Je suis très touché par le procédé littéraire appelé "courant de conscience" ou "monologue intérieur".
Je pense que le plus doué pour ça c'est Dostoïevski, c'est pour ça que sa littérature me touche autant. Enormément de personnages dans ses romans sont très intelligents, mais pour beaucoup le sont parce que c'est l'occasion pour lui d'exprimer des idées par l'intermédiaire de dialogues qui confinent au monologue.
Les personnages dont on a vraiment accès à l'intérieur de leur personnalité, et pas juste à leurs grands discours très intelligents, il y en a moins, mais il y en a. Raskolnikov de Crime et Châtiment, et le narrateur des Carnets du Sous-Sol.
La littérature de Stefan Zweig va souvent très loin dans l'analyse psychologique.
Donc quand le narrateur est un personnage, on peut dire que ce personnage est profondément intelligent.
La Nuit fantastique, La Confusion des sentiments, La Pitié dangereuse : les personnages principaux de ces nouvelles ne sont pas communs, c'est clair.
Tonio Krüger, personnage du roman éponyme de par Thomas Mann.
Olénine, du roman quasi-autobiographique de Tolstoï "Les Cosaques".
Je commence seulement à me remettre intensément à la lecture depuis quelques temps, depuis que j'ai mes troubles de l'attention sous contrôle. Mais la littérature psychologique c'est mon truc, alors j'ai bien l'intention de continuer ;) Si vous avez des recommandations, je suis preneur !
Aussi, il y a sans doute des romans dans lesquels des personnages sont présentés comme des génies, mais par facilité scénaristique, sans nous donner accès à la psyché du personnage. Je me souviens quand j'étais gamin et que je lisais Artemis Fowl, le héros est présenté comme un génie, mais c'est l'auteur qui met devant lui successivement des obstacles insurmontables, puis le "truc" pour les surmonter quand même. J'aimais bien. Mes goûts ont changé, c'est clair.