Il existe de grandes différences entre les hommes et les femmes dans la façon d’être surdoué et de vivre cet état. Les femmes à haut potentiel ne répondent pas comme les hommes aux contraintes d’une société dans laquelle les schémas de réussite sont encore imprégnés de sexisme. Quelles sont les barrières sociales et professionnelles auxquelles se heurtent ces femmes qui se sentent en décalage, à cause ou grâce à leur intelligence ?

Avec :

Monique De Kermadec, Psychologue clinicienne et psychanalyste, auteure de La Femme surdouée (éditions Albin Michel)

Liliya Reshetnyak, fondatrice de Hipip IN, entreprise de sensibilisation et de conseils autour de l’inclusion des profils dits neuro-atypiques.

N'hésitez pas a partager votre témoignage en commentaire avec les autres membres du site.

Publié par David • Admin

David a créé le réseau social Atypikoo en 2019 pour aider les personnes atypiques (Hypersensibles, Surdoués, HPI, HPE, Zèbres, Empathes, Multipotentiels, Polymathes) à faire des rencontres amicales, amoureuses ou professionnelles dans toute la France et les pays francophones (Belgique, Suisse, Québec…).
Vous devez être membre pour commenter ce post

Commentaires sur Femme surdouée : solitude et différence

pinceauplume
il y a 2 ans
Perso je constate actuellement qu'il vaut mieux ne pas trop parler tant d'un coté que de l'autre. Ce serait bien d'arriver à se déconnecter par moment en société ça éviterait d'entendre parfois (souvent) des incohérences et de cogiter dessus pour ensuite le signaler gentiment. Car perso si je perçois une incohérence dans des propos c'est plus fort que moi faut que je le dise et ça ne plait pas forcément car je viens destructurer quelque chose chez l'autre qui surement devait le rassurer.
Du coup je me dis que le mieux par exemple au boulot c'est vraiment de me mettre dans ma bulle et peut être juste me positionner comme quelqu'un de curieux et d'observateur, comme une espèce de scientifique qui prendrait des notes ""ah tiens il dit ça et ça mais ca ne colle pas, c'est étrange..."" et c'est tout, juste constater dans ma tête et basta. Mais je ne sais pas si ce serait possible car je suis bavarde en plus...
Pour les rencontres amoureuses je n'en parle même pas... C'est catastrophique. Et je me dis que je devrais faire pareil, en dire le moins possible sur moi en tout cas et rester observatrice pendant un certain temps, histoire de voir si la personne en face est authentique.
Bref ! le fait d'être une femme n'arrange rien non plus et en prime je n'ai pas un poste important (je suis une petite main comme on dit) donc femme + petite main = tu n'as rien dans la tête donc c'est juste pas tolérable quand cette femme là a des idées... Plusieurs fois des chefs de service m'ont dit non à mes idées pour une semaine plus tard les mettre en application en s'attribuant l'idée novatrice et en prime je bosse dans la police milieu assez macho et hyper hiérarchisé. Franchement j'aurais pas pu trouver pire ah si les militaires surement ! lol
Enfin, de toute manière ca ne m'empêche pas d'ouvrir ma bouche quand il faut et de remettre certains face à leur connerie, chef ou pas chef je m'en contre fous. Mais de façon générale les chefs m'aiment bien et pour cause, je suis une bosseuse et j'ai de bonnes idées. Le seul hic c'est que je tombe régulièrement malade.
eirick il y a 1 an
Salut Stephanie,
dans mon boulot, je fais également attention..oui , on me pique parfois des idées...à mon poste , j'écoute, j'observe, je scrute les comportements . des pièges, des injustices , il y en a tous les jours...malgré un cv étoffé, je suis aussi une petite main.
Mais contrairement à ce que tu penses chez les militaire, un zèbre peut être heureux...j'utilisé mes propres armes: les langues étrangères et la photographie et , bizarrement, on écoutait mes idées...Dans un mur il y a différents types de cailloux, et pour que le mur tienne , l'essentiel c'est le liant, le ciment.
Depuis que je suis dans le civil, je suis mal à l'aise.
Atypiker
il y a 2 ans
Sans être une femme Je me reconnais dans ton constat Stephanie <a href='https://www.atypikoo.com/members/pinceauplume/'>@pinceauplume</a> .. Je dirais que l'histoire de la petite main qui se fait piquer ses bonnes idées par ses supérieur doit être un mécanisme qui se produit dans toutes les hiérarchies... Et comme nous avons pas mal d''idée on se les faits plus souvent piquer...
Dans tous les cas nous gagnons tous à garder nos petites observations pour nous... Ce n'est pas évident de s'intégrer dans un monde de normaux pensants les codes les logiques ne sont pas les mêmes. Du coup le rejet est plus fort. Ajoutons à cela un peu de misogynie et c'est le pompon!
minuitlune5662
il y a 2 ans
Je n'ai pas encore regardé la vidéo mais je tenais à signaler qu'il existe autre livre sur le surdoué ment au féminin : Et si elle était surdouée ? De Doris Perrodin. Cela parle surtout des enfants mais il y a un chapitre sur les femmes. Et puis il existe aussi un flyer que je n'ai pas commandé, Douée ? Moi ? Haut Potentiel conjugué au féminin de l'ASEHP, avec la participation d'Arielle Adda et de Dorris Perrodin, notamment.
lunaf il y a 1 an
J’ai assisté à une conférence de Doris Perrodin et je l’ai trouvée passionnante ! Hâte de lire ses livres.
mariejo81400
il y a 2 ans
Stéphanie,
Tu me fait sourire car je vis la même chose que toi... ?
Je ne souhaite pas développer... ? ?
Par expérience il faut rester sois même et même s'il faut en déranger certains... ?
vero38
il y a 2 ans
Merci David pour ce partage. Je me suis tellement reconnue dans ce témoignage avec pour ma part une petite sœur diagnostiquée surdouée et brillante. Elle s est beaucoup cachée et a souffert de cette étiquette. Je n étais que le vilain petit canard hypersensible révoltée. A 55 après des années de dépression sévère de consultation de psychiatre et deux tentatives de suicide j ai compris que j étais un zèbre. Je n ai pas fait les tests mais j exprime mes émotions par la peinture. Et sans aucun cours , les spectateurs de mes tableaux sont souvent très émus' ' j en ai parlé sur mon lieu de travail car j étais souvent rejetée avec ma pensée en arborescence et il m a paru nécessaire d expliquer que je fonctionne comme cela , que j accepte la forme de pensée de mes collègues et que j estime avoir droit à la même tolérance. Depuis cela se passe plutôt bien et mon hypersensibilité permet parfois de désamorcer des conflits larvés . Cependant il a fallu 55 ans et j en ai 58 bientôt. Donc une vie de souffrances. Merci à vous tous qui partagez vos expériences. C est un joli cadeau. Veronique
davidboudj il y a 1 an
Merci pour ton témoignage <a class='bp-suggestions-mention' href='https://www.atypikoo.com/members/vero38/' rel='nofollow'>@vero38</a>

Je suis heureux que tu puisses trouver du réconfort à travers ce site.

Je te souhaite une belle continuation ;)
ulysse37
il y a 1 an
Bonsoir à toutes et à tous
A propos du supérieur qui pique les idées de la petite main: j'avais dit à la chef: ""tu lances une idée et tu attends 6 mois qu'elle vienne du patron. "" Elle a préféré démissionner. Depuis elle est venue habiter près de chez moi et j'ai découvert que c'est un zèbre !
Bonne soirée à toutes les zèbres !
elvi
il y a 1 an
Hello Stéphanie
Votre commentaire résonne comme du ""déjà-vu, vécu"".
J'ai fini par adopter la méthode de l'observation. Rester en retrait et écouter.
J'ai mis quelques années à comprendre que c'était moi qui était différente. Et à l'accepter.
Au travail, j'avais une étiquette de rebelle à force de proposer des idées trop en avance sur le temps.... et je ne comprenais pas pourquoi les gens n'avaient pas la vision lointaine.
Aujourd'hui, je suis solitaire au milieu des gens et cette observation me permet d'apprendre encore et toujours sur la nature humaine. J'adore.
Atypiker
il y a 1 an
Super audio!! Merci David
Atypiker
il y a 1 an
Mince mon message est parti trop vite!!! Deux choses m'ont vraiment marqué dans les échanges : premièrement la nécessité (la responsabilité de chacun, chacune en l'occurence) de se connaître, de se comprendre... Comment peut-on vouloir que les Autres nous comprenne et respecte qui nous sommes et les besoins qui sont les nôtres si nous ne faisons pas ce travail de compréhension, de préhension de qui nous sommes et du mouvement qui est le notre (bah oui on est pas un objet figé, ce serait trop simple!). Je crois que j'ai commencé à aller mieux dans ma vie à partir du moment où j'ai compris cette responsabilité qui était la mienne de me connaître (la fameuse maxime socratique^^), la seconde étape étant bien sûr d'aimer et d'être tolérant et bienveillant avec ce que nous sommes. C'est je crois dans notre nature de femme (mais pas de généralité hein!) d'être attentif à l'autre, au regard de l'autre à ce que ressent l'autre... moi je me suis construite en ayant plus conscience (en ressentant plus physiquement même) les besoins des autres que les miens propres... ce qui évidemment a donné lieu à pas mal de bazar...
Deuxièmement : ""la première chose à faire une fois qu'on s'est reconnu, c'est d'oublié qu'on est surdoué"" ""être Soi et pas coller à l'image d'une personne surdouée""... ça me paraît essentiel de garder ça à l'esprit...
Evidemment c'est compliqué quand on doute de tout et qu'on trouve mille raisons de croire (c'est arrangeant quelque part) qu'en fait c'est un hasard, que les gens se trompent à notre sujet, qu'en fait on est peut-être pas vraiment ce qu'on croit... bref j'en passe...
La question de l'auto-sabotage n'a pas été abordée et j'aurais aimé en entendre parler... dans la continuité de la phrase précédente, et du doute permanent, du sentiment d'imposture, l'auto-sabotage est une problématique qui me semble commune à beaucoup (je me trompe peut-être...) Aujourd'hui je suis en 3eme année de doctorat, (3eme directeur, 2eme université, changement disciplinaire complet en cours de thèse...) j'ai enfin réussi à mettre en place (par moi-même un environnement de travail qui me convient), je me suis entourée de gens qui semblent comprendre que je répondrais généralement à côté tout en faisant avancer les choses... Et je trouve encore le moyen de tout saboter... les stratégies sont nombreuses et j'ai l'impression de devoir lutter contre cette part de moi qui semble s'éclater à tout foutre en l'air^^
J'ai quitté la spécificité ""féminine"" et pourtant pas tant que ça, je pense que le poids du regard social, de notre système patriarcal, l'histoire des femmes, le bagage qui est le notre a un sacré impact sur cette histoire de confiance, se sentir le droit de, s'accorder le droit de...
mariejo81400 il y a 1 an
Clara ton témoignage m'a vraiment vraiment... touché...

Marie Jo.
zecat il y a 11 mois
Bonjour
Je me permets de venir apporter ce que je sais de l’auto sabotage.
Il faut tout d’abord prendre en compte le fait qu’environ 90% de nos actes et pensées sont dirigées par une partie de nous qui nous échappe, l’inconscient, et oui toujours lui !
On est mal barrés me direz-vous !
L’auto sabotage est très souvent lié à ce désir de perfection… que, je pense, bon nombre en entre nous doivent savamment entretenir…
Dans ce cas il est plus facile (et oui) voire plus gratifiant pour l’inconscient (encore, oui oui !) de rater plus ou moins volontairement qqch, plutôt que d’assumer un résultat pas à la hauteur de nos attentes.
Il en va de même pour la procrastination.
Le résultat inconscient est le suivant : je n’ai pas réussi cette tâche, forcément puisque je n’ai pas travaillé / arrête avant la fin / auto saboté mon projet…
Je préfère rater plutôt que d’être médiocre !
Je reste à votre coute !
dorette il y a 10 mois
Bonsoir,

Comme je me reconnais dans ton approche Clara...

Je trouve tellement difficile d'accepter sa différence, que personnellement je l'ai très longtemps vue, sans en connaitre le nom, comme une faiblesse, un défaut ou une tare.
Je me sais zèbre depuis 2015...ça donne de l'espoir, on revisite les événements de notre vie sous un nouvel angle mais on garde nos réflexes : l'autosabotage, s'occuper plus des autres que de soi...totalement inconsciemment !
Je n'essaye plus d'expliquer qui je suis, je prends sur moi (mon hypersensibilité est mise à rude épreuve) mais c'est plus simple. Je suis un zèbre qui joue les caméléons pour survivre en société.

Lutter contre son inconscient, c'est fatiguant, usant et je dirais perdu d'avance.

Aujourd'hui je fais au mieux mais enfin je me connais vraiment et c'est déjà énorme

Bonne soirée à toutes/tous
mour
il y a 10 mois
C est mieux de le savoir que de sentir bizarre jusqu'à douté de tout ....
Etre hp il y a aussi des avantages...
Lesquels......?
lyre
il y a 10 mois
Je me demande si les femmes HPI ne sont pas plus souvent célibataires que les autres, (et pas par choix). Ce n'est pas de la sociologie malheureusement (je ne crois pas qu'il y ait des études à ce sujet...? je ne dirais pas mieux que l'on me démontre avec études à l'appui que ce n'est pas avéré), c'est juste ce que je constate dans mon entourage:
100% de mes copines célibataires de mon âge (elles sont très peu nombreuses car à 37 ans une majorité de mes ami.es sont en couple) sont zèbres. Je ne le constate pas chez les hommes (d'ailleurs j'ai vraiment très peu de potes mecs célibataires).
Serait-ce du à la construction patriarcale de nos imaginaires amoureux, où encore aujourd'hui souvent inconsciemment les hommes et femmes qui croient adhérer à l'idéal d'égalité malgré eux/elles, recherchent un couple où l'homme est légèrement plus en position de domination (diplôme, intelligence, salaire, etc)? Ou alors, peut-être que pour trouver un homme qui ne se sente pas intimidé par le côté atypique d'une femme zèbre, il faut avoir beaucoup de chance? Ou alors les femmes zèbres sont ""difficiles"" et ne se satisfont pas d'une relations où elles ne sont pas assez stimulées intellectuellement? Que d'hypothèses!
odyvince il y a 8 mois
Merci Marie :). Il me semble que le problème est symétrique de part et d'autre de la barrière du sexe et qu'il s'agit comme tu l'évoque d'une question de position, disons peut-être ""d'ego""... le terme n'est surement pas le bon... mais mon experience perso me laisse penser qu'il est probablement difficile de trouver des gens qui ne se construisent pas dans la comparaison permanente aux autres, qui ont construit une autonomie ou une indépendance de vue qui leur donne une assurance de ce qu'ils sont et en retour leur permet d'accepter l'autre (ou les autres) tels qu'ils sont avec parfois leurs excès, leurs fulgurances ou leur questionnements abyssaux. Conduisant parfois à une auto-remises en question injustifiées et douloureuses. Aujourd’hui j'essaye d'avoir un travail d'échange et de discussion avec l'autre, sur la liberté et l'autonomie de chacun, sur un idéal de complémentarité plutôt que d'égalité ""fusionnelle"" d'un couple... bon bien sur, il y a une base de point commun qu'il est nécessaire de partager. Je ne dirais pas forcement intellectuelle, mais a minima une sensibilité qui provoque certains mouvements d’âme et d'esprit qui nous rendent individu.