anne-louise
9 déc. 2021 à 23:33
Voilà, j'ai l'impression de n'avoir jamais eu à fournir de réels efforts pour obtenir mon passage (voire mon saut de classe) dans les années supérieures. Toutefois après quelques années avec soucis de santé et donc rupture de rythme s'imposant, j'ai beaucoup de mal à reprendre pied au niveau du travail universitaire. Je me disperse énormément, manque totalement d'organisation, de concentration etc. J'ai la sensation en fait de me noyer dans un verre d'eau. Au fond, il me semble avoir les capacités intellectuelles pour réussir mes études mais je ne sais comment les mobiliser et je suis bien encombrée. D'autres se retrouvent-ils dans mes mots ? Et si non, avez-vous des conseils à me donner ? 🤔☺️
Je remets ma casquette Mentor (à propos, j'ai découvert un site dema1n.org qui te permet d'avoir un mentor, gratuit, 3h par mois).
Et si c'était une question d'envie, d'énergie, passion et non pas d'organisation ? Autrement dit : c'est ton rêve qui s'accomplit ou un devoir, en faisant ces études ?
Bon courage
@anne-louise Je me retrouve dans tes mots, après 3 années d'insomnies sévères chroniques, à la différence que je ne sais pas ce qu'il me reste de mes capacités intellectuelles. J'ai beaucoup de mal aujourd'hui à m'organiser alors qu'il fut un temps où je n'avais pas besoin d'agenda (et là même avec je rate des RDV :-( ) et quand je fais une seule nuit d'insomnie, je passe plusieurs jours à compatir avec les personnes TDA : m'observant commencer quelque chose, voir autre chose à faire et le commencer et ainsi de suite et à la fin de la journée rien n'est fait.
Ce que je remarque pour moi, coté concentration c'est comme @marinac l'indique, il y a une différence quand même si je suis en mode devoir ou en mode portée par quelque chose de plus fort que moi. Ce qui est logique : mode devoir = stress négatif = perte d'énergie ; mode sens = stress positif = énergie générée par la dopamine pour "obtenir la récompense"
Le sommeil, qu'il m'est crucial de préserver donc (dors-tu assez de ton côté ?)
Et aussi, l'idée que je me fais de moi : je reste attachée à l'idée de celle que je fus, avec les capacités que j'avais, et du coup je cherche à fonctionner comme avant, au lieu de chercher comment fonctionner avec les capacités que j'ai maintenant. Un deuil à faire. Depuis que je l'ai commencé, je rate beaucoup moins de RDV, mais cela necessite de faire des choses qui me paraissent pénible (noter mes RDV sur un agenda papier + un numérique + mettre une alarme ; la veille noter sur un agenda les activités que je vais faire le lendemain en évaluant le temps passé dessus...).
Petite "pub" (car sur son site il y a de nombreux articles interessants), Julien Guéniat dont j'ai suivi un challenge sur une semaine récemment mentionne 2 points que j'ai appliqué et trouve efficace également :
- tout au long de la journée, aller en progressant vers ce qui stimule le cerveau : pas de mails, de news, de réseaux sociaux le matin, que l'on garde pour faire des choses peu stimulantes, et au fur et à mesure de la journée lâcher ces choses et aller vers les choses plus stimulantes
- garder le matin pour faire les choses qui comptent pour nous, car en général, c'est là où nous sommes le moins fatigués, donc plus concentrés etc
Ca me paraît évident comme je n'utilise quasi pas mon smartphone, mais peut-être utile : couper toutes les notifications : chaque interruption de l'activité mentale se paie cher

Bon courage
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Jordan
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