Pierre
24 janv. 2024 à 02:56
J’aimerais proposer le sujet qui suit et en discuter.

J’aime les sujets qui poussent à des réflexions profondes, ce sujet s'adresse à ceux qui comme moi pensent « beaucoup »... peut-être même « trop » (vraisemblablement). J'aime me pencher sur des questions profondes de ce genre avec des gens que cela intéresse. Si vous êtes trop gêné pour afficher votre opinion à la vue de tous, faites-moi en part en privé; je ne vous garantis pas de répondre rapidement, mais je le ferai.

En espérant des rencontres stimulantes et enrichissantes humainement, avec des adeptes comme moi du « Pense trop ».


J’ai écrit les pensées qui suivent le 12 juillet 2023 :


Je me pose la question suivante :

« Est-ce que l'humanité s'aime suffisamment pour faire les bons choix ? »

C’est suite à la lecture d’un poème de l’écrivaine Kim McMillen et intitulé « When I loved myself enough… » (Traduction: Le jour où j'ai commencé à m'aimer), que j’ai ressenti le besoin d’écrire ce qui va suivre.
Je trouve que ce poème contient beaucoup de vérités.
Le passage suivant a ramené en moi certaines réflexions que j’ai eues il y a plusieurs années :

Citation de Kim McMillen

« Quand je me suis aimée suffisamment, j’ai abandonné la croyance que la vie est dure. »

… c’est sur ce passage que j’aimerais développer mon propos.

À l’aube de mes 20 ans, lorsque j’ai commencé à écrire mes pensées et réflexions sur des sujets comme la vie et l’amour... j’ai ressenti le besoin de corriger en moi la conception qui m’était souvent servie que « la vie était dure », j'ai toujours perçu que cette conception était erronée.

Le fait est que pour moi une chose m'apparaissait et est toujours encore si claire… et c’est :
- Que ce n'est pas la vie qui est dure, c'est plutôt « la réalité du monde, telle qu’elle a été façonnée », c’est « elle » qui l'est.

C’est cette réalité façonnée par les humains, le fait qu’elle soit plus souvent qu'autrement déconnectée de ses véritables besoins, « c'est elle » via son expérience qui est dure et parfois cruelle.

Je ne sais pas si vous pourrez me suivre dans mon propos, mais j’essaie...

La vie est un magnifique potentiel, c'est quelque chose de tellement extraordinaire et majestueux ; elle a tellement de formes différentes et surprenantes... elle est une force, une énergie foisonnante… elle se déploie.

Il m’apparaît que la vie se fout des critères du temps ou de la condition, ce qui est en vie « Vit », même ce qui peut nous paraître éphémère ou susciter l’incompréhension.

« Tout » ce qui vit va mourir un jour… et ça, c’est une réalité intrinsèque à la condition de tout organisme vivant. La dureté n’est nullement dans la vie. La vie est un potentiel qui n’aboutit pas toujours, elle suggère mais ne promet jamais.

Le monde des humains, lui, peut être si inutilement cruel, trop souvent il contraint ou tue le véritable potentiel que pourrait révéler une vie. Nous avons pourtant à notre ère, plusieurs des outils nécessaires pour le rendre plus juste, plus beau, mieux ajusté… pour atteindre un consensus d’harmonie entre nous, ainsi qu’avec la nature qui nous entoure.

Mais l’obstination par l’arrogance, ainsi que l’aveuglement par la quête du profit à tout prix, sont les principaux défauts, d’une longue liste de ceux particulièrement nuisibles, qui composent la base des structures que nous avons choisies pour façonner la réalité collective dans laquelle une majorité de nous vivons. Le monde que nous avons façonné est ainsi « dur et inéquitable ».

La « vie » et « le monde » sont donc deux choses distinctes pour moi. Néanmoins, parfois, lorsque « les contraires » de ce monde pèsent trop sur moi, il m’arrive de l’oublier… je crois que c’est une distorsion causée par trop de souffrances par moments. Lorsque je me recentre, la clarté de cette distinction revient… ce qui a été le cas récemment.

Comme pour plusieurs de mes contemporains, il m’apparaît que l’avenir des humains sur Terre est incertain… je suis d’avis que c’est dû en grande partie à des manques flagrants aux niveaux de l’humilité et de la conscience collective, qui eux sont alimentés par de l’ignorance qui est parfois programmée. La sagesse est d'ailleurs peu valorisée.

C’est aussi une question de simple mathématique. Le fait est que « le ratio d’humains véritablement conscients de l’importance des enjeux et vérités auxquelles nous sommes tous connectés », versus ceux qui s’en foutent ou qui inventent des versions qui servent leurs intérêts individuels, souvent alimentés par la peur ou l’avidité, eh bien ce ratio « est trop faible », avantageant ainsi l’émergence d’objectifs nuisibles.

Dans ce contexte, puisque nos systèmes de gouvernances humaines, selon l’endroit où on se trouve en ce vaste monde, sont pour la plupart, soit basées sur le concept qu’un ensemble d’individus consent de voter pour choisir de mettre au pouvoir un groupe qui les représente, ou celui basé sur le pouvoir incontestable qu’un individu (ou un groupe d’individu) se donne en imposant sa volonté personnelle à la collectivité, opprimant et manipulant souvent celle-ci, en écrasant souvent tout concept d’opposition ; et bien tant qu’une majorité d’humains sera inconsciente des faiblesses de nos systèmes de gouvernances, ainsi que de l’importance des enjeux et vérités auxquels nous sommes tous connectés humainement, celle-ci héritera de la réalité déficiente du monde qui en résulte.

Je ne crois pas que ce soient nécessairement nos systèmes de gouvernance qui soient déficients, bien qu’ils le puissent parfois. À titre d'exemple, il y a eu l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en Allemagne (1933), une démocratie, celui-ci a profité d’une transaction constitutionnellement contestable, menée par un petit groupe d’hommes politiques allemands qui cherchaient à protéger leurs intérêts… ils se sont fait avoir à leur propre jeu. Mises à part des exceptions du genre qui peuvent être nombreuses et variées dans leurs formes, il s’avère que même dans un système qui prône l’égalité des droits entre ses citoyens... eh bien, les fruits de l’ignorance qui mènent une majorité à voter pour une option politique qui propose, puis met en action des choix stupides, produit un résultat sans étonnement aussi stupide et souvent destructeur pour la collectivité.

Le progrès est lent pour ceux qui aspirent à atteindre une réalité en ce monde qui soit plus juste et mieux adaptée aux besoins humains fondamentaux, cela dit… ils existent malgré les reculs. Il y a cependant beaucoup de mauvaises directions alimentées par de la manipulation et des mensonges… le véritable progrès est donc incertain.

Trops nombreuses sont « les cellules d’individus » qui… (et je vais me permettre un petit défoulement) m’apparaissent avoir été « programmées avec de la merde »… souvent depuis leur tendre enfance et qui œuvrent comme des automates avec la seule fonction d’empêcher tout progrès réellement bénéfique à la collectivité, souvent sans s’en rendre compte, si ceux-ci interfèrent avec leurs intérêts personnels.

À quand la réalité humaine d’une majorité qui choisira d’être représentée par des philosophes humanistes en leur donnant le véritable pouvoir d’agir en son nom ? À quand la fin du règne des politiciens carriéristes, corrompus, profiteurs, avides de reconnaissance, popularité et leur vision largement limitée.

Je suis d’avis que l’intelligence humaine à un énorme potentiel pour le bien, mais que ce même potentiel peut aussi être orienté pour le mal.

Ce qui distingue des humains d’une époque à une autre sont les traces de ce potentiel à l’œuvre dans l’histoire. Le progrès, tout comme la régression, qu’on peut percevoir ont pour moi un lien direct avec la présence ou l'absence de volonté de protéger et transmettre les acquis d’une génération à l’autre, sans obstructions et desseins fallacieux, ainsi que l’évolution dans la compréhension de l'importance de ceux-ci.

Ce qui est bien ou mal peut paraître subjectif pour certains, tout comme ce qui est vrai ou faux peut lancer un débat. Je suis d’avis que l’avènement de la démarche scientifique s’avère donc l’outil le plus significatif que l’être humain a su développer pour aborder ces questions et qu’il doit protéger.

La « véritable » science s’appuie sur une méthode rigoureuse qui vise à distinguer nos croyances de nos connaissances afin d’atteindre des consensus basés sur des faits ; certains faits mènent à l’établissement de vérités.

Je suis d’avis que la méthode rigoureuse qu’exige la « véritable » science est applicable à tous les champs de l’existence.

Ainsi en philosophie, l’objectif de la science est de décrire la nature, celle que nous percevons de notre existence, elle permet l’étude rationnelle de la pensée humaine.

De pouvoir répondre à des questions telles que : « Qu’est-ce qui est essentiel, bénéfique et qui nous donne des bases solides pour modeler une réalité d’existence en accord avec la nature humaine en considérant toutes ses facettes ? »… est une caractéristique de la pensée philosophique selon moi.

La philosophie est donc un outil pour nous aider à comprendre notre perception du monde physique, elle nous mène sur les pistes pour atteindre une compréhension du sens de l’existence.

Alors oui j’aspire à l’avènement d’une réalité humaine où une majorité de nous choisira d’être représentée par des philosophes humanistes en tête, s’entourant de scientifiques et même d’artistes, en leur donnant le véritable pouvoir d’agir. Des artistes, car l’art recherche la beauté en faisant appel à l'émotion ; des scientifiques, car la science recherche la vérité et parle à la raison. L’être humain est émotion et raison au-delà de l’instinct.

J’aspire à cet avènement, car la condition humaine est un ensemble de faits et que si ceux qui sont fondamentalement nécessaires à notre bien-être collectif sont ignorés… et que notre réalité ne les considère pas, il en résulte que le véritable potentiel d’épanouissement de nos vies s’en retrouve affecté.

Ainsi, pour moi, « ce n’est pas la vie qui est dure », mais bien « la réalité du monde » que les humains ont façonnée.

C’est dans le monde que l’on vit, c’est lui qui nous entoure… c’est lui « notre réalité ». Un monde inéquitable est un monde qui est dur... et cruel.

Ne serait-il pas logique d’être dirigé par des philosophes qui s’entourent de scientifiques et d’artistes ? Par des humains qui ont étudié et maitrisé les grandes questions de l’existence afin d’explorer des voies bénéfiques, s’appuyant sur la compréhension des erreurs du passé, menant vers des solutions qui s’appuient sur des faits… et nous y guider ?

Quand valoriserons-nous la substance à l'apparence ?
Quand serons-nous aptes à bien distinguer les deux ?

Il me semble que le jour où notre évolution nous mènera vers ce type de choix, nous cesserons de blâmer la vie en l’accusant d’être dure ou cruelle, puisque dans les faits, collectivement, le monde (notre réalité) est ce qu’on choisit d’en faire : paradis ou enfer.
À quand la priorisation du développement sain de l’esprit critique de nos enfants dans nos systèmes d’éducation ? … en réalisez-vous comme moi l’importance si on croit en la démocratie comme système de gouvernance ?
On peut collectivement choisir de permettre à la vie humaine de foisonner sainement, en respect avec sa nature profonde et son environnement, ou lui mettre des bâtons dans les roues en errant dans l’inconscience ou l'indifférence pour devenir ainsi les artisans de notre propre fin.


En matière d’amour finalement, je crois qu'humainement, l’humanité tarde encore à s’aimer suffisamment pour se choisir dans une « vision collective »… et faire… les bons choix. Des choix qui ne seront jamais parfaits… il ne faut pas se leurrer, mais qui pour mener au progrès et bien être de la collectivité, seront le fruit de résultats de débats menant à des décisions qui seront soit majoritaires, rarement unanimes, ou qui nécessiteront l’effort d’atteindre des consensus pour permettre ce progrès… mais encore faut-il là « des esprits sains » afin d’y arriver, donc l’accès à une éducation riche et de qualité qui n’est pas réservée à une élite.

Et vous, que pensez-vous ?
Olivier
il y a 5 ans

C'est quoi l'empathie ?

J'entends souvent ici ou ailleurs ""je suis empathique"". Certains font la distinction entre empathie et sympathie. Je me reconnais souvent...
Müu
il y a 6 ans

L’echec ,le décalage ,la souffrance chez les hauts potentiels on en parle ?

Bonjour sujet tabou . On dirait que seul la réussite prime Est il concevable dans notre société qu, un enfant...