alhorman
22 déc. 2024 à 11:50 · Modifié
(Et à quel point est-ce si essentiel de le savoir ?)

Avant de m'attaquer directement à cette question, je préviens d'avance ceux qui ont des avis très tranchés, binaires, je ne vais pas commencer par répondre directement à cette question et pour tout dire je me demande même si je vais répondre à cette question très personnelle.

Et oui je préviens, ceux qui s'en cogne de ma vie personnelle, je vous invite à passer votre chemin (assertivité, jour 1, chapitre 3, leçon 1...).

Avant d'en arriver à poser cette question, je veux tout simplement expliquer ce qui m'a amené sur cette plateforme, ce site.

Je m'intéressais, à l'époque, au MBTI, l'étude des personnalités d'Isabel Briggs Myers et mes pérégrinations m'ont amenées sur ce site.

Ce qui m'a intéressé sur ce site ce n'est pas tant son contenant que son contenu. J'avoue avoir été attiré par le contenu de cette plateforme.

Une conférence de Christophe Galfard sur la physique quantique, super c'est intéressant, je m'inscris au site pour y participer avec d'autres personnes et surtout voir ce que tout à chacun va en tirer.

J'étais également à un stade de ma vie, je le suis encore, où je cherche à établir de nouvelles connexions avec l'homo modernus, en bref faire de nouvelles connaissances.

Je me sens davantage ouvert, moins enclin à détruire en une phrase ou un mot une personne et je suis plus en phase avec moi-même pour prendre du recul face à des situations que je qualifierais de "tendues".

Super, je commence à m'inscrire sur cette plateforme puis vient la page de description, je me dois d'expliquer de justifier le pourquoi du comment je suis sur cette plateforme, le contenant me rattrape, zut !

Pas de soucis, je m'exécute bêtement et méchamment puis je commence à écrire instinctivement ce qui me vient à l'esprit comme je peux le faire dans ma vie privée.

Je me décris comme "HPI" avec un QI compris entre 120 et 130, potentiellement plus élevé, pour la modestie nous repasserons.

Seulement avec le recul, l'écoute de vidéos, la lecture d'un pavé de 600 pages sur la question, "le surdoué et les autres" de Carlos Tinocco, Sandrine Gianola, Philippe Blasco, le croisement des informations avec une lecture ancienne, "trop intelligent pour être heureux" de Jeanne Siaud Facchin, j'en suis actuellement au stade de celui qui se dit "plus j'en sais plus j'ai conscience de mon ignorance sur le sujet".

En effet, je me sens totalement ignorant sur ce sujet, d'où la question.

Ce qui est indéniable, c'est que je suis "HQI", mon Quotient Intellectuel est au dessus de la "moyenne" statistique, mon parcours professionnel laisse penser au "blond" de Gad Elmaleh qui réussi tout ce qu'il entreprend, et bien non !

Certes, j'ai eu un parcours scolaire assez brillant par alternance, ma scolarité a commencé comme la plupart des "HQI" pourrait-on penser, c'est à dire celle d'un gamin de 7 ans, débarrassé de ces problèmes auditifs qui laissaient penser à la plupart des enseignants en maternelle que j'étais un demeuré.

C'est ici que tout commence, à cet âge "charnière" comme très souvent.
L'enseignante réagit comme le font très souvent la plupart des enseignants à cette époque, les années 90, dans une école catholique où les "bonnes sœurs" habitaient encore les murs de cet école il y a moins de 20 ans de cela, selon ma mère, c'est à dire en me collant du boulot de CE1 voir de CE2 sachant que je ne suis qu'en CP.

De souvenirs, très flous, je comprenais ce qu'on me demandait, seulement un blocage émotionnel très fort m'empêchait de le faire, j'éclatais en sanglot, la souffrance et le chemin de croix commence.

Et nous en sommes au discours "traditionnel" aux solutions de facilité, selon ces enseignants, pendant une bonne partie de mes années d'élémentaires, je devais absolument sauter une classe, c'était nécessaire.

L'histoire familiale avançant, le contexte économique dégradant la stabilité professionnelle de mes parents, nous en arrivons à la déstabilisation du socle familial.

Cela engendre forcément des conséquences pour moi et ma sœur, nous sommes deux ans plus tard, j'ai 9 ans et demi (c'est important à cet âge là).

Forcément, nous sommes encore dans les années 90, mes parents cherchent à comprendre, ce qui les amènent ou du moins ce qui amène des professionnels de la santé à réaliser des tests d'intelligences cognitifs me concernant, le fameux test de QI.

Tout cela est bien sûr réalisé à la fois à l'insu de mes parents et également à mon insu, cela a profondément détruit la confiance innocente ainsi que mon innocence relative d'enfant en général pendant de nombreuses années, je me méfiais de tout, tout me paraissait suspicieux.

J'ai été décortiqué, disséqué comme une vulgaire souris de laboratoire sachant que l'éthique "médical" oblige les professionnels de santé à prévenir, à minima, les parents.

Je n'ai jamais su si mes parents le savaient que j'allais passer ces tests, la façon dont j'ai appris ma relative "supériorité intellectuelle" me lasse penser que non.

Je me souviens d'ailleurs de ce jour comme si c'était hier, ma mère se reculant, hésitante, ne sachant pas où se mettre et mon père, habituellement si sûr de lui me concernant pour incarner l'autorité parentale, s'approchant de moi avec un regard nouveau et inédit et surtout qui m'inquiétait à ce moment précis.

Je pensais, juste avant qu'il me prévienne, qu'il allait m'indiquer que j'étais fou, que je devrais vivre avec cela toute ma vie. Il arrive, il me parle de test et je ne comprends pas, je suis sidéré.

Je lui demande si ça veut dire que je suis fou, il me répond non.
Il en arrive enfin à m'expliquer concrètement ce que cela veut dire à ses yeux, que je suis "plus intelligent" que les autres gamins de mon âge que "j'ai deux ou trois ans d'avance".

Je me souviens vaguement de la fin de son explication mais il sous entend déjà qu'il y a de très fortes chances que le test sous estime la réalité de la chose.

Pour mes parents, peut-être que ça a été un choc car ils sont issus d'une catégorie socio-professionnelle modeste, ouvrier spécialisé pour mon père et "agent de maîtrise" pour ma mère.

Nous appartenions à la classe moyenne et rien ne nous distinguait de n'importe quel autre famille.

Seulement à ce moment précis, peut-être que pour eux tout s'expliquait, ma capacité à voler au-dessus des concepts scolaires, à obtenir des notes "hors cadre" tout en étant parfois totalement idiot face à un sujet où tout le monde arrive à exécuter la tâche car elle est tellement simple mais tellement chargée émotionnellement pour moi, c'est viscéral, le cœur, l'estomac communique davantage avec moi que mon cerveau dans ces situations, je perds totalement pied, je suis dans un infini abysse.

Une partie effacée de notre nom de famille voulait dire "aigle", un relatif rapprochement avec l'albatros en apprentissage peut faire office de métaphore à ce stade.

Avec le recul, l'avancé des sujets, ma scolarité avançant, ma mère m'indique qu'elle est pleinement satisfaite me concernant car enfin je fais comme les autres, je suis "normal".

Je fais une crise d'adolescence comme tout les gamins de 13 et 14 ans, avec le recul, j'ai le sentiment aujourd'hui que ce n'était qu'un proxi pour me protéger des autres, c'est ma première construction de "persona" selon Jung.

Cette crise d'adolescence, je la vivais depuis le début de mon enfance, c'est à dire mes 7 ans pour en arriver à la fin de ce que nous appelons communément "l'adulescence" c'est à dire vers 22-23 ans, je sais c'est quasiment 15 ans d'une vie, c'est long.

J'ai toujours eu le sentiment d'avoir été adolescent très tôt, dans le sens où j'ai toujours cherché à comprendre qui j'étais, qu'est-ce qu'il fait que ça ne "match" pas et surtout comment faire pour ne pas ressembler à un "boloss" pour les autres, selon les termes de l'époque.

Le boloss, un client du marché noir qui achète de la drogue à un dealer, une sorte d'imposteur, une sorte d'imposture.

Elle fonctionne relativement bien pendant la fin du collège, 4ème puis 3ème puis arrive le lycée.

Le lycée, je redeviens un "boloss" mais avant d'en être, je suis "Victor Hugo" selon certains de mes voisins de tables et de classe d'âge.

Victor Hugo, ce personnage romantique, poète, dramaturge, écrivain, romancier et dessinateur romantique, tout le monde sait qui est Victor Hugo.

Seulement personne ne sais ce qu'il pensait réellement, comment il vivait, comment il percevait son environnement et surtout quelles émotions le traversaient.

Je trouve cela assez intriguant ce surnom qu'on me donne après le traditionnel sobriquet "extra-terrestre" qu'on pouvait me donner.

Victor Hugo appartient au "parti de l'ordre", il est "pair de France" tout en étant ravagé, profondément, par les injustices et les inégalités de l'époque.

Pour tout dire, je n'ai lu aucune de ses œuvres, seulement à travers une réadaptation de Disney des "Misérables" dans un Super Picsou Géant le n°101 de janvier 2001, "le mystère des chandeliers" (lien : https://picsou.fandom.com/fr/wiki/Le_myst%C3%A8re_des_chandeliers ).

Pour résumer sur ces sobriquets, nous devions tous en avoir un, moi compris, j'étais "l'extra-terrestre" toujours celui dont on a du mal à réaliser un classement, à le ranger dans une case, peut-être le terme "d'intello" était celui qui m'a le plus collé dans une case.

Le lycée a été terrible, j'ai toujours été décalé jusqu'au jour où je suis revenu de vacances, que j'ai eu ma première petite copine à l'âge de 17 ans, c'est bon il est comme nous, il sait ce que c'est que l'amour et ce qui va avec.

Je remercie d'ailleurs ma mère qui a intelligemment manœuvrée afin de me sortir de ce bourbier terrible du harcèlement scolaire dont j'ai souffert à de très nombreuses reprises.

Ce qui m'amène au jour du résultat du bac.
Ce jour-ci, nous arrivons devant les affiches où les résultats sont publiés.
Je vais, instinctivement, vers l'affiche "admis".
Je ne me trouve pas.
Je vais vers l'affiche "en rattrapage", je ne me vois toujours pas.
Je vais vers l'affiche "ajourné", je ne me vois toujours pas.
Une personne me précise qu'il existe également des affiches pour les mentions, que je devrais y aller.
Je vais vers la mention "assez bien", je ne me vois toujours pas.
Ma mère vient vers moi, elle me demande si je me trouve, je lui dis que non toujours pas, blanc comme un doliprane.
J'arrive vers la mention "bien", je me vois enfin, soulagement, j'ai mon bac, je ferai partie de ceux qui pourront se sortir de la pauvreté, faire en sorte que l'élévation sociale de notre famille d'origine étrangère continue.
Ma mère me demande si c'est bon, je lui dis sobrement, "j'ai mention bien".
Elle saute de joie et hurle à tue tête "mon fils a mention bien !" "Il a son bac, c'est le meilleur !".
J'ai le sentiment à ce moment précis que c'est une farce, toutes ses années perdues pour un vulgaire papier, une vulgaire ligne sur un morceau de papier.
Seulement la seule chose qui compte pour moi à ce moment-là, c'est un soulagement de voir ma mère heureuse, son fils a son bac !

Je n'arrive toujours pas, aujourd'hui, à me détacher de ce profond sentiment d'imposture, j'ai travaillé, certes, mais pas plus qu'un autre et puis c'était un bac technologique dont tellement plus simple qu'un bac général, la farce va vite s'arrêter, je vais arriver dans le supérieur.

J'arrive dans le supérieur et la supercherie continue.
J'ai cette voix, du directeur technique de l'époque du lycée qui me hurle dessus en me disant "quel gâchis, pourquoi est-ce que tu ne fais pas une école d'ingénieur ?"
A l'époque je lui répond "Pour sécuriser mes années d'étude dans le supérieur, avoir un Bac+2".
Aujourd'hui, non je ne regrette rien.
Ces deux années de supérieur ont été mes plus belles années.
J'y ai construit une amitié, profonde, avec une personne qui est encore aujourd'hui, près de 15 ans plus tard, encore mon ami.
Et puis le retour des notes "hors cadre" mais au fond je commence à m'en cogner un peu.

Ce qui compte pour moi c'est le stage, ma première expérience professionnelle.
Et quelle expérience ! Un stage au Commissariat de l'Energie Atomique, le CEA.
Pour ceux qui en sont à ce stade de la lecture, le sujet de mon projet d'étude était l'optimisation d'un mécanisme de barillet de flux de neutrons, je ne pouvais espérer mieux comme stage.

D'ailleurs lors de la visite de mon professeur de stage, je lui montre l'avancée de mes travaux, je lui dis que j'ai fini.
Il m'indique que je vais m'ennuyer pendant ces quatre semaines restants, je le rassure, j'ai tellement de choses à découvrir, de l'historique des constructions des réacteurs nucléaires expérimentaux à l'étude des solides monocristallins en passant par la compréhension du processus de dopage de lingot de silicium de type N (à base de phosphore notamment).

Bien évidemment, quel impertinence j'ai, je réussis mon BTS sans aucune difficulté.
Je reviens un an plus tard et les profs m'expliquent que je suis celui ayant obtenu la note la plus élevée des 10 dernières années dans le BTS que j'ai passé et ceux dans toute l'île de France.
J'ai calculé, ça représentait un peu près 2000-3000 personnes.
En parallèle de cela, j'avais réussi deux concours d'entrée en école d'ingénieur, à l'un des concours on m'a d'ailleurs collé l'étiquette de "leader" que j'ai toujours refusée, je n'ai aucun charisme, où un charisme proche d'une moule marinière.

Puis vient, quelques mois plus tard une reconnaissance du département de l'Essonne pour mon stage au CEA.
Je m'inquiète, de devoir intervenir, habillé comme un pingouin, à élucubrer des banalités comme un acteur gagnant un César.
Nous arrivons dans l'amphithéâtre, mon père et ma mère sont réunis pour l'évènement, il est là mon succès pas ailleurs ! C'est juste un prétexte pour paraître une famille classique, une famille reconstituée et pleine et entière.

Lors de la remise du prix, je ne pense qu'au 1000€ que je considère comme étant ma première paye, ils nous font tous passer les uns à la suite des autres.
Ils nous font parler très rapidement une ou deux bafouilles, puis vient le lourd, le "all star game".

Ce sont ceux qui ont le "super prix", eux ils ont droit à la totale.
Je me suis considéré comme chanceux, pour une fois ce n'est pas pour moi le numéro de singes savants, comme je pouvais y avoir le droit dans mon enfance, moi "le professeur"... déjà....
Le type se présente au présentoir du micro puis commence son discours et enfin l'ensemble des parties prenantes lui rappelle à quel point il est exceptionnel, surtout à quel point il s'est fait exploiter en leur rendant service pour trois fois rien.
Car oui, ce qui nous distinguait tous c'est le côté "désintéressé" de la chose, personnellement je n'y voyais pas l'intérêt d'y mettre tant de soi sachant que je n'aurais que trois cacahuètes en retour.

Seulement à ce stade, l'édifice s'écroule, la dernière réussite, au bout de trois tentatives, c'est le permis de conduire.
D'ailleurs à l'une de ces tentatives, j'ai vraiment été c*$.
L'examinateur me demande de sortir de la voiture puis il me pose la question suivante "Comment on fait pour savoir si les phares fonctionnent ?"
Je lui précise que les phares sont sales et qu'il faut les nettoyer avec un chiffon, il me demande d'aller le chercher dans la voiture, je m'exécute.
Moi, le grand "intello", celui qui a explosé tous les scores de mon BTS sur la dernière décennie, le "meilleur" de ma génération, je suis absolument incapable de répondre à cette question, je suis bloqué, paralysé, "Game Over".
Je lui sers la main en sortant de la voiture n'ayant aucun doute quand à mon échec.
L'examinatrice vient me voir et me dit "qu'est-ce que tu as fait, tu lui a serré la main, tu es fou ?".
Apparemment, il s'agit d'une règle tacite, dont je n'avais pas connaissance, l'examinateur ne se privant pas de lui rappeler qu'il n'avait jamais rien vu de tel en parlant de moi.

Je vais un peu avancer dans le temps, je pourrais en décrire une multitude des situations de ce genre, étranges, c'est presque mon lot quotidien, au moins hebdomadaire.

Aujourd'hui, je ne pose plus trop la question du fait que je suis HPI ou pas. Car ce qui compte pour moi, ce n'est pas tant si je le suis ou pas, HQI oui, HPI je ne sais pas.

Ce qui m'anime aujourd'hui, c'est ma construction identitaire, ce que je suis réellement et surtout qu'est-ce que je fais de tout cela ?

Je me vois un peu comme l'albatros de Baudelaire, un autre romantique, ce poème m'avait marqué lorsque je l'ai lu au lycée, le deuxième poème des "fleurs du mal", je vous le mets ci-dessous :

"Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher."

Je suis une sorte de poète, parfois ça ne s'entend pas forcément, un poète de la vie qui tente de marcher dans la grisaille de la société moderne, de "l'homo modernus".

Je suis à la fois, scientifique, artiste, politique, albatros, aigle, fourmi, etc...

Le prince d'un royaume qui m'appartiendra toujours, le royaume de mon esprit.

Un peu comme tout le monde au bout du compte, je tente, modestement, d'avoir une place dans cette société.

Je sais, pertinemment, que je ne serai jamais un grand leader politique, que je ne serai jamais le plus charismatique, le "populaire", celui qui a des amis partout et qui est capable d'organiser une sortie, un évènement exceptionnel.

Je tente, modestement, de réaliser des activités qui me sortent de ma zone de confort.
Je tente, modestement, de former, transmettre et permettre à des personnes de regagner confiance en elle.
Je tente, modestement, d'explorer la facette artistique qui m'anime par la pratique du théâtre depuis maintenant deux ans, ma singularité se voit mais je dirais tant mieux, je ne suis pas exclu d'emblée.

Pour conclure, je n'aime pas les publicités mais une m'a intriguée, c'est celle d'une société d'assurance

(lien :
).

Elle mentionne notre fragilité, elle rappelle que nous sommes juste humain.
Peut-être que je suis plus râleur, plus petit, plus fragile mais plus résilient, peut-être que je suis juste plus "humain" que les autres humains ?
Au delà d'en avoir connaissance, j'en ai conscience et surtout je le ressens, je tente de ressentir notre humanité.

C'est la raison pour laquelle je me posais en filigrane la question "est-ce si essentiel de le savoir ?".
Je ne sais pas, pour certains oui, pour d'autres non, ce qui compte c'est qu'est-ce que nous faisons tous de notre part d'humain, de notre humain et de notre humanité.

Ce pèlerinage, c'est celui de ma vie, c'est celui de notre vie, "HPI", "THPI", "TTHPI", "TDAH", "TSA", tout ce qui commence par "dys", peu importe les étiquettes, nous restons humain.

Je finis par une tranche de vie, en faisant mes courses de Noël, je croise le regard et je me retrouve face à un adolescent, apparemment en situation de handicap cognitif.
Quelque chose d'étrange m'a traversé, un sentiment de sérénité et d'extrême gentillesse face à cet adolescent.
Il était heureux et rigolait, il était humain tout comme moi même si il bavait, moi aussi j'en ai bavé en tant qu'humain.

Peut-être aussi qu'il était moins handicapé que moi, que nous tous les humains "typiques" ou "a-typiques", car lui il s'assumait pleinement en tant qu'individu, j'ai même réussi à communiquer avec lui, par le regard et le non verbal.

J'espère que je réussirai, que nous réussirons à faire de même en exprimant ce que nous sommes plus que ce à quoi nous appartenons, vernis et masque compris.

Je remercie ceux qui auront eu l'immense courage de lire cet énorme pavé, je ne réponds pas à la question car elle est insoluble.

Tout ce qui compte c'est la joie et l'ivresse qu'on tire des tranches de vie, des moments de grâce que nous éprouvons, peu importe les situations, peu importe les conventions.

Ma description de profil est totalement antagoniste de ce "talk" est c'est volontaire.
J'aime ouvrir des chemins, qu'ils soient tout tracés ou hors pistes, la description de mon profil me permettant de répondre à la question "Quelle étiquette je dois vous coller ?".
Je réponds à une commande, comme à mon boulot, je m'exécute dans ma déshumanisation vulgarisatrice et simplificatrice, c'est bon je suis inscrit, je peux faire du karaoké, me promener, participer à des activités humaines.

J'étais, je suis et je resterai ce petit prince, cet enfant face à son destrier, mon destrier, le destrier de mes rêves et de mes songes :

Image

Qui sait, à bientôt pour de nouvelles aventure, typique, a-typique, humain !
J' ai lu tout ton long texte, que je trouve très beau. Il me semble y avoir de réelles notes d'espoir dedans. Tu n'oublies pas l'essence même de qui tu es ( ta dernière phrase avec l image). Je ne pense pas vraiment apporter de réponse à ta question de titre car je me questionne également moi même. L'important à mon sens est de trouver, rencontrer qui on est et de rester soi même. C'est ça qui est beau et authentique. C'est tout un travail parfois...
Merci en tout cas pour ton témoignage qui fait écho chez moi, à mon histoire. 😊

Hello,
Une vidéo sur le HPI de Fabrice Bak, fort interessante, que je voulais partager!
De fil en aiguille, grace aux echanges eu ici, une belle découverte.



Je ne savais pas oú la poster et pas envie de creer un nouveau post. J'ai donc choisi ce talk dont le sujet me semblait approprié , et un talk dont je sais que l'ambiance est amicale 😉

@alhorman" Ce qui m'anime aujourd'hui, c'est ma construction identitaire, ce que je suis réellement et surtout qu'est-ce que je fais de tout cela ? "
Un écho synchrone 😂
🔒 3 autres réponses sont accessibles après inscription
TomWildWolf
30 nov. 2021 à 21:04

Que pense vous d'une création d'un lieu pour vivre entre nous ?

Je pense à créer un lieu, un village pour Zèbre. Dites-moi ce que vous en pensez. On se sent tellement...
davidadmin
30 avr. 2023 à 12:19

La fin des tests de QI ???

Je viens d'apprendre qu'une IA sera capable de définir le niveau d'intelligence d'une personne, et cela, uniquement à partir d'un...