Pete
21 janv. 2023 à 09:01
Je me souviens encore avec quel émerveillement j'ai découvert alors une façon d'appréhender la philosophie jusque là ignorée, qui correspondait à la tournure d'esprit qui, de manière naturelle, était la mienne. Alors ma démarche consiste donc en la description d'un nombre important de problèmes philosophiques contemporains, illustrant ainsi la méthodologie utilisée en philosophie analytique qui consiste à décrire avec précision – souvent étape par étape – un certain nombre de problèmes bien identifiés, pour lesquels il n'existe pas, à l'heure actuelle, de solution consensuelle.....enfin pour moi comme pour d'autres....pour tous.
@Pete Bonjour, merci pour ce sujet qui pique ma curiosité.
Aurais-tu un exemple d'application de cette approche à un problème philosophique contemporain qui pourrait illustrer ses apports et son caractère novateur ?
J'ignorais l'existence de la philosophie analytique jusqu'à l'ouverture du fil de @Pete ce matin. Aussi, je découvre cette approche.
Le podcast suivant documente la résistance de la communauté philosophique française à la philosophie analytique.
Cette résistance apparaît comme spécifiquement française.
La résistance est un symptôme qui m'intéresse, surtout quand elle se manifeste de manière aussi circonscrite.

L'étanchéité des cours de philosophie de terminale de ma fille à l'épistémologie des sciences m'interroge depuis le début de cette année scolaire.
Après l'écoute de ce podcast, les cours de philo de son prof s'avèrent relever de la philosophie continentale.
La lecture du cours continental proposé par son prof de philo sur la science a suscité de nombreuses questions.
La principale était : ce prof de philo s'est-il réellement approprié la démarche scientifique et l'épistémologie des sciences ? Cela me semble utile pour traiter de la démarche scientifique en philosophie avec des élèves de terminale.

J'ai fait part de mon étonnement à @1sourire et d'un rêve : que les entrées du programme de philo de terminale puissent être abordées en co-intervention avec un prof de philo et un prof de la matière au plus près de l'entrée traitée.

Exemple : pour l'entrée science, co-intervention du prof de philo avec de prof de sciences physiques.

Les profs de philo ne peuvent maîtriser l' épistémologie des disciplines qu'ils interrogent. Autant le reconnaître avec sagesse et s'associer avec les sachants des autres disciplines pour apprendre aux élèves, futurs citoyens, à débattre philosophiquement et rigoureusement des sujets contemporains sans être dans l'ignorance des apports des autres disciplines.

Cette posture de résistance de la communauté des philosophes français à la philosophie analytique ne pourrait-elle pas être le symptôme des fragilités épistemiques de la philosophie continentale ?
Comprendre comment les connaissances philosophiques se construisent, selon quels raisonnements, quelles logiques, avec quelle rigueur, ne me paraît pas superflu, qui plus est dans un monde en mutation accélérée, qualifié de nouvel episteme (au sens de Foucault) par Bernard Stiegler.

J'ai cru entendre dans ce podcast que la philosophie analytique se vivait à proximité des sciences cognitives.
Cela me semble sage et constructif, carrément enthousiasmant !

Podcast :
La difficile réception de la philosophe analytique en France.


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