PierreG
2 oct. 2022 à 16:53
Bonjour, le titre est peu aguicheur mais je voulais savoir si il y’en a ici sur ce site qui ont un atypisme mais qui ont en plus de ça des questions existentielles du genre comment le monde a été créé ? Dans quelles principes universelles peut on ranger les phénomènes du monde ? Qu’est ce que les trous noires ? Dieu ? Le big bang ? Qu’est ce que la conscience ? Qu’est ce que la pensée ? L’infiniment grand l’infiniment petit. Je suis un petit peu la tête dans les étoiles mais tout ça c’est des questions qui me fascinent et est ce que il y en a qui sont comme ça aussi ? Par ce que j’aurais vraiment des choses à partager et du fil à retordre.
Merci.
Les atypiques se posent des questions existentielles du fait de leur décalage et leur manque d'ancrage que leur propose l'humanité...

L'ancrage est fondamental pour la psyché
Bonjour,

Pour ma part, se poser des questions fait partie de mon métier d'enseignant-chercheur même si le mi-temps enseignement (et toutes les charges périphériques de plus en plus nombreuses à croire qu'on veut nous occuper pour éviter qu'on grogne !) empiètent vraiment sur le mi-temps recherche.

Mais, comme je m'efforce de "balancer" le résultat de mes pérégrinations mentales en flux tendu, et j'ai horreur de refaire les choses de la même façon, je fais évoluer mes supports de cours de manière très (trop ?) régulière. En fait, je ne parviens pas toujours à les faire évoluer au rythme de mes idées car il faut du temps pour rédiger, taper des équations "au kilomètre", trouver des cas d'illustrations ou programmer des simulations numériques (chaque fois que c'est possible) et qu'il convient de fournir aux étudiants un support qui se tienne un minimum. Etant, de plus plutôt perfectionniste, cela demande du temps, beaucoup de temps.

Mais, ce qui me demande probablement le plus de temps c'est le doute récurrent sur ce que je peux proposer quand bien même cela permet de mieux répondre à des questions ou paradoxes en suspens que ce qui traîne dans la littérature. Peut-être que cela tient au fait que je n'ai pas eu d'interlocuteur à même de regarder ce que je peux proposer pendant longtemps, vraisemblablement parce que mes propositions se situent en-dehors des clous traditionnels et, de plus, à la croisée de plusieurs disciplines.

J'ai essayé de trouver des gens (chercheurs ou enseignants-chercheurs) pour en discuter, sans y réussir, pendant des années. Pourquoi ? Parce que certains n'ont pas voulu voire pu sortir de leur case et que d'autres ont eu la trouille de ce qu'ils commençaient à distinguer en regardant un tout petit peu. J'ai peut-être trouvé quelqu'un, en juillet dernier, un Professeur d'Université à Jussieu, pour avoir un retour sur une de ces propositions concernant une reformulation de l'acoustique en champ libre qui fait apparaître tout autre chose que des ondes comme phénomènes physiques.

J'ai collecté quelques éléments de réponse sur une autre étude concernant les descriptions fréquentielles des phénomènes spatio-temporels en discutant avec un autre Professeur d'Université à Jussieu mais qui officie dans une case très mathématique. Et, ce n'est qu'il y a très peu, l'avant-veille et la veille de mon anniversaire fin septembre qu'à la suite d'une discussion, avec ma mère, sur le bilan comparé des "réussites" de ma sœur et de la mienne, j'ai repris très intensément (grosse portion de nuit, transport pour aller en cours, transport pour en revenir, temps d'attente avant un rendez-vous, puis temps une fois rentré chez moi) un truc qui me gênait encore un peu. Et, j'ai réglé en une grosse journée une étude que j'avais commencée il y a plus de 7 ans. J'ai laissé passer quelques jours, n'ayant pas trop le choix, et j'ai rédigé un premier jet convainquant de cette étude, confirmant que j'ai probablement fait le tour de ce problème.

Peu de temps avant, sur le mois de septembre, j'ai modifié en l'étendant deux fois assez largement une proposition de refondation de la mécanique quantique, que j'avais déjà reformulée fin juillet, après plus de 6 mois sans pouvoir m'y intéresser à nouveau. Et, j'ai à chaque fois presque réécrit en totalité l'article décrivant la reformulation proposée. Il me reste à dégager quelques demi-journées pour finaliser la version française et pour boucler une première mouture convaincante d'un deuxième article permettant de faire le tour de ma proposition en mécanique quantique. Je doute de re-modifier cette proposition à nouveau car je n'y vois plus de zone d'ombre significative et qu'elle m'a permis de faire clairement apparaître les limites de cette approche et l'obligation d'une extension de la quantification à l'ensemble des énergies composant le problème.

La suite de cette étude sera un travail, probablement long et ardu, surtout si je ne trouve personne pour m'aider à le faire cette-fois encore, pour étendre ce que j'ai vu apparaître pour reprendre l'électrodynamique quantique ou la théorie quantique des champs. Cela fait quelques temps que j'ai entrepris des lectures de la littérature sur ces sujets et je commence à avoir quelques repères. Mais, je bloque encore sur l'option d'envisager des descriptions en champs spatio-temporels car c'est une des choses qui ont posé et posent problème, selon moi, dans les descriptions ondulatoires classiques en acoustique, et, vraisemblablement en électromagnétisme.

Il y a une sorte de défiance vis-à-vis des pièges que posent ces descriptions qui semble me retenir encore pour le moment. Mais, il faudra probablement que je trouve le moyen de m'en accommoder sans suivre à la trace ce qui a été proposé.

Après tout, l'un des écueils de ce genre de travail c'est d'oublier qu'on ne manipule que des descriptions mathématiques qui ne constituent qu'une caricature des phénomènes qu'on cherche à caractériser. La question de la réalité est une question qui doit rester en tête et que l'on doit se poser assez régulièrement pour ne pas succomber, comme tant d'autres, au danger de croire que le réel fonctionne comme les descriptions qu'on manipule et semblent si bien fonctionner ! Je trouve certaines positions ou propositions dogmatiques donc il faut que je fasse attention à ne pas agir de même.

Personnellement, peut-être parce que je travaille seul en-dehors des autoroutes autorisées de manière un peu trop dogmatique selon moi, mes propositions évoluent par sauts discontinus, imprévisibles et donc non programmables. Cela tient aussi peut-être au fait que je dois zapper entre pleins de travaux et de taches et que, quand je reprends une étude après quelques temps (voire parfois plus de 3 mois), des petites choses ont maturé dans l'intervalle, souvent des doutes, qui me conduisent à essayer de détruire violemment ce que j'avais construit pour le reconstruire et voir si je le reconstruis à l'identique. Parfois, certaines propositions résistent pendant quelques cycles voire quelques années, avec, cependant, quelques détails qui constituent des clous dont la tête dépasse. D'autres fois, cette reconstruction permet d'envisager les choses à nouveau de façon différente et de progresser.

J'ai eu plusieurs épisodes de progression depuis le début juillet mais je pense avoir quasiment fait un bon premier tour des différents projets parfois ouverts depuis plus de 10 ans. Il est temps et probablement raisonnable de se concentrer sur la communication de mes propositions afin de voir quelle sera la réaction de mes "pairs" : refus de se plonger dans ces propositions ; censure forte comme pour d'autres travaux qui n'ont même pas le dixième de la portée éventuelle des travaux que je viens de finaliser ; accueil bienveillant et proposition d'aide pour aller plus loin ? J'espère que je ne rencontrerai pas que des tenants des deux premières attitudes...

Mais, pour pouvoir lancer ces communications, il me faut encore du temps dont je ne dispose que de manière très fragmentée pour le moment et, un petit peu de chance dans mes démarches actuelles pour me rapprocher de chercheurs ou d'enseignants-chercheurs à même d'accepter d'évaluer ce que je propose.

Pour un autre projet phare de mise à dispositions d'outils d'analyse de signaux temporels, je dois aussi trouver des informations pour choisir une licence libre n'interdisant pas la coexistence de versions "fermées" adaptées à la demande éventuelle d'industriels. J'ai initié des applications de ces outils notamment pour l'étude des signaux cardiaques et pour envisager de proposer aux personnes équipées d'aides auditives de choisir ce qu'elles veulent entendre selon les circonstances.

J'attendais que mon école m'aide à trouver des partenaires industriels et médicaux (facultés de médecine), mais, après des années d'attente et de changement des personnes en charge de l'aide au développement de la recherche, cela n'a rien donné car cela n'intéresse visiblement pas les directions qui se sont succédé depuis plus de 10 ans. Il va probablement falloir que je cherche à dégager aussi du temps pour m'occuper de ces questions.

Donc, je me pose bel et bien des questions existentielles en essayant de les circonscrire à des domaines, en physique, où c'est peut-être moins dur de trouver des éléments de réponse. En fait, c'est le fait de se poser ces questions qui a constitué mon moteur de vie pendant des années notamment quand cela a été le plus dur personnellement sur trop de plans. De ce fait, on peut probablement qualifier ces travaux de vitaux pour moi, du moins c'est ce qu'ils m'ont semblé constituer pendant très longtemps.

Mais, là, j'ai vraiment envie de pouvoir les discuter, quitte à ce que ce soit pied à pied, avec des gens que cela intéresserait un peu et qui seraient en mesure d'essayer de les comprendre, de les mettre à mal si besoin est, donc de les évaluer. Ce "crash test" pourrait s'avérer terrible si je me suis fourvoyé vraiment, mais, au moins, cela pourrait peut-être limiter mes propres doutes.
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LeMat
17 sept. 2022 à 13:30

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12 févr. 2020 à 07:57

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