vajpay
10 juin 2022 à 16:09
Bonjour,

depuis quelques années , on étudie les spécificités des neurotransmetteurs chez les HPI . Ces mêmes neurotransmetteurs sont étudiés dans d'autres sphères telles que l'humeur, les fonctions digestives, etc...
Le trouble dysphorique prémenstruel introduit dans le DSM IV mais mieux défini dans le DSM V est un rouble qui se différencie du classique syndrome prémenstruel par l'intensité des réactions et surtout la perturbation qu'il entraine dans la capacité à fonctionner normalement.
Voici les critères diagnostiques du DSM-V
Critères DSM-IV du syndrome dysphorique prémenstruel

A. Au cours de la plupart des cycles menstruels de l'année écoulée, cinq ou plus des symptômes suivants ont été présents dans la plupart du temps lors de la dernière semaine de la phase lutéale. Ils se sont améliorés au cours des premiers jours de la phase folliculaire et sont demeurés absents pendant la première semaine après les règles.

L'un de ces symptômes doit être (1), (2), (3) ou (4):

1. Humeur dépressive marquée, sentiments de désespoir ou autodépréciation (idées de dévalorisation).

2. Anxiété marquée, tensions, impression d'être nouée, tendue, nerveuse.

3. Labilité émotionnelle marquée (p. ex.., brusque sentiment de tristesse, envie de pleurer, hypersensibilité au rejet).

4. Colère ou irritabilité marquée et persistante ou augmentation des conflits interpersonnels.

5. Diminution de l'intérêt pour les activités habituelles (p. ex., travail, école, amis, loisirs).

6. Difficultés subjectives à se concentrer.

7. Léthargie, fatigabilité excessive ou perte d'énergie marquée.

8. Modification marquée de l'appétit, hyperphagie, envie impérieuse de certains aliments.

9. Hypersomnie ou insomnie.

10. Sentiment d'être débordée ou perte de contrôle.

11. Autres symptômes physiques tels que tension ou gonflement des seins, céphalées, douleurs articulaires ou musculaires, impression d'enfler, prise de poids.

B. La perturbation interfère nettement avec le travail ou l'activité scolaire, les activités sociales habituelles et les relations avec les autres.

C. La perturbation ne correspond pas seulement à l'exacerbation des symptômes d'un autre trouble comme un trouble dépressif majeur, un trouble panique, un trouble dysthymique ou un trouble de la personnalité (bien qu'elle puisse se surajouter à chacun de ces troubles).

D. Des évaluations quotidiennes réalisées pendant au moins deux cycles symptomatiques consécutifs doivent confirmer la présence des critères A, B, C.

Question à mesdames les HPI : pensez vous être atteintes de ce TDPM ?
SVP, si c'est juste un syndrome prémenstruel standard (difficile mais non handicapant/ invivable) répondez NON.
Au besoin, faites vous aider de votre entourage pour répondre : il parait que hurler, se facher avec ses proches , ses collègues, être '' dépressive'' tous les mois , etc ... ce n'est pas ''normal'' :)

Pouvez vous préciser dans votre réponse votre tranche d'age (10-20, 20-30, 30-40,40-50, etc ...)?

Merci à toutes ... de répondre à cette curiosité intellectuelle .
Messieurs vous n'êtes pas exclus mais si vous répondez, merci de préciser votre lien avec la personne concernée, si elle était HPI, son age et les signes vous ayant alerté ...

Merci à tous , sujet peut etre bizarre mais parce que multifactoriel , passionnant pour moi :) :) :)
Beaucoup de femmes ont de la fibromyalgie et/ou endomètriose et l'ignorent.

Je ne suis pas HPI mais j'ai le Sompk et des troubles endocriniens qui comme certains le savent, commencent toujours par le cerveau et l'hypophyse/hypothalamus et finissent en cascade.

Bcp de troubles sont en corrélation avec les hormones.

Bon courage🥰
@vajpay Bonjour, j'avais moi-même fait des recherches sur le sujet car je me retrouve possiblement là-dedans. Alors est-ce parce que j'ai vécu une dépression existentielle et que des états dépressifs peuvent davantage survenir lors de la phase pré-menstruelle à cause des hormones? Ou est-ce lié au lunes (mot que j'utilise car plus doux que "règles") en elles-mêmes? Ce que je sais, c'est que la semaine avant, je suis beaucoup plus émotive, je vais possiblement prendre les choses extrêmement à cœur et tout dramatiser (avec pensées obsessionnelles où je remets tout en question : ma vie, son sens, ma relation avec mon compagnon, l'impression d'être terriblement seule et tous les questionnements existentiels concernant le temps qui passe, le devenir du monde socialement et écologiquement me paraît encore plus noir, etc.). Avec l'apparition de symptômes d'états dépressifs : plus rien n'a de sens, grande tristesse, aucune envie, idées noires... Cela s'apparente à une micro dépression sur quelques jours. Ensuite, cela remonte, mais sur le moment cela fait peur, surtout lorsque l'on a déjà vécu une dépression car l'on se dit que l'on replonge possiblement... Ce que j'en ai appris et comment je le vis actuellement :
- Je sais que cela est passager et que cela va passer. Ça peut paraître con, mais cela aide à se dire que c'est une phase. Ce n'est pas un état ni un retour de dépression.
- J'essaye de ne pas penser aux choses importantes lors de cette période et de ne pas prendre de décisions importantes (discussion importante avec un.e ami.e, aborder des sujets qui me travaillent avec telle ou telle personne sur tel ou tel sujet, répondre à des mails/messages importants, particulièrement avec mon compagnon et je n'aborde pas les questions relatives à notre relation lors de cette phase).
- Je tente de me reposer et de me détendre au maximum. De prendre soin de mon corps (bain, bouillotte, tisane, repos allongé sans forcément dormir, documentaire, lecture, etc. Exit les activités physiques où je ne vais avoir aucune patience (bécher, randonner, récolte des patates) et où je peux possiblement arriver à des forts états de dévalorisation car je ne vais pas me sentir bien. Le corps a besoin de repos lors de cette période du mois. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas randonner si vous vous sentez, évidemment :) Tout dépend des mois aussi... Dans le concept de la femme sauvage (cf. le livre "Femmes qui courent avec les Loups", on retrouve la notion de cycle Vie-Mort-Vie, ce qu'en tant que femme nous intégrons sûrement davantage que les hommes de par nos cycles). Lorsque l'on a nos lunes, nous sommes dans la phase de "vieille femme", un peu comme une petite Mort, et l'intériorité au sens de se focaliser sur soi, prendre soin de soi, prendre du temps pour soi, se reposer, est à mon sens important. Généralement, nous sommes plus dans une phase d'envie d'intérieur que d'extérieur.

Voilà pour mon expérience et mon retour. Plein de courage et de pensées chaleureuses.
Mélody.
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olivierleprof
30 déc. 2020 à 12:16

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Atypiker
16 août 2022 à 17:45

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