M'autoriser à évacuer des ressentis qui s'avèrent donc beaucoup plus puissants que la moyenne.

2⃣ LA SEULE VARIABLE QUI PERSISTE
➡ Assumer la chose : Refus viril d’exprimer et surtout pratiquer cette expression en-dehors du cercle intime.
➡ Les raisons : Pudeur et surtout sacralisation des émotions. J’ai toujours considéré la sensibilité comme quelque-chose de bien trop précieux pour être exprimé au tout-venant de la communication et aux premiers des quidams.

3⃣ À MES COLLÈGUES MASCULINS
Comment gérez-vous et exprimez-vous la chose ? Un avis particulier sur les pleurs et la masculinité ?

4⃣ AUX REPRÉSENTANTES DU BEAU SEXE
Quel est votre avis sur la question ? Y voyez-vous quelque chose de mignon ? Avilissant ? Une façon puérile d’embrasser la masculinité ? Une composante patriarcale appartenant au passé ? Qui se perd ? Une conception dévoyée de la virilité ? Autre ?

À vos claviers…
Hello Simon,
Pour info, j'ai les larmes qui montent très vite;)P donc pas de jugement dans mes propos ;-). Tu dis :

-- "Refus viril d’exprimer" ? Rien de viril là dedans selon moi. Juste une acceptabilité sociale limitée et la peur du jugement. Je me trompe ?

-- et "pudeur et sacralisation" c'est un point de vue. De mon point de vue, le danger d'exprimer les émotions et la manière dont les gens autour vont interpréter, et surtout utiliser ces informations ou réactions. La critique et le jugement ne sont pas loin surtout avec des hyposensibles comme le ont la grande majorité des gens ou des sensibles qui ne s’assument pas. Il faut parfois se protéger, mais pas se juger pour ce que l'on ressent. Les émotions sont des informations qui nous disent que quelque chose se vit. Rien de plus normal. Si l'on est sensible, on ressent plus fort et les larmes peuvent venir. OK.

Parfois, il vaut mieux les cacher, parfois ce n'est pas nécessaire. Dans un environnement bienveillant pas de soucis. Sinon...

J'espère que ça éclaire un peu tes réflexions. Pour moi, ressentir des émotions c'est être vivant. Après les apprivoiser c'est un apprentissage.
Je pense que pleurer permet d'évacuer les tensions, c'est un bien nécessaire, donc je trouve plutôt sain qu'un homme pleure en privé.
Par contre, en publique, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, j'ai un peu le même ressenti: pleurer tout le temps et pour des broutilles est plutôt agaçant, mais je trouverai normal qu'une personne pleure en cas de choc physique ou émotionnel.

Le pire est que je fais exactement l'inverse: je pleure comme une madeleine pour tout et n'importe quoi (mais j'essaie de me cacher car je trouve ça idiot) et ne pleure absolument jamais pour les choses graves (un décès, ma maladie, etc.) J'ai d'ailleurs passé 10 ans de ma vie sans verser une larme étant enfant (entre 5 et 15 ans), même en cas de gros traumatisme physique (pourtant, j'ai eu de nombreuses fractures).

J'ai donc un rapport aux larmes assez spécial, mais je ne fais pas de distinction entre un homme et une femme. Je serai d'ailleurs plus critique envers les femmes car je trouve qu'elles les utilisent un peu trop afin de se faire plaindre et ça m'énerve. Les hommes ne le font pas, ils se cachent plus pour pleurer ou pleurent pour des raisons importantes (et non pour se faire plaindre), cela me parait beaucoup plus "normal" et plutôt une bonne chose.

Pour répondre à ta question, je n'y vois rien de mignon ni d'avilissant, pas vraiment une façon puérile d'embrasser la masculinité (sauf dans les cas de pleureurs constants devant tout le monde comme je l'ai dit) ou une composante patriarcale appartenant au passé (quoique... c'est vrai que c'est de plus en plus accepté qu'un homme puisse pleurer) et ce n'est donc pas une conception dévoyée de la virilité, puisque c'est juste humain...
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Atypiker
7 avr. 2021 à 19:35

Vidéos d'informations générales pour les HP (ou zèbres)

https://youtu.be/PEKaptEl4Ms N'hésitez pas à en débattre ou à commenter ! ;)
Atypiker
21 mars 2022 à 09:34

Y'a-t-il supériorité ?

Ou est-ce un piège que de le penser ? Voire pire, une erreur ? ( pire dans le sens où...