Personnellement, j'ai réussi à avancer avec la métaphore du cockpit. Avoir un cerveau qui réfléchit en permanence, c'est être le pilote d'un avion dont les alarmes sonnent en permanence. Et la plupart du temps, on ne sait pas très bien à quoi elles correspondent d'ailleurs. Des sensations d'angoisses sur des sujets objectivement sans importance.
L'autre chose qu'on appréhende mal est que le cerveau est un organe, comme un foie ou un genou. Sauf qu'après une fracture du genou, on sait qu'il faut du repos pour qu'il se répare. Il en va de même pour le cerveau, s'il pense trop, il a besoin d'une attention, d'une routine particulière.
La point qui me parait essentiel est d'analyser le flot de pensée. Pas forcément ce qu'il y a dedans. S'il y a flot de pensée, c'est que le cortex pré frontal ne joue pas son rôle. Cet organe a comme fonction, entre autres, de canaliser les pensées et d'empêcher qu'elles tournent en boucle. Chez les dépressifs ou les personnes alcoolisées, le cortex pré frontal est moins irrigué et les pensées négatives ressassent sans arrêt.
Je pense qu'il en est de même pour des cerveaux atypiques. Personnellement, je m'en suis sorti en éliminant toutes sortes de stress et de relations (notamment familiales) qui provoquaient de la toxicité. Meilleur hygiène de vie (sport, plus d'eau, moins de gras et de sucre) et surtout beaucoup de repos, beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Quand je commence à détester la terre entière, c'est désormais ma seule et unique alarme pour comprendre qu'il faut que j'aille me reposer, quelque soit l'heure. Et après la sieste, le monde redevient envisageable.