ailedane
26 avr. 2021 à 09:30
C'est un post de @timothee où il écrit ""les platistes sont moins dangereux que les homéopathes"" et depuis sa parution j'ai les méninges en ébullition. Désolé Timothée d'utiliser une phrase hors contexte et en plus qu'une partie seulement de ton post, Mais en fait les platistes ou les homéopathes je m'en moque ce n'est pas le sujet.

Je ne crois pas les platistes, c'est illogique, et je crois les scientifiques qui me disent que la terre est ronde. Je me fie à eux!

Je crois en l'homéopathie, c'est illogique et je ne crois pas aux scientifiques qui me disent que c'est une arnaque. Je ne me fie pas eux!

Alors certes il y a d'un coté ce que j'éprouve à défaut de le prouver, mais pourquoi croire certaines choses et pas d'autres, croire à l'un et pas à l'autre? et derrière une foule de questions.

Pourquoi croire des choses que l'on ne peut expérimenter seul et inversement avec la certitudes dans les 2 cas d'avoir raison de croire ou de ne pas croire?
Croire en l'autre c'est faire confiance (synonyme: abandon, sécurité, sureté, mais aussi crédulité)
Inversement ne pas croire en l'autre ce serait donc avoir peur de l'autre en quelque sorte?
Peut on même survivre sans croire en l'autre ?
Peut on changer de croyance, sans abandon?

J'ai eu l'occasion d'évoquer mon esprit brouillon, je remercie d'avance celles et ceux qui arriveront à remettre de l'ordre dans mes pensées. Merci encore Timothée.

La raison est que tu n'as pas fait de tri raisonnable de tes croyances. Pour cela il existe un outil : la zététique. Pour commencer à t'y intéresser je conseille la chaîne youtube Hygiène Mentale.

Avoir une croyance ce n'est pas péjoratif en soit : une croyance est simplement ce qu'on pense être vrai. Une croyance n'a pas à être binaire, il faut à tout pris éviter le 100% vrai ou le 100% faux car cela implique une impossibilité de changer d'avis.

Je peux considérer que je pense que quelque chose est vrai à partir du moment où j'en suis sûr à mettons 90%.
En réalité la certitude des croyances (ce pourcentage) est assez arbitraire car il dépend beaucoup de notre vécu et de nos positions au préalable : les préjugés. Cf


De plus ce qui compte vraiment c'est le pourcentage d'action, le moment à partir duquel ta croyance en quelque chose est suffisamment solide pour que tu juges raisonnable d'agir en prenant en compte cette croyance.
Prenons l'exemple d'un ingénieur d'une compagnie aérienne qui doit planifier les trajets d'un aéroport à un autre. Cet ingénieur croie suffisamment en le fait que la Terre soit ronde pour le prendre en compte dans ses calculs.
Autre exemple, si vous montez dans un ascenseur, vous faites un choix rationnel dépendant de votre croyance en la sécurité de l'appareil. Vous croyez suffisamment fort en le fait que les ascenseurs soient un moyen de transport sécurisé pour monter dedans.
Exemple inversé, si vous croyez que les vaccins ne sont pas sécurisés, alors il est parfaitement rationnel de les refuser.

Un esprit vraiment rationnel prendra en compte le risque qu'il encourt par rapport à la validité de ses croyances. Par exemple, si je crois en l'homéopathie à disons 90%, je pourrais en acheter et en consommer (risque faible) mais je vais pas aller jusqu'à le promouvoir (croyance nécessaire de 99%) ni à en vendre / fabriquer (croyance nécessaire pour passer ma vie à faire ça : 99.99999%).

Bien sûr je n'ai pas encore parlé de comment déterminer ce pourcentage, la vidéo que j'ai posté devrait donner des éléments. L'idée est d'identifier les preuves allant dans l'une ou l'autre direction (croire ou ne pas croire) et décider ensuite en fonction du poids de la preuve à quel point cela impacte notre croyance.
Ignorer les preuves qui ne vont pas dans le sens que l'on souhaite revient à faire du raisonnement motivé, et c'est dangereux pour tout un tas de raisons.

Il convient également de s'éduquer sur les preuves. Comment faire le tri entre une preuve fiable et non fiable ? Encore une fois, c'est la zététique qui nous l'enseigne.
Sans rentrer dans les détails :
- Un témoignage isolé n'est jamais une bonne preuve, idem pour le vécu personnel
- Les preuves de plus haut niveau sont en général apportées par la science. Une étude ne suffit pas, même si c'est toujours bien mieux qu'un témoignage. Toutes les études ne se valent pas, certaines utilisant des méthodes plus que discutables, ou avec des résultats peu probants.
Alexandre @sacha-touille, tout à fait d’accord avec toi.
Je viens de suivre un certain nombre de conférences du congrès Qwantum Way sur les neurosciences, l’épigénétique, les traumas et la résilience.
J’y ai appris beaucoup de choses intéressantes et j’ai surtout eu l’agréable surprise de découvrir que la science est en train de valider de plus en plus beaucoup de choses que d’autres savaient depuis très très longtemps, parfois des millénaires, d’une autre façon...que ce soit les bienfaits de la méditation ou celles des approches énergétiques pour soigner.
Au cours de mon parcours, j’ai suivi (et pratiqué aussi) différentes formes de thérapies, toujours alternatives, car je ne pensais pas pouvoir trouver un psy qui puisse me comprendre au vu des mes différences (je n’ai découvert ce qu’est un HP et qu’il existe des psys spécialisés qu’il y a environ 7 ans).
J’ai, entre autres, fait des constellations familiales et j’ai pu en constater les bienfaits, alors que sur un plan scientifique ça paraissait aberrant…
L’épigénétique explique à présent comment nous n’héritons pas seulement les gènes de notre arbre généalogique et qu’on peut agir, se libérer et guérir de nombreux éléments émotionnels, croyances, traumas et conditionnements divers hérités de nos ancêtres ! Ce qui pour moi et bien d’autres semblait une évidence depuis longtemps, expérience faite, même si ce n’était pas prouvé scientifiquement…

Alors il y a croire de façon mentale, c’est le domaine des croyances, et il y a croire ou savoir de façon plus profonde, peut-être qu’on peut dire intuitive, je ne sais pas quels mots y mettre, car ça ne vient pas de la tête, mais de nos profondeurs, de notre âme, de notre être...et ça ne s’explique pas, ça s’expérimente et ça se vit !
Et bien sûr cela se heurte encore plus fortement aux limites de la sciences en général, tout simplement parce que la Vie ne se limite pas à la science et qu’elle est bien plus vaste !
🔒 7 autres réponses sont accessibles après inscription
Atypiker
27 mai 2020 à 10:39

QI ET SOUFFRANCE

D'après les pros , j'ai cru comprendre que les neurodivergents surefficients étaient en souffrance, pensez vous que le premier explique...
Atypiker
25 juin 2019 à 09:57

Couleur des rayures Zèbriques

Faut-il créer un groupe pour les Zèbres ""albinos"" ""en négatif"" ? Ceux qui sont à rayure noires sur fond blanc...