Aujourd’hui, depuis que je me suis découverte HP, je comprends mieux pourquoi je leur faisais si peur...
Résultat pour moi, beaucoup de souffrances au travail, avec burnout, harcèlement moral, licenciement ou fuite de ma part pour sauver ma peau lorsque je pouvais encore facilement retrouver un autre emploi. Et comme pour nombre d’entre vous, je suis rarement restée dans le même job longtemps, car après 1 an ou 2 j’en avais fait le tour.
Et puis à 45 ans, après un licenciement, je n’ai pas réussi à retrouver de travail malgré mes diplômes et tant d’années d’expériences et malgré le fait que j’ai répondu à des annonces dans toutes la Suisse romande (francophone) et à tous les niveaux de responsabilités, allant de l’employée de commerce, à la secrétaire, à l’aide-comptable, la secrétaire-comptable, la comptable et des postes à plus de responsabilités, mais rien à faire !
Au moment d’arriver en fin de droits, un conseiller du chômage m’a alors dit que si je ne trouvais pas c’était parce que j’étais trop compétente, trop sociale et trop honnête ! Quel choc pour moi qui pensais alors encore que c’était des qualités !!!
C’était il y a 10 ans et je ne sais pas comment c’est en France, mais en Suisse on est encore très loin aujourd’hui de rechercher des gens pour leurs qualités humaines (ou alors seulement en théorie, mais pas en pratique) ! Ici, les diplômes et les relations comptent encore avant tout à mon avis.
J’ai donc entamé une reconversion pour devenir formatrice d’adultes. ET je donne des cours de français à des adultes non-francophones depuis 6 ans, principalement à des réfugiés. Le seul inconvénient c’est la situation précaire, puisque je travaille sur mandat rémunéré à l’heure enseignée, bien que je sois salariée. Par contre je m’épanouis beaucoup plus dans ce métier, car je prépare mes cours seule chez moi (donc pas de problèmes avec les collègues, ni avec le bruit, etc.) et ensuite j’ai la partie partage lorsque j’anime mes cours et, même si j’ai encore des patrons, je n’en ai pas tout le temps un sur le dos. Je me sens donc beaucoup plus libre d’être moi-même !
Et tant que mes participants sont satisfaits, tout va pour le mieux.
Même si bien sûr la grammaire est souvent la même, les participants étant toujours différents, je ne me suis pas encore lassée, car j’ai déjà le plaisir de les découvrir et je peux modifier et adapter mes cours régulièrement aux différents besoins de mes participants, donc à différentes thématiques (emploi, logement, santé, etc.) ce qui me permet toujours de continuer à créer d’autres outils ou de les utiliser différemment et à apprendre de mes expériences réussies ou de ce qui n’a pas marché.
Pour moi c’est un grand soulagement et un grand sentiment de liberté, malgré l’insécurité des revenus...et en même temps ça m’apprend à vivre le moment présent !:o)
Et ce métier a pour moi beaucoup plus de sens que les précédents, car le résultat dans la vie de mes participants est presque immédiat puisqu’ils ont besoin de la langue française au quotidien pour vivre ici.
A part ça, j’ai aussi exercé une activité dans les thérapies naturelles (fleurs de Bach, reiki, réflexologie, lithothérapie, olfactothérapie, etc...) en indépendante en parallèle de mes jobs de comptables pendant environ 10 ans, car c’était ma passion et le côté humain et intuitif de cette activité contrebalançait le côté très sec et froid de la comptabilité.
Le problème, c’est que je n’ai jamais su me « vendre » et donc je n’ai pas réussi à développer cette activité.
Nana1945, lorsque je lis « Se lever le matin pour aller bosser sans passion ni envie c’est du suicide , j’en ai la nausée... », ça me touche beaucoup, car c’est aussi ce que j’ai toujours ressenti, mais rarement osé dire, car dans mon entourage rares sont les personnes qui peuvent comprendre cela…
Je te souhaite de tout coeur de trouver une activité dans laquelle tu pourras t’épanouir en restant pleinement toi-même !
Et je vous le souhaite à tous d’ailleurs !