Atypiker
20 sept. 2020 à 03:28
Bonjour ou bonsoir à tous,

J’espère que vous allez bien en cette fin d’été et l’automne à notre porte. Je souhaiterais aujourd’hui de parler de maltraitance durant l’enfance, et pour un surdoué, les questionnements sont sans fins. Les pirouettes mentales vont bon train couplé de capacités artistiques. Il me semble donc important de souligner certains traits afin de clarifier. Peut-être est la résilience des surdoués que je n’ai pas fini dans la drogue ou autre situation similaire. Réussir à survivre dans les situation les plus intenses.

Je sais que c’est de se prendre pour une victime mais mes questionnements sont plus fortes. Il y a tout simplement des faits qui ne concordent pas et je souhaiterais plus que tout un éclaircissement.
Je suis donc désolé de cette victimisation mais je dois savoir. Cependant, avant d’aller dans le vif du sujet, je tiens à préciser que je n’accepterais PAS de ce qu’on appelle « drama ».
Si vous souhaitez parler dans mon dos, aller voir l’administrateur du site pour je ne sais quel raison, veuillez s’il vous plaît m’indiquer le pourquoi de cette action au préalable pour que je puisse au moins comprendre pourquoi cette sur-réaction de votre part.

Ceci étant dit, permettez-moi d’entrez maintenant dans le vif du sujet.
Beaucoup d’articles sur la maltraitance sont publiés sur le web, et le nombre de lecture de ces articles m’apporte un sérieux doute.
Donc, imaginez-vous un enfant. Un enfant tout ce qui a de plus normal, qui ne souhaite qu’être aimé, qui joue normalement. Bref, un enfant.
Puis, l’enfant est témoin de grandes perturbations en voyant ses propres parents s’insulter, se frapper, se crier dessus. Bien entendu, la situation ne pouvant perdurer, le père quitte la famille, laissant la mère s’occuper seule de l’enfant.
Mais la mère, alcoolique et ayant perdu une nuit la majorité de ses meubles.
L’enfant est envoyé en famille d’accueil, âgé de 5 ans.
Là, l’enfant fait face à une situation des plus… étrange.
Dans cette maison :
- Terroriser par la tutrice : cris, insultes sur sa personne pour aucune raison apparente (ou une raison stupide comme avoir ri, renversé par inadvertance un verre, un oiseau qui se pose sur le rebord de la fenêtre, etc)
- Mise sous emprise total (plus aucun droit à des contacts sociaux : amis, professeurs, etc. Un seul mot comme un simple « bonjour » et c’est suffisant pour déclencher une rage intense de la tutrice et récolter des cris jusqu’à avoir peur pour sa propre vie. Donc plus aucun mot n’était possible d’échanger. Malheureusement, rien ne pouvait être divulgé aux intervenants à l’école, qui insistaient de savoir « ce qui n’allait pas ». L’enfant était conscient qu’ils communiquait avec la tutrice, car l’enfant dit quelque chose et le soir la tutrice déverse sa rage sur l’enfant pour avoir dit cela à l’intervenante. Le lien est facile à faire.)
- Isolement social (obligation de rester « enfermé » dans sa chambre, sans aucun droit de sortir. Et ce, hiver comme été, de jour comme de nuit. L’enfant ne sort que pour manger ou aller à l’école.)
- Moquerie et rabaissement : l’enfant vivait avec 2 adolescents (un garçon et une fille) qui s’amusait à se faire des blagues méchantes sur l’enfant qui ne comprenait pas leur rejet et leurs moqueries.
- Négligence : l’enfant n’était pas du tout surveillé lors de ses baignades dans la piscine (quand c’était rarement permis, et miraculeusement)
- Blâmes : la tutrice accuse l’enfant de tout. Ses voisines ne lui parlent plus, c’est forcément la faute à l’enfant.
- Lors des repas, l’enfant DOIT manger sur le comptoir alors que tout les autres ont le droit de manger ensemble à la table (parfois, la tutrice fait manger l’enfant de 5 ans comme un bébé de 2 mois, comme si l’enfant n’était pas capable de manger seul)
- Cauchemars durant la nuit et réveils fréquents (tout les jours du premier jour à l’entrée de cette famille d’acceuil jusqu’à l’âge de 8-9 ans)
- Parfois, la tutrice se trouvait dans un calme anormal, ne bougeant pas d’un cil durant plusieurs heures. À tel point qu’on pourrait la confondre avec un robot. Et de près, elle fixe un point à l’horizon et rien ne vient la perturber. Même si l’enfant se plante devant elle pour attirer son attention, la tutrice ne réagit même pas. Elle regarde l’enfant sans même la voir. Un mur insondable, infranchissable sépare la tutrice de la réalité. (qui rappelle étrangement le phénomène de forclusion dans la pathologie des psychoses. Je souhaiterais apporter cet élément dans un prochain sujet, je crée en effet un personnage ayant ces caractéristiques. Plus de détails prochainement.)

Il va sans dire que l’enfant n’est pas bien dans cette maison et pense même à fuguer tellement il est terroriser par cette femme. Mais la fugue est impossible, n’ayant nulle part où aller pour retrouver la sécurité. Et de toute façon, elle seras ramené chez la tutrice peu importe les propos terrorisé de l’enfant (mais comment leur en vouloir? Personne n’a été témoin de l’intense rage de la tutrice et des conditions de vie de l’enfant. L’enfant pourrait « fabuler », dans le même sens qu’avoir vu un monstre sous le lit.)
L’enfant se demande où est sa mère. Où est la sécurité, la chaleur humaine que l’enfant a connu? Il est dans la plus grande confusion et la plus grande solitude.
C’est de moins en moins possible « d’agir normalement » à l’école, la peur de mourir ayant pris le dessus. L’enfant ne se focalise qu’à se préparer mentalement à la rage intense de la tutrice quand elle exploseras à un moment toujours inconnu, toute son énergie est sur la survie. L’instinct de survie est enclenché mais les punitions pleuvent de plus en plus pour vouloir préserver sa vie… et l’enfant ne comprend les punitions en une interdiction de vivre. Car pourquoi être puni pour avoir seulement voulu survivre?
On ne peut se concentrer à un examen quand on a continuellement peur pour sa vie.

Les actions de cette liste résulte en dissociation (allant jusqu’à être provoqué tout les jours), peur intense, hypervigilance, flashback intense des violences même à l’école, peur intense de mourir, peur de voir la tutrice enragé sortant d’un couloir, apparition d’une brume dans la tête en permanence affectant la mémoire.

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Selon cette liste et les articles faisant mention de maltraitance, c’est de la maltraitance psychologique ni plus ni moins, ce qui m’a choqué, horrifié. S’il vous plaît, je souhaiterais en avoir le cœur net. Je suis curieuse. Est-ce réellement de la maltraitance?
Je souhaiterais savoir ce que vous en pensez.

Veuillez me pardonnez si j’en offense certains, ce n’est pas mon intention. Je vous remercie de m'avoir lue et j'attend d'une impatience enthousiasme les réponses.
Amicalement,
Bonjour Jacinthe @jacine , tout, dans cette histoire est réuni pour que l'adulte en devenir ait des traumas à la pelle non? (Je ne dramatise aucunement comme tu le souhaites même si je suis choquée par cette histoire mais néanmoins réaliste, je sais bien que malheureusement, ça existe) Juste une évidence, ce n'est QUE de la maltraitance ! As-tu encore un doute (c'est ce que je comprends mais je me trompe peut-être) ?
Un tel traitement me révolte. Je me reconnais beaucoup dans cette histoire, bien que je n'ai pas vécu quelque chose d'aussi lourd (ma mère était simplement en incapacité de me comprendre et de me voir à l'époque, et comme beaucoup de parents, il fallait que je rentre dans le moule, ceci dit, elle a elle-même grandi dans un environnement violent, tant physique que psychologique).
La dissociation est un mode de survie, je ne sais pas comment on en sort, mais probablement pas sans l'aide d'un très bon psy. Il faut encore que j'y travaille.

Tu as raison, ce comportement qu'a eu cette femme est de la maltraitance, à plusieurs égards : on ne garde pas un enfant enfermé juste pour faire comme s'il n'existait pas. On ne l'empêche pas de s'exprimer librement (il n'y a rien de plus spontané que de rire). On ne décharge pas sa haine, sa colère ou quelque problème que ce soit sur un enfant.
Un enfant doit seulement être protégé, entouré et soutenu. Et évidemment aimé !
Ton histoire me retourne le bide, tant ce que tu as vécu ne devrait pas avoir eu lieu. Rien de tout ça n'est normal (et bon sang que j'ai du mal avec ce terme), et encore moins souhaitable. Est-ce que dénoncer ce que tu as subi, alors que tu étais impuissante veut dire que tu te victimises ? Non, ça veut dire que tu prends la mesure de ce qui t'est arrivé et que tu es en train de te relever, de t'emparer de ton histoire et d'y trouver tes forces pour avancer dans ta vie par la suite.
Je ne sais pas si ce que je dis fait partie du "drama" que tu voulais éviter (je ne sais pas ce que tu entendais par là) mais ton histoire est forte, émouvante et il est normal qu'elle touche les gens. Il y a d'autant plus de violence dans tout ça que tes propres émotions sont bloquées...
Je suis tellement désolée et révoltée de ce que tu as subi que les mots me font défaut. Courage à toi, n'hésite pas à parler autour de toi à ceux qui seront capables de t'écouter et de t'accueillir. La parole est cathartique, elle aide à la guérison.
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2karine
11 févr. 2020 à 11:45

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