Oh, là, ça fait écho, ça bouillonne ! Ça me rappelle des choses que j'avais enfouies... La sidération de mes camarades en terminale (C, tant qu'à faire !), du fait que je sois la seule à avoir réussi cet exercice que le prof nous avait donné comme défit, mon prof de philo qui me met un 5 à un devoir maison, que je vais voir en fin de cours parce que je ne comprends pas, j'ai bossé dur et qui me répond qu'il me sanctionne pour avoir triché en le faisant faire par un adulte. Des exemples très proches des tiens, c'est très singulier...
Professionnellement, ma première partie de carrière a été calme, j'étais aussi très prise par ma vie familiale, trois enfants en six ans, faut gérer, mais quand ils ont grandi et que j'ai pu m'y consacrer, ça a été plus compliqué. Déjà parce qu'on me renvoyait souvent le "mais t'a pas une famille ?" lorsque je revenais après le diner ou le week-end. S'investir dans son travail, c'est être une mauvaise mère. Déjà. Et puis après, certains hommes se sentent menacé, certains de tolèrent pas qu'on leur tienne tête (c'est comme ça qu'ils le pensent, moi, je en fais que débattre), sur leur terrain, celui de l'intelligence. Certains, pas tous, heureusement. Ils sont minoritaires même. Mais la société, elle, cautionne ces comportements, les acceptent sans broncher, y compris les femmes, peut-être même elles en premier, et là, je te rejoins, il reste du chemin.