zebraura
23 août 2021 à 22:26
Bon voilà, je me lance...

Il se trouve que ça fait quelques semaines que je suis en mode spongiosité extrême. Alors je sais que pour les zèbres c'est une caractéristique normale mais là c'est énergivore pour moi.

Le problème étant que j'ai moi même pas mal de traumas à mon actif, connus, analysés et en cours de traitement. On m'a déjà fait la remarque qu'il y avait beaucoup de souffrance qui émanait de moi. Tout comme, on m'a dit que c'était appréciable que je ne me voile pas la face sur mes blessures. Certains me voient forte parce que je suis capable de faire face à beaucoup de choses (talent de fuite en cours d'acquisition pour mon propre bien).

Sauf qu'en ce moment, j'en peux plu! Vous allez surement me trouver atroce et je me suis préparé psychologique à me faire enguirlander. Mais je n'arrive plus à être en présence de personnes fragiles, dépressives, traumatisées, etc. Je sais pertinemment qu'elles y sont pour rien et je ne leur reproche rien. Mais ressentir leur souffrance m'est devenu insupportable...

Sachant qu'étant donné que je sais faire face à beaucoup de choses, les gens ont tendance à s'appuyer sur moi. Et même si ils sont là pour me soutenir si besoin, les voir mal de me voir mal, me pousse à leur remonter le moral quand ça devrait être l'inverse... Je m'empêche presque d'avoir des émotions pour ne pas subir le boomerang...

Vu que je ne veux pas ni froisser ni blesser quelqu'un, la seule solution que j'ai trouvé c'est de me mettre en mode ermite, coupée du monde... Sauf que ça ne peut pas vraiment durer indéfiniment... Et pour le coup, les seuls personnes capable de se montrer assez fortes pour me soutenir, ce sont des personnes avec une empathie quasi inexistante donc le soutien est assez limité...

Bref, vous êtes vous aussi retrouvé dans cet état de spongiosité extrême? Comment en êtes-vous sorti?
Bonsoir @zebraura,
Je pense assez bien comprendre ce que tu décris. Il n'y a rien d'horrible de ta part à mon sens là-dedans. C'est surtout horrible à vivre. Je n'ai malheureusement pas de piste précise mais je crois que c'est une bonne chose de se recentrer quand il y a un trop plein. Se retirer provisoirement du contact des personnes dont on absorbe trop les émotions et de celles qui semblent n'en percevoir aucune. Se recentrer, se ressourcer. Le temps qu'il faut pour mieux revenir.
Parfois, ça prend moins de temps quand on accepte que c'est utile et passager. Sois ta meilleure amie. Peut-être en identifiant pourquoi en ce moment précisément c'est si intense, tu parviendra à désamorcer le tout, à t'offrir ce répit sans lutter et finalement aller mieux. Pas question de finir recluse, juste laisse toi un petit temps.
Je te souhaite de te sentir mieux le plus vite possible.
@zebraura Bonjour,
à vous lire, je croirais déchiffrer mes propres lignes.
J'irai même plus loin en admettant aujourd'hui que cet état englobe la quasi totalité de mes connaissances. Rarement une personne ne passe le filtre. C'était ainsi avant, à un degré moindre, mais depuis quelques années (et avec mes délicates expériences récentes), c'est inévitable : je finis inéluctablement par "diagnostiquer" tout le monde. Trauma, mécanisme de déni, évitement, dépression… n'en jetez plus ! Je n'y peux rien, je le "vois", c'est juste marqué là "sur leurs fronts" et me trompe rarement, tant la moindre discussion un brin profonde - et si je n'y prends pas garde - agit comme un repoussoir pour certains et fait les autres fondre en larmes.
J'ai pourtant trouvé la solution à ce "problème" sans réellement la chercher (même si cela me joue des tours dans le domaine "amical"). Juste en suivant mon chemin de vie. Le temps à fait son œuvre et pour des raisons bien différentes, j'en suis arriver à créer une profession (cf mon profil si intéressée) me permettant d'accompagner autrui, largement (dans le calme pour moi, par l'écriture) ou plus spécifiquement, dans des rapports en face à face.
Ainsi, j'ai trouvé un équilibre naturel, sans forcer quoi que ce soit : j'aide par conviction tout en "créant" quelque chose de nouveau (c'est important pour moi d'avoir une œuvre), et je "débranche" lorsque le travail est terminé, puisque je sais que je recommence demain. Et là je suis drôle, je regarde des séries, je lis, je me promène… C'est à mon grand étonnement en allant vers autrui que j'ai réussi à lui mettre des barrières pour ne pas le laisser m'envahir.
J'ai tout autant besoin qu'on me foute la paix que de côtoyer la détresse humaine. Je me sens à ma place dans les deux cas. Il y a juste un temps pour tout. 😊
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Atypiker
21 déc. 2020 à 19:22

Présentation, et premières questions 🤔

Bonsoir ! Je suis Ludovic, je suis du Grand Est, et c'est ma première visite sur ce curieux forum !...
someday777888
22 févr. 2020 à 00:47

HP, Zebre, Atypique, dans le milieu familiale... comment il se sent ?

comment sentez vous dans votre famille ?