Atypiker
10 sept. 2022 à 16:16
Bonjour à tous,
je vous présente rapidement mon job. Depuis quelques mois, je suis formateur Europass (une branche Erasmus pour former les prof de l'UE) et j'ai déjà pas mal de cours / formations qui me plaisent : les outils numériques pour les profs de langue, l'interculturel dans la classe, les 4Cs... bref, autour des softs skills en général.
On a aussi tout un catalogue de cours sur l'environnement scolaire et les enfants avec des besoins particuliers...
Or, on n'a rien sur les enfants HPI et j'ai souvent des profs qui se sentent perdus face à des questions complexes (j'imagine que vous comprenez ce que je veux dire...), souvent "menacés" par des apprenants plus "intelligents" et experts qu'eux...

Bref, l'éducation en Europe est bien "souffreteuse" et j'ai eu la surprise de voir que les clichés sur l'éducation finlandaise ou suédoise, par exemple, n'étaient que des clichés et des "bästøs" marketings pour en foutre plein les yeux aux latins...
Pourtant, si les enfants qui souffrent de "dys-" et ceux qui sont TDAH et TSA ont déjà des aménagements ( pas partout, certes, et encore moins en France), les enfants HPI au mieux, sautent des classes et se font allumer par les autres ; au pire, ils sont laissés derrière - tamponné "cancre" ou "feignant".
C'est un peu réducteur, je sais, mais c'est globalement vrai.

Aussi, j'aimerais des témoignages de jeunes HPI - encore à l'école, à la fac ou au sortir - et de parents d'HPI... savoir comment ça se passe, s'ils sont dans une école et une ambiance qui leur est favorable, comment se débrouillent leurs "bons" enseignants... et puis aussi, peut-être, les mauvais côtés.
Je ne fais pas trop confiance aux vidéos en ligne... c'est jamais très objectif.
J'aimerais si possible des témoignages récents, pas de "vieux" comme moi (j"ai 45 piges, c'est foutu pour moi.... ahahaha).
J'ai déjà mon plan de formation; certaines idées, des activités pour les profs qui seraient susceptibles de la suivre....
Mais j'ai besoin de concret pour appuyer mon projet chez Erasmus...

Merci à tous...
@Paterson
Bonjour à toutes et tous,

deux liens qui pourraient vous intéresser :

https://www.atypikoo.com/forums/topic/les-hpi-et-lecole/page/1/?scrollBottom=0&anchor=129262

https://www.atypikoo.com/forums/topic/surdoue-quen-dit-la-science-neuromythe-et-etat-de-la-recherche-2/page/1/?scrollBottom=0

2 points qui me viennent à l'instant dans un premier jet :

- la sacro-sainte évaluation : décrocher un brevet, un baccalauréat est strictement basé sur l'évaluation.
Dans la tête de l'apprenant, comment distinguer le programme qui sera évalué et l'outre-programme qui ne le sera pas ?
De plus, les programmes sont en ligne sur le site de l'Education Nationale : que les sujets des épreuves soient strictement dans ce cadre car au bac, certaines questions dépassaient ce cadre. Les candidats libres... ne pouvaient que s'y référer.

- l'estime de soi, construite sur l'encouragement, la récompense. Si recevoir un enseignement est égal à se satisfaire d'un barème, quid du "être à sa place" ?

Il est matériellement (emploi du temps) inenvisageable d'attendre que le cerveau de chaque apprenant soit disponible au même moment et cela pendant toute la durée d'un cours / tout au long de la journée et soirée pour les devoirs. La répétition serait une solution avec des cours enregistrés, le moment d'écoute étant choisi par l'apprenant lui-même.

Je souhaite que vous puissiez faire "avancer" les mentalités.
Merci.
@Paterson
Depuis l'aube des temps, l'enseignement est passé par le récit. Un prof qui ne sait pas raconter d'histoires est invariablement un "mauvais" prof pour moi (je m'entends, pas taper !)

- On va apprendre Thalès
- Ca sert à quoi ?
- À calculer des angles
- Ca sert à quoi ?!?!
- On a la leçon à faire, et après 50 exos. On est à la bourre, tu verras bien
- Oui mais comment on en est arrivé là, c'était quoi le besoin, à la base ? Comment il a inventé ça Thalès ?
Ignoré au mieux, sinon deux heures de colle pour provocation

Si chaque leçon commençait par "il était une fois", on ferait les intégrales en 4ème.
Quand on a compris l'histoire, le besoin, ressenti l'envie initiale et qu'on y est arrivé nous-mêmes, il n'y a rien à apprendre, puisqu'on a compris.

Et oui, je pense que ça vaut dans n'importe quelle matière.

Mettons des conteurs dans les classes !
Ils étaient "pères" au près du feu, ils pourraient peut-être enfin nous les faire devenir à notre tour.

Témoignage d'un auteur et psychopraticien THPI/E/S/C - 🎶 Je connais mon alphabet ! 🎶
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Atypiker
6 avr. 2020 à 09:52

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Atypiker
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