Elle le ressentait globalement comme ça vis à vis des autres et je pense vis à vis d’elle.
Il avait un langage plutôt soutenu, utilisait des mots comme « obnubilé », « métaphore »… ce qui ne l’empêchait pas de se faire des copains qui parfois le regardaient avec des gros yeux ronds, mais sans jugement et restant copains avec lui.
Était-il imbu, se sentait-il supérieur, ou était-ce son ego démesuré… ? Il aurait fallu demander à ses copains qui le trouvaient surtout drôle.
Celui qui juge l’autre est bien souvent celui qui a un problème avec son égo, sa supériorité (menacée)…qu’avait-il froissé en elle pour être ainsi affublé de ce « pédant » à 4 ans ?
Il est (à mon avis) un peu facile et réducteur de juger l’autre par rapport à son langage qui n’est pas adapté au nôtre, à notre sensibilité et qui ne nous renvoie pas à nos valeurs.
S’il m’arrivait de penser qu’une personne est imbue d’elle-même et que mon fils la trouve géniale, qui a raison ? Qui détient la vérité ? Pourquoi ça raisonnerait chez moi comme de la prétention, alors que mon fils la trouverait intéressante, passionnante…? Ça ne fait pas écho, miroir… à mon langage, ma vérité, mon éducation, mes valeurs, mes blessures et même parfois à ma gestuelle. Du coup pour moi ça reste subjectif.