Marjo_rd
26 mars 2022 à 18:57
Bonjour à tous et toutes ☀️
Après plusieurs mois d’errance et d’incompréhension, mon médecin - qui m’a suivi pendant de longs mois suite à un burn out - me fait comprendre il y’ a deux jours que je suis sûrement haut-potentiel, comme lui. En sortant, je me suis mise à pleurer, comme si j’avais besoin d’extérioriser mes émotions contenues pendant des années. Ça a été un soulagement 😌 Et depuis, j’ai l’impression de voir le monde, mon entourage, mes relations sociales d’un tout autre regard. C’est à la fois plutôt intriguant, parfois drôle, et carrément flippant.

Et vous, quel a été le déclic qui a fait considérablement avancé votre réflexion sur le HP que vous êtes ? Et comment l’avez vous vécu ? Merci par avance de vos partages d’expérience 🙏
Pour ma part, je me souviens de mon premier diagnostic mais l'ai complètement occulté pendant des années. J'avais 3-4 ans à l'époque, et mes parents n'ont simplement pas su quoi en faire donc, partisans du moindre effort, ils l'ont purement ignoré ce qui a rendu ma vie un enfer. #joie #sinoncestpasdrole

À 29 ans, je tombe sur un journal laissé là dans un train, "le monde", dans ce cas, qui faisait une double page sur une ITW de de Kermadec au sujet de la douance adulte. Il y avait un encart au milieu de la page une, comme d'habitude, tiré du texte. En gras, on pouvait y lire : "les adultes surefficients ont souvent besoin de l'autorisation des autres pour exister". J'ai levé un sourcil, rictus cynique aux lèvres : "c'est pas un peu tout le monde, ça ?".

Non, Guillaume, c'est pas "un peu tout le monde"...

J'ai conservé le journal, l'ai montré à ma psy de l'époque qui m'a regardé avec des yeux ronds et m'a répondu :
"Euh... je croyais que c'était un peu évident pour tout le monde, c'est pour cela que nous n'en avons jamais parlé ouvertement. Mais vous êtes très clairement surdoué. Vous ne le saviez pas ?"
Ben... oui et non, du coup. Ensuite, j'ai mis ça dans une petite boite sans trop savoir quoi en faire, je commençais à m'intéresser aux fonctions cognitives et je trouvais dans ce modèle plus de satisfaction que dans ma douance désormais avérée. Il faut dire qu'en tant que NiFe (INFJ, donc, côté MBTIgnominie) la rareté de mon type semblait suffire à expliquer ma singularité. Mais non. Pas du tout, en fait !
Puis la vie, ses horreurs... et depuis un an, pour faire court, je m'approprie un peu plus chaque jour cet atypisme, l'embrasse enfin.
Il était temps.
Pour ma part, c'était dans une période de dépression/mal-être profonde... Je suis tombée sur le livre "Trop intelligent pour être heureux"

Ça a fait boom ! Ça m'a fait comprendre le pourquoi du comment de mon mal-être et décalage que je trimbalais depuis mon enfance (et j'avais 40 ans à l'époque !)

Ça m'a enlevé un poids : la culpabilité etc... J'ai appris depuis à assumer ma différence et à ne plus essayer de me conformer aux attentes des autres, à vivre ma vie comme je l'entends en paix. :)
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lipstick31
27 févr. 2020 à 18:31

(In)Capacité du zèbre à se concentrer sur UN objet d'étude

Bonsoir à tous , Je reviens ce soir pour un nouveau sujet qui va inévitablement générer un petit débat fort...
Psaume34
28 oct. 2022 à 08:40

De la remise en question des dogmes

Nous autorisons-nous à réfléchir sur des sujets qui nous sont présentés comme des acquis irréfutables par des autorités "reconnues"? Un...