Lisa
5 janv. 2022 à 17:25
Bonjour à tous et bonne année!
Je viens faire cette première discussion, j'ai longuement hésité (je n'ai pas beaucoup confiance en moi).
Je suis un petit zèbre (de 18 ans mais pas en taille donc bon).
Je me pose très souvent des questions sur mon haut potentiel, je regarde souvent des reportages (qui ne sont pas tous réalistes). Je trouve génial qu'on en parle plus, que cela semble moins tabou.
Je me pose souvent plein de questions sur des sujets variés sans trop savoir comment stopper ça. Des fois j'essaie d'écrire ce que j'ai en tête mais ça ne fonctionne pas bien.
Auriez vous des conseils ?
Merci et à bientôt :)
Ce n'est pas tellement le fait de se poser des questions qui pose problème, au contraire on pourrait dire que c'est une chance, du moins la caractéristique du haut potentiel, qui est habité par un tas de questions et donc est curieux, veut tout savoir, tout comprendre, tout résoudre, tout expérimenter etc....
Le tout est de dompter de canaliser son esprit ou du moins apprivoiser et orienter puis organiser ses pensées pour les rendre plus opérantes fluides et cohérentes.
C'est un exercice qui s'apprend, une forme de discipline, pour cela faut être en paix intérieure, pas stressé, pas traumatisé etc...
L'avantage d'un esprit puissant c'est qu'il est capable de beaucoup de choses pour notre bien.
Bonjour Lisaaa... Puis-je me permettre de t'inviter à regarder ta question "à l'envers" ? Nous ne sommes pas épuisés de nos questions, mais de vouloir des réponses... Si à ton coucher, juste avant de t'endormir, la question suivante te vient "combien font 56+98*32-987/7+676562^2-8265244 ?", tu seras d'accord avec moi que la question ne fatigue pas mais cet impressionnant calcul mental dans le noir va te gâcher une bonne partie de la nuit. Beaucoup de nos questions ressemblent juste à ça... Nombreux sont les penseurs qui ont abordé la question de ma sérénité. Pour ma part, Krishnamurti a su trouver les meilleurs mots. Pourtant, je l'ai lu vers 15 ans en l'adorant puis je l'ai oublié. Je l'ai redécouvert à 28 ans, j'ai été transporté de joie de le retrouver et me suis promis de le relire au moins chaque année. Je l'ai oublié encore. C'est par hasard qu'à Genève, je suis tombé sur un livre de lui. J'avais 47 ans. Et là, je l'ai peu relu mais surtout j'ai enfin compris ce qu'il disait. Durant toutes les décennies précédentes, je n'avais eu avec lui qu'un rapport intellectuel de le lire, jusqu'à quasiment pouvoir le réciter dans les salons alors qu'il propose des choses très pratiques, très simples et très intimistes. Grâce à lui, j'ai pu laisser derrière moi des milliers de questions pesantes comme d'inutiles valises pleines de parpaings. J'avais mal des doigts crispés sur les poignées parce que je pensais qu'elles était cruciales à mon équilibre. Il a suffit d'ouvrir les doigts pour me sentir plus léger dans la vie et gagner un temps précieux à investir ailleurs que dans la chimérique quête de réponses. Un bon point de départ pour Krishnamurti est le livre "le sens du bonheur", compilation de conférences donnés à des étudiants de ton âge. Peut-être le trouveras-tu inintéressant, pas adapté à ton univers ? D'autres auteurs (ou d'autres vecteurs que le livre) sauront mieux te parler que lui. Pour finir, tu nous diras matin combien vaut l'équation du début du message. Les bonnes réponses sont soit un nombre, soit "finalement, je m'en fous et j'ai bien mieux dormi". Je te souhaite de beaux rêves...
🔒 8 autres réponses sont accessibles après inscription
David
il y a 2 ans

Intelligence artificielle VS Intelligence humaine

Quelle est la différence fondamentale entre l’intelligence artificielle et l'intelligence humaine ? L’intelligence artificielle se construit en assimilant une immense...
Atypiker
il y a 4 ans

Hyperactivité mentale et souffrance

Depuis que j'explore les mondes HP, je remarque une relation paradoxale de beaucoup d'entre eux avec leur forte activité mentale...