J’aime beaucoup la notion « d’avoir le devoir » d’exploiter son don, que la mère exprime tout en s’inquiétant du bonheur de son fils. Et je suis bien d’accord avec @Romarin . J’ai eu un ami, troisième enfant d’une fratrie dont les deux aînés avaient fait Polytechnique. Il était nettement plus brillant que ses frères et sa famille lui imposait de poursuivre ses études : ce qu’il savait faire. Il lui a fallu deux tentatives de suicide pour obtenir le droit de faire ce qu’il avait envie de faire : instituteur.
Autre chose qui m’a marqué : Jean n’était pas identifié comme brillant par ses instituteurs, il n’a été détecté qu’au service militaire et l’armée s’est occupée de le mettre à niveau. A partir de ce moment seulement, son intelligence a eu les moyens de s’exprimer (et lui a permis une carrière de physicien exceptionnelle). Avant, son intelligence ne faisait que se nourrir de lecture et de conduite de tracteur en marche arrière avec une remorque. Je ne suis pas sûr qu’un tel système de détection et de mise en valeur existe aujourd’hui, malgré l’obsession des parents d’identifier le potentiel intellectuel de leurs enfants.