Christian
24 mars 2021 à 21:50
Diagnostiqué HPI depuis juste un an et enfin un début d'éclaircissements et de réponses à pas mal d'interrogations sur ma vie et sur moi même. Le constat que moi aussi je me suis sur-adapté jusqu'à l'épuisement parfois. Et vous, vous êtes passés de la sur-adaptation à quoi ? Comment avez-vous vécu et géré cette ""métamorphose"" ? Vous-êtes vous lâché ? .....ou au contraire isolé ???
Je ne suis pas dans le même cas puisque j'ai été détectée très jeune (vers 12 ans), mais cela ne m'a pas empêché de faire des efforts surhumains pour m'adapter. Au contraire, sachant que j'étais différente, c'était encore plus important pour moi d'essayer de paraître normale.
J'ai donc étudié les autres pour tenter d'agir comme eux et ne pas me faire remarquer. J'ai même fait attention de baisser un peu mes notes pendant mes études supérieures pour ne plus apparaître comme une élève brillante, mais juste en-dessous des tout meilleurs pour que l'on ne me remarque pas.
Je me suis ensuite construit ma "petite vie parfaite", pour faire comme tout le monde.
Bien sûr, tous mes efforts n'ont jamais eu l'effet escompté. Trop de personnes remarquaient que "je n'étais pas comme tout le monde", et cela me pesait beaucoup. Encore aujourd'hui, je n'arrive pas à faire illusion sur le long terme.
Je me suis aperçue récemment que tous ces efforts, bien que nécessaires dans la vie quotidienne, ne doivent pas supprimer ce que je suis. J'ai fait une négation de moi-même pendant trop longtemps, j'essaie maintenant de cumuler les deux: dans la normalité avec les autres et moi-même avec quelques personnes qui me comprennent comme je suis.

Donc, tu vois, le parcours reste le même que l'on sache que l'on est HP jeune ou qu'on le découvre plus tard. On doit s'adapter à la majorité afin de faciliter la vie de tous les jours. La seule différence est que l'on sait pourquoi on s'adapte et on peut chercher à s'entourer de personnes avec lesquelles on peut être soi-même.
Je me suis plutôt pas mal débrouillée en terme d'adaptation, dans domaines prof, perso... je vais vous parler d'un versant de mon hyperadaptation.

Donc mon adaptation, hyperadaptation dans ma vie amicale et amoureuse, m'est aisée, naturelle...il ne s'agit pas tant de me nier que de comprendre les besoins de l'autre, faire preuve d'empathie et y répondre tranquillement, naturellement, sans griefs ou rancoeur à cette adaptation...
Le temps, l'âge, le travail sur moi, m'ont permis aussi de mieux comprendre mes besoins, mes émotions, mon état intérieur... j'ai fait le taf : de l'accueillir, d'y répondre par moi-même, de m'aimer, m'estimer, me considérer...
et donc de ne pas demander davantage à l'autre d'en tenir compte, cela accentue encore l'hyperadaptation... mais simplement cela me met dans une très grande paix intérieure...

Je pourrais caricaturer en disant que mon souci n'est pas mon hyperadaptation mais davantage l'hypoadaptation d'autrui...

Mais alors me voilà bien, à dire que c'est la faute aux autres !!!! causalité externe quand tu nous tiens...

bien sur, il pourrait y avoir une piste de réponse en adoptant un comportement bien plus individualiste ...évidemment !
mais dans ce cas , cela dessert mes valeurs et mes choix de vie, je ne suis plus alignée avec moi meme, donc ce n'est pas ok pour moi...encore raté

finalement ma nouvelle stratégie -très actuelle-, et je n'ai encore que très peu de recul, et en tout cas pas dans ma vie amoureuse, ce serait :
fuck vos idées bien pensantes :
je suis hyperadaptable et je le resterai, être attentive aux besoins de l'autre me constitue, y répondre aussi , mais je connais aussi mes besoins et je peux les énoncer , si vous ne voulez pas en tenir compte, passez votre chemin...

bon un peu catégorique, mais je n'ai plus grand chose à perdre...
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